Kenzeiki
Présentation
Le Kenzeiki (建撕記) est la biographie fondamentale de Dōgen Zenji, rédigée par Kenzei, un disciple de la quatrième génération. C'est notre source principale sur la vie de Dōgen : son enfance, sa formation initiale au Mont Hiei, son voyage en Chine, son retour et la fondation de l'école Sōtō japonaise.
Le texte mêle récit biographique et hagiographie, transmettant les grandes étapes de la vie de Dōgen — sa rencontre avec Myōzen, son maître Eisai, puis avec Rujing en Chine — dans une forme qui en fait à la fois un document historique et un texte de dévotion.
Ce texte est rédigé en japonais classique (文語). Il est tiré de la version du Teiho Kenzeiki (訂補建撕記) éditée par Menzan Zuihō au XVIIIe siècle. Le texte original du Kenzeiki (建撕記) fut compilé par Kenzei (建撕, 1415–1474), quatorzième abbé d'Eiheiji.
日本曹洞の初祖、越前州吉田郡志比の荘、吉祥山永平寺の開山道元和尚の誕生以来の事は、年譜並びに広録等に載せる所分明なれども、末世の童蒙等の身易からん為に、片仮名を以て、之れを抜き書きする殊(こと)は永平檀那第七世沙弥元忠、之れを所望するに依るなり。法孫比丘建撕之れを記す。補建撕和尚は、永平寺の第十三代なり。僧史に伝見えず。(尚、永平寺世代改訂により現在は永平寺第十四世建撕禅師となっている。)土御門院(人皇八十三代)
Le premier patriarche du Sōtō japonais, le moine Dōgen, fondateur du temple Eihei-ji sur le mont Kichijō, dans le domaine de Shihi, district de Yoshida, province d’Echizen. Bien que les événements depuis sa naissance soient clairement consignés dans les chronologies et les recueils étendus, pour faciliter l’accès aux enfants et aux ignorants des âges décadents, on en extrait ici un résumé en katakana, à la demande du donateur de la septième génération d’Eihei, le śrāmaṇera Gentchū. Le petit-fils dans le Dharma, le bhikṣu Kensai, le consigne. En supplément : le moine Kensai est le treizième supérieur d’Eihei-ji. Il n’apparaît pas dans les chroniques monastiques. (Note : selon la révision de la lignée d’Eihei-ji, il est désormais considéré comme le quatorzième supérieur, le maître zen Kensai.) Sous le règne de l’empereur retiré Tsuchimikado (quatre-vingt-troisième souverain humain).
正治二年庚申正月二日に、道元和尚誕生す。洛陽の人、源氏、村上天皇九代の苗裔。后中書王八世の遺胤なり。母懐妊の時、空中に声有り、告げて曰く、此の兒は五百年以来、肩を齊(ひとし)うする者無き大聖人なるべし。今、倭国に、正法を興隆せんが為に生まると。亦、相人視て云く、此の兒は常の童兒に異なれり。必ず是れ聖人ならん。七処平満して骨相奇秀に、眼に重瞳あり。是れ凡流にあらざるべしと。高祖は、久我の内大臣通親公の子にして、母は九條の摂政基房公の娘なり。近世道正菴が請に依て、久我の通名鄕、師の系譜を書し玉うを此に挙ぐ。村上天皇(人王六十二代)――具平親王(二品中務鄕)――師房(賜源姓)――顯房(從一位左大臣)――雅實(久我祖)――雅定(右大臣)――雅通(内大臣從一位太政大臣)――通親(内大臣)┬―通光(太政大臣)――通忠(右大将)└―道元和尚『越前州、吉祥山永平寺初祖、道元禅師者は、村上の皇別きにして、而我先の内相府、源通光公の之令弟也。世に俗譜と称する者以為、右幕下通忠(通光公之嗣)之息、或は亜相具房鄕(通忠鄕二男、愛宕と号す)之子と謂へり也。強いて弁ず可からずと雖も、然も浮辞に移るは已に尚し矣。是に於て姑く歴代を挙て、敢て本根に具う、師は土御門御宇、
Le deuxième jour du premier mois de l’an gengshen de la deuxième année de Shōji, le moine Dōgen vient au monde. Originaire de la capitale, il appartient au clan Genji, descendant de la neuvième génération de l’empereur Murakami. Il est aussi l’héritier de la huitième génération du prince Nakatsukasa. Lorsque sa mère est enceinte, une voix retentit dans les airs, annonçant : « Cet enfant sera un grand sage sans égal depuis cinq cents ans. Il naît aujourd’hui au Japon pour y faire prospérer le vrai Dharma. » De plus, un physionomiste observe : « Cet enfant diffère des autres. Il sera assurément un saint. Ses sept marques sont pleines, son ossature est remarquablement belle, et ses yeux présentent une double pupille. Il ne saurait être du commun. » Son ancêtre est le fils du ministre de l’Intérieur de Koga, le seigneur Michichika, et sa mère est la fille du régent Kujō, le seigneur Motofusa. À la demande récente de Dōshōan, on rapporte ici la généalogie du maître, écrite par le seigneur Michina du village de Koga. L’empereur Murakami (soixante-deuxième souverain humain) — le prince Tomohira (deuxième rang, ministre du Centre) — Morofusa (qui reçoit le nom de Genji) — Akifusa (ministre de la Gauche, premier rang junior) — Masazane (ancêtre de Koga) — Masasada (ministre de la Droite) — Masamichi (ministre de l’Intérieur, premier rang junior, grand ministre d’État) — Michichika (ministre de l’Intérieur) ┬— Michimitsu (grand ministre d’État) — Michitada (grand général de la Droite) └— le moine Dōgen. « Le premier patriarche du temple Eihei-ji sur le mont Kichijō dans la province d’Echizen, le maître zen Dōgen, est issu de la lignée impériale de Murakami, et il est le jeune frère de notre précédent ministre de l’Intérieur, le seigneur Minamoto no Michimitsu. Ceux qu’on appelle les généalogies profanes le considèrent comme le fils du seigneur Michitada (héritier du seigneur Michimitsu), ou bien comme le fils du vice-ministre Tomofusa (deuxième fils du seigneur Michitada, appelé Atago). Bien qu’il ne faille pas s’obstiner à débattre, il est déjà préférable de se détourner des vaines paroles. C’est pourquoi on énumère ici provisoirement les générations successives, osant ainsi exposer les racines. Le maître naît sous le règne de l’empereur Tsuchimikado,
正治二年庚申を以て、城陽に産る。登(その)時、父公五十有二して、兄通光は十有四也。通忠は未だ生れず。豈に具房を論ぜん乎。其の行実の如は、竹帛之垂るる所、桑華に昭昭たり。今、此出(すい)自を説くは、道正菴卜順か求に依て、書して以て是に応す云う。権中納言源の通名』と。この軸、木下道正菴にあり。寬保三年六月に、余菴主承順を訪し時、順老自ら持ち出でて、壁牙に掛てよましむ。裱褙華麗なり。この旨を知らず。近世の僧史作る人謂うは、永平録の亡父の追薦に、源亜相忌上堂となり。亜相は大納言の唐名なれば、父は定て大納言なり。通親は内大臣なれば、祖師の父にあらずと云えり。これは永平録標指鈔の一巻に云く、或る家の伝譜に、師、内大臣通親之孫、堀川大納言(通親長男)通具之三男となり。この説正と思えるならん。しかれども誤りなり。余考ふるに、師三歳の時、通親薨じ玉ふ。通光は十四歳なれば、長兄通具の養育せられしに由て、その子と謂しなるべし。三歳より養育にて、劬労の恩は、通親よりも重きゆえに、冥福追薦の上堂も、度々せられけるにや、永平広録巻五に、育父源亜相の為に上堂と出たれば、大納言は育父なること明かなり。通具は新古今の撰者に入て、その中に率の大納言に寄すと題せる詩あり。『洞天龍去りて雲空しく惨たり。宮樹鶯留まりて花独り匂し。禁闕昔年、徳馴るるの客。巴陵今日、恩を恋ふの臣。』と。これを考ふれば、父子みな詩歌の達人と見えたり。公卿補任、並に知譜拙記に、建仁二年十月二十日に通親薨ず。五十四歳と。この時、祖師は三歳なり。東鑑に云く、土御門院、御諱は為仁、後鳥羽の院第一の皇子、御母承明門院、内大臣通親公の女、實は法印能圓女。又云、鎌倉将軍宗尊親王西御方、土御門の内大臣通親公の女也(已上)。祖師は連枝多きゆえに、家門の繁栄、後世仰察すべし。
En la deuxième année de Shōji, sous le signe cyclique kōshin, il naquit à Jōyō. À cette époque, son père avait cinquante-deux ans, son frère aîné Mitsumitsu avait quatorze ans. Mitsutada n’était pas encore né. Comment pourrait-on alors parler de Tomofusa ? Les faits de sa conduite, là où les annales les consignent, brillent clairement comme la soie et le brocart. Maintenant, cette explication de ses origines est donnée en réponse à la demande de Dōshō-an Bokusun, qui l’a écrite pour y répondre. Il est dit : « Le nom de cour de Minamoto est Mitsunari ». Ce rouleau se trouve chez Dōshō-an Kinoshita. En juin de la troisième année de Kanpō, lorsque je rendis visite au maître de l’ermitage Shōjun, le vieux Shun lui-même le sortit et le fit accrocher au mur pour que je le lise. La monture était somptueuse. On ignore l’intention de ceci. Les auteurs d’histoires monastiques des temps récents prétendent que, dans le Eihei roku, lors du service commémoratif pour son père défunt, il est fait mention d’une « montée en chaire pour l’anniversaire de la mort du ministre adjoint Minamoto ». Puisque « ministre adjoint » est le nom chinois pour dainagon, le père serait donc nécessairement un dainagon. Mitsuchika étant ministre de l’Intérieur, ils disent qu’il ne peut être le père du Maître. Ceci est mentionné dans un volume du Eihei roku Hyōshishō : selon la généalogie transmise par une certaine famille, le Maître serait le petit-fils du ministre de l’Intérieur Mitsuchika, et le troisième fils du dainagon Horikawa (fils aîné de Mitsuchika) Tomoyoshi. Cette explication pourrait sembler correcte. Cependant, elle est erronée. Je considère pour ma part qu’à l’âge de trois ans du Maître, Mitsuchika trépassa. Mitsumitsu ayant quatorze ans, le Maître fut élevé par son frère aîné Tomoyoshi, ce qui explique qu’on le dise être son fils. Ayant été élevé à partir de trois ans, la dette de gratitude pour les peines prises est plus lourde que celle envers Mitsuchika ; c’est pourquoi les montées en chaire pour le bien-être dans l’au-delà et les services commémoratifs furent sans doute fréquemment effectués. Dans le cinquième volume du Eihei Kōroku, il est fait mention d’une « montée en chaire pour le père nourricier, le ministre adjoint Minamoto », ce qui montre clairement que le dainagon est le père nourricier. Tomoyoshi, inclus parmi les compilateurs du Shin Kokinshū, y a un poème adressé au dainagon Haya, intitulé ainsi : « Le dragon de la grotte céleste est parti, les nuages sont désolés et vides. Le rossignol du palais demeure, la fleur seule exhale son parfum. Aux portes interdites, autrefois, l’hôte apprivoisé par la vertu. À Baling aujourd’hui, le sujet qui se souvient avec nostalgie de la faveur. » En considérant ceci, père et fils apparaissent tous deux comme des maîtres accomplis de la poésie. Le Kugyō Bunin ainsi que le Chifu Sekkiki indiquent que Mitsuchika trépassa le vingtième jour du dixième mois de la deuxième année de Kennin, à l’âge de cinquante-quatre ans. À cette époque, le Maître avait trois ans. Le Azuma Kagami dit : « L’empereur Tsuchimikado, son nom posthume est Tamehito, premier prince de l’empereur retiré Gotoba, sa mère est l’impératrice Jōmeimon-in, fille du ministre de l’Intérieur Mitsuchika ; en réalité, elle est la fille du hōin Nōen. » Il dit aussi : « L’épouse occidentale du shogun de Kamakura, le prince impérial Munetaka, est la fille du ministre de l’Intérieur Tsuchimikado Mitsuchika (fin de citation). » Le Maître ayant de nombreux frères et sœurs de la même branche, la prospérité de sa maison et lignée doit être contemplée avec respect par les générations postérieures.
建仁三年癸亥、四歳にして李嶠が百詠を読み玉ふ。耆老の名儒見て讃て云く、凡夫の類にあらず。後来、大器たるべし。これ神童と称すべしと云へり。李嶠、字巨山、唐の時の人、百詠は今も世に流布す。李嶠雑詠と題号ありて、詩百二十首を上下二巻とせり。
En l’an troisième de l’ère Kennin, l’année Mizunoto-i (1203), à l’âge de quatre ans, il récite les Cent Poèmes de Li Qiao. Les lettrés renommés parmi les anciens, à cette vue, louent et disent : « Ce n’est point un être du commun. Plus tard, il sera un grand vase. On peut le nommer enfant prodige. » Li Qiao, nom de courtoisie Jushan, est un homme de l’époque des Tang ; ses Cent Poèmes circulent encore aujourd’hui dans le monde. Sous le titre Poèmes divers de Li Qiao, ils forment deux rouleaux, supérieur et inférieur, contenant cent vingt poèmes.
承元二年戊辰、九歳にして、世親の倶舎論を読み玉ふ。時の人称す、利根なること、文珠のごとしと。勤学の時、針を以て股を刺して、眠をさませし古人を慕いて、昼夜意を励ますこと尋常ならず。この時、松殿尊閣とて、摂関の重職あり。天下に雙(ならび)なき学匠の人にて、古今の明鏡、王臣の師範なりと申し伝ふ。此の人、師を取りて、猶子となし、国の切要を教え、家の大事を授けて、以て朝廷の要臣とせんと思い、元服せしめんと計りしに、師自ら謂(おもわ)く、是は我が所望にあらず。如何にもして、出家し学道すべし。松殿考、山城名勝志、洛陽の部に云く、承安三年十二月十六日、関白松殿移徒(わたまし)(中御門鳥丸)本朝通紀に云く、壽永二年、義仲(木曽)、前関白基房の子師家を以て、内大臣と為し、摂政を兼ねる。師家、時に十二歳。東鑑三十二巻に云く、歴仁元年十月四日、松殿禅定殿下師家、天王寺に於いて薨す。今この三件に依て考ふるに、壽永二年癸卯に、師家十二歳なれば、承安二年壬辰に生まる。上(かみ)の承安三年十二月十六日、関白松殿移徒(わたまし)とあれば、師家生まる翌年に、関白松殿と称するは、師家にはあらず。子息の師家をも、松殿と称せしは分明なり。師家承安二年壬辰に生まれ、歴仁元年に薨ずれば、壽(とし)六十七歳なり。祖師十二三歳の比(ころ)は、師家四十一二の比(ころ)なれば、松殿、師を摂家の重職を補は令んと欲すとあるは、師家のことを松殿と指せり。父の基房をも松殿とは称すれども、考ふるに、摂職が祖師より以前にて、時代にあわず。通紀に、仁安三年戌子に、基房左大臣の上に、摂政を兼ぬとあれば、これも祖誕生より、三十三年以前なり。しかれば、基房の祖師を猶子にせんとせられしとあるは、時代違却なり。基房の子師家にて、時代相応なり。基房、師家、父子共に松殿と称せしゆえに、祖伝の行業記に、松殿禪閣とある下に、摂政九條基房公也とあるゆえに、これより後に、祖伝を作るもの、余が実録等も、みなこれを用いて違却せり。ゆえにいま、この伝に、その訳を補入す。大系図の第三巻に云く、大織冠鎌足――淡海公――房前――眞楯――内麿――冬嗣――良房――基經――忠平――師輔――兼家――道長――頼通――師實――師通――忠實――忠通―┬―基實(六條殿・今の近衛殿の祖なり)├―基房(松殿)――師家(松殿、この末今は断絶なり)└―兼實(月輪殿、今の九條殿の祖なり)松殿基房、治承三年十月六日、関白を止られ、同月十八日に太宰の帥に遷る、即、京洛の外に追る。使はハ大夫の尉源の保綱。同う草津に於、出家。法名善觀。同月二十二日船に乗て出つ。出家に依て備前國に移住す。翌年十二月六日、京に返て嵯峨の邊に居す。寬喜二年十二月二十八日薨。八十七歳。菩提院と號す(已上)。この基房の子は、十四人大系圖に見へたり。(中納言)家房、(左大臣)隆忠、(摂政関白内大臣)師家、(松殿大納言)忠房、(大僧正)仁慶、良觀、(大僧正)實尊、(大僧正)承圓、(権大僧都)道弘、(大僧都)行意、(大僧都)最守、女子、女子、女子、これなり。大系圖には、忠房も松殿と號すれども、東鑑(あづまかがみ)の師家を松殿と稱する方が上官ゆへに理(ことわり)あり。松殿とは、居處の號ゆへに、基房がその始にて松殿と稱し、子息その跡に居られしを、また松殿と稱せしなるべし。師家は、貞永元年九月六日出家。仁治元年十月四日薨す。六十九と、大系圖にはあり。また東鑑には暦仁元年天王寺に於て薨すとあり。これは仁治元の三年已前なり。
En l’an 2 de Jōgen (1208), à l’âge de neuf ans, il étudia l’Abhidharmakośa de Vasubandhu. Les gens de l’époque le louaient, disant que son acuité était semblable à celle de Mañjuśrī. Durant ses études, par admiration pour les anciens qui perçaient leur cuisse avec une aiguille pour chasser le sommeil, il s’appliquait jour et nuit avec une ardeur hors du commun. À cette époque, il y avait le vénérable Matsudono, qui occupait la haute charge de sesshō et kampaku. On disait de lui qu’il était un érudit sans égal dans le pays, un miroir clair pour les temps anciens et présents, un modèle pour les souverains et les ministres. Cet homme, prenant le Maître comme fils adoptif, souhaitait lui enseigner les affaires cruciales de l’État, lui transmettre les grandes affaires de la famille, et faire de lui un ministre essentiel pour la cour impériale ; il projetait de lui faire célébrer sa majorité. Mais le Maître lui-même pensait : « Ceci ne correspond pas à mon aspiration. Je dois, par tous les moyens, quitter le monde et étudier la Voie. »
建暦二年壬申、十三歳の春、夜中にしのび出て、木幡の山荘に到て、それより尋で、叡山の麓に到て、良觀法眼の室に入り玉ふ。法眼は則ち師の外舅なり。師、法眼に向て家をもとめ玉ふ。法眼大きに驚きて問うて云く、元服斯に近し、一族定めて其の憤り有らん如何と。師云く、我が悲母逝去の時、遺囑して曰く、汝相構て出家學道して、我が後世を弔ふべしと。祖母姨母等、養育の恩尤も重し、我出家して彼の菩提をとむらわんとの玉ふ。法眼感涙を催し、即ちゆるして、横川首楞厳院、般若谷の千光房え登せ玉ふ。右の良觀は、基房の息にて、師の母の兄なり。上(かみ)に見ゆ。叡山の學匠なり。觀を顯となす本は筆誤なり。
En l’an deuxième de l’ère Kenryaku, au printemps de sa treizième année, il s’échappe secrètement au milieu de la nuit et parvient à la villa de Kohata. De là, il se rend ensuite au pied du mont Hiei et entre dans la cellule du Hōgen Ryōkan. Ce Hōgen est en effet le frère aîné de sa mère. Le Maître demande au Hōgen la permission de quitter la maison. Le Hōgen, grandement étonné, l’interroge en ces termes : « Ton passage à l’âge adulte est proche, et ta famille en sera certainement courroucée, que comptes-tu faire ? » Le Maître répond : « Lorsque ma chère mère trépassa, elle me fit cette ultime recommandation : “Tu devras, en temps voulu, quitter la maison pour étudier la Voie et ainsi honorer mon au-delà.” Mes grand-mère et tante m’ont élevé avec une bonté particulièrement profonde ; je souhaite quitter la maison pour prier pour leur éveil. » Le Hōgen, ému aux larmes, lui accorde immédiatement la permission et le fait monter au pavillon Senkō, dans la vallée Hannya, au Shuryōgon-in de Yokawa. Ce Ryōkan mentionné ci-dessus est le fils de Motofusa et le frère aîné de la mère du Maître. Il apparaît plus haut. Il est un érudit éminent du mont Hiei. L’identification de Kan à Akira est une erreur de transcription.
建保元年癸酉、十四歳、四月九日、初て座主公圓僧正に就て、髪を剃玉ふ。同十日、延暦寺の戒壇院に於て、公圓僧正を以て、和尚と爲し菩薩戒を受て比丘と作り玉ふ。爾より天台の宗風、南天の秘教、並に大乘小乘の義理、悉く習ひ玉ふ。夫れ諸の出家は、皆四月八日に落髪を望む所なり。師、四月九日に落髪あることは、一山の評議を以て押へ申すに依て、九日の天暁に落髪あり。この公圓僧正は、横川の麓、奥義の里、妙法院の御事なり。一代の門主、その比、顯密無雙の碩學にて、淨行持律の高僧なり。本朝高僧傳十四巻に載る、城州三鈷寺沙門證空は、源通親公の猶子にて、法然上人の得度なり。後に公圓に就て潅頂の法を承くとあり。大系圖巻五に云く、公圓は山の寂場院、権僧正實圓の弟子にて、慈鎭の潅頂なり。三會の已講、天台座主、建暦三年、清水清閑、闘諍出来し時、座主を辭すとあり。俗譜は藤ノ師輔(十男)○(太政大臣)公季――實成――公成――實季――公實――實行――公教――實房――公圓なり
L’an premier de l’ère Jōhō, année du coq d’eau, à l’âge de quatorze ans, le neuvième jour du quatrième mois, pour la première fois, il se présente au révérend Köen et se fait raser la tête. Le dixième jour du même mois, au temple Kaidan-in du mont Hiei, prenant le révérend Köen pour maître, il reçoit les préceptes de bodhisattva et devient moine. Dès lors, il étudie à fond la tradition de l’école Tendai, les enseignements secrets de l’Inde méridionale, ainsi que les doctrines du Grand et du Petit Véhicule. Or, tous ceux qui quittent la maison aspirent à se faire raser la tête le huitième jour du quatrième mois. Quant au Maître, le fait qu’il se soit rasé le neuvième jour du quatrième mois est dû à ce que, sur la décision de l’assemblée de la montagne, il fut fixé au neuvième jour, à l’aube. Ce révérend Köen est le supérieur du temple Myōhō-in, au pied du Yokawa, dans le village d’Ogi. Il est le patriarche de son temps, un érudit sans égal dans les enseignements exotériques et ésotériques, un moine éminent d’une conduite pure et observant strictement les préceptes. Le quatorzième volume du Biographies des moines éminents du Japon rapporte que le moine Shōkū du temple Sanko-ji dans la province de Yamashiro, fils adoptif du seigneur Minamoto no Michichika, fut ordonné par le révérent Hōnen, et qu’ensuite il reçut de Köen l’enseignement de l’initiation. Le cinquième volume de la Grande Généalogie dit que Köen, disciple du révérent Jitsuen du temple Jakujō-in de la montagne, reçut l’initiation de Jichin, qu’il fut trois fois conférencier, abbé du mont Hiei, et qu’il démissionna de sa charge d’abbé en l’an troisième de l’ère Kenryaku, lors du conflit survenu au Kiyomizu. Sa généalogie laïque est : Fujiwara no Morosuke (dixième fils) — Kinsue (grand ministre d’État) — Sanenari — Kinnari — Sanesue — Kimizane — Saneyuki — Kinonori — Sanefusa — Köen.
建保二年甲戌、師十五歳、熟く猟の經論を渉り自ら疑ひ有り、謂く、顯密二教共に談ず。本来本法性、天然自性身と。若し此の如くならば、則ち三世諸佛、甚に依てか更に發心して菩提を求や耶。時に之を耆宿に質すに、答釋する者無し。因に三井寺の公胤僧正の觀心に粹と聞て、往て問ふ。胤答曰、此の問、輙く答ふ可からず。宗義有りと雖も、恐は理を盡さず。須く建仁寺榮西に參ずべし。と指揮せらる。本朝高僧傳巻十三、江州園城寺公胤の傳に、三藏を周覧して、顯密に梓なり。衆、佛法補處の人と稱す也。建保四年閏六月二十六日、齢八十餘にして寂す、とあり。新古今和歌集の釋教の部に、公胤僧正の、觀茲於呂如満月、若在軽霧中の詠歌を載て云く、我が心まだ晴れやらぬ秋霧に、ほのかに見ゆる有明の月。同年に、建仁開山、千光禪師の室に入りて、初て臨済の宗風を聞く。師、建仁栄西に到て便ち問ふ、本来本法性、天然自性身。什麼と爲してか三世諸佛、發心して道を成す。西云く、三世諸佛、有ることを知ず、狸奴白牯、卻て有ることを知る。師、此に於て伏膺す。榮西傳は釋書に委し。初に千光法師とも葉上房とも稱す。後に禪に入ては、明菴と號す。
En l’an deuxième de l’ère Kempō, année Kinoe-Inu, le Maître, âgé de quinze ans, ayant approfondi les sûtras et les traités, fut saisi d’un doute personnel et déclara : « Les enseignements exotérique et ésotérique affirment tous deux que “la nature fondamentale est originellement la nature du Dharma, le corps de la nature propre spontanée”. S’il en est ainsi, pourquoi donc les bouddhas des trois temps auraient-ils besoin de susciter l’aspiration et de rechercher l’éveil ? » À cette époque, il soumit cette question aux anciens, mais personne ne put en donner une explication satisfaisante. Ayant entendu dire que l’archevêque Kōin du temple Miidera était versé dans la contemplation du cœur, il s’y rendit pour l’interroger. Kōin répondit : « Cette question ne peut être traitée à la légère. Bien qu’il existe des doctrines propres à chaque école, je crains de ne pas en épuiser la raison. Il te faut aller voir Eisai du temple Kennin-ji. » Le Honchō Kōsōden, volume treize, dans la biographie de Kōin du temple Onjō-ji dans la province de Gōshū, rapporte qu’il avait parcouru les trois corbeilles et qu’il était une autorité dans les enseignements exotérique et ésotérique. Les gens le considéraient comme le successeur désigné du Dharma du Bouddha. Il est dit qu’il décéda le vingt-sixième jour du sixième mois intercalaire de la quatrième année de Kempō, à l’âge de plus de quatre-vingts ans. Le Shin Kokin Wakashū, dans la section des poèmes bouddhiques, contient un poème de l’archevêque Kōin, intitulé « Contemplant cela, tel une pleine lune, comme si elle était dans une légère brume », qui dit : « Mon cœur n’est pas encore éclairci dans la brume d’automne, apparaissant faiblement, la lune à l’aube. » La même année, il entra dans la cellule du fondateur de Kennin-ji, le maître zen Senkō, et entendit pour la première fois le style de l’école Rinzai. Le Maître, se rendant auprès d’Eisai de Kennin-ji, lui demanda aussitôt : « La nature fondamentale est originellement la nature du Dharma, le corps de la nature propre spontanée. Pourquoi donc les bouddhas des trois temps suscitent-ils l’aspiration et réalisent-ils la Voie ? » Eisai dit : « Les bouddhas des trois temps ne savent pas qu’ils existent, tandis que le renard et le bœuf blanc le savent au contraire. » Le Maître fut alors profondément convaincu. La biographie d’Eisai est détaillée dans les écrits bouddhiques. Il fut d’abord appelé le maître Senkō ou Yōjō-bō. Plus tard, lorsqu’il entra dans le zen, il prit le nom de Myōan.
同三年乙亥、師十六歳、ときに千光祖師五十七歳にて七月五日に寂す。直に明全和尚に随侍せり。明全を佛樹房と稱す。永平寺に、千光祖師の像、並に明全和尚の像あり。師明全の像の賛に云く、平生行道徹通親し、寂滅以来面目新なり、且く道へ如何か今日の事、金剛焰に後眞身を露す、小師道元拝賛と。永平録法語に、佛樹先師忌辰の陞座あり。是を以て、思量するに、佛樹は師の師匠なり。入宋の時も同行と云々。辨道話に云く、予發心求法よりこのかた、わが朝の遍方に、知識をとぶらふき。ちなみに建仁の全公をみる。あひしたがふ霜華、すみやかに九回をへたり。いささか臨済の家風をきく。全公は祖師西和尚の上足として、ひとり無上の佛法を正傳せり。あへて余輩の、ならぶべきにあらず。(文)
La troisième année de la même ère, l'année du Bois et du Sanglier, le Maître avait seize ans. Cette année-là, le Fondateur Senkō s'éteignit le cinquième jour du septième mois, à l'âge de cinquante-sept ans. Il suivit alors directement et servit le moine Myōzen. On appelait Myōzen le « moine Busshū ». Au temple Eihei-ji, il y a une statue du Fondateur Senkō ainsi qu'une statue du moine Myōzen. Sur l'éloge de la statue de Myōzen, le Maître dit : « De son vivant, il pratiquait la Voie, pénétrant intimement la proximité ; depuis son extinction paisible, son visage originel est neuf. Interrogeons-nous sur l'affaire d'aujourd'hui : dans la flamme de vajra, il expose ensuite son vrai corps. » Signé : « Le petit disciple Dōgen rend hommage et fait l'éloge. » Dans les Entretiens du Dharma du Eihei-roku, il y a un passage pour l'ascension du siège à l'anniversaire de la mort du Maître précédent Busshū. Par cela, on peut considérer que Busshū était le maître du Maître. On dit aussi qu'ils voyagèrent ensemble lors du voyage en Song. Dans les Entretiens sur la pratique de la Voie, il est dit : « Depuis que j'ai éveillé l'esprit et recherché le Dharma, j'ai rendu visite à des bons amis en divers endroits de notre pays. J'ai ainsi rencontré le vénérable Ken du Kennin-ji. Je l'ai suivi, et rapidement neuf années se sont écoulées. J'ai entendu un peu le style de la maison de Rinzai. Le vénérable Ken, en tant que disciple principal du Maître de l'Ouest, le moine Shō, a transmis correctement à lui seul le Dharma bouddhique incomparable. Il n'est aucunement comparable à nous autres. »
承久三年辛巳九月十二日、建仁明全和尚より師資の許可なりと。永平二代和尚の話を聞りと。義介和尚ををせられしと云傳ふ。補永平寺の室中に、一幅の古筆あり。云く、承久三年九月十二日、傳授師資相承に曰く、不思善不思悪。正當恁麼の時、如何か本命元辰云々、是れ則禪宗ニ眼目、得脱之根源、百千両金を得つと雖も、輙く之を傳授す可ざる(已上)。この下に、華押ありて名は無し。明全和尚の筆か。未審(いぶかし)。この文は虚菴と榮西との機縁を擧せしと察せらる。この旨なれば、明全よりは許可ありけれども定て祖師の心底には、未在と見へて、入宋あられしなり。
Le douzième jour du neuvième mois de la troisième année de Jōkyū (année Xin-si), le moine Myōzen du Kennin reçut la transmission de maître à disciple. On rapporte qu’il entendit les enseignements du deuxième patriarche de Eihei, et qu’il fut formé par le moine Gikai. Dans le quartier des moines du Eihei-ji, se trouve un ancien manuscrit en un rouleau. Il dit : « Le douzième jour du neuvième mois de la troisième année de Jōkyū, lors de la transmission de maître à disciple, il fut dit : “Ne pas penser au bien, ne pas penser au mal. À ce moment précis, quel est le principe originel de la vie ?” Ceci est précisément l’essentiel de l’école Zen, la source de la libération. Même si l’on obtenait cent mille pièces d’or, on ne devrait pas transmettre cela à la légère (fin de citation). » En dessous, il y a une signature fleurie, mais pas de nom. Serait-ce de la main du moine Myōzen ? C’est incertain. On considère que ce texte évoque la relation karmique entre Kian et Eisai. Selon ce principe, bien qu’il ait reçu la transmission de Myōzen, il semble que cela ne correspondait pas encore pleinement à l’esprit profond des patriarches ; c’est pourquoi il partit pour la dynastie Song.
貞應元年壬午、師歳二十三歳。これまで大藏經を周覧すること二回なり。また佛祖正傳の大戒を明全に傳授せり。榮西和尚将来の宋藏、建仁寺に今に現存せり。廣録に佛樹忌の上堂あり。戒恩を謝する意、法語に見へたり。
En l’an Jōō premier, année du cheval d’eau, le maître était âgé de vingt-trois ans. Jusqu’alors, il avait parcouru l’intégralité du canon bouddhique à deux reprises. Il avait également reçu la grande règle de la transmission authentique des Bouddhas et des patriarches de Myōzen. Le canon des Song rapporté par le ōshō Eisai existe encore aujourd’hui au Kennin-ji. Les Kōroku contiennent un jōdō pour l’anniversaire de la mort du Bouddha. L’intention de rendre grâce pour la faveur des préceptes apparaît dans ses enseignements du Dharma.
貞應二年癸未、師二十四歳、この春、明全和尚、入宋の事を企て玉へり。正法眼藏随聞記第五に曰く、示て云く、先師全和尚、入宋せんとせし時、本師、叡山の明融阿闍梨、重病切なり。全和尚に向て云く、我既に老病切にして、死去せんこと近き也。今度暫く入宋を止め、我が老病を扶けて冥路を弔ひ、然して死去の後其の本意をとげらるべし。時に先師、弟子法類等を集めて、議評して云く、我れ幼少の時、雙親の家を出てより後、此の師の養育を蒙て成長せり。出世の法門、大小権實の教文、因果をわきまへ、名誉を得たること、同朋に越へたり。今求法の志しを起し、入宋せんとすること、偏に此の師の恩に非ずと云ふことなし。然るに師重病相い逼り、餘齢保ち難し。故にあながちに是を留め玉ふ、師の命もそむき難し。今身命を顧みず、求法の爲に、入宋せんとするも、菩薩の大悲利生の行を、求めん爲也。師の命を背て宋土に行ん、道理有りや否や、各思はるヽ處をのべらるべし。時に諸弟云く、今年の入宋留まるべし、師の老病、死已に極れり。明年入宋せられば、第一、師の命を背かず、重恩を守り、今一年半年入宋遅きこと、何んの妨げかあらん。時に我れ末臘にて云く、佛法の悟り、今はさて、向こそありなんと思召さるヽ儀ならば、留り玉ふべし。先師云く、然る也。佛法修行始終是の如くならば、即ち出離得道たらんと存ず。我云く、其の儀ならば、留り玉ふべし。是の如く各総評し了て、先師云く、各の評議、何れも留玉ふ道理にのみ計り也。我所存は然らず、今度留りたりとも、決定死すべき人ならば、其に依て命を保つべきにも非ず。又留りて看病外護したりとて、苦痛もやむべからず。又最後に、我あつかいすヽめしによりて生死を離るべき道理にも非ず。只一旦命に随て、師の心を慰むるばかり也。是れ即ち出離得道の爲に、一切無用なり。錯て我が求法の志しをさえしめば、罪業の因縁と成るべし。然るに若し入宋求法の志しをとげて一分の悟りをも開きたらば、一人有漏の迷情に背くとも、多人得道の縁と成るべし。此の功徳、すなはち是れ師の恩を報ずるなるべし。設ふ又渡海の間に死して、本意をとげずとも、求法の志しを以て死せば、玄奘三蔵のあとを思ふべし。一人の爲に、うしなひやすき時を空く過さんこと、佛意に合なふべからず。故に今度の入宋、一向に思切り畢りぬとて、終に入宋せしき。誠に是れ眞實の道心と存せしこと、是れらの道理なり。(文)師すなはち、明全和尚に随伴して、二月二十二日に東山を出でヽ、西海筑前の博多の津に赴き、三月の下旬に商船に乗りて纜(ともづな)を解けり。此の時の渡海牒二通、永平寺の寶庫に傳在せしが、正徳甲午の三月九日に焼失せり。其の文に云建仁寺住侶。明全相伴両三之門弟。爲入唐。赴博多之津。西海道之路次。津津関関等事。無其煩無可有勘過者。依院宣執達如件。貞應二年二月二十一日左兵衛佐判建仁寺住侶。明全・道元・廓然・亮照等。爲渡海下向西海。路次関関泊泊。無其煩。可有勘過之状。如件。武藏守判貞應二年二月二十一日相模守判是は其の比、京の鎮護に鎌倉より、北條相模守時房と、同く武藏守泰時とを、六波羅に両館せしめて、京の政務を執権せらる。両六波羅と稱す。ゆへに勘関には、この許状あるなり。藝州應龍山洞雲寺の室中に、左の三十四字の眞蹟あり。渡宋の祈願に書せられしなるべし。佛法大統領白山妙理大權現、貞應二癸末年二月二十四日、沙門道元、二十四歳、入宋(已上)憶に三井寺の智證大師の入唐の時の歌に、法の舟さして行身ぞ、もろもろの、神も佛も我を見そなへと、詠ぜられしと同じ意なり。また勢州津城下に、芝原四郎左衛門と云ふ巨商あり。今より二十代ほどの先祖、某者、異国に乗船の商賣せし時、永平祖師を乗て支那に渡りしこと、其の家の譜に記録ありと云。大宋の
En la deuxième année de l'ère Jōō, année kinoe-hitsuji, le maître âgé de vingt-quatre ans, ce printemps, le vénérable Myōzen projeta l'affaire de pénétrer dans les Song. Le Shōbōgenzō zuimonki, cinquième rouleau, dit : Il fut montré et dit : Quand le vénérable Myōzen, le maître précédent, était sur le point de pénétrer dans les Song, le maître fondamental, l'ācārya Myōyū du Mont Hiei, était gravement, extrêmement malade. Il dit face au vénérable Myōzen : Moi, déjà vieux et extrêmement malade, ma mort et mon départ sont proches. Pour cette fois, arrête temporairement de pénétrer dans les Song, soutiens ma vieillesse et ma maladie, console la route obscure, et ensuite, après ma mort, tu pourras accomplir ton intention fondamentale. À ce moment, le maître précédent rassembla les disciples, les compagnons de la Loi, et autres, délibéra et dit : Moi, depuis le temps où, jeune enfant, je quittai la maison de mes deux parents, j'ai reçu l'éducation et la croissance de ce maître. La porte du Dharma de l'apparition dans le monde, les enseignements des écritures, grands et petits, provisoires et réels, discerner cause et effet, obtenir renom et réputation, cela dépasse les compagnons. Maintenant, éveiller l'aspiration de rechercher le Dharma, être sur le point de pénétrer dans les Song, cela n'est en rien autre que la grâce de ce maître. Cependant, le maître est pressé par une grave maladie, difficile de préserver ses années restantes. C'est pourquoi, s'il insiste certainement pour me retenir, il est difficile de désobéir à l'ordre du maître. Maintenant, même si, sans considérer vie et corps, pour la recherche du Dharma, je veux pénétrer dans les Song, c'est pour rechercher la pratique du grand karuṇā et du bienfait des êtres du bodhisattva. Y a-t-il une raison ou non à ce que, tournant le dos à l'ordre du maître, j'aille en terre des Song ? Chacun devrait exposer l'endroit où il réfléchit. À ce moment, les divers disciples dirent : La pénétration dans les Song de cette année devrait être arrêtée. La vieillesse et la maladie du maître, la mort est déjà à l'extrême. Si l'année prochaine vous pénétrez dans les Song, premièrement, vous ne tournerez pas le dos à l'ordre du maître, vous préserverez la lourde grâce, et quel empêchement y aurait-il à ce que la pénétration dans les Song soit retardée d'un an, six mois ? À ce moment, moi, le dernier novice, je dis : Quant à l'éveil du Dharma du Bouddha, maintenant, soit, s'il y a la pensée que cela existera certainement à l'avenir, alors vous devriez rester. Le maître précédent dit : C'est ainsi. Si la pratique du Dharma du Bouddha, du début à la fin, est ainsi, alors je pense que ce serait immédiatement quitter et obtenir la Voie. Je dis : S'il en est ainsi, alors vous devriez rester. Ainsi, chacun délibéra complètement, et le maître précédent dit : Les délibérations de chacun ne calculent toutes que la raison de rester. Ce que je pense n'est pas ainsi. Même si, pour cette fois, je restais, si c'est une personne qui doit certainement mourir, ce n'est pas non plus que, selon cela, la vie devrait être préservée. De plus, même si je reste et prodigue soins et protection extérieure, la souffrance et la douleur ne peuvent cesser. De plus, à la fin, ce n'est pas non plus qu'il y ait une raison que, par mon assistance et mes encouragements, il quitte vie et mort. Seulement, une fois, suivant l'ordre, cela ne fait que consoler le cœur du maître. Cela, immédiatement, pour quitter et obtenir la Voie, est entièrement inutile. Si, par erreur, j'entrave même mon aspiration à rechercher le Dharma, cela deviendra la cause et la condition d'un acte karmique fautif. Cependant, si j'accomplis l'aspiration de pénétrer dans les Song et de rechercher le Dharma et ouvre ne serait-ce qu'une part d'éveil, même si je tourne le dos aux passions illusoires d'une personne avec fuites, cela deviendra la condition pour que de nombreuses personnes obtiennent la Voie. Ce mérite, c'est précisément cela qui sera rendre grâce au maître. Supposons même que, pendant la traversée, je meure et n'accomplisse pas l'intention fondamentale, si je meurs avec l'aspiration de rechercher le Dharma, on devrait penser à la suite du tripiṭaka Xuanzang. Qu'une époque facile à perdre pour une personne soit passée en vain, cela ne devrait pas correspondre à l'intention du Bouddha. C'est pourquoi, pour cette pénétration dans les Song, ayant absolument tranché sa pensée et achevé, finalement il pénétra dans les Song. Vraiment, penser que cela est le cœur de la Voie authentique, ce sont ces raisons. (Texte) Le maître, précisément, accompagnant le vénérable Myōzen, le vingt-deuxième jour du deuxième mois, quitta Higashiyama et se rendit au port de Hakata, Chikuzen, en Saikaï ; à la fin du troisième mois, il embarqua sur un navire marchand et détacha l'amarre. Les deux lettres de passe pour cette traversée, transmises et présentes dans le trésor du temple Eihei-ji, furent détruites par le feu le neuvième jour du troisième mois de l'année kinoe-uma de l'ère Shōtoku. Leur texte dit : Moine résident du temple Kennin-ji. Myōzen accompagné de deux ou trois disciples de la porte. Pour pénétrer dans les Tang. Se rendre au port de Hakata. Sur la route de la région de Saikaï. Étapes port après port, barrières après barrières et autres affaires. Sans leur importunité, il ne devrait pas y avoir d'examen empêchant le passage. Selon l'ordre impérial, exécuté et transmis comme pièce jointe. Vingt et unième jour du deuxième mois de la deuxième année de l'ère Jōō, jugement de l'assistant du commandant de la garde de gauche. Moine résident du temple Kennin-ji. Myōzen, Dōgen, Kakunen, Ryōshō et autres. Pour traverser la mer et descendre vers l'ouest en Saikaï. Étapes barrières après barrières, ports après ports. Sans leur importunité. Document pour qu'il y ait examen et passage. Comme pièce jointe. Jugement du gouverneur de Musashi. Vingt et unième jour du deuxième mois de la deuxième année de l'ère Jōō. Jugement du gouverneur de Sagami. C'est qu'à cette époque, pour la protection de la capitale depuis Kamakura, Hōjō, gouverneur de Sagami, Tokifusa, et de même, gouverneur de Musashi, Yasutoki, furent établis dans les deux résidences à Rokuhara, et exerçaient la régence des affaires gouvernementales de la capitale. On les appelait les deux Rokuhara. C'est pourquoi, pour l'examen des barrières, il y avait ce laissez-passer. Dans la cellule du temple Kōun-ji de la grotte Ōryū, province de Gei, il y a l'autographe authentique de ces trente-quatre caractères ci-dessous. Cela doit être ce qui fut écrit pour le vœu de prière de traverser vers les Song. Grand commandant en chef du Dharma du Bouddha, grande manifestation provisoire Myōri du Mont Hakusan. Vingt-quatrième jour du deuxième mois de la deuxième année de l'ère Jōō, année kinoe-hitsuji. Śramaṇa Dōgen, vingt-quatre ans, pénètre dans les Song (ci-dessus). En souvenir, le chant du temps où le grand maître Chishō du temple Miidera pénétrait dans les Tang, de même intention que celui qu'il composa : Le bateau du Dharma, le gouvernant, le corps qui va, les diverses divinités aussi, le Bouddha aussi, me regardent, moi. Aussi, dans la ville portuaire de la province de Se, il y a un grand marchand nommé Shibahara Shirōzaemon. Il y a environ vingt générations depuis maintenant, un ancêtre, un certain, quand il faisait commerce en embarquant pour des pays étrangers, traversa en Chine avec le patriarche de Eihei à bord ; cela est enregistré dans les archives généalogiques de sa maison, dit-on. Les grands Song...
嘉定十六年(日本貞應二年癸末)四月の初めに、明州の界に著せり。船中にありながら、先ず諸山を巡視して風俗を窺へり。洗面の巻に云く、
Au début du quatrième mois de la seizième année de l’ère Jiading (deuxième année de l’ère Jōō, année du signe cyclique mizunoto-hitsuji), il arriva sur le territoire du Mingzhou. Bien qu’il fût encore à bord du navire, il commença par visiter les diverses montagnes et observer les coutumes. Dans le Senmen, il est dit :
嘉定十六年四月のなかに、はじめて太宋の諸山諸寺をみるに、僧侶の楊枝をしれるなく、朝野貴賤をなじくしらずと(文)五月の中、師猶を船にあり。育王山の典座來り相見し、問答してかへることありき。永平清規、典座教訓に云く、
Au cours du quatrième mois de la seizième année de l’ère Jiading, je vis pour la première fois les divers monts et temples du grand Song. Les moines ne connaissaient pas le bâton à dents, et la cour comme le peuple, nobles comme roturiers, ne savaient rien de son usage. Au cinquième mois, le maître était encore à bord du navire. Le tenzo du mont Yuwang vint le rencontrer ; ils échangèrent des questions et réponses avant que celui-ci ne reparte. Le Eihei Shingi, dans l’enseignement au tenzo, dit :
嘉定十六年癸未五月中、慶元の舶裏に在り、倭使頭(わしず)、説話の次で、一老僧有り来る。年六十許歳(ばかり)。一直に便ち舶裏に到て、和客に問うて倭椹を討ね買ふ。山僧他を請して茶を喫せしむ。他の所在を問へば、便ち是れ阿育王山の典座なり。侘云く、吾は是れ西蜀の人なり、鄕を離るること四十年を得たり、今年是れ六十一歳、向来(こうらい)粗(ほぼ)諸方の叢林を歴たり。先年孤雲裏に権住し、育王を討ね得て掛搭し、胡乱(うろん)に過ぐ。然るに去年、解夏了に、本寺の典座に充てらる。明日五日にして、一供渾て好喫する無し。麺汁を做さんと要するに、未だ椹の在らざる。仍て特特として来るは椹を討ね買うて、十方の雲衲に供養せんとすと。山僧侘に問ふ、幾ばくの時にか彼を離るや。座云く、斎了。山僧云く、育王這裏を去つて、多少の路か有る。座云く、三十四五里。山僧云く、幾ばくの時にか寺裏に廻へり去るや。座云く、如今(いま)椹を買い了らば便ち行かんと。山僧云く、今日期せずして相ひ会し、旦らく舶裏に在つて説話す、豈に好結縁に非ざらん乎。道元典座禅師を供養せん。座云く、不可なり、明日の供養、吾若し管せずんば、便ち不是にして了らん。山僧云く、寺裏何ぞ同事の者の斎粥を理会する無らんや。典座一位不在なりとも、什麼の欠闕か有らん。座云く、吾老年にして此の職を掌る乃ち耄及の弁道なり。何を以てか侘に譲る可ん乎。又来る時未だ一夜宿の暇を請わず。山僧又典座に問う、座尊年、何ぞ坐禅弁道し、古人話頭を看せずじて、煩わしく典座に充てて、只管に作務す。甚の好事か有ると。座大笑して云く、外国の好人、未だ弁道を了得せず、未だ文字を知得せざる在りと。山僧侘の恁地の話を聞き、忽然として発慚驚心して、便ち侘に問ふ、如何にあらんか是れ文字、如何にあらんか是れ弁道。座云く、若し問処を蹉過せずんば,豈に其の人に非ざらんや。山僧当時(そのかみ)不会。座云く、若し未だ了得せずんば、侘時後日、育王山に到れ、一番文字の道理を商量し去ること在らんと。恁地に語り了つて、便ち座を起つて云く、日晏了(くれなん)、忙ぎ去かんと。便ち帰り去れり。秋七月、初て天童山に上て、掛搭し玉へり。時に堂頭は無際和尚、諱は了派、法を佛照光に嗣ぐ。大慧杲禪師の法孫なり。しかるに師等は、邊夷外国の人なりとて、新戒の列に位を序せり。明全和尚、この時四十歳なり。師言て謂く、釋氏は法臘に依て、世齢を用ひず。中華の大禪林の排座、いかにしてか、かくの如く顚倒するやと。然れども一山の大衆、聞てなを蔑如たり。師これを責てやまず。時に耆宿等云く、傳て謂ふ、前朝の日本より来れる僧、空海(弘法大師)最澄(傳教大師)及び榮西等の如きも、みな中華の叢林に入る時は、新戒に列する。これ舊例なりと。今又更に改むべからずと。時に師潜かに歎じて謂く、千佛の軌範の凡情に落ること、悲むべし。我これを改めざらんやとて、上表して、宋帝に訴ふ。其の略に曰く。佛、西天に興て、毘尼を以て洪範と為す。法、東域に流て、僧臘を序て階差を分。前古依繇る。今に至て何そ癈ん。付して以は、皇朝聖喆慈宸薄通。靈山の囑言を忘れず。漢庭の奉行を慕うことを願う。恩を垂れ僧次を質して、授戒の先後、愆ち無し。旨を頒て亂階を治め、法歳の短長以て別ん。外客幸に天澤に沐。下情、野詞を悉せず。この表一び上て、朝廷僉議まちまちなれども、いまだ勅裁なかりければ、再び上表する。其の詞の略に云く、重て白す。佛法、沙界に偏、戒光、十方を照。況や經に曰く、今此三界、皆是我有。其中衆生、悉是吾子。皆是我有を以て言は、此の娑婆世界は、釋迦牟尼佛の國土也。國已に佛國、人皆佛子也。兄弟天倫、混淆す可ず。伏して以は、佛法世法理之從ふ焉。天神地祇、非理を容れず。理或は達せずは、恐は是れ亂邦か。賢者は亂邦に居せず。眞人は奸匿を避く。佛家の臘次、若し的當ならずは、王室の憲綱、安そ明晰為ん。幸に中華の聖徳を仰く、爰、倭僧の鄙懐を陳ぶ。天裁胡そ私有り。謹で乞ふ戒次を正せ。時に皇帝は寧宗なり。帝自ら表を見て、しばしば叡感有て、遂に天童に勅して、如法の戒次を格定せしむ。その後、日本の僧、中華に入て法臘の顚倒せざるものは、師の大功なり。これより師の雄名、五岳に流布せりとなり。其の月の中に、育王の典座再び來て、相見問答して去りき。師これを明全和尚に擧似せりしに、全公大きに歓喜す。典座教訓に云く、同年(
La quinzième année de l’ère Jiading, au cinquième mois de l’année guiwei, alors que je me trouvais à bord d’un navire dans le port de Qingyuan, le chef de l’ambassade japonaise, lors d’une conversation, me dit qu’un vieux moine était venu. Il avait environ soixante ans. Il arriva directement au navire et, s’adressant aux passagers japonais, demanda à acheter un shinoki (bois de camphrier). Je l’invitai à prendre du thé. Lorsque je lui demandai d’où il venait, il me répondit qu’il était le tenzo (maître de cuisine) du mont Ayuwang. Il dit avec humilité : « Je suis originaire du Xishu. Cela fait quarante ans que j’ai quitté mon pays natal, et cette année j’ai soixante et un ans. J’ai parcouru presque tous les monastères des diverses régions. L’année dernière, après la retraite d’été, j’ai été nommé tenzo du monastère principal. Demain, le cinquième jour, il n’y aura rien de bon à manger pour le repas. Je voulais préparer une soupe de nouilles, mais il n’y avait plus de shinoki. C’est pourquoi je suis venu spécialement pour acheter du shinoki afin d’offrir un repas aux moines des dix directions. » Je lui demandai : « Combien de temps vous reste-t-il avant de partir ? » Le tenzo répondit : « Après le repas. » Je dis : « Quelle distance y a-t-il d’ici au mont Ayuwang ? » Il dit : « Environ trente-cinq li. » Je demandai : « Combien de temps vous faudra-t-il pour retourner au monastère ? » Il dit : « Dès que j’aurai acheté le shinoki, je partirai. » Je dis : « Aujourd’hui, nous nous rencontrons par hasard. Restez un moment à bord pour discuter. Ne serait-ce pas une bonne occasion de créer des liens ? Je voudrais vous offrir un repas, maître tenzo. » Le tenzo dit : « Impossible. Si je ne m’occupe pas du repas de demain, ce ne sera pas convenable. » Je dis : « Au monastère, n’y a-t-il pas d’autres personnes pour s’occuper des repas ? Même si le tenzo est absent, quelle lacune cela créerait-il ? » Il dit : « Dans ma vieillesse, occuper cette fonction est ma pratique de la Voie. Comment pourrais-je la déléguer à autrui ? De plus, en venant, je n’ai pas demandé la permission de passer la nuit ailleurs. » Je demandai encore au tenzo : « À votre âge avancé, pourquoi ne pratiquez-vous pas zazen et n’étudiez-vous pas les kōan des anciens, mais vous occupez-vous avec tant de peine de la fonction de tenzo, vous affairant sans cesse ? Quel bien y trouvez-vous ? » Le tenzo éclata de rire et dit : « À l’étranger, il y a de bonnes personnes qui ne comprennent pas encore la pratique de la Voie et ne connaissent pas encore les lettres. » En entendant ces paroles, je fus soudainement empli de honte et mon esprit fut saisi d’étonnement. Je lui demandai alors : « Qu’est-ce que les lettres ? Qu’est-ce que la pratique de la Voie ? » Le tenzo dit : « Si vous ne manquez pas le point de la question, n’êtes-vous pas cette personne ? » Sur le moment, je ne compris pas. Le tenzo dit : « Si vous ne comprenez pas encore, plus tard, lorsque vous viendrez au mont Ayuwang, nous pourrons discuter une fois du principe des lettres. » Ayant ainsi parlé, il se leva et dit : « Le jour décline, je dois me dépêcher de partir. » Et il s’en alla. Au septième mois de l’automne, je montai pour la première fois au mont Tiantong et y fus admis. À cette époque, l’abbé était le vénérable Wuji, nom posthume Liaopai, héritier du Dharma de Fozhao Guang, lui-même petit-fils dans le Dharma du grand maître Dahui Zonggao. Cependant, parce que nous étions des gens de pays étrangers et barbares, on nous plaça dans le rang des nouveaux novices. Le vénérable Myōzen avait alors quarante ans. Je dis : « Dans le bouddhisme, on suit l’ancienneté dans le Dharma, non l’âge mondain. Comment, dans un grand monastère chan de Chine, la disposition des sièges peut-elle être ainsi inversée ? » Pourtant, l’assemblé du monastère, entendant cela, nous méprisa encore davantage. Je ne cessai de protester. Alors, les anciens dirent : « On rapporte que lorsque les moines venus du Japon sous les dynasties précédentes, tels Kūkai (maître Kōbō), Saichō (maître Dengyō) ou Eisai, entraient dans les monastères chinois, ils étaient tous placés parmi les nouveaux novices. C’est une ancienne règle. Aujourd’hui, on ne peut la changer. » À ce moment, je soupirai en secret et dis : « Il est triste que les règles établies par les mille Bouddhas tombent dans les sentiments ordinaires. Ne vais-je pas les réformer ? » Je présentai donc un mémoire à l’empereur des Song pour exposer notre cas. En résumé, il disait : « Le Bouddha, apparaissant en Inde, fit des préceptes la grande règle. Le Dharma, se répandant en Orient, utilisa l’ancienneté dans le Dharma pour établir une hiérarchie. Depuis les temps anciens, on suit cela. Pourquoi l’abolir aujourd’hui ? J’espère que la dynastie impériale, sage et compatissante, n’oubliera pas les instructions du Pic des Vautours et voudra suivre les pratiques de la cour des Han. Qu’elle daigne accorder une attention à l’ordre des moines, afin que l’ordre d’ordination ne soit pas perturbé. Qu’elle promulgue un décret pour réguler les rangs désordonnés, en distinguant selon la longueur de l’ancienneté dans le Dharma. Nous, hôtes étrangers, avons la chance de recevoir la faveur céleste. Nos sentiments modestes ne peuvent exprimer toutes nos paroles rustiques. » Ce mémoire une fois présenté, les discussions à la cour furent diverses, mais aucun décret impérial ne fut émis. Je présentai donc un second mémoire. En résumé, il disait : « Je m’exprime à nouveau. Le Dharma du Bouddha s’étend à tous les mondes, la lumière des préceptes illumine les dix directions. De plus, le sutra dit : “Maintenant, ces trois mondes sont tous à moi. Les êtres qui s’y trouvent sont tous mes enfants.” En disant “sont tous à moi”, ce monde sahā est la terre du Bouddha Śākyamuni. La terre étant déjà la terre du Bouddha, les gens sont tous des enfants du Bouddha. Les frères, liés par les relations célestes, ne doivent pas être confondus. Je pense humblement que le Dharma du Bouddha et les lois mondaines suivent la même raison. Les divinités célestes et terrestres n’acceptent pas ce qui est contraire à la raison. Si la raison n’est pas respectée, je crains que ce ne soit un pays en désordre. Les sages ne demeurent pas dans un pays en désordre. Les vrais hommes évitent la tromperie. Si l’ordre d’ancienneté dans le Dharma bouddhique n’est pas correct, comment les lois de la cour royale pourraient-elles être claires ? Heureux de pouvoir m’appuyer sur la vertu sacrée de la Chine, j’expose ici les sentiments rustiques d’un moine japonais. Le jugement céleste pourrait-il être partial ? Je demande respectueusement que l’ordre d’ordination soit rectifié. » À cette époque, l’empereur était Ningzong. L’empereur, ayant lu lui-même le mémoire, en fut profondément touché et ordonna finalement à Tiantong d’établir correctement l’ordre d’ordination selon la règle. Par la suite, le fait que les moines japonais entrant en Chine ne subissent plus d’inversion de leur ancienneté dans le Dharma est le grand mérite du maître. Dès lors, la renommée du maître se répandit dans les cinq montagnes sacrées. Au milieu de ce mois, le tenzo d’Ayuwang revint, nous nous rencontrâmes et eûmes un dialogue, puis il partit. Lorsque je rapportai cela au vénérable Myōzen, celui-ci s’en réjouit grandement. Le tenzo enseigna : « La même année…
嘉定十六年也)七月、山僧天童に掛錫す時に彼の典座来つて相見して云く、解夏了に典座を退き鄕に帰り去かんとす。適ま兄弟の老子箇裏に在りと説くを聞く。如何ぞ来つて相見せざらんやと。山僧喜踊感激、侘を接して説話するの次で、前日舶裏に在りし文字弁道の因縁を説出す。典座云く、文字を学ぶ者は文字の故を知らんと為す。弁道を務むる者は、弁道の故を肯わんと要す。山僧侘に問ふ、如何にあらんか是れ文字。座云く、一二三四五。又問ふ、如何にあらんか是れ弁道。座云く、徧界曾て藏さず。其の余の説話、多般ありと雖も、今録さざる所ろなり。山僧聊か文字を知り弁道を了ずることは、乃ち彼の典座の大恩なり。向来一段の事、先師全公に説似す。公甚だ随喜するのみ。其秋又日本の隆禪上座と云人に憑て、龍門佛眼(五祖法演法嗣)派下の嗣書を拝看す。嗣書の巻に云く、また龍門の佛眼禪師、清遠和尚の遠孫にて、傳藏主といふものありき。かの傳藏主、また嗣書を帯せり。嘉定のはじめに、隆禪上座日本國の人なりといへども、かの傳藏主、やまひしけるに、隆禪よく看病して、勤労しきりなるによりて、看病の労を謝せんがために、嗣書をとりいだして禮拝せしめけり。みがたきものなり。與你禮拝といひけり。それよりこのかた、八年ののち、
En la seizième année de Jiading (1223), au septième mois, ce moine de montagne, arrivant au temple Tiantong, y prit résidence. Alors, le tenzo de ce lieu vint à sa rencontre et déclara : « Ayant achevé la retraite d'été, je quitte la charge de tenzo et m'en retourne dans mon pays natal. Entendant dire qu'un vieux frère se trouve ici, comment ne pas venir le saluer ? » Le moine de montagne, transporté de joie et d'émotion, le reçut avec déférence. Au cours de leur entretien, il évoqua l'épisode du « discernement de la Voie par les lettres » dont il avait débattu sur le navire quelques jours auparavant. Le tenzo dit alors : « Celui qui étudie les lettres doit connaître l'origine des lettres. Celui qui s'applique au discernement de la Voie doit vouloir approuver l'origine du discernement de la Voie. » Le moine de montagne lui demanda avec déférence : « Qu'est-ce que sont les lettres ? » Le tenzo répondit : « Un, deux, trois, quatre, cinq. » Il demanda encore : « Qu'est-ce que le discernement de la Voie ? » Le tenzo répondit : « Rien n'est caché dans l'univers entier. » Bien que leur conversation ait couvert de nombreux autres sujets, je ne les rapporte pas ici. Le fait que ce moine de montagne ait quelque peu compris les lettres mais n'ait pas pleinement saisi le discernement de la Voie, cela fut entièrement dû à la grande bienveillance de ce tenzo. Plus tard, je rapportai cet épisode à mon maître défunt, le vénérable Quan. Celui-ci en éprouva une grande joie admirative. Cet automne-là, grâce à un certain supérieur Ryūzen du Japon, je pus vénérer et contempler le certificat de succession de l'école du maître Longmen Foyan (héritier du dharma de Wuzu Fayan). Sur le rouleau du certificat était écrit : « Il y eut aussi, dans la lignée du maître zen Longmen Foyan, descendant du vénérable Qingyuan, un certain maître de bibliothèque nommé Chuan. Ce maître de bibliothèque Chuan possédait également un certificat de succession. Au début de l'ère Jiading, bien que le supérieur Ryūzen fût japonais, lorsque le maître de bibliothèque Chuan tomba gravement malade, Ryūzen prit soin de lui avec diligence et dévouement. Pour le remercier de ses soins assidus, Chuan sortit son certificat de succession et le lui fit vénérer. C'est un objet précieux. "Je te le confie pour que tu le vénères", dit-il. Depuis lors, huit années se sont écoulées.
嘉定十六年癸末のあきのころ、道元はじめて天童山に寓止するに、隆禪上座ねんごろに傳藏主に請して、嗣書を道元にみせしと云云。又廣録の第十に、鄕間の禪上座に與ふ偈に曰く、錫、玲瓏に駐て動著せず。工夫辨道自然に圓なり。回光轉眼幾か日を經。退歩飜身已に年を積む。牯牛の閑鼻竅を穿卻し、佛祖の鐵關禪を打開す。一生聖凡の路を跳出して、後を待て何そ生せん木耳の縁と。この傳藏主は枯山の良傳、法を秀岩の師瑞に嗣ぐ、瑞は物初の觀に嗣ぐ。增集續傳燈に見えたり。またこの隆禪は、歌人定家の弟に、寂蓮と云あり。其の子息出家し隆禪と稱す。祖師同時の人にて、祖師より先に入宋せられしなるべし。又惟一西堂に依て、法眼下の嗣書を拝せり。惟一西堂、號は環渓、無準の範に嗣法す。後に天童に住。增集續傳燈巻の四に傳を列す。嗣書の巻に云く、惟一西堂とて、天童に掛錫せしは、越上の人事なり。前住廣福寺の堂頭なり。先師と同郷人なり。先師つねにいはく、境風は一西堂に問取すべし。あるとき西堂いはく、古蹟の可觀は、人間の珍玩なり。いくばくか見來せる。道元いはく、見來すくなし。ときに西堂いはく、吾那裡に一軸の古蹟あり。恁麼次第なり。老兄に與て看といひて携來をみれば嗣書なり。法眼下のにてありけるを、老宿の衣鉢のなかよりえたりけり。惟一長老のにはあらざりけり。又宗月長老に依て、雲門下の嗣書を拝せり。嗣書の巻に云、雲門下の嗣書とて、宗月長老の天童の首座職に充せしとき、道元にみせしは、いま嗣書をうる人のつぎ、かみの師および、西天東地の佛祖をならべつらねて、その下頭に嗣書うる人の名字あり。諸佛祖より直にいまの新祖師の名字につらぬるなり。宗月首座、雪窻宗月、法を無際に嗣ぐ。增集續傳燈に見ゆ。又嘉定十七年甲申(日本元仁元年)の正月二十一日に佛照の無際に授る嗣書を拝看せり。嗣書の巻に云、これは阿育王山、佛照禪師徳光、かきて派無際にあたふるを、天童の住持なりしとき、小師の僧、智庾ひそかにもちきたりて、了然寮にて道元にみせし。ときに大宋嘉定十七年甲申正月二十一日、はじめてこれをみる。喜感いくばくぞ。すなはち佛祖の冥感なり。焼香禮拝して被看す。この嗣書を請出することは、去年七月のころ、師廣都寺ひそかに寂光堂にて、道元にかたれり。道元ちなみに都寺にとふ、如今(いま)たれ人かこれを帯持せる。都寺いはく、堂頭老漢、那裏に相似有らん。のちに請出、ねんごろにせば、さだめてみすることあらん。道元このことばをききしより、もとむる心ざし、日夜に休せず。このゆへに、今年ねんごろに小師の僧智庾を屈請し、一片心をなげて請得せりしなり。そのかける地は、白絹の裱褙せるにかく。表紙はあかき錦なり。軸は玉なり。長九寸ばかり。闊七尺餘なり。閑人にはみせず。道元すなはち智庾を謝す。さらに即時に堂頭に參して、焼香して無際和尚を禮謝す。ときに無際いはく、遮の一段の事、見知を得こと少し、如今老兄知得す。便是學道の實歸也。ときに道元喜感勝ふること無し。(文)師、ときに僧堂に在て、鄰單の僧の毎朝袈裟を頂戴して掛るを見て、感泣發願し玉ひき。亦三韓の僧二人來しが、衣鉢と云ことをしらずして、俗人の様なりしを見て、いよいよ慚羞して、自らを戒め玉へり。傳衣の巻に云、予在宋のそのかみ、長連牀に功夫せしとき、齊肩の鄰單をみるに、毎暁の開靜のとき、袈裟をささげて頂上に安置し、合掌恭敬して、一偈を黙誦す。ときに予未曾見のおもひを生じ、歓喜身にあまり、感涙ひそかにおちて、衣襟をうるほす。その旨趣は、そのかみ阿含經を被閲せしとき、頂戴袈裟の文をみるといへども、その儀則いまだあきらめず。いままのあたりみる。歓喜随喜し、ひそかにをもわく、あはれむべし郷土にありしとき、おしふる師匠なし、かたる善友にあはず。いくばくかいたづらにすぐる光陰ををしまざる。かなしまざらめやは。いまの見聞するところ、宿善よろこぶべし。もしいたづらに郷閒にあらば、いかでかまさしく佛衣を相承著用せる僧寶に鄰肩することをゑん。悲喜ひとかたならず。感涙千萬行。ときにひそかに發願す。いかにしてかわれ不肖なるといふとも、佛法の嫡嗣となり、正法を正傳して、郷土の衆生をあはれむに、佛祖正傳の衣法を見聞せしめん。かのときの發願いまむなしからず。袈裟を受持せる在家出家の菩薩おほし。歓喜するところなり。受持袈裟のともがら、日夜に頂戴すべし。殊勝最勝の功徳なるべし。一句一偈を見聞することは、若樹若石の因縁もあるべし。袈裟正傳の功徳は、十方に難遇ならん。大宋
À l’automne de la seizième année de l’ère Jiading, année guimao, lorsque Dōgen séjourna pour la première fois au mont Tiantong, le shuso Ryūzen pria instamment le zōsu Den de montrer à Dōgen un certificat de transmission. De plus, dans le dixième volume du Kōroku, un vers offert au shuso Ryūzen dit : « La canne de métal demeure limpide, sans mouvement. L’effort et la pratique de la Voie s’accomplissent naturellement. Combien de jours ont passé depuis que la lumière s’est retournée et le regard s’est tourné ? Reculer d’un pas, retourner le corps, déjà les années s’accumulent. Le museau libre de la vache traverse les narines, ouvre la barrière de fer du zen des bouddhas et des patriarches. Ayant d’un bond franchi la voie des saints et des hommes ordinaires, qu’attendre pour produire l’oreille du mokugyo ? » Ce zōsu Den est Ryōden de Kozan, qui reçut le Dharma de Shūgan Shōzui, lequel le reçut de Butsusho Kangan. Il apparaît dans le Zōshū Zoku Dentōroku. De plus, ce Ryūzen était le frère cadet du poète Teika, nommé Jakuren. Son fils entra dans les ordres et prit le nom de Ryūzen. Contemporain du Maître, il serait entré dans le Song avant lui. De plus, sur la recommandation du shidō Yuichi, il put vénérer un certificat de transmission de la lignée Hōgen. Le shidō Yuichi, nommé Kankei, reçut le Dharma de Bujun Shihan. Il résida plus tard à Tiantong. Sa biographie est donnée dans le quatrième volume du Zōshū Zoku Dentōroku. Le volume des certificats de transmission dit : « Le shidō Yuichi, qui résidait à Tiantong, était un homme de la province d’Echigo. Il était l’ancien abbé du temple Kōfukuji. Il était du même pays natal que le Maître. Le Maître disait souvent : “Il faut interroger le shidō Yuichi sur le vent des circonstances.” Une fois, le shidō dit : “Les vestiges anciens dignes d’être contemplés sont des trésors pour les hommes. Combien en avez-vous vus ?” Dōgen dit : “Je n’en ai vu que peu.” Alors le shidō dit : “J’ai là un rouleau d’antiquités. Voici comment il en est. Je vous le donne pour le regarder.” Lorsqu’il l’apporta, c’était un certificat de transmission. C’était celui de la lignée Hōgen, qu’il avait obtenu parmi les effets d’un vieux moine. Ce n’était pas celui du vénérable Yuichi. De plus, sur la recommandation du vénérable Sōgetsu, il put vénérer un certificat de transmission de la lignée Unmon. Le volume des certificats de transmission dit : « Quant au certificat de transmission de la lignée Unmon, lorsque le vénérable Sōgetsu occupait la fonction de shuso à Tiantong, il le montra à Dōgen. Maintenant, sous le nom de celui qui reçoit le certificat de transmission, sont alignés le maître immédiat, les maîtres précédents, et les bouddhas et patriarches des Cieux de l’Ouest et de la Terre de l’Est, et au bas est inscrit le nom de celui qui reçoit le certificat. C’est enfilé directement depuis les bouddhas et patriarches jusqu’au nom du nouveau patriarche actuel. » Le shuso Sōgetsu, Sessō Sōgetsu, reçut le Dharma de Mugai. Il apparaît dans le Zōshū Zoku Dentōroku. De plus, le vingt et unième jour du premier mois de la dix-septième année de l’ère Jiading, année jiashen (première année de l’ère Gennin au Japon), il put voir et vénérer le certificat de transmission conféré par Butchō Mugai. Le volume des certificats de transmission dit : « Celui-ci, écrit par le maître zen Butchō Tokkō du mont Ayuwang et donné à la lignée Mugai, fut apporté en secret par le jeune moine Chigu lorsque celui-ci était résident de Tiantong, et montré à Dōgen dans le ryō Ryōnen. C’était le vingt et unième jour du premier mois de la dix-septième année de l’ère Jiading, année jiashen, qu’il le vit pour la première fois. Quelle joie et quelle émotion ! C’était précisément la réponse secrète des bouddhas et patriarches. Il brûla de l’encens, se prosterna et le regarda avec respect. Quant à la manière dont ce certificat de transmission fut obtenu, à l’époque, au mois de juillet de l’année précédente, le tsu du temple Kōtoshi en parla en secret à Dōgen dans le dō Jikkō. Dōgen demanda incidemment au tsu : “Qui le détient actuellement ?” Le tsu dit : “Le vieil homme de l’abbatiale l’aurait peut-être là-bas. Si plus tard vous le demandiez avec insistance, vous pourriez certainement le voir.” Dès qu’il entendit ces paroles, le désir de le rechercher ne cessa jour et nuit. C’est pourquoi, cette année, il invita instamment le jeune moine Chigu et, jetant tout son cœur, obtint de le recevoir. Le support sur lequel il était écrit était de la soie blanche doublée. La couverture était d’un brocart rouge. Le rouleau était de jade. Long d’environ neuf sun, large de plus de sept shaku. Il ne le montrait pas aux personnes non concernées. Dōgen remercia alors Chigu. Puis aussitôt il se rendit à l’abbatiale, brûla de l’encens et se prosterna pour remercer le vénérable Mugai. Alors Mugai dit : “Cette affaire, peu l’ont vue et connue. Maintenant, vous, vieux frère, l’avez comprise. C’est précisément le retour véritable à la pratique de la Voie.” À ce moment, la joie et l’émotion de Dōgen étaient sans égales. » (Texte) Le Maître, alors qu’il était dans le sōdō, voyant chaque matin le moine du voisin de tan prendre le kesa et le placer sur sa tête, fut ému aux larmes et formula un vœu. De même, lorsque vinrent deux moines des Trois Royaumes de Corée qui, ignorant l’affaire des robes et bols, ressemblaient à des laïcs, il en éprouva une honte encore plus grande et se fit à lui-même des remontrances. Le volume de la transmission des robes dit : « Lorsque je pratiquais jadis sur le chōrenjō en Song, voyant le voisin de tan à l’épaule, chaque matin au moment du kaijō, il prenait le kesa, le plaçait sur le sommet de la tête, joignait les mains avec respect et récitait silencieusement un vers. Alors je ressentis une pensée de ce que je n’avais jamais vu, une joie débordant le corps, des larmes d’émotion tombant secrètement et mouillant le col de la robe. Le sens profond en est que, jadis, lorsque je lisais le Sūtra Agama, je voyais bien le passage sur le kesa placé sur la tête, mais je n’en avais pas encore compris le rituel. Maintenant, je le vois devant moi. Je me réjouis et me félicite, et secrètement je pense : “Hélas, lorsque j’étais dans mon pays natal, je n’avais pas de maître pour l’enseigner, je ne rencontrais pas d’amis vertueux pour en parler. Combien de temps ai-je gaspillé en vain sans regretter la lumière et l’ombre qui passaient ? Comment ne pas en être affligé ?” Ce que je vois et entends maintenant, je dois m’en réjouir comme d’un bienfait d’existences passées. Si j’étais resté vainement dans mon pays natal, comment aurais-je pu voisiner à l’épaule avec un trésor de moine qui a hérité et porte correctement la robe du Bouddha ? Douleur et joie ne font qu’un. Des larmes d’émotion coulent par milliers. Alors secrètement je formule le vœu : “Même si je suis indigne, comment pourrais-je devenir l’héritier légitime du Dharma du Bouddha, transmettre correctement le vrai Dharma, et, par compassion pour les êtres de mon pays natal, leur faire voir et entendre la robe et le Dharma correctement transmis par les bouddhas et patriarches ?” Ce vœu formulé alors n’est pas vain. Il y a beaucoup de bodhisattvas, laïcs et moines, qui reçoivent et gardent le kesa. C’est une cause de joie. Ceux qui reçoivent et gardent le kesa doivent le placer sur leur tête jour et nuit. Ce doit être un mérite suprême et excellent. Voir et entendre un seul vers ou une seule phrase, même les arbres et les pierres en ont la cause et la condition. Le mérite de la transmission correcte du kesa doit être difficile à rencontrer dans les dix directions. Grand Song.
嘉定十六年癸未、冬十月中、三韓の僧二人ありて、慶元府にきたれり。一人は智玄となづけ、一人は景雲といふ。この二人ともにしきりに佛經の義を談ず。あますさへ文學の士なり。しかあれども袈裟なし。鉢盂なし。俗人のごとし。あはれむべし比丘形なりといへども、比丘法なきこと。小國邊地のしかあらしむるならん。我朝の比丘形のともがら、他國にゆかんとき、またかの二僧のごとくならん。釋迦牟尼佛、十二年中頂戴して、さしをきましまさざりき。すでに遠孫なり。これを學すべし。いたづらに名利のために、天を拝し、神を拝し、王を拝し、臣を拝する頂門を、いま佛衣頂戴に迴向せん。よろこぶべきなり(文)
En la seizième année de l'ère Jiading, l'année guimei, au milieu du dixième mois d'hiver, deux moines des Trois Han arrivèrent à la préfecture de Qingyuan. L'un se nommait Zhixuan, l'autre Jingyun. Tous deux discutaient avec ardeur du sens des sūtras bouddhiques. Ils étaient même des lettrés accomplis. Cependant, ils n'avaient ni kesa ni bol à aumônes. Ils étaient comme des laïcs. Il est pitoyable que, bien qu'ils aient l'apparence de bhikṣu, ils soient dépourvus de la discipline des bhikṣu. Cela doit être ainsi dans les petits pays des régions frontalières. Quand les membres de notre pays qui ont l'apparence de bhikṣu se rendront dans d'autres contrées, ils deviendront peut-être comme ces deux moines. Le Bouddha Śākyamuni, pendant douze années, porta [le kesa] sur sa tête et ne le déposa pas. Puisque nous sommes ses lointains descendants, nous devons l'étudier. Il faut maintenant dédier ce sommet de la tête, qui vénère en vain le ciel, les dieux, les rois et les ministres pour la renommée et le profit, au port du vêtement du Bouddha sur la tête. Cela est digne de joie.
寶慶元年乙酉(日本嘉禄元年)師、天童に寓して、まさに二歳に近し。無際の許可を蒙るとこ、數回なりといへども、自らこれを肯ひ玉はず。天童を出でヽ經山浙翁如琰(嗣佛照光)禪師に參見す。琰、問て曰く、幾く時か此閒に到る。師曰く、客歳四月。琰曰く、羣に随て恁麼に來。師曰く、羣に随はずして恁麼來る時作麼生。琰曰く、也是、羣に随恁麼に來。師曰く、既に是、羣に随て恁麼來、作麼生か是なる。琰一掌して曰く、這の多口の阿師。師曰く、多口阿師は即不無、作麼生か是。琰曰く、且坐喫茶。又台州の小翠岩に往て、卓公に見えて、即問、如何是佛。卓曰く、殿裡底。師曰く、既に是れ殿裡底、甚為してか遍河沙。卓曰く、遍河沙。師曰く、話随了。又再び育王に遊て、龍樹圓月の相を壁閒に圖せしを見て、成桂知客を勘験し玉ふ。この卓公は、盤山思卓、法を無用の全に嗣ぐ。全、大慧杲に嗣ぐ。增集續傳燈巻一に傳あり。亦佛性の巻に曰く、予、雲遊のそのかみ、大宋國にいたる。
En l’an premier de Baoding, sous le signe cyclique yiyou (première année de Kariaku au Japon), le Maître réside au Tiantong depuis près de deux ans. Bien qu’il ait reçu à plusieurs reprises la permission de l’abbé Wuji, il ne l’accepte pas lui-même. Il quitte Tiantong et se rend au mont Jing pour rendre visite au maître chan Zheweng Ruyan (successeur de Fuzhao Guang). Yan lui demande : « Depuis combien de temps es-tu arrivé ici ? » Le Maître répond : « En avril de l’année dernière. » Yan dit : « Tu es venu ainsi en suivant la multitude. » Le Maître dit : « Que se passe-t-il quand on vient ainsi sans suivre la multitude ? » Yan dit : « C’est aussi venir ainsi en suivant la multitude. » Le Maître dit : « Puisque c’est venir ainsi en suivant la multitude, qu’est-ce que cela ? » Yan lui donne une claque et dit : « Ce maître trop bavard ! » Le Maître dit : « Le maître trop bavard n’est pas inexistant, mais qu’est-ce que cela ? » Yan dit : « Assieds-toi et bois du thé. » Il se rend ensuite au Petit Mont Cuiluai à Taizhou, rencontre le vénérable Zhuo et lui demande aussitôt : « Qu’est-ce que le Bouddha ? » Zhuo dit : « Celui qui est dans le temple. » Le Maître dit : « Puisque c’est celui qui est dans le temple, pourquoi est-il partout dans les sables du Gange ? » Zhuo dit : « Partout dans les sables du Gange. » Le Maître dit : « La parole est épuisée. » Il voyage à nouveau au Yuwang, voit la représentation de l’aspect de l’arbre nāga et de la lune ronde sur un mur, et met à l’épreuve l’hôte Chengui. Ce vénérable Zhuo est Panshan Sizhuo, qui a reçu la transmission de Wuyong Quan. Quan est le successeur de Dahui Zonggao. Sa biographie figure dans le premier volume du Zengji Xuchuandeng. Il est également dit dans le rouleau Buddha-nature : « Autrefois, lors de mes pérégrinations, je suis arrivé au grand pays des Song. »
嘉定十六年癸未秋のころ、はじめて阿育王山廣利禪寺にいたる。西廊の壁間に西天東地三十三祖の變相を畫せるをみる。このとき領覧なし。のちに
À l’automne de l’année kuiwei de l’ère Jiading (1223), je me rendis pour la première fois au monastère Guangli du mont Ayuwang. Je vis, sur le mur du couloir ouest, une peinture représentant les trente-trois patriarches de l’Ouest et de l’Est. À ce moment-là, je n’y portai pas une attention particulière. Plus tard…
寶慶元年乙酉、夏安居のなかに、かさねていたるに西蜀の成桂知客と廊下を行歩するついでに、予、知客にとふ。這箇是恁麼相。知客いはく、龍樹身現圓月相。かく道取する。顔色に鼻孔なし。聲裡に語句なし。予いはく、眞箇是一枚畫餅相似。ときに知客大笑すといへども、笑裡無刀破畫餅不得なり。すなはち知客と、舎利殿および六殊勝地等にいたるあひだ、數番擧揚すれども疑著するにもおよばず。おのづから下語する僧侶も、おほく都不是なり。予いはく、堂頭にとふてみん。ときに堂頭は大光和尚なり。知客いはく、他無鼻孔對不得。如何得知。ゆへに光老にとはず。恁麼に道取すれども、桂兄も會すべからず。聞説する皮袋も道取せるなし。前後の粥飯頭みるにあやしまず。あらためなをさず。(文)又、平田の萬年寺に到て、元鼒(げんし)和尚に見えて、嗣書を拝看し玉ひき。鼒感夢のことありて、大いに師を器重せり。其の後に師も又靈夢のことありて、太だ因縁を感激し玉へり。嗣書の巻に曰く、寶慶のころ、道元、台山雁山等に雲遊するついで、平田の萬年寺にいたる。ときの住持は福州の元鼒和尚なり。宗鑒長老退院ののち、鼒和尚補す。叢席を一興せり。人事のついでに、むかしよりの佛祖の家風往來せしむるに、大僞仰山の令嗣話を擧するに、長老いはく、曾て我箇裡嗣書を看るや也否や。道元いはく、いかにしてみることをえん。長老すなはちみづからたちて嗣書をささげていはく、這箇はたとひ親人なりといへども、たとひ元鼒ひごろ出城し、見知府のために在城のとき、一夢を感ずるにいはく、大梅山法常禪師とおぼしき高僧ありて、梅花の一枝をさしあげていはく、もしすでに船舷をこゆる實人あらんには、花ををしむことなかれといひて、梅花をわれにあとふ。元鼒おぼえずして夢中に吟じていはく、未だ船舷を跨ず好し三十棒を與。しかあるに老兄與相見。いはんや老兄すでに船舷跨來。この嗣書、また梅花綾にかけり。大梅のおしふるところならん。夢中と符合するゆへにとりいだすなり。老兄もしわれに嗣法せんともとむるや。たとひもとむるともをしむべきにあらず。道元信感おくところなし。嗣書を請ずべしといへども、ただ焼香禮拝して恭敬供養するのみなり。ときに焼香侍者法寧といふあり。はじめて嗣書をみるといひき。道元ひそかに思惟しき。この一段の事、まことに佛祖の冥資にあらざれば、見聞なほかたし。邊地の愚人として、なんのさいはいありてか數番これをみる。感涙霑袖。ときに維摩室大舎堂等に閑闃無人なり。この嗣書は落地梅綾のしろきにかけり。長九寸餘、闊一尋餘なり。軸子は黄玉なり。表紙は錦なり。道元台山より天童にかへる路程に大梅山護聖寺の旦過に宿するに、大梅祖師きたり。開花せる一枝の梅花をさづくる靈夢を感ず。祖鑒もとも仰憑するものなり。その一枝花の縦横は一尺餘なり。梅花あに優曇花にあらざらんや。夢中と覺中とおなじく眞實なるべし。道元在宋のあひだ歸國よりのち、いまだ人にかたらず。(文)師、諸方を遊歴して知識に相見し玉へども、過量の人の師範とすべき無きに因て、又再び派無際を訪て天童に歸らんとし玉ふ。途中にして無際の示寂せしことを聞て、大いに嗟嘆して、それより歸鄕の念萠せり。ゆへに明全和尚の天童に寓し玉ふを訪ひて、再び山に登り玉ふ。途中に老璡と云う僧ありて、師に謂て云く、今天下の宗匠は、如淨禪師に過たるなし。このころ勅請に應じて、天童に住し玉へり。公早く山に登りて參見すべしと。師これを幸ひなりとして、急ぎて天童に登り玉へり。鉢盂の巻に曰く、先師天童古佛、太宋寶慶元年住天童云云。瑩山和尚の永平の傳に云く、徑山の羅漢殿の前に、老人有て告て云、淨慈淨老は道眼を具する者、汝見は必ず所疑を釋んと。(已上)。この璡公は羅漢の應現なるべし。即ち淨和尚に參拝す。淨告て云く、佛佛祖祖、面授の法門現成せりと。師すなはち拝を設く。これ乙酉の五月朔日なり。淨和尚時に左右に告て云く、前夜、悟本大師を迎ふと夢む。此子恐は是れ大師の再生か。我宗他に憑て大いに世に興らん。面授の巻に云く、太宋
En l’an premier de l’ère Baoqing, année du Bois et du Coq, durant la retraite d’été, alors que je portais le kesa superposé, marchant dans le corridor avec le shika Cheng Gui du Shu occidental, je demandai au shika : « Quelle apparence est-ce là ? » Le shika dit : « Nāgārjuna manifeste l’apparence du disque lunaire. » Ainsi parla-t-il. Son visage n’avait pas de narines. Dans sa voix, il n’y avait pas de phrases. Je dis : « C’est vraiment comme une galette peinte. » Alors le shika rit aux éclats, mais dans ce rire, il n’y avait pas de lame pour briser la galette peinte. Puis, entre le shika et moi, jusqu’à la salle des reliques et aux six lieux éminents, nous échangeâmes plusieurs fois des paroles, mais cela n’atteignit pas le doute. Naturellement, les moines qui formulaient des réponses n’étaient pour la plupart pas justes. Je dis : « J’irai demander au supérieur. » À ce moment, le supérieur était le vénérable Daguang. Le shika dit : « Il n’a pas de narines, on ne peut lui répondre. Comment le savoir ? » C’est pourquoi je ne demandai pas au vieux Guang. Bien qu’il parlât ainsi, le frère Gui ne pouvait comprendre. Le sac de peau qui entendait le récit ne formulait rien non plus. Je ne voyais pas de différence dans les repas de gruau d’avant et d’après. Je ne cherchai pas à le changer. (Texte) De plus, arrivé au temple Mannen de Hirata, je fus reçu par le vénérable Yuan Ci et je pus vénérer et regarder le document de transmission. Ci, ayant eu un rêve prémonitoire, estima grandement le maître. Par la suite, le maître eut aussi un rêve spirituel et fut profondément ému par le lien karmique. Sur le rouleau du document de transmission, il était écrit : « À l’époque de Baoqing, Dōgen, errant comme un nuage vers le mont Tiantai, le mont Yanshan, etc., arriva au temple Mannen de Hirata. L’abbé résident à ce moment était le vénérable Yuan Ci de Fuzhou. Après que l’ancien Zongjian eut quitté le temple, le vénérable Ci le remplaça. Il ranima l’assemblée. À l’occasion des affaires humaines, évoquant les styles familiaux des Bouddhas et des patriarches depuis les temps anciens, lorsqu’il cita les paroles de transmission du grand Guishan et de Yangshan, l’ancien dit : “Avez-vous déjà vu un document de transmission ici ou non ?” Dōgen dit : “Comment pourrais-je le voir ?” L’ancien se leva alors lui-même, présenta le document de transmission et dit : “Celui-ci, même s’il s’agit d’un proche, même si Yuan Ci, sortant autrefois de la ville, alors qu’il était dans la ville pour voir le préfet, fit un rêve prémonitoire : il y avait un vénérable moine qui semblait être le maître chan Fachang du mont Damei, tenant une branche de prunier en fleur et disant : ‘S’il y a une personne réelle qui a déjà traversé le bord du bateau, ne regrette pas la fleur’, et il me donna la fleur de prunier. Yuan Ci, sans s’en souvenir, récita en rêve : ‘Ne pas encore avoir enjambé le bord du bateau, il est bon de donner trente coups. Pourtant, vieux frère, nous nous rencontrons. Comment dire, vieux frère, tu as déjà enjambé le bord du bateau.’ Ce document de transmission est aussi monté sur une soie à motif de prunier. Ce doit être ce que Damei a donné. Je le sors parce qu’il correspond au rêve. Vieux frère, voudrais-tu recevoir de moi la transmission du Dharma ? Même si tu le voulais, il n’y aurait pas à le regretter.” Dōgen n’eut aucun doute. Bien qu’il dût demander le document de transmission, il se contenta de brûler de l’encens, de se prosterner, de vénérer et d’offrir avec respect. » À ce moment, il y avait un serviteur de l’encens nommé Faning, qui dit voir le document de transmission pour la première fois. Dōgen réfléchit secrètement : « Cette affaire, si ce n’est vraiment l’aide invisible des Bouddhas et des patriarches, serait difficile à voir et entendre. En tant qu’homme ignorant d’une terre frontalière, par quelle fortune pourrais-je le voir plusieurs fois ? » Des larmes d’émotion mouillèrent ses manches. À ce moment, la salle de Vimalakīrti, la grande salle, etc., étaient silencieuses et désertes. Ce document de transmission était monté sur une soie blanche à motif de prunier tombé. Long d’un peu plus de neuf sun, large d’un peu plus d’une hiro. Le rouleau était en jade jaune. La couverture était en brocart. Sur le chemin du retour du mont Tiantai vers Tiantong, Dōgen séjourna à l’tango du temple Husheng du mont Damei. Il fit un rêve spirituel où le patriarche Damei venait et lui confiait une branche de prunier en fleur. C’est aussi ce que révèrent les anciens miroirs. La longueur et la largeur de cette branche de fleur étaient d’un peu plus d’un shaku. La fleur de prunier n’est-elle pas la fleur d’udumbara ? Le rêve et l’éveil sont également vrais. Pendant son séjour dans le Song, Dōgen ne parla à personne de cela après son retour au pays. (Texte) Le maître, ayant voyagé à travers divers lieux et rencontré des maîtres éveillés, mais n’ayant trouvé personne de qualité exceptionnelle qui puisse servir de modèle, décida de nouveau de rendre visite à Pa Wuji et de retourner à Tiantong. En chemin, il apprit que Wuji était décédé, il en fut profondément attristé, et à partir de là, l’idée de rentrer au pays germa. C’est pourquoi il rendit visite au vénérable Mingquan qui résidait à Tiantong, et gravit de nouveau la montagne. En chemin, il y avait un moine nommé Lao Qin qui dit au maître : « Aujourd’hui, dans tout l’empire, il n’y a pas de maître accompli qui surpasse le maître chan Rujing. Récemment, répondant à l’invitation impériale, il réside à Tiantong. Vous devriez gravir rapidement la montagne et aller le rencontrer. » Le maître, considérant cela comme une chance, se hâta de gravir le mont Tiantong. Dans le rouleau du bol à aumônes, il est dit : « L’ancien Bouddha de Tiantong, mon précédent maître, résida à Tiantong en l’an premier de l’ère Baoqing du grand Song, etc. » Dans la transmission de Yongping par le vénérable Keizan, il est dit : « Devant la salle des arhats du mont Jing, un vieillard apparut et dit : “Le vieux Jing de Jingci est une personne dotée de l’œil de la Voie, si vous le voyez, vos doutes seront certainement dissipés.” (Fin de citation) » Ce vénérable Qin devait être une manifestation des arhats. Il se rendit immédiatement rendre hommage au vénérable Jing. Jing déclara : « Les Bouddhas et les patriarches, la méthode transmise directement de visage à visage est parfaitement réalisée. » Le maître établit alors une prosternation. C’était le premier jour de la cinquième lune de l’année du Bois et du Coq. Le vénérable Jing dit alors à son entourage : « La nuit dernière, j’ai rêvé que j’accueillais le grand maître Wuben. Ce jeune homme est peut-être la renaissance du grand maître. Notre école s’appuiera sur un autre et s’épanouira grandement dans le monde. » Dans le rouleau de la transmission directe, il est dit : « Le grand Song... »
寶慶元年乙酉五月一日、道元初て先師天童古佛を妙高臺に焼香禮拝す。先師古佛、初て道元をみる。そのとき道元に指授面授するにいはく、佛佛祖祖、面授の法門現成せり。(文)因に明全和尚を訪ひ玉ふに、重病に罹りて了然寮に臥し玉へり。師の到るを見て、喜感悲泣頻りなり。因に師に問て云く、子、光和尚の(榮西禪師を指す也)處在、法身に迷有ことを悟、是也無。師云く、不敢。全曰く試に擧よ看ん。師云く、曾て丈室に端居す、某甲進て問て云く、本來本法性、天然自性身、恁麼と爲してか三世諸佛、發心して道を成するや麼。和尚曰く、三世諸佛有ることを知らず、狸奴白牯卻て有ることを知る。某甲忽然省す。白汗踵に竟る。全公これを深く肯ひ玉ひて、一篇の語を書して證明し玉へり。其の疾頻りに沈重にして、五月七日の辰の刻に、了然寮に示寂せり。年四十二歳なり。師、悲傷にたへず。一片の煙となして、舎利を収拾して供養し玉へり。宋の虞樗か撰する千光祠堂記の略に云く、大日本國千光法師、祠堂の記、大白名山、天下に甲として、千佛閣、尤も第一爲り。後世之に過と欲も、其の材及ぶこと無し。蓋し柱植、日本國の僧千光法師の致す所に繇ること也。後十年(千光滅後十年なり)明全復、山中に來て、楮券千緡を捐て、諸を庫に寄て、轉息して、七月五日の忌の爲めに、齋を設け衆を飯す。孝を本とする也。全、伊州の蘇姓に生す、師の道傳ふ。教戒も亦精し。山に入三年、了然齋に示寂す。火後、堅固子無數を得て、道元に付。藏して故國に歸、併て祠に刻。太宋寶慶元年八月九日、修戢郎監、臨安府の都税務、虞樗記す。また延寶傳燈録第六巻に、明全和尚の傳を載す。おほむね記に同じ。師、因に片柬を以て、問法の所由を通じ玉ふに云く、道元幼年、菩提心を発し、本国に在、道を諸師に訪、聊か因果の所由を識。然も是の如と雖も、未だ佛法僧の実歸を明らめず、徒に名相の懐幖に滞る。後、千光師の室に入、初て臨済の宗風を聞く。今、全法師に随て炎宋に入。萬里に航海して、幻身を波涛に任、遂に大宋に達して和尚の法席に投ずることを得。蓋し是れ宿福の慶幸也。和尚、大慈大悲、外国遠方の小人、願う所は、時候に拘わらず、威儀を具せず、頻頻に方丈に上、愚懐を拝問せんと欲す。生死事大、無常迅速、時、人を待たず、聖を去は必悔。本師堂上大和尚大禪師、大慈大悲哀愍、道元か問道問法を聴許し玉へ。伏して冀くは慈照。小師道元百拝叩頭上覆と。淨公これを看て、其の志誠なるを感じて回柬に云く、元子、自今以後、晝夜の時候著衣衩衣に拘ず、方丈に來て、道を問ふに妨け無し。老僧、親父の子の無禮を恕すに一如す。太白某甲と。その歳七月初日、方丈に参じて問て云く、今諸方に教外別傳と稱して、祖師西來の大意を看るとするは如何。淨公云く、佛祖の大道なんぞ教内教外にかかはらんや。然るを教外別傳と稱することは、後漢の永平年中、摩謄等の經論のみ、傳來せしよりこのかた、皆經師論師のみにして、正嫡の師承なきに、少林高祖のみ獨り二十八代の心印を帯び來り玉ふは、彼の經論家の師承なきとは格別なりと云んとして、教外別傳と云なり。世界に二種の佛法有るべからずと云上來の説、共に寶慶記に見へたり。これより後、天童に咨參の審細、皆寶慶記、又は太白峰記に載す。淨翁一日、一禪衲の坐睡を責て曰く、參禪は須く身心脱落べし。只管打睡して、什麼を爲にか堪ん。師、傍に於、豁然として大悟。直に方丈に上て焼香す。淨問て曰く、焼香の事作麼生。師云く、身心脱落し來る。淨曰く、身心脱落、脱落身心。師云く、這箇は是れ暫時の伎倆。和尚妄に某甲に印こと莫れ。淨曰く、吾、妄に汝を印せず。師云く、如何か是れ妄に某甲に印せず底。淨曰く、脱落身心。師禮拝す。時に福州の廣平侍者、傍に在て云く、外國の人、恁麼なることを得たり。まことに細事にあらずと。師珍重して出づ。この機縁は、寶慶乙酉の夏安居の中のことなり。佛祖宗禮の巻に云く、道元太宋國
Le premier jour du cinquième mois de l’an Yiyou de l’ère Baoqing, Dōgen rend pour la première fois hommage à son ancien maître, le Bouddha antique de Tiantong, sur la Terrasse de la Splendeur Sublime, en brûlant de l’encens et en se prosternant. L’ancien maître, le Bouddha antique, voit Dōgen pour la première fois. À ce moment, il lui transmet directement, face à face, et dit : « Les Bouddhas et les patriarches ont réalisé ici et maintenant la transmission face à face de la Loi. » (Texte) Sur ce, il rend visite au vénérable Myōzen, qui est alité dans le pavillon Liaoran, gravement malade. En voyant le maître arriver, il est empli de joie et de douleur, versant des larmes abondantes. Il interroge alors le maître : « Toi, as-tu compris qu’il y a de l’égarement dans le Corps du Dharma chez le vénérable Kō (désignant le maître zen Eisai), ou non ? » Le maître dit : « Je n’ose pas. » Myōzen dit : « Essaie donc de l’exposer. » Le maître dit : « Un jour, j’étais assis correctement dans la cellule du maître ; je m’avançai et demandai : “La nature originelle est le Corps de la nature propre, spontanée. Comment se fait-il que les Bouddhas des trois temps aient éveillé l’esprit et réalisé la Voie ?” Le vénérable dit : “Les Bouddhas des trois temps ne le savent pas, mais le chat et le bœuf blanc le savent.” Soudain, je compris. Une sueur froide perla jusqu’à mes talons. » Le vénérable Myōzen approuva profondément et écrivit un certificat d’éveil. Sa maladie s’aggravant rapidement, il manifesta l’extinction le septième jour du cinquième mois, à l’heure du dragon, dans le pavillon Liaoran. Il avait quarante-deux ans. Le maître, incapable de contenir sa douleur, le réduisit en cendres, recueillit les reliques et leur rendit hommage. Un extrait de l’inscription du sanctuaire de Senkō, composée par Yu Chu des Song, dit : « L’inscription du sanctuaire du Maître de la Loi Senkō du grand pays du Japon. La grande montagne blanche est la première sous le ciel, et le pavillon des mille Bouddhas est particulièrement incomparable. Les générations futures désireront le surpasser, mais n’en auront pas les moyens. Cela vient des efforts du moine Senkō du pays du Japon. Dix ans plus tard (dix ans après la mort de Senkō), Myōzen revint dans la montagne, offrit mille ligatures de billets, les déposa au magasin pour générer des intérêts, et, pour l’anniversaire du cinq juillet, prépara un repas d’offrande pour la communauté. C’était par piété filiale. Myōzen naquit dans la famille Su de la province d’I, hérita de la Voie du maître. Ses enseignements et préceptes étaient également profonds. Il entra dans la montagne pendant trois ans et manifesta l’extinction dans le pavillon Liaoran. Après la crémation, on obtint d’innombrables perles de reliques, qui furent confiées à Dōgen. Il les conserva et retourna dans son pays natal, les gravant également dans le sanctuaire. Le neuvième jour du huitième mois de la première année Baoqing des Grands Song, Yu Chu, fonctionnaire chargé des impôts de la préfecture de Lin’an, l’a inscrit. » De plus, le sixième volume du Denkōroku de l’ère Enpō contient la biographie du vénérable Myōzen, qui correspond en gros à cette inscription. Le maître, par une lettre, communiqua la raison de sa demande sur la Loi, disant : « Dōgen, dans sa jeunesse, éveilla l’esprit d’éveil. Dans son pays natal, il rechercha la Voie auprès de divers maîtres et comprit quelque peu la causalité. Cependant, même ainsi, il n’avait pas encore clarifié le véritable refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha, restant simplement bloqué dans les concepts nominaux. Plus tard, il entra dans la cellule du maître Senkō et entendit pour la première fois le style de l’école Linji. Maintenant, suivant le maître de la Loi Myōzen, il est entré dans les Song enflammés. Traversant l’océan sur dix mille lieues, confiant son corps illusoire aux vagues, il a finalement atteint les Grands Song et pu se joindre à l’assemblage du Dharma du vénérable. C’est vraiment une fortune due à des mérites passés. Vénérable, dans votre grande compassion et grande pitié, ce petit homme d’un pays lointain souhaite, sans se soucier du moment, sans revêtir les robes cérémonielles, monter fréquemment dans la cellule du maître et humblement poser des questions. L’affaire de la vie et de la mort est grande, l’impermanence est rapide, le temps n’attend personne ; si l’on manque le saint, on le regrettera sûrement. Grand vénérable, grand maître zen dans la salle du maître originel, dans votre grande compassion et grande pitié, veuillez écouter et permettre à Dōgen de demander la Voie et la Loi. Je vous supplie humblement avec compassion. Le petit disciple Dōgen s’incline cent fois et frappe le sol avec son front. » Le vénérable Jing, le lisant, touché par sa sincérité, répondit par une lettre : « À partir de maintenant, jour et nuit, sans se soucier du moment ni de porter la robe ou la sous-robe, tu peux venir dans la cellule du maître et demander la Voie sans entrave. Ce vieux moine pardonne l’impolitesse comme un père à son fils. Tiantong un tel. » Le premier jour du septième mois de cette année, il se rendit dans la cellule du maître et demanda : « Maintenant, partout, on parle de transmission spéciale en dehors des enseignements, et on dit contempler l’intention essentielle du patriarche venu de l’Ouest. Qu’en est-il ? » Le vénérable Jing dit : « La grande Voie des Bouddhas et patriarches, comment pourrait-elle être à l’intérieur ou à l’extérieur des enseignements ? Cependant, parler de transmission spéciale en dehors des enseignements vient du fait que, depuis l’ère Yongping des Han postérieurs, seuls les sūtras et traités apportés par Mateng, etc., ont été transmis, et il n’y avait que des maîtres de sūtras et de traités, sans succession authentique de maître à disciple. Seul le grand patriarche de Shaolin est venu portant le sceau de l’esprit de vingt-huit générations, ce qui est différent des maîtres de sūtras et traités sans succession, donc on dit transmission spéciale en dehors des enseignements. Il ne peut y avoir deux sortes de Dharma du Bouddha dans le monde. » Les propos ci-dessus apparaissent tous dans les Annales de Baoqing. Par la suite, les consultations détaillées à Tiantong sont toutes consignées dans les Annales de Baoqing ou les Annales du pic de la Grande Blancheur. Un jour, le vénérable Jing réprimanda un moine zen assis qui dormait, disant : « La méditation zen doit être le dépouillement du corps et de l’esprit. Simplement dormir assis, à quoi cela sert-il ? » Le maître, se tenant à côté, eut soudain une grande illumination. Il monta directement dans la cellule du maître et brûla de l’encens. Jing demanda : « Qu’en est-il de brûler de l’encens ? » Le maître dit : « Le dépouillement du corps et de l’esprit est arrivé. » Jing dit : « Dépouillement du corps et de l’esprit, dépouillement du corps et de l’esprit. » Le maître dit : « Ceci n’est qu’un expédient temporaire. Vénérable, ne certifiez pas imprudemment un tel. » Jing dit : « Je ne te certifie pas imprudemment. » Le maître dit : « Comment est-ce ne pas certifier imprudemment un tel ? » Jing dit : « Dépouillement du corps et de l’esprit. » Le maître se prosterna. À ce moment, le serviteur Guangping de Fuzhou, présent à côté, dit : « Un homme d’un pays étranger a atteint cela. Ce n’est vraiment pas une mince affaire. » Le maître prit congé avec respect et sortit. Cette occasion se produisit pendant la retraite d’été de l’an Yiyou de l’ère Baoqing. Le volume Hōkyōki dit : « Dōgen, dans le pays des Grands Song... »
寶慶元年乙酉、夏安居時、先師天童古佛大和尚に參侍して、この佛祖を禮拝頂戴することを究盡せり。唯佛與佛なり。又面授の巻に曰く、道元太宋
Lors de la retraite d'été de l'année bōei première, sous le signe kinoto-tori, j'étudiais auprès de mon ancien maître, le grand moine, antique Bouddha du mont Tiantong, et j'ai approfondi jusqu'à son terme la vénération et la réception de ce Bouddha et des patriarches. Seul un Bouddha connaît un Bouddha. De plus, dans le rouleau qu'il me transmit en personne, il est écrit : Dōgen en personne, en la grande dynastie Song.
寶慶元年乙酉五月一日、はじめて先師天童古佛を禮拝面授す。やヽ堂奥を聴許せらる。わづかに身心を脱落するに、面授を保任することありて、日本國に本來せり。(文)九月十八日に至て、佛祖正傳の大戒を稟受せり。これすなはち西來相承の佛戒也。今室中に授受する所の、佛祖正傳菩薩戒作法の尾に云く、右太宋寶慶元年九月十八日、前住天童景徳寺堂頭和尚、道元に授る式是の如し。祖日侍者(時焼香侍者)、宗端知客、廣平侍者等、周旋して此の戒儀を行。太宋寶慶年中、之を傳。寶慶記に曰く、堂頭和尚慈誨に云く、薬山の高沙彌、比丘の具足戒を具せず。佛祖正傳の佛戒を受け不には非ず也。然して僧伽梨衣を搭し、鉢多羅器を持つ、是れ菩薩の沙彌なり。排列の時も、菩薩戒の臘に依て、沙彌戒の臘に依らず。此乃正傳の稟受なり。儞、求法の志操有り、吾か歡喜する所なり。洞宗の託する所、儞乃是也と。淨和尚、一日告て云く、浮山の遠は大陽の門人なり。浮山大陽の舊履零衣を供養せんことを請へども、ゆるさず。亦浮山大陽の頂相を畫して贊を乞ふ。大陽笑て云く、老僧に似ずと。又世に傳ふ、大陽嗣を絶するゆへに、浮山に頼て投子を求むと。これ大なる誤なり。大陽の法嗣、投子より前にあるもの、興陽の清剖、羅浮の顯如、雲頂の海鵬、乾明の機聡、白馬の歸喜、福嚴の審承等の數人なり。若し法器に非ずんば、大陽何ぞ正宗を付せんや。亦興陽の如く皆共に、大陽より前に示寂せんや。但だ大陽、孫謀を知るの智眼明白なるによりて、年少なれども義青を記して、證を他家の浮山に取て、家業を相續するなり。後の僧史を述するもの、剽掠不經の言ばを設けて、先徳をあやまること多しと。天童の口訣の僧史の不經とは、洪覺範の禪林僧寶傳の十三巻の大陽の傳に、大陽玄和尚は、咸平三年庚子に三十歳にて、大陽山に住して、五十年の間山を下らず、八十五歳にて寂すとあり。この傳の旨、正直なれば、大陽は至和元年甲午に寂す。この歳、投子青は二十三歳なり。面授は明白なるを、僧寶傳に、大陽、天聖五年に寂すとあり。しかればこの天聖五年は、投子青の未生六年以前なり。世上の人が、この天聖五年示寂と記せし所ばかりに意を付て見て、投子の未生前の大陽示寂なれば、面授にはあらず。浮山の代付と云なり。もし實に示寂が天聖五年ならば、大陽は五十八歳にて寂なり。遺偈の八十五とあるは偽か。こヽを至和元年示寂とかヽずに、天聖五年と記せしを天童祖の誣妄と議せらる。覺範がこの一傳の中に、一口にて前後相違の兩舌の詞を説て、後人を惑はさる。この事は金剛杵に委し。こヽに贅せず。永平寺の室内に古記あり。義雲和尚の嗣子曇希和尚の自筆なり。こヽに寫す。大陽警延禪師、寂定に入と欲す、七日前、親く法遠和尚を召して之を告て云く、吾十二歳にして仲父智通禪師に依て出家し、十九にして受具、大僧と爲、圓覺了義經を聞て、頓に教乘を發明す。後に先師縁觀和尚の室に入、洞上の奥旨を得。爾来行住坐臥、毫も滲漏無し。故に此の山頂に接化して、眉毛を惜しまず。宗旨を荷擔す。所以に此の清白一片の間田地、耘耕、人に不乏と雖も、奈か爲ん種草蕃茂之後胤無し。故に行に臨み所思、餘り有り。公は久参の衲子、俗流の縁裔也。今嘱託する所は、近ろ接する所の青鷹子、雛輩と雖も寔に餘慶有り者にして、是吾か法中の福子也。速に許可不る者は、他の難を恐れ授受を重んする也。今、斯の偈皮履一衣十八般等を以て、傳語して公に付す。向後必義青來君に憑ん。外道問佛の話を以て、再ひ勘して上件の閑具を傳は、吾か法、渠に依て、久住せん。遠謹て命を奉て義青を待つ。偈に曰く、楊廣山の頭草、君に憑ち價を待ち焞し。異苗蕃茂の處、深密、靈根を固め、得法の者、衆に潜む十年、方に闡揚す可と。右、先師の行巻依て之を拝寫す。曇希叟と。この先師とは、義雲を指なり。天童の室中にて永祖の面授せられし旨を六代嫡傳して、曇希の記せらる。實に洞上室内の純密にて、他家の不知なるところなり。師、時に太白山を下て、江西に行て、日暮に猛虎の來るに値て、拄杖を擲(なげ)玉へば、虎怖畏して去。今に至て諺に、虎はねの拄杖と稱するは、これなり。この一段は、祖師の在世には知るものなかりき。滅後に寒巖義伊和尚入宋して、彼地の叢林にて、龍頭に僧の踞て、虎の拄杖嚼む圖を畫せるを見て、奇異に思ひ、因縁を尋らるに、答て云様は、前年日本より南渡せる道元僧は、希有の人なり。江西の荒村にて、日暮に猛虎の難に値て、せんかたなく拄杖を擲著て、巖上に避て坐せられけるに、虎は初は拄杖に嚼つくと見へしが、案の外に跡をも見ずして逃さりぬ。僧巖を下るとて見らるれば、巖にはあらで拄杖の龍と化したる頭上に、安坐せられしなり。奇異の事ゆへに、叢林に圖して尊崇するなりといヽき。時に寒巖感幸し、自ら畫に寫して、歸東せられて、日本には普知せり。寒巖の自畫の圖、今も一幅現在して、江州大津の青龍寺の室中にあり。余登山し寺主に請して拝見す。古奇の法寶なり。歸路に病悩あり。醫薬の方便なし。忽然として神人現じて、丸薬を與へて忽ち愈ゆ。師その姓名を問へば、答て云く、日本稲荷神なりと。云了て隠る。道正家傳の解毒丸これなり。道正庵と純撰する系譜記を案ずるに、謂く、本祖道正は、俗名縣山左兵衛の督正四位下、藤原隆英、世世京兆木下に居す。故に氏を木の下と曰く。京極相國爲光公、九世の裔、顯盛の男、清水谷亜相公定の養子なり。生質俊逸、博く孔孟の書を学。儒理に委し。兼て蘇韓の法を玩ふ。詞章に絶(すぐれ)たり。諸官家輩、多く門戸に満。同服の官僚與(と)、納言角て遂ず。從三位を叙し、左衛門の督に任。治承年中、外祖父源仲家、宇治川の戦、負績自殺す。是に由て遁世薙髪す。乃、永平開山の宋に入に随伴して、同く天童淨和尚に見、一朝庭前、鶏聲有り。淨曰く、聞や麼。道正言下に豁然たり。将に歸東せんと此、深山を歴、廣野を渉る。因に永平祖、身體困羸して死に幾し。時に白髪老嫗出現、一丸薬を與。忽爾として醒蘇す。道正時に其の名を問。老嫗曰く、吾は是れ日東の稲荷神なり。玄公求法の善心を感。常に附て擁護す。故に今、急を救と云云。道正時に薬方を神嫗に傳ふ。神仙解毒萬病圓是也。時に永平祖、道正に謂て曰く、斯れ實に神授希有の妙劑、大法守護の製なり。日東に歸て、法流、後世に盛らは、則汝の子孫相續、毎歳、吾か後昆諸刹に贈れと。是の故に今に至、其の遺誡に背かず者也。稲荷神祠、亦、道正菴の宅中に安。道正者、寶治二祀七月二十四日に卒。
Le premier jour du cinquième mois de la première année de Baoqing (1225), je rendis pour la première fois hommage à mon ancien maître, le vieux Bouddha du mont Tiantong, et reçus la transmission face à face. Peu à peu, l’accès aux profondeurs de la salle me fut accordé. Lorsque je fus simplement libéré du corps et de l’esprit, je reçus et conservai la transmission face à face, puis revins au pays du Japon. (Texte) Le dix-huitième jour du neuvième mois, je reçus le grand précepte de la transmission authentique des Bouddhas et Patriarches. Ceci est précisément le précepte bouddhique transmis en succession depuis l’Ouest. Ce qui est transmis et reçu aujourd’hui dans la salle, à la fin des rites du précepte de bodhisattva de la transmission authentique des Bouddhas et Patriarches, il est dit : « Ci-dessus, le premier jour du neuvième mois de la première année de Baoqing de la grande dynastie Song, tel est le rite conféré par l’ancien abbé du temple Jingde du mont Tiantong, le moine-chef, à Dōgen. » Le serviteur du patriarche (alors serviteur de l’encens), Zongduan, l’hôte des visiteurs, et le serviteur Guangping, entre autres, organisèrent et exécutèrent ce rituel des préceptes. Transmis durant les années Baoqing de la grande dynastie Song. Le Baoqing Ji rapporte : Le moine-chef déclara avec bienveillance : « Le haut shami de Yaoshan ne possédait pas les préceptes complets du bhikṣu. Il n’avait pas reçu les préceptes bouddhiques de la transmission authentique des Bouddhas et Patriarches. Cependant, il revêtait la robe saṃghāṭī et portait le bol pātra ; c’était un shami bodhisattva. Même lors des classements, il suivait l’ancienneté des préceptes de bodhisattva, non celle des préceptes de shami. Ceci est la réception de la transmission authentique. Toi, tu as la détermination de rechercher le Dharma, c’est ce qui me réjouit. Le dépôt de l’école Caodong, c’est toi. » Un jour, le vénérable Jing déclara : « Fuyuan de Fushan était un disciple de Dayang. Fuyuan demanda à pouvoir vénérer les vieilles chaussures et vêtements déchirés de Dayang, mais il ne le permit pas. Fuyuan fit aussi peindre un portrait de Dayang et lui demanda une inscription. Dayang, souriant, dit : “Cela ne me ressemble pas.” De plus, il se transmet dans le monde que, parce que Dayang n’avait pas de successeur, il demanda à Fushan de chercher Touzi. C’est une grande erreur. Les successeurs du Dharma de Dayang avant Touzi étaient plusieurs, tels Qingpo de Xingyang, Xianru de Luofu, Haipeng de Yunding, Jicong de Qianming, Guixi de Baima, Shencheng de Fuyan, etc. S’ils n’avaient pas été des vaisseaux du Dharma, comment Dayang leur aurait-il confié l’authentique transmission ? De même, comme Xingyang, tous seraient-ils décédés avant Dayang ? Seulement, parce que Dayang possédait la claire vision pénétrante qui connaît les projets des descendants, bien que jeune, il désigna Yiqing et prit pour témoin Fushan d’une autre maison, afin qu’il hérite de l’affaire familiale. Ceux qui plus tard rédigèrent les chroniques monastiques établirent des paroles frivoles et extravagantes, trompant souvent les anciens sages. » L’extravagance des chroniques monastiques selon les instructions orales de Tiantong se réfère à la biographie de Dayang dans le treizième volume des Chroniques de la Forêt du Chan et du Joyau des Moines de Hong Juefan, où il est dit : « Le vénérable Dayang Xuan demeura sur le mont Dayang à partir de trente ans, la troisième année de Xianping (1000), ne quittant pas la montagne pendant cinquante ans, et décéda à quatre-vingt-cinq ans. » Si l’intention de cette biographie était correcte, Dayang serait décédé la première année de Zhihe (1054). Cette année-là, Touzi Qing avait vingt-trois ans. La transmission face à face est claire, mais dans les Chroniques du Joyau des Moines, il est dit que Dayang décéda la cinquième année de Tiansheng (1027). Ainsi, cette cinquième année de Tiansheng précède de six ans la naissance de Touzi Qing. Les gens du monde, s’attachant seulement à ce qui est noté comme décès la cinquième année de Tiansheng, dirent que puisque Dayang était décédé avant la naissance de Touzi, ce n’était pas une transmission face à face, mais une transmission par délégation via Fushan. Si réellement le décès avait eu lieu la cinquième année de Tiansheng, Dayang serait mort à cinquante-huit ans. Le vers d’adieu mentionnant quatre-vingt-cinq ans serait alors faux. Le patriarche de Tiantong fut critiqué pour avoir, sans corriger cela pour le décès la première année de Zhihe, noté la cinquième année de Tiansheng, le taxant de fausseté et d’erreur. Dans cette unique biographie, Juefan, d’une même bouche, énonça des paroles contradictoires et à double langage, trompant les générations postérieures. Cette affaire est détaillée dans le Vajrakośa. Je ne m’étends pas ici. Il existe un ancien document dans la salle du temple Eihei-ji. C’est l’autographe du vénérable Tanxi, fils et successeur du vénérable Yiyun. Je le copie ici : « Le maître Chan Dayang Jingyan, désirant entrer dans le samādhi du nirvāṇa, sept jours auparavant, convoqua personnellement le vénérable Fayuan et lui déclara : “À douze ans, je quittai la maison sous la direction de mon oncle paternel, le maître Chan Zhitong. À dix-neuf ans, je reçus les préceptes complets et devins un grand moine. En entendant le Sūtra de la Parfaite Illumination, je compris soudainement les enseignements. Plus tard, j’entrai dans la chambre de mon ancien maître, le vénérable Yuanguan, et obtins les principes profonds de Caodong. Depuis, dans la marche, la station, l’assise et le coucher, il n’y eut pas la moindre fuite. C’est pourquoi, sur ce sommet montagneux, j’ai guidé et transformé, n’épargnant pas mes sourcils, portant le fardeau de l’essence de l’école. Ainsi, bien que cette parcelle de terre pure et claire ait été cultivée et ne manque pas de gens, hélas, après que les herbes semées aient prospéré, il n’y a pas de descendant. C’est pourquoi, face à mon départ, j’ai une pensée supplémentaire. Vous êtes un moine de longue fréquentation, un descendant de liens mondains. Ce que je vous confie maintenant est ceci : récemment, parmi ceux que j’ai guidés, le jeune faucon vert, bien qu’encore un oisillon, possède réellement un surplus de vertu ; c’est un fils de fortune dans mon Dharma. La raison pour laquelle je ne l’ai pas rapidement approuvé est la crainte d’autres difficultés et l’importance que j’accorde à la transmission. Maintenant, avec ce vers, ces chaussures de cuir, ce vêtement et ces dix-huit objets, je vous les confie par message. À l’avenir, Yiqing viendra certainement s’appuyer sur vous. Utilisez l’histoire du non-bouddhiste interrogeant le Bouddha pour l’examiner à nouveau, puis transmettez-lui les objets mentionnés ; mon Dharma, grâce à lui, demeurera longtemps.” Yuan respecta l’ordre et attendit Yiqing. Le vers dit : “L’herbe sur le sommet du mont Yangguang, s’appuyant sur vous, attend que le prix s’enflamme. Là où pousse une pousse différente et prospère, profond et secret, affermissez la racine spirituelle. Celui qui obtient le Dharma, caché parmi la foule pendant dix ans, pourra alors le propager.” Ci-dessus, copié avec respect d’après le rouleau des actes de l’ancien maître. Le vieux Tanxi. » Cet « ancien maître » désigne Yiyun. Dans la chambre de Tiantong, le sens de la transmission face à face reçue par le patriarche Ei fut transmis sur six générations en lignée directe, et noté par Tanxi. C’est réellement le secret pur au sein de la chambre de Caodong, inconnu des autres maisons. Le maître, à cette époque, descendit du mont Taibai et voyagea au Jiangxi. À la tombée du jour, rencontrant un tigre féroce qui approchait, il lança son bâton de marche. Le tigre, effrayé, s’enfuit. Jusqu’à aujourd’hui, le proverbe « le bâton qui fait fuir le tigre » en provient. Ce passage était inconnu du vivant du patriarche. Après son décès, le vénérable Kangan Gii se rendit en Song et, dans un monastère de cette région, vit une peinture représentant un dragon sur la tête duquel un moine était assis, avec un tigre mâchant un bâton. Trouvant cela étrange, il en chercha la cause. On lui répondit : « L’année précédente, le moine Dōgen, venu du Japon et ayant traversé vers le sud, était un homme rare. Dans un village désolé du Jiangxi, à la tombée du jour, confronté au danger d’un tigre féroce, n’ayant d’autre choix, il lança son bâton et s’abrita en s’asseyant sur un rocher. Le tigre sembla d’abord mâcher le bâton, mais, contre toute attente, sans laisser de trace, il s’enfuit. Lorsque le moine descendit du rocher et regarda, ce n’était pas un rocher, mais sur la tête d’un dragon que le bâton s’était transformé, et il était assis en paix. En raison de cet événement extraordinaire, dans les monastères, on en fit une peinture pour le vénérer. » À ce moment, Kangan, ému et heureux, copia lui-même la peinture et, de retour à l’Est, la fit connaître au Japon. La peinture autographe de Kangan existe encore aujourd’hui en un rouleau, conservé dans la chambre du temple Seiryū-ji à Ōtsu, province de Gōshū. Je gravis la montagne et demandai à l’abbé du temple de le voir avec respect. C’est un trésor du Dharma ancien et merveilleux. Sur le chemin du retour, il tomba malade. Aucun remède ni expédient ne fut efficace. Soudain, une divinité apparut et lui donna une pilule, et il guérit instantanément. Le maître demanda son nom. Elle répondit : « Je suis la divinité Inari du Japon. » Ayant dit cela, elle disparut. La pilule antidote transmise dans la famille de Dōshō provient de cela. En examinant la généalogie compilée par Dōshō-an, il est dit : « Le fondateur Dōshō, de nom laïc Kenyama Sahyōe no Kami, quatrième rang inférieur, Fujiwara no Takahide, résidait depuis des générations à Kinoshita, dans la capitale. C’est pourquoi le nom de famille est Kinoshita. Descendant à la neuvième génération du ministre d’État Kyōgoku, le seigneur Tamemitsu, fils de Akimori, il fut adopté par le seigneur Shimizudani, A-shōkō, Sadamasa. De nature brillante et distinguée, il étudia largement les livres de Confucius et Mencius, maîtrisant les principes confucéens. Il s’adonna aussi aux méthodes de Su [Shi] et Han [Yu], excellant dans la prose et la poésie. Les nobles de diverses maisons remplirent souvent son portail. Avec ses collègues bureaucrates, il ne parvint pas à devenir nagon. Il fut promu au troisième rang junior et nommé saemon no kami. Durant les années Jishō (1177-1181), son grand-père maternel Minamoto no Nakai, à la bataille de la rivière Uji, vaincu, se suicida. Pour cette raison, il quitta le monde et se rasa la tête. Ainsi, il accompagna le fondateur d’Eihei lors de son voyage en Song, et vit ensemble le vénérable Jing de Tiantong. Un matin, devant la cour, un coq chanta. Jing dit : “Entends-tu ?” Dōshō, dans l’instant, fut illuminé. Sur le point de retourner à l’Est, ils traversèrent des montagnes profondes et de vastes plaines. En chemin, le patriarche d’Eihei, le corps épuisé et affaibli, fut près de mourir. À ce moment, une vieille femme aux cheveux blancs apparut et donna une pilule. Soudain, il revint à lui. Dōshō lui demanda alors son nom. La vieille femme dit : “Je suis la divinité Inari du Japon de l’Est. Touchée par le cœur vertueux du vénérable Gen [Dōgen] recherchant le Dharma, je l’accompagne constamment pour le protéger. C’est pourquoi, aujourd’hui, je viens le sauver de l’urgence”, etc. Dōshō transmit alors la formule du remède à la vieille femme divine. C’est la pilule universelle antidote aux dix mille maladies des immortels et divinités. À ce moment, le patriarche d’Eihei dit à Dōshō : “Ceci est réellement une merveilleuse préparation rare conférée par les divinités, une création pour protéger le grand Dharma. De retour au Japon de l’Est, lorsque le courant du Dharma prospérera pour les générations futures, que tes descendants se succèdent et l’offrent chaque année à mes successeurs dans les divers temples.” C’est pourquoi, jusqu’à aujourd’hui, on n’agit pas contrairement à cet enseignement testamentaire. Un sanctuaire de la divinité Inari fut aussi installé dans la résidence de Dōshō-an. Dōshō décéda le vingt-quatrième jour du septième mois de la deuxième année de Hōji (1248). »
寶慶三年丁亥(日本安貞元年)の冬天童に告暇す。即夜半入室。芙蓉楷祖の法衣、宝鏡三昧、五位顕訣、並、自賛頂相を授て云、汝異域の人を以て之を授け信を表す。國に歸て化を布し、廣く人天を利よ。城邑聚落に住こと莫れ。國王大臣に近する莫れ。只、深山幽谷に居し、一箇半箇を接得して、吾宗をして断絶を致して令こと勿れと、云云。その薄暮に佛果の碧巌集を得て、手(てづか)ら繕寫し玉ふに、全備すまじきを心中に憾るに、忽ち白衣の神、入り來て、助筆して畢る。これは日本の白山権現なり。この眞本は、加洲大乘寺に秘蔵して、一夜碧巖と稱す。今流布の本とは別なり。佛果碧巖破關撃節と題して、序も跋もなし。垂示の次に本則と頌と並て、著語は常のごとし。次に本則の評と頌の評並ぶ。文字も流布の本と少異あり。余、加洲行脚の時、大乘に冬安居す。因に堂頭益堂和尚に請して拝讀す。祖筆と神筆と墨痕分る。希有の法寶なり。其の後寫本を得て秘蔵す。この冬、支那より船を發して、船中に黒風に値ふ時、師、船上に黙坐しければ、忽ち観音大士、蓮葉に乗じて海面に泛で、風波穏なり。乃ち日本の安貞元年に當て、肥後の川尻に著岸す。一葉の観音は、その影を寫せるなり。肥後州川尻の津に寺有り。南溟山觀音寺と號す。一葉の観音を本尊とす。寺僧傳て謂う、永平祖師、歸朝、悪風に南溟に値ふ。時、船上に黙禱すれば、則忽ち大悲尊、蓮一葉に乗して、海上に浮を見て、風波恬如たり。著岸を得に及、自ら其の覩る所を刻て、此に安す。故を以て南溟観音の號有りと。其の後監院の僧、其の像を畫して、祖師に洛南に謁して、賛を乞ふ。便ち題して云く、一花五葉開き、一葉一如来、弘誓深如海、回回善財を運と。監院版に彫て、其の版、現に今寺傍の民家に藏と。余、壯歳此に詣して、親く本尊を拝す。因に僧の話を聞て、記爲る。今記中を摘て、略して此に補する也。すぐに洛陽に至り、先ず建仁寺に寓して三年を経たり。典座教訓に云く、山僧歸國以降、錫を建仁に駐こと、一兩三年、彼の寺愗(えしひに)此の職(典座)を置、唯名字のみ有て、全く人の實無し。未だ是れ佛事ことを識らず。豈に敢て道を辨肎せんや。眞に憐憫す可しと云云。随聞記巻五云く、建仁寺に寓せし時、人多く法門等を問き。其の中に非義も過患も有しかども、此の儀をふかく存して、只ありのまヽに法の徳を語りて、他の非をいはず。無爲にしてやみにきと云云。余壮年に實録を撰せし時、ある老宿の話に、辨道話に云く、大宋紹定の初、本鄕にかへりし(已上)とあれば、日本の安貞二年戊子が宋の紹定元年なり。然れば丁亥の朧月に宋を發して、戊子の正月に御歸朝なり。古傳はあやまりなるべし。その比亂世なり。亂世にはたとひ改元ありても、二年も三年も世上不知にて、前の年號を用ひし例あるゆへに(東鑒に、安貞三年已丑、十月九日と記すれども已丑の正月に、はや寬喜元年と改暦せしの例なり)安貞二年の比なれども、辨道話の末には、嘉禄の號を稱せられしと察すと。(已上老宿の考)この考を證として、實録もその旨を述せり。しかるに肥後廣福寺大智和尚の護持ありし祖師自賛の像、亂世に飄逸して、現今は肥後州の日蓮宗の本妙寺に秘蔵するを拝見するに、賛に云く、寒潭萬丈、天色を浸す、夜静にして錦鱗、底行く徹して、這畔那方、竿に和して拆く、茫茫たる水面月光照す。嘉禄丁亥、建仁比丘道元自賛とあり。眞蹟まぎれなし。この丁亥とあるを見れば、嘉禄三年にて、三年の極月十日に改暦して、安貞元年と號せり。支那にては寶慶三年に當る。嗣書を淨祖に得られて歸東の歳なり。爾れば丁亥の冬の中に歸著なりて、建仁に寓住の中にこの賛もあり。また坐禪儀も撰せられしと見ゆるなり。普勸坐禪儀の跋に云、余嘉禄中、宋土從り本國に歸る。(文)辨道話に云く、嘉禄のころ撰集せし普勸坐禪儀に依行すべし。(文)この二説の旨、いよいよ明かなり。實録の旨は失考なり。祖語に紹定の初とあるは、大凡の詞なるべし。寬喜中に深草に閑居せり。今考に安貞二年より建仁に寓して、三年過れば、中一年して寬喜二年庚寅なり。この比より深草に閑居せらる。閑居偶作六首あり。廣録に載ず。今こヽに二首を擧す。生死憐む可し雲の變更。迷途覺路夢中に行く。唯一事に留て醒て猶記す。深草の閑居夜雨の聲。又、忘て取捨を雙へ思翛然たり。萬物同時に現在前。佛法從今心既盡く。身儀向後且く縁に随。この閑居の中に辨道話を撰せらる。末に寬喜辛卯仲秋日とあるは、寬喜三年なり。この閑居の地は、今深草の墨染寺の南鄰にて、大竹林の中に泉石奇潔の境あり。余數回登臨す。山城名跡志巻十三に載て云く、當寺は初め禪宗、道元和尚の開く所。中比は真言。近世は淨土に改とあり。五十年來は淨土にて、欣淨寺と云ふ。祖師の時は安養院と稱せり。祖師より以前の建立と察せらる。極樂寺の別院なるべし。本尊は坐像、七寸五分の唐佛にて、閻浮檀金の阿彌陀とはいへども、印相よのつねにことなり。釋迦彌陀大日合體なり。伯耆州胎蔵寺の檀家、古川村八右衛門と云者の所持せる、祖師の了然道者に示さる法語の末に、辛卯孟秋、安養院に住する道元示とあり。これ寬喜の辛卯にて、法語の中にも、聚落に在ての用心を示さるなれば、この閑居の寺を安養院と號せしこと、いよいよ分明なり。深草閑居の時より、歸崇の緇白多きによりて、大法挙揚の爲に、宇治郡深草の極楽寺の舊址に就て、興聖寺を建立の發願あり。
L’hiver de la troisième année de Baoqing (première année de l’ère Antei au Japon), il prend congé au Tiantong. Cette même nuit, il entre dans la chambre du maître. Celui-ci lui transmet la robe du patriarche Furong Kai, le Baojing sanmei, le Goi genketsu, ainsi que son portrait avec éloge autographe, et déclare : « Je te confie cela, toi qui es d’une terre étrangère, pour marquer ma confiance. Retourne dans ton pays, répands l’enseignement, profite largement aux hommes et aux dieux. Ne réside pas dans les villes ni les villages. Ne t’approche pas des rois ni des grands ministres. Demeure seulement dans les montagnes profondes et les vallées reculées, guide un ou deux disciples, et ne laisse pas notre lignée s’interrompre. » Ce même crépuscule, il obtient le Biyanji de Foguo et, alors qu’il le recopie lui-même de sa main et regrette en son cœur de ne pouvoir le compléter entièrement, soudain un dieu vêtu de blanc apparaît et l’aide à terminer l’écriture. Ce dieu est le Gongen du Hakusan du Japon. Ce texte original est conservé secrètement au Daijōji de Kaga et est appelé Ichiya Biyan. Il diffère de l’édition aujourd’hui répandue. Intitulé Foguo Biyan hakan gekisetsu, il ne comporte ni préface ni postface. Après les indications préliminaires (suiji), le cas principal (honsoku) et le chant (ju) sont présentés côte à côte, les annotations (chūgo) étant comme d’habitude. Ensuite viennent les commentaires du cas principal et du chant. Le texte diffère aussi légèrement de l’édition courante. Lors de mes pérégrinations à Kaga, je fis une retraite d’hiver au Daijōji. J’en profitai pour demander au maître du temple, le vénérable Ekidō, de me permettre de le lire avec respect. L’encre du pinceau du patriarche et celle du pinceau du dieu sont distinctes. C’est un trésor du Dharma rare. Par la suite, j’en obtins une copie que je conserve secrètement. Cet hiver-là, le navire partit de Chine et, en mer, rencontra un vent noir. Le maître, assis en silence sur le pont, vit soudain le grand bodhisattva Guanyin, chevauchant une feuille de lotus flottant à la surface de la mer, et la tempête s’apaisa. C’était alors la première année de l’ère Antei au Japon, et ils accostèrent à Kawashiri dans la province de Higo. Le Guanyin sur une feuille est l’image gravée de cette vision. Il y a un temple au port de Kawashiri dans la province de Higo. Il est appelé Nankōzan Kannonji et a pour principal objet de vénération le Guanyin sur une feuille. Les moines du temple rapportent ceci : « Lorsque le patriarche de Eihei retourna dans son pays, il rencontra un vent violent dans les mers du sud. Alors qu’il priait en silence sur le navire, soudain le vénérable de grande compassion apparut, chevauchant une feuille de lotus flottant sur la mer, et la tempête devint calme. Après avoir pu accoster, il grava lui-même ce qu’il avait vu et l’installa ici. C’est pourquoi il y a le nom de Nankō Kannon. » Plus tard, le moine kannin peignit cette image, se rendit auprès du patriarche au sud de la capitale pour le rencontrer et lui demanda un éloge. Celui-ci écrivit alors : « Une fleur, cinq pétales s’ouvrent ; une feuille, un tathāgata. Le vœu profond comme la mer, tour après tour transporte Sudhana. » Il fut gravé sur une planche par le kannin, et cette planette est encore conservée aujourd’hui chez un habitant près du temple. Dans ma jeunesse, je me suis rendu là-bas et ai vénéré directement l’objet principal. J’ai entendu le récit des moines et l’ai noté. Ici, j’en extrais une partie et l’ajoute brièvement. Il atteignit aussitôt la capitale et résida d’abord au Kenninji pendant trois ans. Dans le Tenzokyōkun, il est dit : « Depuis mon retour au pays, ce moine des montagnes a fixé son bâton de voyage au Kenninji pendant un ou deux ou trois ans. Ce temple avait bien ce poste (de tenzo), mais il n’y avait que le nom, pas du tout la réalité d’une personne. On ne connaissait pas encore cela comme une affaire du Bouddha. Comment aurait-on osé discerner la Voie ? C’est vraiment digne de compassion. » Le cinquième volume du Zuimonki dit : « Lorsqu’il résidait au Kenninji, beaucoup de gens l’interrogeaient sur la porte du Dharma, etc. Bien qu’il y eût parmi eux des non-sens et des défauts, connaissant profondément cette situation, il parlait simplement du mérite du Dharma tel quel, sans mentionner les erreurs des autres. Il agissait de manière non-artificielle et laissait faire. » Dans ma jeunesse, lorsque je compilai les Documents authentiques, un vieux moine éminent rapporta ceci : Le Bendōwa dit : « Au début de l’ère Shaoding des Grands Song, je retournai dans mon pays natal (fin de citation). » Ainsi, la deuxième année de l’ère Antei au Japon, tsuchinoe-ne, correspond à la première année de Shaoding des Song. Par conséquent, il quitta les Song au dernier mois de l’année hinoto-i et revint dans son pays au premier mois de l’année tsuchinoe-ne. Les anciennes chroniques doivent être erronées. Cette époque était troublée. En temps de troubles, même s’il y a un changement d’ère, il arrive que pendant deux ou trois ans le monde ne le sache pas et continue d’utiliser l’ancien nom d’ère (dans l’Azuma Kagami, il est noté « neuvième jour du dixième mois de la troisième année de l’ère Antei, tsuchinoto-u », mais au premier mois de l’année tsuchinoto-u, le calendrier avait déjà été changé pour la première année de l’ère Kanki). Bien que ce fût l’époque de la deuxième année d’Antei, on peut déduire d’après la fin du Bendōwa qu’il utilisait le nom d’ère Karoku. (Fin de l’examen du vieux moine éminent.) Prenant cet examen comme preuve, les Documents authentiques exposent aussi cette intention. Cependant, le portrait avec éloge autographe du patriarche, qui était gardé par le vénérable Daichi du Kōfukuji de Higo, s’est perdu dans les troubles et est aujourd’hui conservé secrètement au Honmyōji de l’école Nichiren dans la province de Higo. En le vénérant, on voit que l’éloge dit : « Un étang froid de dix mille zhang imprègne la couleur du ciel. La nuit est calme, les poissons brocarts nagent au fond, pénétrant. Ici et là, la canne à pêche harmonieuse se brise. La vaste surface de l’eau est illuminée par la lumière de la lune. Karoku hinoto-i, le moine Dōgen du Kenninji s’éloge lui-même. » C’est un authentique manuscrit, aucun doute. Voyant qu’il est écrit hinoto-i, c’est la troisième année de Karoku. Le dixième jour du dernier mois de la troisième année, le calendrier fut changé et on appela cela la première année d’Antei. En Chine, cela correspond à la troisième année de Baoqing. C’est l’année où il obtint le document de transmission du patriarche Jing et retourna à l’Est. Ainsi, il revint au milieu de l’hiver de l’année hinoto-i et, alors qu’il résidait au Kenninji, cet éloge existait aussi. Il semble aussi qu’il composa alors le Zazengi. Dans le post-scriptum du Fukanzazengi, il est dit : « Moi, au milieu de l’ère Karoku, je retournai de la terre des Song dans mon pays (texte). » Le Bendōwa dit : « Selon le Fukanzazengi compilé à l’époque de Karoku, il faut pratiquer (texte). » L’intention de ces deux propos devient encore plus claire. L’intention des Documents authentiques est un manque d’examen. Le propos du patriarche disant « au début de Shaoding » est probablement une expression approximative. Au milieu de l’ère Kanki, il demeura en retraite à Fukakusa. Selon l’examen actuel, depuis la deuxième année d’Antei, il résida au Kenninji et, après trois ans passés, une année s’écoula et ce fut la deuxième année de Kanki, kōe-in. À partir de cette époque, il demeura en retraite à Fukakusa. Il y a six poèmes composés à l’occasion de cette retraite. Ils sont consignés dans le Kōroku. J’en cite ici deux. « Il faut prendre pitié de la vie et de la mort, changement des nuages. Sur le chemin de l’égarement et de l’éveil, on avance en rêve. Une seule chose reste, on s’éveille et on se souvient encore : La retraite à Fukakusa, le son de la pluie nocturne. » Et aussi : « Oubliant, prenant et rejetant sont dépassés, la pensée est libre. Les dix mille choses simultanément se présentent maintenant. Le Dharma du Bouddha désormais, l’esprit est épuisé. L’attitude du corps par la suite, suit simplement les conditions. » C’est durant cette retraite qu’il composa le Bendōwa. À la fin, il est écrit « jour de mi-automne, shin-bō, de l’ère Kanki », c’est la troisième année de Kanki. Ce lieu de retraite se trouve aujourd’hui au sud du Sumizomedera de Fukakusa, dans une grande forêt de bambous, un lieu aux sources et pierres étrangement pures. Je m’y suis rendu plusieurs fois. Le treizième volume du Yamashiro Meisekishi rapporte : « Ce temple fut d’abord de l’école Zen, fondé par le vénérable Dōgen. Plus tard, il devint Shingon. À l’époque récente, il fut changé en Terre Pure. » Depuis cinquante ans, il est de Terre Pure et s’appelle Kinjōji. À l’époque du patriarche, il était appelé Anyōin. On peut penser qu’il fut établi avant le patriarche. Ce devait être un temple annexe du Gokurakuji. L’objet principal est une statue assise, un Bouddha chinois de sept sun cinq bu. Bien qu’on dise que c’est un Amida en jambūda (or), le mudra est inhabituel. C’est une union de Shakyamuni, Amida et Dainichi. À la fin d’un enseignement du Dharma que le patriarche montra au laïc Ryōnen, détenu par un certain Hachiemon du village de Furukawa, paroissien du Taizōji de la province de Hōki, il est écrit : « Shin-bō, début de l’automne, Dōgen demeurant à l’Anyōin montre. » C’est le shin-bō de l’ère Kanki, et dans l’enseignement du Dharma, il montre aussi la vigilance à avoir en résidant dans un village. Ainsi, il devient encore plus clair que ce temple de retraite était appelé Anyōin. Depuis l’époque de la retraite à Fukakusa, en raison du grand nombre de moines et laïcs qui le vénéraient et se rassemblaient, pour promouvoir le grand Dharma, il eut le vœu de fonder le Kōshōji sur l’ancien site du Gokurakuji dans le district d’Uji, à Fukakusa.
天福元年癸巳の春に落成して、興聖寶林寺と號す。法堂は正覺尼建立し、同く法座をば、弘誓院殿御造營なり。正覺尼は弘誓院の室か、未考。弘誓院とは、拾芥鈔に云、八條の南、東の洞院の東、大納言教家の宅、藤氏系圖に云、教家権大納言、弘誓院と號、歌人能書、後京極殿の息。東鑑に云、正嘉二年二月十九日、最明寺(妙法華經)第一巻は法主手自書寫して之を給。已下の七巻は、弘誓院亜相の室の手跡の習之輩に課す。故を以て其の功を終わらる。この観音導利院の院號は、極樂寺の時の院號を直に用ひらるゆへに、紀年録に舊寺を改て、新寺と爲、院は故を存し寺は新を存すと記せり。極樂寺は昔し昭宣公の本願なり。昭宣公は大織冠より八代、摂政太政大臣基經にて、関白職の最初なり。童子の時、皇帝の供奉にて、芹川に赴かれし時、帝御愛の琴の爪と遺失せられて、公に命じて求めしむ。公心中に發願して、三寶に祈誓せらるは、もし琴の爪を求め得ば、其の處に後來伽藍を建立して、三寶の恩を報ずべしと。果して深草に於て、拾ひ得て獻ずと。河海鈔並に花鳥餘情等に見へたり。後に本尊までを建立せられ、諸堂は未建にて薨ぜられしに、御息の時平公の時に、寺は建立なり。時平、極樂寺を以て定額の寺と爲せんと欲し請す狀に云く、右臣か亡考昭宣公、山城の國宇治郡の地を占め、極樂寺を建立せんと欲す意有り。本尊且つ現堂の構へ未だ成らず。金沙を募て以て名を揚げ、白露に先て命を殞せり。臣、其の志を遂んことの思、今に八載。鳳刹龍銜見聞の情相感し、香照花朶、供養之法僅に存。莊嚴の觀る可き無しと雖も、猶是塵俗の犯し難し。伏して願は、陛下鴻慈、特に天鑒を廻し、之を定額に列。将に宿心を遂んとす。臣時平誠惶誠恐。頓首頓首。死罪死罪。謹白と。(この文は、菅丞相代作にて、文草の九巻に出たり)。この寺もと極樂寺と唱へしを、興聖寺とかへて唱ることは、
L’an premier de l’ère Tenpuku, au printemps de l’année mizunoto-mi (1233), l’achèvement eut lieu, et on le nomma temple Kōshō Hōrin-ji. Le hōdō fut érigé par la nonne Shōgaku, et le même hōza fut construit par le seigneur du monastère Gōzei-in. La nonne Shōgaku était-elle l’épouse du Gōzei-in ? Cela n’est pas encore vérifié. Concernant le Gōzei-in, le Shōgaishō dit : « Au sud de Hachijō, à l’est du Higashi no Tōin, se trouve la résidence du grand conseiller Norike, de la lignée Fujiwara. » Le Fujishi keizu dit : « Norike, grand conseiller intérimaire, prit le nom Gōzei-in ; poète et calligraphe habile, fils du seigneur Go-Kyōgoku. » Le Azuma kagami dit : « Le dix-neuvième jour du deuxième mois de la deuxième année de Shōka (1258), le premier rouleau du Myōhō renge kyō du temple Saimyō-ji fut copié de la main du maître du Dharma lui-même et offert. Les sept rouleaux suivants furent confiés à des disciples imitant l’écriture de la main de l’épouse du vice-ministre du Gōzei-in. C’est pourquoi l’œuvre fut achevée. » Quant au nom de monastère Kannon Dōri-in, comme on utilisa directement le nom de monastère de l’époque du temple Gokuraku-ji, le Kinenroku note qu’on changea l’ancien temple pour en faire un nouveau temple, conservant l’ancien pour le monastère et le nouveau pour le temple. Le temple Gokuraku-ji fut autrefois le vœu originel du seigneur Shōsen. Le seigneur Shōsen, huitième descendant depuis le Grand Ministre Taishokukan, était Mototsune, régent et grand ministre d’État, le premier à occuper la fonction de kampaku. Dans son enfance, alors qu’il accompagnait l’empereur et se rendait à la rivière Serikawa, l’onglet du koto cher à l’empereur fut perdu, et on ordonna au seigneur de le rechercher. Dans son cœur, le seigneur formula le vœu et pria les Trois Joyaux ainsi : « Si je trouve l’onglet du koto, j’érigerai plus tard en ce lieu un garan pour rendre grâce aux Trois Joyaux. » Effectivement, il le trouva à Fukakusa et le présenta. Cela apparaît dans le Kagakaishō ainsi que dans le Kachō yojō, entre autres. Plus tard, il érigea jusqu’au honzon, mais les diverses salles n’étaient pas encore construites lorsqu’il décéda. Sous le règne de son fils, le seigneur Tokihira, le temple fut érigé. Tokihira, désirant faire du Gokuraku-ji un temple jōgaku-ji, présenta une requête disant : « Mon défunt père, le seigneur Shōsen, occupa une terre dans le district d’Uji de la province de Yamashiro, avec l’intention d’ériger le temple Gokuraku-ji. Le honzon est déjà présent, mais la construction des salles n’est pas encore achevée. Il rassembla l’or et le sable pour en élever le renom, mais il trépassa avant la rosée blanche. Ma pensée de réaliser son vœu dure maintenant depuis huit ans. Le sentiment de voir et d’entendre le hōsha et le ryūgan se répond, l’offrande des parfums et des fleurs, la méthode de kuyō subsistent à peine. Bien qu’il n’y ait pas de spectacle de shōgon à contempler, cela reste encore difficile à violer par le monde profane. Je prosterne mon humble requête : que Votre Majesté, dans sa grande compassion, tourne particulièrement son regard céleste et l’inscrive parmi les temples jōgaku. Ainsi sera réalisé le vœu ancien. Moi, Tokihira, rempli de crainte et de respect, m’incline profondément, m’incline profondément. Je suis coupable, je suis coupable. Respectueusement soumis. » (Ce texte, composé par le ministre Sugawara à sa place, apparaît dans le neuvième volume du Bunsō). Ce temple, originellement appelé Gokuraku-ji, fut changé en Kōshō-ji.
寬元元年癸卯まで、わずかに十年ほどの間なり。癸卯七月に越に移られしに、補處の二代と稱する人なし。跡には真言律の僧、居せるにや。憶ふに懐弉徹通、みな真言家より改宗の人なれば、その法類など住せしならん。延慶年中に、深草極樂寺の司職良桂律師と、日蓮の弟子の日像と法論にて、良桂負て改宗せられしことあり。龍華傳に謂く、城南深草極樂寺の僧良桂、偶(たまたま)鶏冠井(とさかい)を過ぎ、日像か禪律等の宗を議を聴て、即衆を出、辨す之問難往反して、日已に暮んぬ。兩なから村舎に止、三晝夜を過、桂遂に心服し、像の徒と爲。桂か極樂寺の徒、凡そ一百餘人も、亦皆日像に随、像か時寺號を易せず。康永元年壬午、像を此に葬る。時に鶴林寺と改。慶長中に、日堯又寶塔寺と名く。(已上)然れば古興聖寺の舊跡は、今の寶塔寺なり。この寺、興聖寺の號は、祖師在住十年許の間唱へて、前後はみな極樂寺と唱ふべし。ゆへに古記にも興聖寺のこと見へず。法燈年譜にも、極樂寺の元和尚と記せり。後嘉禎、仁治の比、江州朽木の城主、佐々木信綱、法名鐵道居士、師に歸依して、興聖寺を郭外に建立すと云ふ。僧堂は自ら十方を化募して造立あり。その序に云く、宇治観音導利院、僧堂勧進疏、稽首和南して。敬て十方一切の諸佛菩薩、賢聖僧衆、天上人間、龍府八部、善男子善女人等に曰く、一銭の淨信を以て、一處の道場を建立せんと欲す事。右菩薩戒経に云、若し佛子、常に應に一切衆生を教化して、僧坊を建立し、山林園田に佛搭と、冬夏安居坐禪の處所とを、立作せしむ。一切行道の處、皆應に之を立らるべし。若し爾せ不ん者。軽垢罪を犯す。然は寺院は、是れ諸佛の道場也。神丹の佛寺は、天竺僧院をうつせり。日本の精舎も又かれを學ぶべし。其の功大に其の徳厚く、國國に傳はり。人人にほどこす處あらん。吾入宋歸朝より以来、一寺草創の志願を起して、日久しく月深るといへども、衣盂のさヽうべきなし。今、勝地一處を、深草の邊、極楽寺の舊趾に得たり。観音導利院と名く。薙草のうゑ叢林ならず。此處に甲刹をかまゑんとす。寺院の最要は佛殿法堂僧堂也。此の中、佛殿はもとよりあり。法堂いまだし。僧堂最も切要なり。今、是を建立せんとす。其のていたらく、七間の堂宇をたて、堂内にへだてなし。長牀を設て僧衆集り住し、晝夜の行道暫くもをこたらず。中正に聖像を安じて、僧衆圍遶して住す。三寶一堂に帰崇する儀䡄、行ひ來れる事久し。功徳も多く、佛事もひろかるべし。一力の終功を求む可しといへども、偏く良縁を結んが為に、廣く十方を化す。これ竺土漢土の勝躅也。正法像法僧儀也。檀主の名字を、聖像の腹心に収め置て、萬字の種智とし、自他の文彩とせん。此のなかにさきだちて、得道の人あらんには、彼れを此の衆の導師とせん。善知識にあらざらんや。獨り人中をすヽむるのみにあらず。天上龍宮も化すべし。仙界冥府にも聞ふべし。只是れ釈尊所傳の法輪なり。法界の内外に及ぶことあらん。謹て疏す。嘉禎元年十二月日、都勧縁、住観音導利院沙門釋氏(已上)。永平六世和尚奥書云く、佛祖の開方便門、示眞實相、不可思議也。秘密蔵裡之寶也。癡人面前に向て顕示すべからず也。貞和三年十一月七日、住永平曇希書。この夏より安居結制せらる。正法眼藏第二巻の尾に、天福元年夏安居、觀音導利院に在、示衆とあり。夢住國師の雑談集巻八に云く、中比建仁寺の本願入唐して、禪門戒律の儀傳られしも、只狭牀にて事と事しき坐禪の儀は無りけり。國の風儀にまかせて、天台眞言などあひならへり。一向の禪院の儀式は時至て、佛法房の上人、深草にて大唐の如く、廣牀の坐禪始て行ず。其の時は坐禪めづらしき事にて、信有る俗等拝し、貴とがりけりと。其の時の僧かたり侍り(已上)。またこの年の眞跡にて左の六十九の細字を十五行に列書し、横板に彫付たるが、現今(いま)越前の妙覺寺にあり。筆痕はまきれぬ祖師の眞蹟なり。余参詣して拝見す。天福の比は、永平未開已前なれども、この妙覺寺は、もとより眞言宗の伽藍なれば、波著寺の懐鑒徹通等の請にて、書せられたるか、言く。妙覺寺鎭守勸請十箇所權現。第一熊野山。第二日照。第三金峰山。第四賀茂。第五八幡。第六祇園。第七赤山。第八日吉。第九貴船。第十白山。右所奉勸請如件。天福元年四月日(已上)。また祖像とて、一木像あれども、これは眞言八祖の一箇と見ゆるなり。文暦元年甲午、懐弉和尚、師に深草の精舎に見て、衣を易ふ。洞上室内、古來の口訣に云、筑紫の博多に能忍と云人あり。平家の士。悪七兵衛景清の叔父なり。彼の上人、宋の育王山の佛照禅師を傳聞て、練中勝辨の二弟子を使ひして、嗣法を請す。佛照、法衣並に達磨の像に賛して贈る。賛云、直指人心、見性成佛、太華擘開、滄溟頓に竭く、然も神光を接得すと雖も、爭奈せん當門の歯缺たることをと。これを得て津國の三寶寺に住して、日本の達磨宗と號せらる。道徳さかんなるにや。深法禪師の勅號あり。後に難に逢て寂す。その嗣法の弟子、覺晏上人、和州の談(たふの)峯に住して、達磨宗を唱ふ。晏の弟子に懐鑒、懐弉、懐照、懐義(比丘尼)等あり。懐鑒を覺禪和尚と稱す。越前の波著寺に住して、弟子多し。義介、義尹、義演、義準、義荐、義運等なり。後に法を義介に遺囑して寂す。懐弉は祖師に侍して、入室せらる。この懐鑒、懐弉、懐照共に、祖師に歸屬せらる。ことは覺晏上人の遺意に、先師能忍の得法、もと面授にあらぬゆへに、たヾしからず。門人向向後共に道元禪師に依屬せらるべしと。按ずるに徹通、瑩山に付する狀に云く、太宋淳凞十六年、日本文治五年、育王佛照禅師、徳光和尚、佛在世の生生法壽の例を引て、遥に中辨の二使に附して、臨濟家の嗣法祖師相傳の血脈、六祖普賢の舎利等を以て、遠く攝州の三寶寺の能忍和尚、勅謚深法禪師に授て、釋尊五十一世の祖と爲。此の印信心印の文、速に官裁を請ふこと有に依て、勅命して即ち皇居に在て、之を開、八宗の講者爲と雖も、進て以て達磨正宗の初祖爲るの、宣下を蒙る。爾し自、日本國理、初て達磨宗を仰ぐ。其の法、東山の覺晏上人に授け、晏、越州波著寺の覺禪和尚に附す。禪、義介に附す。此の書竝に六祖普賢の舎利(一粒)同く紹瑾長老に寄て、以て當家(洞下)嗣書の助證と爲す可。能忍和尚の信牒、佛照禪師の返牒、練中勝辨の在唐記に委く之在。嘉元四年丙午、仲冬三日、加州大乘寺開闢義介、之を授。(この眞筆は、昔大智和尚所持せらる。今に肥後の廣福寺に遺在す。)又本朝高僧傳の十九巻に能忍の傳あり。訂補建撕記図会(坤)ここからは前述「訂補建撕記図会(乾)」よりの続きです。この面山本の「訂補建撕記図会」は現在、その道の參究者からはまったく顧みられていない。河村孝道著「諸本對校・永平開山道元禪師行状建撕記」206頁には「昭和三十年、永久岳水による元禄七年書寫の『建撕記』が発見紹介され、更に古い天正十七年書寫本の発見紹介がなされ、従来面山本『建撕記』(流布本)を道元禅師伝の唯一のものと思っていただけに、是等の新資料によって訂補本が建撕原本と相違する改悪本であると考証指摘された事は非常な衝撃であった。」と書かれている。又、同書の櫻井秀雄師「序」に「漸次、古寫本の発見に伴い、それとの比較研究の結果、いわゆる訂補本が他の古寫本に比して、訂補の名において、面山和尚による取捨増減がなされ、また行實の場所や時代の変更を加えられていることが判明するに及んで、更に系統的な研究が渇望され続けてきたのである。」と書かれている。訂補建撕記図会坤
Jusqu’à la première année de Kangen, l’année kigebō, il ne s’est écoulé qu’environ dix ans. En juillet de l’année kigebō, lorsqu’il se déplaça vers Echizen, il n’y eut personne pour être appelé son successeur de deuxième génération. À sa place, peut-être des moines shingon-ritsu résidèrent-ils. On se souvient que Kaijō et Tettsū étaient tous deux des personnes converties depuis l’école shingon, et leurs disciples et autres ont probablement habité là. Durant l’ère Enkyō, il y eut un débat doctrinal entre le moine risshi Ryōkei, administrateur du temple Gokurakuji de Fukakusa, et le disciple de Nichiren, Nichizō, à la suite duquel Ryōkei fut vaincu et se convertit. Le Ryūge den dit : « Le moine Ryōkei du Gokurakuji de Fukakusa, au sud de la capitale, passant un jour par Tosakai, entendit Nichizō discuter des écoles zen et ritsu, etc. ; il sortit aussitôt de l’assemblée et débattit avec lui, échangeant questions et réponses jusqu’à ce que le jour décline. Tous deux s’arrêtèrent dans une maison de village, passèrent trois jours et trois nuits, et finalement Ryōkei fut convaincu et devint disciple de Nichizō. Les disciples de Ryōkei au Gokurakuji, environ plus de cent personnes, suivirent également Nichizō, mais Nichizō ne changea pas le nom du temple à cette époque. La première année de Kōei, l’année jinoeuma, Nichizō y fut enterré. À cette occasion, le temple fut renommé Kakurinji. Durant l’ère Keichō, Nichigyō le nomma à nouveau Hōtōji. (Fin de citation) Ainsi, l’ancien site du Kōshōji d’autrefois est l’actuel Hōtōji. Ce temple, le nom de Kōshōji fut utilisé pendant les quelque dix ans où le Maître y résida ; avant et après, il faut l’appeler Gokurakuji. C’est pourquoi dans les anciens documents, on ne voit pas mention du Kōshōji. Dans la chronologie de Hōtō, il est aussi noté « l’ancien moine du Gokurakuji ». Plus tard, aux alentours des ères Katei et Ninji, le seigneur du château de Kutsuki dans la province de Gōshū, Sasaki Nobutsuna, nom de dharma Tetsudō Koji, se convertit au Maître et construisit le Kōshōji hors des remparts, dit-on. Le sōdō fut édifié par lui-même en quêtant des offrandes aux dix directions. Dans sa préface, il est dit : « Sūtra pour la quête pour le sōdō du Kannon Dōri-in d’Uji, prosternation et hommage. Respectueusement, je m’adresse à tous les bouddhas, bodhisattvas, saints et assemblée de moines des dix directions, aux êtres célestes et humains, aux dragons et aux huit classes d’êtres, aux bons fils et bonnes filles, etc. : avec une seule pièce de foi pure, je souhaite établir un lieu de pratique. À droite, le Sūtra des préceptes des bodhisattvas dit : “Si un fils du Bouddha doit constamment enseigner tous les êtres sensibles, établir des monastères, ériger des stūpas bouddhiques dans les forêts, jardins et champs, ainsi que des lieux pour la retraite d’été et d’hiver et la pratique du zazen. Tous les lieux de pratique doivent être ainsi établis. Sinon, on commet une faute légère.” Ainsi, les temples sont la terre de bouddha des bouddhas. Les temples bouddhiques du Shintan ont reproduit les monastères de l’Inde. Les monastères du Japon doivent aussi les imiter. Leur mérite est grand, leur vertu profonde, transmise dans chaque pays. Il y a un endroit où les dispenser à chaque personne. Depuis mon retour de Chine après mon voyage dans les Song, j’ai conçu le vœu de fonder un temple ; bien que les jours et les mois se soient accumulés, je n’ai pas eu de quoi le réaliser avec mon bol et mes robes. Maintenant, j’ai obtenu un lieu favorable, à la lisière de Fukakusa, sur l’ancien site du Gokurakuji. Je le nomme Kannon Dōri-in. Ce n’est pas une forêt de la doctrine sur un terrain défriché. Je veux y construire un temple principal. Les éléments les plus importants d’un temple sont le butsuden, le hōdō et le sōdō. Parmi ceux-ci, le butsuden existe déjà. Le hōdō pas encore. Le sōdō est le plus urgent. Maintenant, je vais le construire. Son plan est d’ériger un bâtiment de sept ken, sans cloison à l’intérieur. On installera des plateformes longues où les moines se rassembleront pour résider, et la pratique jour et nuit ne sera pas interrompue un instant. Au centre, on placera une statue sacrée, et les moines résideront en l’entourant. Le rituel de vénération des Trois Trésors en un seul lieu est pratiqué depuis longtemps. Les mérites seront nombreux, les activités bouddhiques étendues. Bien qu’on puisse chercher à accomplir cette œuvre par ses propres forces, pour nouer de bonnes affinités avec tous, on sollicite largement les dix directions. C’est la noble voie de l’Inde et de la Chine. C’est la forme du sōdō du vrai Dharma et du Dharma formel. Les noms des donateurs seront placés dans le cœur de la statue sacrée, devenant la graine de sagesse du svastika, la splendeur pour soi et pour autrui. Si parmi eux apparaît en premier une personne réalisant la Voie, elle sera le guide de cette assemblée. Ne sera-t-elle pas un bon ami dans la Voie ? Non seulement elle guidera les humains, mais elle pourra aussi enseigner aux êtres célestes et aux palais des dragons. Elle sera entendue dans les royaumes des immortels et des enfers. Ce n’est autre que la roue du Dharma transmise par le Bouddha Shakyamuni. Qu’elle puisse atteindre l’intérieur et l’extérieur du dharmadhātu. Respectueusement, cette requête. Le jour de décembre de la première année de Katei, le quêteur général, le moine Shaku du Kannon Dōri-in. (Fin de citation) Le sixième maître de Eihei ajoute en postface : « L’ouverture de la porte des moyens habiles par les bouddhas et patriarches, la manifestation de la vraie réalité, est inconcevable. C’est un trésor dans le coffret secret. Il ne faut pas le montrer devant les ignorants. Le septième jour du onzième mois de la troisième année de Jōwa, résidant à Eihei, Donki écrit. » Depuis cet été, la retraite d’été fut établie. À la fin du deuxième volume du Shōbōgenzō, il est écrit : « Retraite d’été de la première année de Tenpuku, au Kannon Dōri-in, enseignement à l’assemblée. » Dans le huitième volume du Zassōshū du maître national Musō, il est dit : « Même si le fondateur du Kenninji voyagea en Chine et transmit les rituels zen et les préceptes, il n’y avait pas de rituel de zazen sur des plateformes larges pour les affaires importantes. Selon les coutumes du pays, on combinait avec le Tendai et le shingon, etc. Le rituel propre aux monastères zen vint en son temps ; le supérieur Hōbutsubō, à Fukakusa, commença à pratiquer le zazen sur des plateformes larges comme dans les grands Tang. À cette époque, le zazen était une chose rare, et les laïcs croyants le vénéraient, c’était précieux et critiqué. Ainsi raconta un moine de cette époque. (Fin de citation) » De plus, de cette année, il existe un document autographe où soixante-neuf petits caractères sont alignés en quinze lignes, gravés sur une planche horizontale, qui se trouve actuellement au Myōkakuji d’Echizen. Les traces de pinceau sont indiscutablement l’écriture authentique du Maître. Je l’ai visité et vu. À l’époque de Tenpuku, avant l’ouverture de Eihei, ce Myōkakuji était à l’origine un temple de l’école shingon ; peut-être fut-il écrit à la demande de Kaikan, Tettsū, etc., du temple Hachijōji. Il dit : « Dix lieux de gongen invités pour le sanctuaire tutélaire du Myōkakuji. Premier, mont Kumano. Deuxième, Nichiteru. Troisième, mont Kinpusen. Quatrième, Kamo. Cinquième, Hachiman. Sixième, Gion. Septième, mont Sekizan. Huitième, Hiyoshi. Neuvième, Kibune. Dixième, Hakusan. Ci-dessus, les lieux invités comme indiqué. Le jour d’avril de la première année de Tenpuku. (Fin de citation) » De plus, il existe une statue dite du Maître, une statue en bois unique, mais celle-ci semble être l’une des huit patriarches du shingon. La première année de Bunryaku, l’année kinoeuma, le moine Kaijō rencontra le Maître au monastère de Fukakusa et changea de robe. Dans la tradition orale ancienne de la lignée Sōtō, on dit : « À Hakata dans Chikushi, il y avait un homme nommé Nōnin. Un guerrier des Taira. Oncle de Akushichibyō Kagekiyo. Ce moine, ayant entendu parler du maître zen Butsushō du mont Yuwang dans les Song, envoya ses deux disciples Renchū et Shōben pour demander la transmission du Dharma. Butsushō offrit une robe du Dharma ainsi qu’une statue de Bodhidharma avec une inscription. L’inscription dit : “Montrer directement l’esprit, voir la nature et devenir bouddha, le grand pic fendu, l’océan s’asséchant soudain, bien que recevant la lumière divine, que faire des dents cassées à la porte ?” L’ayant obtenu, il résida au temple Sanbōji dans la province de Tsu et fut appelé l’école Daruma du Japon. Sa vertu et sa voie étaient prospères. Il reçut le titre impérial de moine zen Jimpō. Plus tard, il rencontra des difficultés et mourut. Son disciple transmis, le moine Kakuan, résida au mont Tafu dans la province de Yamato et propagea l’école Daruma. Les disciples de Kakuan étaient Kaikan, Kaijō, Kaishō, Kaigi (une nonne), etc. Kaikan était appelé moine Kakuzen. Il résida au temple Hachijōji dans la province d’Echizen et eut de nombreux disciples : Gikai, Giin, Gien, Gijun, Gisen, Giun, etc. Plus tard, il transmit le Dharma à Gikai et mourut. Kaijō servit le Maître et devint son disciple intime. Ce Kaikan, Kaijō, Kaishō se convertirent tous au Maître. La raison en est que selon la volonté posthume du moine Kakuan, puisque la transmission du Dharma du premier maître Nōnin n’était pas une transmission directe face à face, elle n’était pas suffisante. Ses disciples devraient tous se convertir au maître zen Dōgen. » On vérifie que dans le document de transmission de Tettsū à Keizan, il est dit : « La seizième année de Chunyou des grands Song, la cinquième année de Bunji du Japon, le maître zen Butsushō du mont Yuwang, le moine Tokkō, citant l’exemple des vies successives du Bouddha de son vivant, confia de loin aux deux émissaires Chūben la lignée de transmission des patriarches de l’école Linji, les reliques du sixième patriarche et de Samantabhadra, etc., et les transmit au moine Nōnin du temple Sanbōji dans la province de Settsu, titre posthume impérial moine zen Jimpō, faisant de lui le cinquante et unième patriarche depuis le Bouddha Shakyamuni. Ce sceau de la foi, ce sceau du texte, parce qu’il y eut une demande urgente de décision officielle, un décret impérial ordonna de l’ouvrir au palais impérial, et bien que les érudits des huit écoles fussent présents, il fut proclamé premier patriarche de l’école orthodoxe de Bodhidharma. Depuis lors, pour la première fois au Japon, on honora l’école Daruma. Son Dharma fut transmis au moine Kakuan du Higashiyama, Kakuan le transmit au moine Kakuzen du temple Hachijōji dans la province d’Echizen. Kakuzen le transmit à Gikai. Ce document ainsi qu’une relique (un grain) du sixième patriarche et de Samantabhadra sont envoyés ensemble au vénérable Shōkin pour servir de preuve à la transmission de notre école (Sōtō). Les lettres de créance du moine Nōnin, la réponse du maître zen Butsushō, le récit du séjour en Chine de Renchū et Shōben existent en détail. Le troisième jour de l’hiver moyen de la quatrième année de Kaen, l’année hinoeuma, Gikai, fondateur du temple Daijōji dans la province de Kaga, le transmit. (Cette écriture authentique était autrefois en possession du moine Daichi. Elle existe encore aujourd’hui au temple Kōfukuji de Higo.) » De plus, dans le dix-neuvième volume du Honchō kōsō den, il y a une biographie de Nōnin. « Teihō Kenzei ki zu-e (deuxième partie) » À partir d’ici, c’est la suite de la première partie du « Teihō Kenzei ki zu-e ». Ce « Teihō Kenzei ki zu-e » de la version Menzan est aujourd’hui totalement négligé par les chercheurs de cette voie. Dans l’ouvrage de Kawamura Kōdō « Shohon taikō Eihei kaisan Dōgen zenji gyōjō Kenzei ki », page 206, il est écrit : « En 1955, la copie de 1694 de Nagaku Gakusui fut découverte et présentée, et ensuite la découverte et la présentation d’une copie plus ancienne de 1589 eurent lieu ; comme on pensait jusqu’alors que la version Menzan du Kenzei ki (version diffusée) était la seule biographie du maître zen Dōgen, la démonstration par ces nouvelles sources que la version révisée est une version altérée différente de l’original du Kenzei ki fut un choc considérable. » De plus, dans la préface du même livre par le maître Sakurai Hideo, il est écrit : « Peu à peu, avec la découverte de copies anciennes, les études comparatives ont révélé que la dite version révisée, sous le nom de révision, avait subi des ajouts, suppressions et modifications par le moine Menzan, ainsi que des changements de lieux et d’époques des faits biographiques, et dès lors un besoin de recherches plus systématiques s’est fait sentir. » Teihō Kenzei ki zu-e (deuxième partie).
嘉禎元年乙未この乙未の八月十五日に、理觀と云、僧に菩薩戒を授けらる。その戒脈は永平寺に遺在せり。この比までは開堂已前ゆへか、天童の正傳をあらわされず。榮西、明全、道元と聯續せり。年號は文暦二年とあれども、實は嘉禎元年なり。血脈の様は當用ならぬゆへに、こヽに畧す。嘉禎二年丙申冬安居の初に、興聖寺に於て開堂あり。開闢初住本京宇治縣興聖寺語録巻の第一、侍者詮慧編す。師、嘉禎二年丙申十月十五日に於て、始て當山に就て、開堂拈香、祝聖罷て、上堂。山僧、叢林を歴ること多からず。只是れ等閑に天童先師に見て、當下に眼横鼻直なることを認得して、人に瞞せられず。便乃、空手にして鄕に還る。所以に一毫も佛法無し。任運に且く時を延ふ。朝朝日は東より出、夜夜月は西に沈む。雲収て山骨露し、雨過て四川低る。畢竟如何。良久して曰く、三年一閏に逢、難は五更に向て啼く。久立下座と。廣録の第一の初に出たり。嘉禎二年この冬、懐弉和尚、首座に充て秉拂なり。随聞記云、嘉禎二年朧月除夜、始て懐弉を興聖寺の首座に請じて、即ち小參の次で、初て秉拂を首座に請。是興聖寺最初の首座なり。小參の趣は、宗門の佛法傳來の事を擧揚する也。初祖西來して少林に居して、機をまち、時を期して、面壁して坐せしに、其の年の窮臘に神光來參しき。初祖最上乘の器なりと知て、接得して、衣法共に相承傳來して、兒孫天下に流布し、正法今日に弘通す。當寺始めて首座を請し、今日秉拂を行はしむ。衆の少きを憂ること莫れ、身の初心なるを顧る事莫れ。汾陽は僅に六七人。薬山は十衆に満たざる也。然あれども皆佛祖の道を行しき。是を叢林のさかんなると云き。見ずや竹の聲に道を悟り、桃の花に心を明めし。竹豈利鈍あり。迷悟あらんや。花何そ浅深あり。賢愚あらんや。花は年年開くれども、皆得悟するに非ず。竹は時時に響けども聞者盡く證道するに非ず。唯久参修持の功により、辨道勤労の縁を得て、悟道明心する也。是竹の聲の、獨り利なるに非ず。又花の色の殊にふかきに非ず。竹の響妙なりと云へども、自ら鳴らず。瓦の縁を待て、聲を起す。花の色美なりと云へども、獨り開くるにあらず。春風を得て花開くるなり。學道の縁も又かくのことし。此の道は人人具足なれども道を得ことは衆縁による。人人利ならども道を行することは、衆力を以てす。故に今、心を一つにし、志を専らにして、參究尋覓すべし。玉は琢磨に依て器となる。人は錬磨に依て仁となる。何れの玉か初より光りある。誰人か初心より利なる。必しも須く是琢磨し錬磨すべし。自ら卑下して、學道をゆるくすること莫れ。古人の云、光陰空くわたること莫れ。今問ふ、時光は惜むに依て、とヾまるか。惜めども、とヾまらざるか。須く知べし、時光空くわたらず。人空くわたる。時光いたずらに過す事なく、切に學道せよとなり。かくのことく參究同心にすべし。我ひとり擧揚するも、容易にするにあらざれども、佛祖行道の儀みなかくのことくなり。如來の開示に随て得道するもの多けれども、又阿難に依て、悟道する人もありき。新首座非器なりと、卑下すること莫れ。洞山の麻三斤を擧揚して、同衆に示すべしと云て、座を下て後ち、再び鼓を鳴して、首座秉拂す。是興聖最初の秉拂なり。懐弉三十九歳也。嘉禎三年丁酉、結制日。出家授戒作法を撰せらる。右作法の跋に云、嘉禎三年丁酉結制の日、之を撰す。講戒と受戒と其の儀別なり。之詳にするもの少し。何況や、大僧菩薩の戒相、之を明る者多からず。今撰する所者、講戒の流なり。而して菩薩戒の儀式、之を傳授する者稀なり。今聊か畧作法を存して、而して受授の儀を示す也。諸阿笈摩教、及び諸の教家に云所に同じからず。若し此の儀に依て、受授す可きは、得戒す可し。唐土我朝、先代の人師、釋戒の時、詳に菩薩戒體を論す、甚だ以て非なり。體に論す其の要如何ん。如來世尊、唯戒の得否を説て、體の有無を論ぜず。但だ師資相授すれは、即得戒する而已(の暦仁元年戊戌(九月十九日に改暦す)補今年四月八日に、一顆明珠巻を示さる。嘉禎四年と題す。これ改暦の前月ゆへなり。延應元年己亥(二月七日改暦す)補今年示衆の法語下の如し。十月二十三日に洗面巻、同月同日に洗淨巻。仁治元年庚子(七月十五日改暦す)今年示衆の法語下の如し。開冬の日に、有時巻。同日に傳衣巻。同日に袈裟功徳巻。この同日に、傳衣と袈裟功徳とを示さる様にあるは、兩巻とも一巻なるを、後に袈裟功徳を添削して傳衣と題號をかへられしより、前後共に今に遺在して、二巻共に同日の年月を記せり。清明の日に禮拝得髄巻、結制後五日に、溪聲山色巻、五月二十五日に即心是佛巻、月夕に諸惡莫作巻、十月十八日に、山水經巻、已上の中に末に延應庚子とあるは、改暦以前の示衆ゆへなり。仁治二年辛丑今年示衆の法語下の如し。正月三日、佛祖宗禮巻、三月七日、嗣書巻、夏安居の日に、法華轉法華巻、これは慧達禪人に授けらる。名字に付て法達の曹溪に參ぜし因縁を示さるなり。同日に心不可得巻、九月九日に古鏡巻、九月十五日に看經巻、十月十四日に佛性巻、同中旬に行佛威儀巻、十一月十四日に佛教巻、十一月十六日に神通巻。
Le premier jour de l’ère Katei, année Bois-Bouc, le quinzième jour du huitième mois de cette même année Bois-Bouc, le moine nommé Rikan reçoit les préceptes de bodhisattva. La lignée de ces préceptes demeure conservée au temple Eihei-ji. Jusqu’à cette époque, peut-être parce qu’il s’agit d’avant l’ouverture de la salle d’enseignement, la transmission authentique du temple Tiantong n’était pas encore révélée. Eisai, Myōzen et Dōgen se succèdent. L’ère indiquée est la seconde année de l’ère Bunryaku, mais en réalité c’est la première année de l’ère Katei. La forme de la lignée de sang n’étant pas d’usage courant, elle est ici omise. Au début de la retraite d’hiver de la seconde année de l’ère Katei, année Feu-Singe, a lieu l’ouverture de la salle d’enseignement au temple Kōshō-ji. Le premier volume des Dits du temple Kōshō-ji, premier temple fondé dans le district d’Uji de la capitale, est compilé par le serviteur Zen’e. Le maître, le quinzième jour du dixième mois de la seconde année de l’ère Katei, année Feu-Singe, pour la première fois en ce temple, ouvre la salle d’enseignement, prend de l’encens, après les prières pour le souverain, monte en chaire. Ce moine des montagnes n’a guère fréquenté les monastères. Simplement, ayant rencontré sans façon mon ancien maître de Tiantong, j’ai reconnu sur-le-champ que l’œil est horizontal et le nez vertical, sans être trompé par autrui. Alors, les mains vides, je suis retourné au pays. C’est pourquoi il n’y a pas un atome de dharma bouddhique. Suivant le cours des choses, je prolonge un peu le temps. Matin après matin, le soleil sort de l’est ; nuit après nuit, la lune se couche à l’ouest. Les nuages se dissipent, les os de la montagne apparaissent ; la pluie passe, les quatre rivières s’abaissent. En fin de compte, comment ? Après un long silence, il dit : La troisième année, on rencontre un mois intercalaire ; la grue sauvage crie vers la cinquième veille. Restez debout longtemps, descendez de l’estrade. Ceci apparaît au début du premier volume du Recueil étendu. Cet hiver de la seconde année de l’ère Katei, le vénérable Kaijō est nommé chef de rang et tient le chasse-mouches. Le Recueil des entretiens entendus dit : La veille du dernier jour du mois lunaire de la seconde année de l’ère Katei, pour la première fois on invite Kaijō à être chef de rang au temple Kōshō-ji, et immédiatement après la petite assemblée, on invite pour la première fois le chef de rang à tenir le chasse-mouches. C’est le premier chef de rang du temple Kōshō-ji. Le sens de la petite assemblée est d’exalter l’affaire de la transmission du dharma bouddhique dans notre école. Le premier patriarche venu de l’Ouest, résidant à Shaolin, attendant l’occasion, guettant le moment, assis face au mur, à la fin de cette année-là, Shenguang vint le rencontrer. Le premier patriarche, sachant qu’il était un récipient du Véhicule suprême, le reçut et lui transmit ensemble le kesa et le dharma ; les descendants se répandirent sous le ciel, le vrai dharma se propage aujourd’hui. Ce temple invite pour la première fois un chef de rang ; aujourd’hui on lui fait tenir le chasse-mouches. Ne vous inquiétez pas du petit nombre de l’assemblée, ne considérez pas que vous êtes débutants. Fenyang n’avait que six ou sept personnes. Yaoshan n’atteignait pas dix disciples. Pourtant, tous pratiquèrent la Voie des buddhas et patriarches. C’est ce qu’on appelle la prospérité d’un monastère. Ne voyez-vous pas ? Dans le son du bambou, [on] s’éveilla à la Voie ; dans la fleur de pêcher, [on] clarifia l’esprit. Le bambou aurait-il acuité ou lenteur ? Y aurait-il illusion ou éveil ? La fleur aurait-elle quoi que ce soit de superficiel ou de profond ? Sage ou ignorant ? Les fleurs s’ouvrent chaque année, mais toutes ne réalisent pas l’éveil. Le bambou résonne à chaque instant, mais tous ceux qui l’entendent ne réalisent pas la Voie. Seulement, grâce au mérite d’une pratique assidue prolongée, obtenant la condition d’un effort diligent dans l’étude de la Voie, [on] s’éveille à la Voie et clarifie l’esprit. Ainsi, ce n’est pas que le son du bambou soit particulièrement aigu. Ni que la couleur de la fleur soit spécialement profonde. Bien qu’on dise que la résonance du bambou est merveilleuse, elle ne résonne pas d’elle-même. Attendant la condition de la tuile, elle produit un son. Bien qu’on dise que la couleur de la fleur est belle, elle ne s’ouvre pas seule. Obtenant la brise printanière, la fleur s’ouvre. La condition pour étudier la Voie est aussi ainsi. Cette Voie, bien que chacun la possède pleinement, l’obtention de la Voie dépend de multiples conditions. Bien que chacun ne soit pas aiguisé, la pratique de la Voie se fait par la force de l’assemblée. C’est pourquoi maintenant, unifiant l’esprit, concentrant la volonté, il faut étudier et rechercher. Le jade, par le polissage, devient un récipient. L’homme, par la forge, devient un homme de bien. Quel jade brille dès l’origine ? Qui est aiguisé dès le début ? Il faut nécessairement polir et forger ainsi. Ne vous rabaissez pas vous-même, ne relâchez pas l’étude de la Voie. Les anciens disent : Ne laissez pas le temps passer en vain. Maintenant je demande : Le temps s’arrête-t-il parce qu’on le chérit ? Bien qu’on le chérisse, ne s’arrête-t-il pas ? Il faut savoir : Le temps ne passe pas en vain. L’homme passe en vain. Le temps ne s’écoule pas vainement ; étudiez ardemment la Voie. Ainsi faut-il étudier et rechercher avec un même esprit. Même si moi seul l’exalte, ce n’est pas facile, mais le modèle de la pratique de la Voie par les buddhas et patriarches est tout ainsi. Beaucoup, suivant les enseignements du Tathagata, obtinrent la Voie, mais aussi, grâce à Ananda, il y eut des gens qui s’éveillèrent à la Voie. Ne vous rabaissez pas en disant que le nouveau chef de rang n’est pas un récipient. Exaltez « trois livres de chanvre » de Dongshan et montrez-le à l’assemblée. Ayant dit cela, il descend de l’estrade, puis, de nouveau, on frappe le tambour, le chef de rang tient le chasse-mouches. C’est la première tenue du chasse-mouches à Kōshō-ji. Kaijō a trente-neuf ans. Le jour de la clôture de la retraite de la troisième année de l’ère Katei, année Feu-Coq, on compose les règles pour la prise de l’ordination et la réception des préceptes. La postface de ces règles dit : Je les compose le jour de la clôture de la retraite de la troisième année de l’ère Katei, année Feu-Coq. L’explication des préceptes et la réception des préceptes ont des rites distincts. Ceux qui les détaillent sont peu nombreux. À plus forte raison, les aspects des préceptes de bodhisattva des grands moines, ceux qui les éclairent ne sont pas nombreux. Ce que je compose ici relève du courant de l’explication des préceptes. Or, ceux qui transmettent le rituel des préceptes de bodhisattva sont rares. Maintenant, conservant quelque peu un rite abrégé, j’indique le rituel de la réception et de la transmission. Cela ne coïncide pas avec ce que disent les divers Agama et les diverses écoles doctrinales. Si, suivant ce rituel, on reçoit et transmet, on peut obtenir les préceptes. En Chine et dans notre pays, les maîtres des générations précédentes, au moment d’expliquer les préceptes, discutaient en détail du corps des préceptes de bodhisattva, ce qui est très incorrect. Discuter du corps, quel en est le point essentiel ? Le Bienheureux Tathagata parle seulement de l’obtention ou non des préceptes, il ne discute pas de l’existence ou non d’un corps. Seulement, quand maître et disciple se les transmettent mutuellement, alors on obtient les préceptes, voilà tout. (La première année de l’ère Ryakunin, année Terre-Chien — changement d’ère le dix-neuvième jour du neuvième mois — complément : cette année, le huitième jour du quatrième mois, il montre le rouleau Un joyau brillant. Il est daté de la quatrième année de l’ère Katei. C’est parce que c’est avant le mois du changement d’ère.) La première année de l’ère En’ō, année Terre-Cochon (changement d’ère le septième jour du deuxième mois) complément : cette année, les instructions à l’assemblée sont comme ci-dessous. Le vingt-troisième jour du dixième mois, le rouleau La toilette du visage ; le même jour du même mois, le rouleau La purification. La première année de l’ère Ninji, année Métal-Rat (changement d’ère le quinzième jour du septième mois) cette année, les instructions à l’assemblée sont comme ci-dessous. Le jour de l’ouverture de l’hiver, le rouleau Parfois. Le même jour, le rouleau La transmission du kesa. Le même jour, le rouleau Les mérites du kesa. Le fait que la transmission du kesa et les mérites du kesa soient montrés le même jour vient de ce que les deux rouleaux étaient à l’origine un seul rouleau ; plus tard, après avoir ajouté et retouché les mérites du kesa et changé le titre en La transmission du kesa, les deux versions restent conservées jusqu’à aujourd’hui, et les deux rouleaux portent la même date. Le jour de la clarté pure, le rouleau La vénération obtient la moelle ; cinq jours après la clôture de la retraite, le rouleau Le son du torrent, la couleur des montagnes ; le vingt-cinq mai, le rouleau L’esprit même est buddha ; au soir de la lune, le rouleau Ne commets aucun mal ; le dix-huit octobre, le rouleau Les montagnes et les eaux comme sūtra. Parmi ceux-ci, ceux qui portent à la fin « En’ō, année Métal-Rat » le sont parce qu’ils sont des instructions à l’assemblée avant le changement d’ère. La seconde année de l’ère Ninji, année Métal-Buffle cette année, les instructions à l’assemblée sont comme ci-dessous. Le trois janvier, le rouleau La vénération des buddhas et patriarches ; le sept mars, le rouleau Le document de succession ; le jour de la retraite d’été, le rouleau Le Sūtra du Lotus tourne le Sūtra du Lotus — celui-ci est conféré au pratiquant zen Edatsu. Il montre le lien de l’histoire de Hôtatsu allant rencontrer Caoxi à propos du nom. Le même jour, le rouleau L’esprit est inconcevable ; le neuf septembre, le rouleau L’ancien miroir ; le quinze septembre, le rouleau La lecture des sūtra ; le quatorze octobre, le rouleau La nature de buddha ; dans la même décade, le rouleau La pratique des dignités de buddha ; le quatorze novembre, le rouleau L’enseignement de buddha ; le seize novembre, le rouleau Les pouvoirs supranormaux.
仁治三年壬寅四月十二日、近衛殿に謁して、法談の次で問有り、我朝先代、此の宗傳來るや否や。答、我朝名相の佛法傳來以来、僅四百餘歳也。而今佛心宗流通、正に此の時に當る。神丹國、後漢明帝永平年中に、始て名相の佛法傳ふ。以後梁朝普通八年に、時代を撿(かんかふるに)、僅に四百餘歳也。其の時、當て、始て西來直指の祖道を流通、爾し自以来、六代曹溪、青原南岳下、五家の宗を分と云。我朝欽明天皇の時代、始て佛法の名字を聞く、以来百済高麗從り、傳る所の聖教、亦國城に満れとも、未た以心傳心の宗匠有ず。只た鎭護國家靈験の僧のみ有て、閒(まヽ)出て踵を継、絶こと無し云云。永平六世和尚筆蹟を以て之を寫す。同年五月一日、義尹和尚に大事を授け玉ふと云云。この時、義尹二十六歳なり。この一件に依て、後來義尹を祖師の法嗣と思ふもあれども、大慈室中法系の嗣書に、義介の下(もと)に列すれば、祖師の法嗣にはあらず。義尹この翌年、二十七にて入宋、天童淨和尚に參見と。近世興聖寺懶禪の記せられし義尹の傳に見ゆれども、淨祖の入滅は、宋の紹定元年戊子七月十七日にて、日本の安貞二年なれば、その年義尹は生年十二なり。古記にもこの様なる差誤多ければ、この大事を授らると、建撕の記せられしも、嗣法のことの證にはなりがたし。たヾその法孫の用る所を以て證とすべし。同年中、由良開山深草に掛錫あり。衣を改め菩薩戒を受く、元亨釋書にも見へたり。法燈國師年譜に云、
Le douzième jour du quatrième mois de la troisième année de Ninji, l’année du Tigre d’Eau (1242), [Dōgen] est reçu en audience par le seigneur Konoe. À la suite d’un entretien sur le Dharma, une question est posée : « Dans notre pays, les générations passées, cette école a-t-elle été transmise ou non ? » Il répond : « Depuis que le bouddhisme des noms et des formes a été transmis dans notre pays, à peine plus de quatre cents ans se sont écoulés. Et maintenant, la diffusion de l’école de l’Esprit du Bouddha coïncide précisément avec cette époque. Le pays du Soleil-Levant, sous le règne de l’empereur Ming des Han postérieurs, durant les années Yongping, reçoit pour la première fois le bouddhisme des noms et des formes. Ensuite, en examinant les époques jusqu’à la huitième année de Putong des Liang, à peine plus de quatre cents ans se sont écoulés. À cette époque, pour la première fois, la Voie des patriarches, directement indiquée venue de l’Ouest, se diffuse. Depuis lors, jusqu’à la sixième génération de Caoxi, sous les branches de Qingyuan et de Nanyue, on dit que les cinq écoles se sont séparées. Dans notre pays, à l’époque de l’empereur Kinmei, on entend pour la première fois les noms et les termes du bouddhisme. Depuis lors, bien que les saints enseignements transmis depuis Baekje et Goryeo aient également empli le pays et ses châteaux, il n’y a pas encore eu de maître de l’école de la transmission d’esprit à esprit. Il y a seulement eu des moines aux efficacités spirituelles pour la protection de l’État et de la nation, qui sont apparus de temps à autre, ont transmis la lignée sans interruption, etc. » Le sixième patriarche de Yongping transcrit cela de sa propre main. Le premier jour du cinquième mois de la même année, il est dit qu’il confère le grand kōan au moine Giin. À cette époque, Giin a vingt-six ans. En se fondant sur cet épisode, plus tard certains pensent que Giin est le successeur du Dharma du patriarche, mais comme dans le document de succession de la lignée du Dharma de la chambre Daiji, il est placé sous Gikai, il n’est pas le successeur du Dharma du patriarche. L’année suivante, Giin, à vingt-sept ans, se rend en Song et rend visite au moine Jing de Tiantong. Bien que cela apparaisse dans la biographie de Giin, compilée par le moine Lan de Kōshō-ji à une époque récente, le décès du patriarche Jing a lieu le dix-septième jour du septième mois de la première année de Shaoding des Song, l’année du Rat de Terre, ce qui correspond à la deuxième année de Antei au Japon ; cette année-là, Giin a douze ans. Comme les anciennes chroniques contiennent également de nombreuses erreurs de ce genre, même le récit compilé par Kenshi selon lequel ce grand kōan lui fut conféré ne peut servir de preuve de la succession du Dharma. Seulement, on doit prendre pour preuve ce qu’utilisent ses descendants dans le Dharma. Durant la même année, le fondateur de Yura séjourne à Fukakusa. Il change de robe et reçoit les préceptes de bodhisattva ; cela apparaît également dans le Genkō Shakusho. Le chronique annuel du kokushi Hottō déclare :
仁治三年壬寅、師三十六歳、城南深草極樂寺の元和尚に依り、菩薩戒を受く。元入宋の時、天童淨和尚從り、相傳の血脈也。元は永平開山佛法上人也。又云、寺に扁して(由良)西方と曰く。永平寺の佛法上人道元をして、額の篆字を書せ。この年譜の天童淨和尚從り、相傳の血脈也とあること、今日の永平門下、授菩薩戒の血脈を授受する根源なり。同年八月五日、天童如淨和尚語録、はじめて到る。同六日、上堂有り。上堂の法語は廣録の第一に出たり。こヽに擧す。師乃ち起立し、録を捧げ香を薫じ云、箇は是れ天童□(足孛)跳を打して、東海を蹈翻して龍魚驚く。清淨大海衆、如何が證明せん。良久して云、海神貴きこと知り、也(また)價を知て、人天に留在して光、夜を照しむ。下坐して大衆と三拝(已上)。今年示衆の法語下の如し。正月十八日に大悟巻、三月二十三日に佛向上事巻、三月二十六日に恁麼巻、四月五日に行持巻、孟夏二十日に海印三昧巻、四月二十五日に授記巻、四月二十六日に觀音巻、五月菖節に栢樹子巻、五月十五日に阿羅漢巻、六月二日夜に光明巻、九月重陽日に身心學道巻、九月二十一日に夢中説夢巻、十月五日に道得巻、十一月初五日に畫餅巻、十二月十七日に全機巻。同年十二月十七日。檀那雲州の私宅に於て、其の證正法眼藏二十二、全機の巻奥書に云く、爾の時
En la troisième année de Ninji, l'année du Tigre d'Eau, le Maître, âgé de trente-six ans, reçut les préceptes de bodhisattva auprès du moine Gen du temple Gokuraku-ji à Fukakusa, au sud de la capitale. Lorsque Gen se rendit en Song, il suivit le maître Jing de Tiantong, dont il reçut la lignée authentique de transmission. Ce Gen est le fondateur du Dharma du temple Eihei-ji. On dit aussi que le temple portait une plaque inscrite « Yura, direction de l'Ouest ». Le fondateur du Dharma du temple Eihei-ji, Dōgen, fit écrire les caractères sigillaires de l'inscription. Le fait que cette chronologie mentionne « avoir suivi le maître Jing de Tiantong et reçu la lignée authentique de transmission » constitue la source de la transmission et de la réception de la lignée des préceptes de bodhisattva au sein de l'école Eihei actuelle. Le cinquième jour du huitième mois de la même année, les Discours du maître Jing de Tiantong arrivèrent pour la première fois. Le sixième jour du même mois, il y eut une montée en chaire. Le discours du Dharma prononcé lors de cette montée en chaire figure en premier dans le Recueil Étendu ; il est cité ici. Le Maître se leva alors, éleva le recueil, l'encensa et dit : « Ceci est Tiantong qui, d'un bond, frappe et renverse la Mer de l'Est, effrayant dragons et poissons. Assemblée du vaste océan de la pureté, comment en témoignerez-vous ? » Après un long silence, il dit : « Les divinités de la mer connaissent la valeur, et connaissant le prix, elles demeurent parmi les hommes et les dieux, et leur lumière illumine la nuit. » Il descendit de la chaire et s'inclina trois fois avec l'assemblée (fin). Les discours du Dharma adressés à l'assemblée cette année sont les suivants : le dix-huitième jour du premier mois, le rouleau La Grande Illumination ; le vingt-troisième jour du troisième mois, le rouleau La Chose au-delà du Bouddha ; le vingt-sixième jour du troisième mois, le rouleau Ainsi ; le cinquième jour du quatrième mois, le rouleau La Pratique Soutenue ; le vingtième jour du début de l'été, le rouleau Le Samadhi du Sceau de l'Océan ; le vingt-cinquième jour du quatrième mois, le rouleau La Prédiction ; le vingt-sixième jour du quatrième mois, le rouleau Avalokiteshvara ; le jour de la fête des iris du cinquième mois, le rouleau Le Cône du Cyprès ; le quinzième jour du cinquième mois, le rouleau L'Arhat ; la nuit du deuxième jour du sixième mois, le rouleau La Lumière ; le jour du Double Neuf du neuvième mois, le rouleau Corps et Esprit Étudiant la Voie ; le vingt et unième jour du neuvième mois, le rouleau Parler de Rêve dans un Rêve ; le cinquième jour du dixième mois, le rouleau Capable de l'Exprimer ; le cinquième jour du onzième mois, le rouleau Galette Peinte ; le dix-septième jour du douzième mois, le rouleau Le Mécanisme Complet. Le dix-septième jour du douzième mois de la même année, dans la résidence privée du donateur de la province d'Unshū, il est écrit en postface du vingt-deuxième rouleau du Trésor de l'Œil du Vrai Dharma, Le Mécanisme Complet : « À ce moment-là... »
仁治三年壬寅十二月十七日、在雍州六波羅蜜寺側雲州史幕下に在、衆に示。雲州は波多野出雲守藤原義重なり。系圖は大織冠鎌足の七代、田原藤太秀鄕より十四代の孫波多野義通が妹は、中宮大夫進朝長の母なり。保元の比、義通、左馬頭義朝と不和にて、洛陽を辭し、相州の波多野に居す。ゆへに名字とせり。義通より五代を義重と稱す。東鑑に云、承久三年五月十五日、相州(北條泰時)十九萬騎を率て、京都に赴き見る。尾州筵田の合戦、波多野五郎義重、先發に進む處、矢石、右の目に中る、心神、違亂すと雖も則、荅の矢を射ると云云。官軍逃亡す。凡そ株河洲の俣市腸等の要害、悉く敗れ畢と。寬元四年丙午正月十日、将軍家始て甲冑を著せ令む。義重参候。寬元五年十一月十五日、鶴岡八幡宮の放生會なり。将軍家、御参詣、先陣随兵、波多野出雲前司(第一)三浦五郎左衛門尉(第二)十六日、三浦五郎左衛門尉盛時、狀を捧け、訴申事有り。詮句は昨日随兵風記の如は、盛時を以て出雲の前司義重か下に書き載せて訖す。當家代代、未だ超越の恨を含る處、啻(たヽ)一眼の仁に書番つがは被るのみに匪。剩又、其の名の下に註せらる。旁、面目を失ふ閒。供奉の儀を止め可れ、云云。出雲前司義重、此の事を聞、殊に憤申して云、累家の規模に於は、誰か肩を比しや。一眼の事に至は、承久兵亂の時、抜羣の軍忠を抽、名誉を都鄙に被むる上、還て面目の疵なり。今夏、盛時か嫌難に覃ひ叵と云云。陸奥前司掃部助、奉行相州、並左親衛等の評定を凝して、兩方を宥め被か爲めに、但し五位の爲るの間、義重を以て上に註せらる所なり。午の刻、将軍家御出。十七日、出雲前司義重、猶申す旨有り。是れ昨日は、御出障碍を成さざる爲、強て所存を竭ず、盛時か申狀、太た以て傍若無人、後日の爲、尤糺明せられんと欲す云云。殊に宥して御沙汰畢て、重て鬱憤有るべかず旨、仰せ出さる云云。右東鑑三十八巻に出たり。義重生質の武氣を推察すべき爲にこヽに記す。在京の時、祖師に歸依して、深草に參ぜられ、後に入道して大佛寺と號し、戒名を如是と稱す。永平寺の開基なり。正嘉二年戊午正月二十三日卒去。祖師入滅建長五年より六年後なり。また祖師の御説法の事を、經豪和尚の記せらるヽに云く、故嵯峨の正信上人、佛を乾尿橛、殺佛なむど、開山説法の時、仰せられたりけるを聽聞して、あなくちをし、佛をかヽる物にたとへらる。禪宗をそろしきものかなとて、落涙せられけり。此の事を開山もれ聞て、あれほどに愚癡にて、人に戒をさづけ、歸依せられし事、不便の次第なり。我もいや目ならば、落涙しつべき事也と仰せらるるなり。見解の黒白、之れを以て準知すべし。比興の物語なり(已上)。宇治の寺御住の間は、天福元癸亥の年より寬元元癸卯の年に至る、十一箇年なり。此の深草の寺は皇城に近ふして、月鄕運客、花族車馬、往來斷えず。縁に随う説法の大家、一百餘所。また受菩薩戒の弟子、二千有餘輩なり。度生の方便は、佛祖の古風なれども、我は安閑無事を望む所也とて、常に山林泉石の便宜を求めまします。有縁の檀那より、安閑なる在處とてまいらする山林園地、十有二箇處なれども、或は遠国、或は畿内、何の地も皆意に合はず。爰に波多野雲州太守藤原義重白(もふ)されけるは、越前吉田郡の内、深山に安閑の古寺候、某甲知行の内なり。御下向ありて度生説法あらば、一國の運、また當家の幸なるべしと言上す。師、答て云く、吾先師、如淨古佛は、太宋越州の人なれば、越國の名を聞くもなつかし。我が望む所なりとて、御下向あるべしと御返答あり。この古寺とあるは、永平寺の地、もと古寺の趾なり。今の地藏院は、弘法大師の開闢にて、自作の千體佛の地藏尊あり。また徹通和尚記せらる、御遺言記録に、靈山院の庵室と云ことあり。今もその所を靈山院谷とて、小菴あり。眞言天台家の寺ありし舊跡なるべし。
Le dix-septième jour du douzième mois de la troisième année de Ninji (1242), alors qu’il se trouvait à côté du temple de Rokuharamitsu-ji dans la province de Yōshū, sous la protection du gouverneur de la province d’Unshū, il donna un enseignement à l’assemblée. Le gouverneur d’Unshū était Hatano, seigneur d’Izumo, Fujiwara no Yoshishige. Selon sa généalogie, il était le quatorzième descendant de Tawara no Tōta Hidesato, lui-même septième descendant de Dai-shokukan Kamatari. La sœur de Hatano no Yoshimichi, descendant de Hidesato, était la mère du chambellan du palais impérial, Tomonaga. À l’époque de Hōgen (1156-1159), Yoshimichi, étant en conflit avec le commandant de la gauche des Écuries impériales, Yoshitomo, quitta la capitale et s’établit à Hatano dans la province de Sagami. C’est pourquoi il prit ce nom. Yoshishige était le cinquième descendant de Yoshimichi. Le Azuma Kagami rapporte : « Le quinzième jour du cinquième mois de la troisième année de Jōkyū (1221), le seigneur de Sagami (Hōjō Yasutoki), à la tête de cent quatre-vingt-dix mille cavaliers, se dirigea vers la capitale pour l’inspecter. Lors de la bataille de Enada dans la province d’Owari, Hatano Gorō Yoshishige, s’avançant en tête de l’attaque, fut frappé à l’œil droit par une flèche ou une pierre ; bien que son esprit en fût troublé, il tira immédiatement une flèche en réponse, dit-on. Les forces impériales prirent la fuite. En somme, toutes les positions fortifiées, telles que Mataichi dans la province de Kusa, furent entièrement défaites. » Le dixième jour du premier mois de la quatrième année de Kangen (1246), le shogun ordonna pour la première fois de revêtir l’armure. Yoshishige se présenta à l’audience. Le quinzième jour du onzième mois de la cinquième année de Kangen (1247), se tenait la cérémonie de libération des êtres vivants au sanctuaire Hachiman de Tsurugaoka. Le shogun s’y rendit en pèlerinage ; les gardes du corps de l’avant-garde étaient Hatano, ancien gouverneur d’Izumo (premier), et Miura Gorōzaemon no Jō (deuxième). Le seizième jour, Miura Gorōzaemon no Jō Moritoki présenta une requête, exposant une affaire. En résumé, il déclara : « Concernant le registre des gardes du corps d’hier, il est écrit que Moritoki est placé sous l’ancien gouverneur d’Izumo, Yoshishige. Notre maison, de génération en génération, n’a jamais connu un tel affront ; ce n’est pas seulement une question d’ordre d’inscription pour un borgne. De plus, son nom est annoté en dessous du mien. Par conséquent, je suis couvert de honte. La participation à la suite devrait être suspendue, etc. » L’ancien gouverneur d’Izumo, Yoshishige, apprenant cela, exprima une indignation particulière et dit : « En ce qui concerne l’envergure de notre maison accumulée, qui pourrait se comparer à elle ? Quant à l’affaire de l’œil, au moment des troubles militaires de Jōkyū, j’ai accompli un exploit militaire exceptionnel, gagnant une renommée dans la capitale et les provinces ; bien au contraire, c’est une marque d’honneur. Cet été, la rancune de Moritoki est insupportable, etc. » Le ministre des Cérémonies, ancien gouverneur de Mutsu, le chef des Serviteurs, le seigneur de Sagami, ainsi que le commandant de la Garde impériale de gauche, après avoir délibéré avec attention, cherchèrent à apaiser les deux parties ; cependant, en raison de son rang de cinquième rang, Yoshishige fut annoté au-dessus. À l’heure du cheval (midi), le shogun sortit. Le dix-septième jour, l’ancien gouverneur d’Izumo, Yoshishige, exprima à nouveau son opinion. Il dit : « Hier, afin de ne pas créer d’obstacle à la sortie du shogun, je me suis retenu de manifester pleinement mon sentiment. La requête de Moritoki est tout à fait arrogante et effrontée ; pour l’avenir, il est absolument nécessaire d’éclaircir cette affaire, etc. » On lui répondit spécialement avec des paroles apaisantes, lui intimant l’ordre de ne plus nourrir de ressentiment. Ce qui précède apparaît dans le trente-huitième volume de l’Azuma Kagami. Cela est noté ici pour permettre de déduire le tempérament martial inné de Yoshishige. Durant son séjour dans la capitale, il se convertit au patriarche, se rendit à Fukakusa, et plus tard entra dans les ordres, nommant son temple Daibutsu-ji et prenant le nom de discipline Nyoze. Il fut le fondateur (kōki) d’Eihei-ji. Il décéda le vingt-troisième jour du premier mois de la deuxième année de Shōka (1258). C’était six ans après le parinirvāṇa du patriarche, survenu la cinquième année de Kenchō (1253). De plus, concernant les enseignements du patriarche, le récit du vénérable Kyōgō rapporte : « Le vénérable Shōshin de Saga, décédé, comparait le Bouddha à un bâton à excréments, parlait de tuer le Bouddha, etc. ; ayant entendu de tels propos prononcés par le fondateur lors d’un enseignement, il fut consterné, trouvant monstrueux de comparer ainsi le Bouddha, et pleura en disant : “L’école zen est-elle donc une chose si terrible ?” » Le fondateur, ayant appris cela, dit : « Qu’un homme aussi ignorant ait conféré les préceptes à des gens et ait reçu leur conversion, voilà qui est vraiment regrettable. Si j’avais été à sa place, j’aurais moi aussi pleuré, assurément. » La justesse ou l’erreur des vues peut être mesurée par cela. C’est une anecdote édifiante (fin de citation). La période durant laquelle il résida au temple d’Uji s’étendit de la première année de Tenpuku (1233) à la première année de Kangen (1243), soit onze années. Ce temple de Fukakusa, étant proche de la capitale impériale, voyait constamment défiler voyageurs sous la lune et carrosses fleuris, sans interruption. Les grands maîtres qui enseignaient en fonction des circonstances étaient plus de cent. De plus, les disciples ayant reçu les préceptes de bodhisattva étaient plus de deux mille. Bien que les moyens habiles pour sauver les êtres fussent dans l’ancien style des Bouddhas et des patriarches, il déclarait : « Moi, ce que je souhaite, c’est la tranquillité et l’absence d’affaires », et recherchait toujours la commodité des montagnes, des forêts, des sources et des rochers. Parmi les bienfaiteurs liés par le karma, les terrains boisés et les jardins offerts comme lieux tranquilles étaient au nombre de douze, mais certains étaient dans des provinces lointaines, d’autres dans la région de la capitale ; aucun lieu ne convenait à son intention. Alors, Hatano, gouverneur d’Unshū, Fujiwara no Yoshishige, présenta une requête : « Dans le district de Yoshida de la province d’Echizen, au cœur de profondes montagnes, se trouve un ancien temple tranquille, relevant de mon domaine. Si vous vous y rendiez pour sauver les êtres et enseigner, ce serait une fortune pour toute la province et aussi un bonheur pour notre maison. » Le maître répondit : « Mon ancien maître, le vieux Bouddha Nyojō, était originaire de la préfecture de Yue dans le grand Song ; ainsi, le simple nom de la province de Yue m’est cher. C’est ce que je souhaite. » Et il donna son accord pour s’y rendre. Cet « ancien temple » désigne l’emplacement d’Eihei-ji, site d’un ancien temple. Le Jizō-in actuel fut fondé par le grand maître Kōbō Daishi, et abrite un millier de statues de Jizō qu’il sculpta lui-même. De plus, selon les notes du vénérable Tettsū dans les Annales des Dernières Volontés, il est mentionné un ermitage appelé Reizan-in. Aujourd’hui encore, cet endroit est appelé la vallée de Reizan-in, où se trouve un petit ermitage. Ce devait être le site d’un ancien temple des écoles Shingon et Tendai.
寬元元年癸卯(二月十六日改暦す)今年の示衆は兩所なり。三月十日、興聖寺に在て空華の巻、卯月二十九日、六波羅蜜寺に在て古佛心の巻、七月某日、興聖寺に在て葛藤の巻、この末は越前にての示衆、後に記す。この年七月十六日の比、京を御立あるかと覺ふ。同月末に、志比荘へ下著あると見へたり。正法眼藏三十二巻の奥書に、寬元元年閏七月初一日、越宇吉峯頭に在て示衆と云り。吉峯は、今の永平寺の主山の背に當て、松岡の溪の奥なり。祖菴の舊趾あり。これも永平寺と同前にて、古寺の跡なり。ゆへに密語の巻の末に、吉峯の古精舎とあり。余行脚の時、松岡天龍寺の雄峯英公と、同行して登る。後に英公、松岡の城主に告て、一菴を再建せられて、今に相續す。上の三十二巻の奥書とは、三界唯心の巻なり。義雲編集の、六十巻の目録に合せり。吉峯にて示衆の法語下のごとし。閏七月初一日に三界唯心の巻、九月十六日に佛道の巻、九月二十日に密語の巻、九月に佛經の巻、九月に諸法實相の巻、癸卯に説心説性の巻、同く陀羅尼の巻、十月二日に無情説法の巻、十月二十日に面授の巻、孟冬に法性の巻、十一月六日に梅花の巻、十一月十六日に方便の巻。七月十六日に深草を發出し、越に著して、最初は吉峯に住せられて、閏七月初一日に開示始まれり。十一月十六日までに、十二巻を示さる。今年の十一月六日まて、吉峯に寓在にて、その後に禪師峯に移寓にて、今年中は留在なり。この禪師峯は天台平泉寺の近所にて、古は山師峯(やましふ)と書す。山法師の居する峯と云意か。後に禪師峯と書す。今も禪師峯(やましふ)村と云く。祖師もと叡山の僧なれは、この禪師峯に天台の僧侶多きゆへ、聞法の爲に請せしなるべし。この禪師峯にて、示衆の法語下のごとし。十一月十九日に見佛の巻、十一月二十七日に遍參の巻、十二月十七日に眼睛の巻、同く家常の巻、十二月二十五日に龍吟の巻。雲州太守並に今の南東郡の左金吾禪門覺念相共に、寺を建立せんと欲し、荘内にて山林の便宜の處を尋ぬ。則ち市野山の東、傘松の西に、寺菴相應の地を得て歡喜す。同年閏七月十七日、雲州太守、自手(みづから)山を平げ地を拽き、吉峯の茅舎より此の地へ移り玉ふと云云。補この禪門覺念は、續七國志の三巻に見へたる眞柄備中守、眞柄左馬助等の先祖なり。
L’an premier de l’ère Kangen, année gui-mao (le calendrier fut modifié le seizième jour du deuxième mois). Les enseignements publics de cette année sont de deux sortes. Le dixième jour du troisième mois, au temple Kōshō-ji, le rouleau « Fleurs dans le ciel » ; le vingt-neuvième jour du quatrième mois, au temple Roku-haramitsu-ji, le rouleau « L’esprit des anciens Bouddhas » ; un certain jour du septième mois, au temple Kōshō-ji, le rouleau « Lianes entrelacées » ; la fin de ce dernier est un enseignement public dans la province d’Echizen, noté plus tard. Aux alentours du seizième jour du septième mois de cette année, il semble qu’il quitta la capitale. À la fin de ce même mois, il apparaît qu’il arriva au domaine de Shihi. Dans le colophon du trente-deuxième rouleau du Trésor de l’Œil de la Vraie Loi, il est dit : « Enseignement public donné le premier jour du septième mois intercalaire de la première année de Kangen, au sommet du pic Yoshimine, dans la province d’Echizen. » Le pic Yoshimine correspond au dos de la montagne principale de l’actuel temple Eihei-ji, au fond de la vallée de Matsuoka. Il y a là l’ancien site du premier ermitage. Celui-ci, comme le temple Eihei-ji, se trouve sur l’emplacement d’un ancien temple. C’est pourquoi, à la fin du rouleau « Paroles secrètes », il est mentionné « l’ancien vihāra de Yoshimine ». Lors de mes pérégrinations, je l’ai gravi en compagnie du vénérable moine Yūhō du temple Tenryū-ji de Matsuoka. Plus tard, le vénérable Yūhō informa le seigneur du château de Matsuoka, qui fit reconstruire un ermitage, lequel subsiste encore aujourd’hui. Le colophon du trente-deuxième rouleau mentionné plus haut est celui du rouleau « Les trois mondes ne sont que l’esprit ». Il correspond au catalogue en soixante rouleaux compilé par Gion. Les enseignements du Dharma donnés en public à Yoshimine sont les suivants : le premier jour du septième mois intercalaire, le rouleau « Les trois mondes ne sont que l’esprit » ; le seizième jour du neuvième mois, le rouleau « La Voie du Bouddha » ; le vingtième jour du neuvième mois, le rouleau « Paroles secrètes » ; au neuvième mois, le rouleau « Les sutras bouddhiques » ; au neuvième mois, le rouleau « L’aspect réel de tous les phénomènes » ; en l’année gui-mao, le rouleau « Exposer l’esprit, exposer la nature » ; de même, le rouleau « Dhāraṇī » ; le deuxième jour du dixième mois, le rouleau « L’enseignement du Dharma par les non-sensibles » ; le vingtième jour du dixième mois, le rouleau « Transmission directe de visage à visage » ; au début de l’hiver, le rouleau « La nature du Dharma » ; le sixième jour du onzième mois, le rouleau « Fleurs de prunier » ; le seizième jour du onzième mois, le rouleau « Les moyens habiles ». Le seizième jour du septième mois, il partit de Fukakusa et arriva dans la province d’Echizen ; il résida d’abord à Yoshimine et commença ses exposés publics le premier jour du septième mois intercalaire. Jusqu’au seizième jour du onzième mois, il donna douze rouleaux. Jusqu’au sixième jour du onzième mois de cette année, il demeura à Yoshimine, puis il déménagea pour le pic Zenji, où il resta jusqu’à la fin de l’année. Ce pic Zenji est proche du temple Heisen-ji de la secte Tendai, sur le mont Hiei ; anciennement, il s’écrivait « yamashifu » (pic du maître de montagne). Serait-ce le sens de « pic où résident les moines-guerriers de la montagne » ? Plus tard, on l’écrivit « pic Zenji » (pic du maître zen). Aujourd’hui encore, on parle du village de Zenjifu. Comme le Maître était à l’origine un moine du mont Hiei, et qu’il y avait de nombreux moines Tendai sur ce pic Zenji, il fut probablement invité pour y écouter le Dharma. Les enseignements du Dharma donnés en public sur ce pic Zenji sont les suivants : le dix-neuvième jour du onzième mois, le rouleau « Voir le Bouddha » ; le vingt-septième jour du onzième mois, le rouleau « Visite à tous les maîtres » ; le dix-septième jour du douzième mois, le rouleau « L’œil » ; de même, le rouleau « Affaires quotidiennes » ; le vingt-cinquième jour du douzième mois, le rouleau « Rugissement du dragon ». Le gouverneur de la province d’Unshū, ainsi que le général de la gauche de l’actuel district de Nantō, le laïc dévot Kakunen, souhaitèrent ensemble construire un temple et cherchèrent dans l’enceinte du domaine un lieu propice en montagne et forêt. Ils trouvèrent alors, à l’est du mont Ichino, à l’ouest du Pin Parasol, un terrain convenant à un temple-ermitage et s’en réjouirent. Le dix-septième jour du septième mois intercalaire de la même année, le gouverneur de la province d’Unshū, de ses propres mains, nivela la montagne et traça le terrain, et l’on dit qu’il déménagea de la hutte de chaume de Yoshimine vers cet endroit. Note : Ce laïc dévot Kakunen est l’ancêtre de Magara Bitchū-no-kami, Magara Samanosuke et autres, qui apparaissent dans le troisième rouleau du Shoku Shichikokushi.
寬元二年申辰、この年は吉峯とこの寺の間を往來あり。補今年は大佛寺を建立の事あるゆへに、居處定まらざるか。今年正月には、平泉寺の麓、禪師峯と云處に居住と見へたり。寬元癸卯年十二月十七日に、正法眼藏示衆と之れ有り。同二年申辰、侍者懐弉之れを書寫す云云。寬元元年霜月一日の時分より二年二月の比まで、禪師峯と吉峯との間を往來と覺なり。この十二月十七日に正法眼藏示衆とは、眼睛の巻、家常の巻、二巻なり。この後にも十二月二十五日に、龍吟の巻を示さる。向(さき)に記するがごとし。同年二月四日、越宇深山裡に在りて示衆と。正法眼藏五十二巻に之れ有り。彼の永平寺にての儀か、不審。補この五十二巻とあるは、祖師西来意の巻なり。義雲の目録と合す。同年二月二十五日に、天神宮に参籠ありて、天神月夜、梅花を見ると云題の詞あるを見て、和韻をめされたり。天神十一歳にして、月夜に梅花を見て始て志を言、其の詞に曰、月の輝きは晴たる雪の如、梅花の照れる星に似。憐れむ可、金鏡轉して、庭上玉房馨ことを。師和して云、青松何怕ん岩冬の雪、老樹の梅花飛んで星に似、天上人間三界の裏、眼睛鼻孔、幽馨を見。この本韻和韻共に、廣録の第十巻に載す。文字小異あり。録に云く、天満天神諱辰に、月夜に梅花を見る韻を次、齋衡二年、天神年十一歳、月夜に梅花を見て始て志を言、其の詞に曰、(此下四句二十字、上與記す所と同じ、但し房は廣録に芳に作る、非、文草に房と作)師和に曰、妙年の韻字清して雪の如し、老樹の梅花飛んで星に似、天上人間藏こと得ず、長、鼻孔を穿て、幽馨有り、(文字の差異考知すべき焉)この天満宮は、吉峯の同じ溪にあり。菴の向への村にて、今に神殿あり。これ吉峯よりの参詣なるべし。今年吉峯にて示衆せらる法語、下のごとし。二月四日に祖師西來意の巻、同十二日に優曇花の巻、同十四日に發菩提心の巻、同十五日に如來全身の巻、同日に三昧王三昧の巻、同二十四日に轉法輪の巻、同二十九日に自證三昧の巻、三月九日に大修行の巻。同年二月十九日、大佛寺法堂の地を平げ、四月二十一日、礎居柱立、上棟は次の日なり。陰陽少允安倍晴宗、勘へ白して、申の時に儀式之れ有り。大佛寺は如是居士の號なり。其の比までは諸大名、院號を憚かりて、多く寺號を稱す。最明寺などの類なり。如是の開基ゆへに、大佛寺と號せらる。同年七月十八日、開堂説法云云。師、今日より此の山を吉祥山と名づけ、寺を大佛寺と號す。乃ち頌有り曰く、諸佛如來大功徳、諸吉祥中最無上、諸佛倶來入此處、是故此地最吉祥。この日諷経の間、龍神の起雲降雨、草木樹林みな吉祥の瑞氣をあらわすと見へたり。上の四句の偈は、華厳經夜摩天宮品の偈の例を以て、文字を易へて自作して唱へらる。直の經文にはあらず。またこの時には、傘松峯と號して、吉祥山の號には、寶治二年に初て改めらる。額字の寫し、今洛下道正菴にあり。こヽに記す。南閻浮提、大日本國、越前國、吉田郡、志比荘、傘松峯、從今日名吉祥山。諸佛如來大功徳、諸吉祥中最無上、諸佛倶來入此處、是故此地最吉祥。寶治二年十一月一日と、八行に書せり。これ眞筆の寫しなり。自今日とあれば、昨日までは傘松峯なり。こヽは記者の失考なり。檀那雲州太守、一心に随喜す。この法筵に、参詣の人衆は、前大和守清原眞人、源蔵人、野尻入道實阿、左近将監安主公文等、皆參て行事す。補已上の衆、未考。説法の後、師雲州に謂く、この一片の地、主山は北に高く、案山は南に横ふ。東岳は白山の神廟に連り、西流は滄海の龍宮に曳く。吾在唐の時、天童先師、坐禪の法要、三十餘箇條を示し玉ふ。其の一に云く、大海を見ることなかれ、青山渓水を見るべしと。此の地この記に應ず。林泉の風景、望む所亦足る。珍味必ず良器に盛る。香稲は必ず満足すべし。是れ勝行の地にあらざらんや。尤も興法の道場なり。鎭西關東より南北四維に勝地を撰ぶ。今ま此に到て自休す。補この法要三十餘箇條は寶慶記に委し。是を吉祥山と名けらるヽことは、吉祥は帝釋宮の名、又佛の成道の時、吉祥草をしき玉ふ。今地を平げ、伽藍を建立する處吉祥なり。吉祥の山號のこと向(さき)に記するが如し。洞に瑩山和尚の洞谷記と題する一冊あり。永平寺の室内にありしを一覧せしに、開山瑩山記録とはあれども、瑩祖の滅後の事も見ゆ。また自稱して羅漢果を證せし等の詞は、佛説に背する捏怪なり。考えふるに、これは滅後に徒の中に瑩祖を褒稱し過て、祖言にまじへて加へ謂しと察せらる。その外にも自分に謂れまじき言句ををし。今こヽに一件を擧す。永光寺の事なり。云く、正和二年癸丑八月、始て茅屋を結、假の庫裡と爲。其の夜の感夢に曰く、羅漢第八の尊者、來て告示すること在、山に入、山を看。此の山を眺望すれは、小所爲と雖も、頗る勝地爲、尚を永平寺に勝れり。永平寺は方丈の立ち處ろ山の凹に當。是障礙神の居所の際た、古へ自、一切障礙有り。(異本是故有る也)當山は然らず。興化、如意なる可と。(云云異、誠字有り)卓菴自り以來、一切障礙無し。無爲修練して、年を逐て繁昌すと。この語中に、永平寺の境は、障礙神の所居とあれども、五百年後も祖師と仰て、往來たへず繁榮す、永光寺は年を逐て繁昌すとあれども、それほどにも見へず。箇様にいかヾしき詞の相違ををし、全篇が瑩祖の作とは云ひ難し。後人の祖に托して増加せし綺語ありと察せらる。亦、衆に告て云く、食は須く足ことを知り、衣は須く倹約なるべし。是は古今道者の用心にて、從來衲僧の眼睛なりと慇懃に示し玉ふ。今この意を註するに、食は落果などを食してなりとも、其の日の命を養わば、これより上を望むことなかれ。紙ぎぬ計りにても、寒をふせぐべしとなり。又示て云く、諸方を見るに、道心の僧はまれにして、名利を求る僧は多し。佛法を慕はず、一心に朝廷の賞をこいねがふ。此の類は皆、誰か是れ佛祖、誰か是れ外道と云ことをも識らざるな和論語巻八に道元の曰く、さとりと云は、別事にあらず。形式戒法立て後の事なり。今時の僧、みだりに祖師の語を見て、思量し分別して、戒行不足にして、さとれりといへり。是末世法をみだり、人をまどはす大罪人なり。佛一代の説法、一切諸経は皆是小玉をよぶ手段なる事をしらず。さとれる者は、戒法正しく、物我なく、大慈圓満にして、もろもろをすくへり。あさましきかな、末世の法は、俗家をたぶらかし、時にあへるに心をよせ、時に合はざるの人ありといへども、かつてみる事なく、いまの法は、俗家の世渡業にもおとりてあさまし。なかなか渡世のなす事をみれば、なす事ありて、取る事有り。是にははるかにおとれるは、此の比の佛者のありさまなり。眼をさまして、佛の眞理を辨へ、向上の大路をあゆむべし(已上)、この和論語は、古賢の正語ばかりを揀み集めし書なり。同年九月一日、法堂功成て開堂あり。法堂の礎あり。法會の來衆、男女一千餘人あり。これより清規を行ぜらる。今佛殿と方丈との間に、法堂の礎あり。天龍夢窓國師の弟子の義堂和尚の日工集に、天童清規の事を載られしに云く、建長の衆寮に就て、長老中岩の清規を講を聴くに云、天童淨和尚、小參は必しも法堂に不、處に随て説く。故に今日の永平寺、猶を此の禮を講す云。(已上)右の趣なれば、天童永平の清規の中には、濟下と異なる例も多くあるべし。同月七日に、宇治の興聖寶林寺より、木犀樹到來。義準上座送て到りて、今孤雲閣の前に植と云義準は慧鑑の剃度にて、義介義尹の法弟なり。準書状、慧鑑上人の爲に請する上堂一章。廣録に載たり。祖師越に移られて後に、興聖の消息は、この木犀の一件のみ。餘事古記に見へず。○檀那義重への返書の艸、一通、文言左の如し。當寺は、二位殿、右大臣殿御菩提の奉らん爲に、御建立候之上は、始て布薩説戒を行はされ候天、廻向し奉らる可き候之由、謹承候ひ了す。折節在國在り候。勤仕令す可候。且つ六波羅蜜殿の御書、畏れ拝見仕候ひ了す。早、寺庫に納む可候。今月十五日、布薩説戒、已に勤仕令め候ひ了す。謹惶、謹言。十月二十日、道元。右の祖筆、現今永平寺の室中にあり。年號見へず。しかれども、始行布薩とあれば、
En l’an deuxième de Kangen, année du dragon, cette année, il y a des allées et venues entre Yoshimine et ce temple. Peut-être parce que cette année, il y a la construction du Daibutsuji, la résidence n’est-elle pas fixée ? Cette année, au premier mois, il semble qu’il réside au pied du temple Heisenji, en un lieu appelé Zenjimine. Le dix-septième jour du douzième mois de l’année kibō de Kangen, il y a Shōbōgenzō Shishu. La deuxième année, année du dragon, le jisha Kaijō le transcrit, etc. Depuis le premier jour du mois de gel de la première année de Kangen jusqu’aux environs du deuxième mois de la deuxième année, il semble y avoir des allées et venues entre Zenjimine et Yoshimine. Ce Shōbōgenzō Shishu du dix-septième jour du douzième mois correspond aux deux rouleaux Ganjō et Kajō. Après cela également, le vingt-cinquième jour du douzième mois, il montre le rouleau Ryūgin. Comme noté précédemment. Le quatrième jour du deuxième mois de la même année, il est dans les profondeurs des montagnes d’Etsu et montre à l’assemblée. Il y a cela dans les cinquante-deux rouleaux du Shōbōgenzō. Serait-ce le cas au temple Eiheiji ? C’est douteux. Ces cinquante-deux rouleaux mentionnés sont le rouleau Soshiseirai. Cela concorde avec le catalogue de Gion. Le vingt-cinquième jour du deuxième mois de la même année, il se retire au sanctuaire Tenjin, et voyant un poème sur le thème « Tenjin, une nuit de lune, regarde les fleurs de prunier », il compose un poème en réponse. Tenjin, à onze ans, regarde les fleurs de prunier une nuit de lune et exprime pour la première fois son aspiration ; dans son poème, il est dit : « La clarté de la lune est comme une neige pure, les fleurs de prunier brillantes ressemblent à des étoiles. Combien pitoyable, le miroir d’or tournant, dans la cour, le pavillon de jade embaume. » Le maître répond en disant : « Pourquoi le pin vert craindrait-il la neige de l’hiver sur les rochers ? Les fleurs du vieil arbre prunier volent, semblables à des étoiles. Au ciel, parmi les hommes, dans les trois mondes, l’œil et les narines voient l’arôme subtil. » Ce poème original et la réponse sont tous deux consignés dans le dixième rouleau du Kōroku. Il y a de légères différences dans les caractères. Le roku dit : « À l’anniversaire du nom du Tenjin de Tenman, je réponds au poème sur le thème « regarder les fleurs de prunier une nuit de lune ». La deuxième année de Saikō, Tenjin a onze ans, regarde les fleurs de prunier une nuit de lune et exprime pour la première fois son aspiration ; dans son poème, il est dit : (ci-dessous quatre vers de vingt caractères, identiques à ce qui est noté plus haut, mais dans le Kōroku, « pavillon » est écrit « parfum », ce qui est incorrect ; dans le Bunsō, il est écrit « pavillon ») Le maître répond en disant : « Les caractères du poème de la merveilleuse année sont purs comme la neige, les fleurs du vieil arbre prunier volent, semblables à des étoiles. Au ciel, parmi les hommes, impossible de cacher, longtemps, perçant les narines, il y a un arôme subtil. » (Les différences de caractères doivent être examinées.) Ce sanctuaire Tenman se trouve dans la même vallée que Yoshimine. Dans le village en face de l’ermitage, il y a aujourd’hui un sanctuaire. Cela doit être un pèlerinage depuis Yoshimine. Les enseignements du Dharma montrés à l’assemblée à Yoshimine cette année sont les suivants. Le quatrième jour du deuxième mois, le rouleau Soshiseirai ; le douzième jour du même mois, le rouleau Udonge ; le quatrième jour du même mois, le rouleau Hotsubodaishin ; le quinzième jour du même mois, le rouleau Nyoraizenshin ; le même jour, le rouleau Sanmaiōsanmai ; le vingt-quatrième jour du même mois, le rouleau Tenbōrin ; le vingt-neuvième jour du même mois, le rouleau Jishōsanmai ; le neuvième jour du troisième mois, le rouleau Daishugyō. Le dix-neuvième jour du deuxième mois de la même année, le terrain du hattō du Daibutsuji est nivelé ; le vingt et unième jour du quatrième mois, les fondations sont posées et les piliers dressés ; la pose de la poutre faîtière a lieu le jour suivant. Le onmyōshōjō Abe Harimune, après consultation, déclare qu’il y a une cérémonie à l’heure du singe. Daibutsuji est le nom du laïc Nyoze. Jusqu’alors, les grands seigneurs, évitant les noms de cloître, utilisaient souvent des noms de temple. C’est le cas de Saimyōji, etc. Parce que Nyoze en est le fondateur, il est appelé Daibutsuji. Le dix-huitième jour du septième mois de la même année, il y a l’ouverture du hall et un discours sur le Dharma, etc. Le maître, à partir de ce jour, nomme cette montagne Kichijōzan et appelle le temple Daibutsuji. Il y a alors un hymne qui dit : « Les Tathāgata, les Bouddhas, ont de grands mérites ; parmi tous les auspices, ils sont les plus suprêmes ; tous les Bouddhas viennent ensemble en ce lieu ; c’est pourquoi cet endroit est le plus auspicieux. » Ce jour-là, pendant la récitation des sūtra, il semble que les dragons divins soulèvent les nuages et font tomber la pluie, et que les herbes, arbres et forêts manifestent tous une atmosphère auspicieuse de bon augure. Les quatre vers de l’hymne ci-dessus sont basés sur l’exemple de l’hymne du chapitre du palais céleste de Yama du Sūtra Avataṃsaka, avec des caractères modifiés, composés et récités par lui-même. Ce n’est pas le texte exact du sūtra. Aussi, à cette époque, il est appelé Sanshōhō, et le nom de Kichijōzan est changé pour la première fois en la deuxième année de Hōji. Une copie des caractères de la plaque existe aujourd’hui au Dōshōan de Rakuka. Il est noté ici. Dans le Jambudvīpa, grand pays du Japon, province d’Echizen, district de Yoshida, domaine de Shihi, mont Sanshō, à partir d’aujourd’hui nommé mont Auspice. Les Tathāgata, les Bouddhas, ont de grands mérites ; parmi tous les auspices, ils sont les plus suprêmes ; tous les Bouddhas viennent ensemble en ce lieu ; c’est pourquoi cet endroit est le plus auspicieux. Écrit en huit lignes, daté du premier jour du onzième mois de la deuxième année de Hōji. C’est une copie de l’écriture originale. Puisqu’il est dit « à partir d’aujourd’hui », jusqu’à hier c’était le mont Sanshō. Ici, c’est une erreur du compilateur. Le donateur, le gouverneur de Unshū, se réjouit sincèrement. À cette assemblée du Dharma, parmi les personnes venues en pèlerinage, l’ancien gouverneur de Yamato Kiyohara Shinjin, Minamoto Kurōdo, Nojiri Nyūdō Jitsu'a, Sakon Shōgen Yasunushi Kimon, etc., tous participent et accomplissent les rites. Les personnes ci-dessus ne sont pas vérifiées. Après le discours sur le Dharma, le maître dit au gouverneur de Unshū : « Ce morceau de terre, la montagne principale est haute au nord, la montagne-table s’étend au sud. La montagne de l’est est reliée au sanctuaire divin du Hakusan, le courant de l’ouest tire vers le palais du dragon de la mer bleue. Lorsque j’étais en Chine, mon maître précédent de Tiantong m’a montré plus de trente articles essentiels sur la méthode du zazen. L’un d’eux dit : « Ne regardez pas la grande mer, regardez les montagnes vertes et les ruisseaux. » Cet endroit correspond à cette instruction. Le paysage de forêts et de sources, la vue est également suffisante. Les mets délicats doivent être servis dans de bons récipients. Le riz parfumé sera certainement abondant. Ne serait-ce pas un lieu pour une pratique éminente ? C’est particulièrement un lieu pour faire prospérer le Dharma. Depuis Chinzei et Kantō, choisissant un lieu favorable au nord, au sud, aux quatre directions. Maintenant, arrivé ici, je me repose. Ces plus de trente articles essentiels sont détaillés dans le Hōkyōki. Le fait de nommer cela Kichijōzan : Kichijō est le nom du palais d’Indra ; aussi, au moment de l’Éveil du Bouddha, il étend l’herbe kusha. Maintenant, le lieu où le terrain est nivelé et le temple construit est auspicieux. Le nom de montagne Kichijō est comme noté précédemment. Dans la grotte, il y a un volume intitulé Tōkoku-ki du vénérable Keizan. L’ayant vu une fois dans les appartements du Eiheiji, bien qu’il s’agisse d’un enregistrement du fondateur Keizan, on y voit aussi des événements après la disparition du patriarche Kei. Aussi, des phrases où il se déclare avoir réalisé le fruit d’arhat, etc., sont des fabrications étranges contraires aux enseignements bouddhiques. En y réfléchissant, on peut discerner qu’après sa disparition, parmi ses disciples, ayant excessivement loué le patriarche Kei, ils ont ajouté et inséré ces paroles parmi les paroles du patriarche. En dehors de cela aussi, il y a des phrases qui ne devraient pas lui être attribuées. Ici, j’en cite un exemple. Il s’agit de l’affaire du Eikōji. Il est dit : « La deuxième année de Shōwa, année kichijū, huitième mois, pour la première fois une hutte de chaume est construite, servant de cuisine provisoire. Cette nuit-là, dans un rêve inspiré, il est dit : « Le huitième vénérable arhat vient et annonce : entre dans la montagne, regarde la montagne. En contemplant cette montagne, bien que modeste, c’est un lieu assez favorable, surpassant encore le Eiheiji. Le Eiheiji se trouve dans un creux de la montagne où se dresse le bâtiment principal. C’est à la limite de la résidence du dieu obstacle, depuis les temps anciens, il y a tous les obstacles. (Une version différente dit « c’est pourquoi il y a ») Cette montagne n’est pas ainsi. Elle devrait prospérer et être conforme. (Une version différente a le caractère « sincère ») Depuis l’établissement de l’ermitage, il n’y a aucun obstacle. Pratiquant sans effort, avec les années, elle prospère. » Dans ces paroles, bien qu’il soit dit que le territoire du Eiheiji est la résidence du dieu obstacle, cinq cents ans plus tard aussi, on le vénère comme patriarche, les allées et venues ne cessent, il prospère ; bien qu’il soit dit que le Eikōji prospère avec les années, cela ne semble pas être le cas à ce point. De telles contradictions dans les paroles sont étranges, et il est difficile de dire que l’ensemble est l’œuvre du patriarche Kei. On peut discerner qu’il y a des paroles ornées ajoutées plus tard en s’appuyant sur le patriarche. Aussi, il avertit l’assemblée en disant : « Il faut savoir se contenter de la nourriture, les vêtements doivent être frugaux. C’est la vigilance des pratiquants de la Voie de tous temps, c’est l’œil des moines depuis toujours », et il montre cela avec diligence. En annotant maintenant cette intention : même si l’on mange des fruits tombés, etc., pour entretenir la vie ce jour-là, il ne faut rien espérer de plus. Même avec seulement du papier et des chiffons, il faut se protéger du froid. Il montre aussi en disant : « En regardant partout, les moines ayant l’esprit de la Voie sont rares, les moines cherchant renom et profit sont nombreux. Ne désirant pas le Dharma du Bouddha, ils souhaitent ardemment les récompenses de la cour impériale. Ce genre de personnes, tous, ne savent même pas qui est un patriarche-bouddha, qui est un hérétique. » Dans le huitième rouleau du Warongo, Dōgen dit : « L’éveil n’est pas une autre affaire. C’est après avoir établi les formes et les préceptes. Les moines actuels, voyant à tort les paroles des patriarches, réfléchissent et discriminent, et avec une pratique des préceptes insuffisante, disent qu’ils sont éveillés. Ce sont de grands criminels qui corrompent le Dharma des temps décadents et égarent les gens. Ils ne savent pas que tous les enseignements du Bouddha durant sa vie, tous les sūtra, sont des moyens pour appeler le petit enfant. Ceux qui sont éveillés ont les préceptes corrects, n’ont ni objet ni soi, la grande compassion est parfaite, et ils sauvent tous. Combien lamentable, le Dharma des temps décadents trompe les familles laïques, s’attache à ceux qui sont en phase avec l’époque, bien qu’il y ait des personnes qui ne sont pas en phase avec l’époque, on ne les voit jamais, le Dharma actuel est encore plus lamentable que les affaires mondaines des familles laïques. En regardant plutôt les affaires des gens du monde, ils agissent et obtiennent. Bien inférieurs à cela sont les manières des pratiquants bouddhistes de nos jours. Réveillez vos yeux, discernez la vérité du Bouddha, et marchez sur la grande route qui mène vers le haut. » (Fin de citation) Ce Warongo est un livre qui rassemble uniquement les paroles correctes des sages anciens. Le premier jour du neuvième mois de la même année, le hattō est achevé et il y a l’ouverture du hall. Il y a les fondations du hattō. Les participants à l’assemblée du Dharma, hommes et femmes, sont plus de mille personnes. À partir de là, les règles pures sont mises en pratique. Maintenant, entre le bâtiment du Bouddha et le bâtiment principal, il y a les fondations du hattō. Dans le Nikkōshū du vénérable Gidō, disciple du maître national Musō Kokushi de Tenryū, il est consigné au sujet des règles pures de Tiantong : « À propos du sōdō de Kenchōji, en écoutant l’exposé des règles pures du vénérable Chūgan, il est dit : Le vénérable Jing de Tiantong, pour le shōsan, ne le fait pas nécessairement dans le hattō, il parle selon le lieu. C’est pourquoi aujourd’hui encore, le Eiheiji pratique cet usage. » (Fin de citation) Selon le sens ci-dessus, dans les règles pures de Tiantong et Eiheiji, il doit y avoir de nombreux exemples différents de ceux de la lignée de Ji. Le septième jour du même mois, depuis le temple Kōshō Hōrinji d’Uji, arrive un arbre à osmanthe. Le supérieur Gijun l’envoie et à son arrivée,
寬元二年の比と察せらるゆへに、ここに補す。この二位殿とあるは、尼将軍にて、右大臣殿とは、實朝将軍なり。義重は重代鎌倉に勤仕せられ、恩顧ある故に、兩靈の御菩提として、伽藍建立せらるなるべし。同年霜月三日(康子)僧堂の上棟(むねあげ)あり。此の時も龍天の小雨少風を降す。吉例なり。建立信心の檀那左金吾禪門覺念は、庫下の南簷の下に、鹿皮を敷き令めて行事す。子息左兵衛尉藤原時澄も庫下西簷下に在て行事す。師は庫下の前に在て、上棟を見たまふ。大工幣を捧て三拜す。其の幣五色なり。大工に馬一匹を賜ふ。小工已下皆絹一匹を賜ふ。見に参詣の男女一千餘人に白餅一枚づつ賜ふ。一年の中に法堂僧堂共に功成なり。然れとも師の在世には七堂は未建立と見へたり。行状記に曰、土木未だ備らず、殿閣僅に兩三有りと云云。寬元三乙巳の年、三月六日に、初て正法眼藏五十六巻を示せり。同年四月結夏の日、上堂の前後に天花亂墜して、法席及び、衆僧の座上、茶盞の中まて散り入る。古今未曾有なりと、記せらる。(永平寺囘祿の後、殿堂建立ありて、観應二年四月二十一日開堂供養。六世曇希和尚陞座説法に、師の在世の威徳を擧揚せらるヽ。其の中に此の天花の説。六世自筆あり。其を以て之を寫す。)天華の降しと云こと、支那の僧史に往往に見ゆれども、花の相状を委くせず。たヾ續高僧傳第六巻の釋法雲の章に、法華經を講せられし時の、奇瑞を記するに云く、嘗て一寺に於て此の經を講散す。忽ち天華を感す。状、飛雪の如し。空に満ち下る。堂内に延て、空に升(昇)て墜ちず。講訖て方に去とあり。これにて祖席の天華を想像すべし。攝州浪花、天満の天徳寺に、一幅の法語、祖師の眞蹟あり。字計五十有一、御名の下に華押有り、近年は河州の大日寺に頑愚長老秘蔵せらると云ふ。文言左のごとし。乾坤大地百雑砕、大死底無天無地。飜自己云、過去心不可得、現在心不可得、未來心不可得。寬元乙巳五月日、道玄、附、波多野廣長。寬元四年(丙午)六月十五日の上堂より大佛寺を改め、永平寺と稱す。廣録第二、大佛寺を改て、永平寺と稱す。上堂。天、道有り以て高清、地、道有り以て厚寧、人、道有り以て安穩。所以世尊降生は、一手は天を指し、一手は地を指す、周行七歩して曰く、天上天下唯我獨尊。世尊道有り、是れ恁麼なりと雖も、永平道有り、大衆證明。良久云、天上天下、當處永平。この永平の號は後漢の永平年中、佛法東漸せし暦號を采なり。永平(ながひら)と云ふ稱(なのり)を采とある説は妄談なり。知事清規、此の日より行はる。これは知事清規の末に、于時寬元丙午夏六月十五日、越宇永平開闢沙門道玄撰すと記せらる語によれり。別に一幅の眞蹟、現今(いま)永平寺にあり。この比の事なり。左に記す。永平寺佛前斎粥供養侍僧事。第一比丘懐弉。第二比丘覺佛。周而復次。恭敬供養。寬元四年七月十日住山沙門道玄。この軸長短八行。字計四十餘六にて、法諱の下に華押有り。同八月六日示衆に曰く、永平、庫院に示す。禪苑清規に云く、齋僧法は敬を以て宗の爲、はるかに西天竺の法を正傳し、近くは震旦國の法を正傳す。如來をよび、佛滅度後、或は諸天の天供を佛ならびに、僧に奉獻したてまつり。或は國王の王膳を、佛並に僧に供養したてまつり。其の外、長者居士の家よりたてまつる。毘舎首陀家よりたてまつるもありき。如是供養ともに敬重すること、ねんごろなり。天上人間の中の極重の敬礼を用ひ、至極の尊言を存し、敬ひ奉りて、飯饌等の供養の具、造作せり。香積局の其の禮儀言語したしく、正傳すべきなり。天上人間の佛法を習學するなり。謂(いはゆ)る粥をは、御粥(をかゆ)と申すべし。齋は御齋(をとき)と申すべし。齋時とも申すべし。時と申すべからず。よねしろまいらせよ、といまいらするをば、淨米しまいらせよと申すべし。米かせと申すべからず。御汁ものしまいらせよと申すべし。汁によと申すべからず。御羹(あつもの)しまいらせよと申すべし。御羹しまいらせると申すべし。汁にへたると申すべからず。御粥は熟せさせたまいたると申すべし。齋粥とヽのへまいらするとき、人の息にて、米菜及ひ、何れのものをも吹くべからず。たとひ、かわきたるも綴袖に觸することなかれ。かしらかをに觸たる手、いまたあらはずして、齋粥の器もの、及ひ齋粥に手ふれることなかれ。米菜はゑりまいらするより、乃至飯羹につくりまいらする。經營の間、身のかゆき所を、かきては、かならず其の手をあらふべし。齋粥とヽのへまいらする所にては、佛經の文を誦じ、祖師の語を諷誦すべし。世間の語、雑穢の語をいむべし。をヽよそ米菜鹽醬等の、諸の物ましますと申すべし。米菜ありと申すべからず。齋粥のをわしまさん處を過るには僧行者問訊したてまつるべし。零菜零米等ありとも、齋粥の後、使用すべし。御齋粥をわらざるほど、犯すべからず。齋粥とヽのへ、まいらする調度、ねんごろに護供すべし。他事に用ふべからず。在家より來ん輩の未淨手なるは、御菜菓子等觸るべからず。必ず酒水し、行香し、行火して後に、三寶衆僧に奉るべし。現在太宋國の諸山諸寺には、若し在家より來れる、饅頭、乳餅、蒸餅等は、重てむしまいらせて衆僧に奉る。蒸はきよむるなり。いまだむさヾれば、奉ざるなり。是示は多かる中に少計なり。是の大旨を得て、庫院香積を執行すべし。萬事非儀なりことなかれ。右條條、佛祖の命脈、衲僧の眼睛なり。外道は知らず、天魔も堪えず。唯、佛子のみ有る乃能傳也。是れ庫院の知事、明察して失う莫れ。開闢沙門道玄華押。(靈梅院の開基檀那、勝義の筆跡にて、之れを寫すなり。この勝義は、永平三世の檀那の二男にて、四世檀那の兄なり。屋敷の名字、是れ自り始まる。)この示庫院文、元來上のとほり、假名なり。今時は正法眼藏の拾遺に編入せり。紀年祿、此の詞を以て、眞字と爲して、而加焉者は、祖師の親語に非る也。寬元五丁未歳、正月十五日、布薩の時師説戒し玉ふに、五色の彩雲、方丈の正面の障子に立て、半時ばかり在り。聽聞の道俗あまた見奉るなり。其の中に河南荘、中鄕より参詣せし人、この子細を後證の爲とて、起請文を以て申し置く。其の文に云く、志比方丈、不思議日記の事。寬元五年(歳次丁未)正月十五日説戒。然に未の始め自り申の半分に至り、正面の障子に五色の光有り。聽聞の衆、貴賤之を拝見す。其の中、吉田河南荘中の郷自り、参詣を企て、之を見奉る輩、二十餘人。但だ説戒の日は多しと雖も、當て斯の日に相、参詣するの條、然ら令むる故なり。此の條、虚言と為す者、永く三途に堕在せしむ。仍て今自以後、傳え聞て随喜せん為に、之を記置の状、件の如し。此の正本、開山の寶函の中に之れ在る也。この瑞雲の事は、祖師御眞筆に、三箇條の瑞雲の事を記せらるヽ中の一條なり。右の祖筆は、末にうつす。上の不思議日記は、本書と小異あり。こヽに本書を一字も差ずして記す。└○○○(志比荘)方丈不思議日記の事寬元五年(歳次丁未)正月十五日説戒。此の日未の始め自り申の半分に至り、正面の障子(仁)五色の光有り。聽聞の衆、貴賤之を拝す。其の中、吉田河南の荘中の郷自り、人、参詣を企て、之を見奉る輩二十餘人。但だ説戒の日多しと雖も、當斯の日に相、参詣之條、然ら令むる故也。此の條、虚言と為す者、永く罪三途に堕在さ令め歟。仍て今自以後、傳え聞て随喜の為めに、之を記置の状、件の如し。佛子尊慶華押同昌圓同藤井光成同大中臣眞安同坂田守宅同久瀬有光同┌本書磨滅└○○○○同永平寺寬元五年丁未正月十五日、布薩説戒之時、興五色彩雲於方丈。門前聽聞衆中、見之人人。源満約華押源時幸同僧昌圓同僧尊慶同藤定政同右二通共に、紙は越前鳥の子なり。永平二代懐弉和尚、自筆を以て之を註して曰く、當山開闢堂頭和尚、方丈に就いて布薩説戒の時、五色瑞雲正面の明障子に現ず。彼障子、年歳を経て破損す。彼の舊破の骨紙等、當寺の重寶、而、之れを安置す。其の現瑞の日時等、別紙に記す。今暫く方丈天井の上に安置して證據と爲すべき也。文永四年九月二十二日之れを記す。小師比丘懐弉、華押。この正本、今に至り永平寶藏に在之。補この書余拝見す。今と少異あり。ゆへに不差一字、本書をこヽに擧す。當山開闢堂頭和尚、就方丈布薩説戒之時、現五色瑞雲於正面之明障子。經年歳而破損。彼舊破骨紙等、當寺之重寶而安置之。其現瑞日時等之記。在別紙。今暫安置方丈天井之上。後之可爲重寶文永四年九月二十二日記之。小師比丘懐弉華押。右の通り九行、紙幅、堅に九寸二分、横九寸八分、越前奉書の古びて鼠色の白き様に見ゆる。今年の立春の日、自筆に立春大吉を書せられたる眞蹟、今京の道正菴に秘蔵す。一幅長短八行、字數八十有五なり。文言左のごとし。南謨佛法僧寶大吉、立春大吉、一家祖師祖宗大吉、佛法弘通大吉大吉、祖道光揚大吉、寺門繁昌大吉、門子多集得人逢時、天下歸崇吾道大吉、大吉大吉、立春大吉大吉、開山永平大吉、道玄寬元五丁未、立春大吉、大吉。華押あり。また攝州浪華天満の天徳寺の室中にも、冬至の大吉あり。字數七十有八、左に記す。南無歸依佛法僧寶、七佛二十八祖、東土六祖、一家祖師、洞家師資、建立寺院、傳道授業、教化人天、安穩太平、雲衲大集、壽運繁昌、萬事如意豐足、弘法大吉大吉大吉、一陽佳節大吉大吉大吉大吉。希玄。華押あり。寶治元年(二月二十八日に改暦)丁未八月三日、鎌倉に御下向のことは最明寺殿、法名道崇のかたく請し申さるる間、御下向。すなはち菩薩戒を授け玉ふ。其の外道俗男女、受戒の衆數しらずと云云。祖師の鎌倉に寓居のこと、東鑑に失記す。往來の年月は廣録に記す。時頼の宅に、八月より明年の三月まで半年餘の寓居なり。この間、定て開示の法語多かるべし。古記に一向に見當らず。武家には、記録も遺りて秘するにや。天龍義堂の日工集の中に、京の将軍義満の義堂に密話せられしことを記せられしに、永平長老の平氏に勸るがごとくなるべしとあれば、天下の大事をも開示あられしなるべし。日工集の文左のごとし。永徳元九月二十五日、余及太清、府に參し、楞厳疏第五下之六根證入の章を講す、君密語天下の政事に及ふ云、満一變有るは、天下を棄んと欲こと、當に永平長老の平氏を勸るが如くなるへし。余太清と、密に賛して慰労して云く、世を視こと弊屣の如く、是れ安樂長久の基と云云。時頼固く師を留め申され、寺院建立して開山祖師と仰ぎ申すべきむね、再三言上あれども、越州の小院も檀那ありとて、堅く辭し玉ふ。其の時、師を請じ申る寺は、すなはち今の建長寺なり。開山に蘭溪道隆を請し申されしなり。補蘭溪の傳は、元亨釋書に委し。こヽに擧るに及ばず。蘭溪和尚よりの状に曰く、道隆和南悚息上啓、序を揆るに金風普扇、玉宇高寒。恭く惟は、名刹を坐鎭して、人天を警悟す。道體起居清勝。道隆宋國の晩生、無知の者を謬る。拙を衆底に藏す。動止、策ことを亡す。伏して累年より仙國の弟兄と、太白に同處す。了に固必無く、一家事を作。或る日齋餘、覺玅房、和尚法語並に偈頌等を出示す。棒讀再三、恍として面晤の如し。路、滄溟を隔と雖、大光明藏中、間隔無し。春暮、舟に附て博多に抵る。聞く近年、深山窮谷に遷て、此の道を以て後昆を開示して、朱門豪戸と友と爲ることを欲さずと。上古風規を存ことを見るべし。攀企、已まらず人をして使しめむ。設ひ管中に豹を窺て短を論し長を言ふ者有るも、何そ與に較るに足ん。久久日消ん。伏して望む槌拂に倦ずして、庶幾くは瞿曇之風墜ず、曹洞の派永流れ、幸幸。近聞く京中文武櫌攮。想ふ冬の盡に到、諸兄と同く衣を樞て、丈室に往、拝謁も未だ閒(ひまあら)ず。切に大法の爲に、崇重不宣。右謹て呈す。宋朝西蜀の人事、太宰府の博多圓覺寺に寓する比丘、道隆和南上啓と。本朝高僧傳巻十九、道隆の章に云く、海に泛び太宰府に著く。本朝寬元四年也。時年三十三。筑の圓覺に寓す。明年都城に入る。泉湧寺の來迎院に憩う云云。この書の趣なれば、隆公と覺玅房と、在宋の時、天童山にて同狀なり。來朝にて博多圓覺寺より、祖師へ呈柬あり。紀年録には、圓覺を削り、書柬の文字を改革して事實を失却せり。祖師の返狀に曰く、道元咨目悚息、圓覺和尚大禪師几前に上復、即辰孟冬輕寒。伏て惟は、尊候神相萬福。道元二十年前、曾て太宋に到り、錫を太白に掛。一瞬の間、未だ叢林を歴さず。旋、本國に來。蓋し業風の吹く所なり。行解俱に闕、愚を守て日を過す。近年深山に菴し、戸を閉し残命を終らんと欲す矣。去冬詮慧慧達兩禪人、雲遊之次、敬て和尚の書を領す、熏香拝見、欣感惶恐。宛か是れ寒谷之温至也。本と寺に詣して拝謝せんと欲す。未だ鄙願を遂。期せ不りて今年八月、檀越に勾引せられて、忽ち相州鎌倉郡に到る。東西山川二千餘里、風に嚮ふ之至、一日三秋、承聞く和尚既に王城に到と。時の運なり。人の幸なり。迢迢たる萬里、海に航して來る。普通遠年の儀に一如す。且喜らくは、祇園の風云に扇き、曹溪之流能傳ことを。幸如草草伏冀は慈
Comme on estime que cela se situe autour de la deuxième année de l’ère Kan’en, on le complète ici. Ce « Seigneur des Deuxième Rangs » désigne la nonne-générale, et le « Seigneur du Ministre de la Droite » est le général Sanetomo. Yoshishige, ayant servi depuis des générations à Kamakura et ayant reçu des faveurs, a dû faire construire un temple en offrande pour le salut des deux âmes. Le troisième jour du onzième mois de la même année (Kōshi), la pose de la charpente (muneage) du sōdō a lieu. À ce moment aussi, les dragons célestes font tomber une petite pluie et un faible vent. C’est un présage favorable. Le donateur de foi qui a financé la construction, le laïque zen Sakanegoe Kakunen, accomplit les rites en étendant une peau de daim sous l’avant-toit sud du kuri. Son fils, Sahyōe-no-jō Fujiwara Tokisumi, accomplit aussi les rites sous l’avant-toit ouest du kuri. Le Maître se tient devant le kuri et observe la pose de la charpente. Le charpentier offre des bandes de tissu et fait trois prosternations. Ces bandes sont aux cinq couleurs. On offre au charpentier un cheval. Aux ouvriers et au-dessous, on offre à chacun une pièce de soie. Aux hommes et femmes, plus de mille personnes, venus assister, on offre à chacun un gâteau de riz blanc. En l’espace d’un an, le hōdō et le sōdō sont tous deux achevés. Cependant, du vivant du Maître, il semble que les sept bâtiments n’étaient pas encore construits. Le Gyōjōki dit : « La construction n’était pas encore achevée, il n’y avait que deux ou trois pavillons. » La sixième année de l’ère Kan’en, année kinoto-mi, le sixième jour du troisième mois, il montre pour la première fois les cinquante-six rouleaux du Shōbōgenzō. Le jour du début de la retraite d’été de la même année, le quatrième mois, des fleurs célestes tombent en abondance avant et après le jōdō, jusque dans la salle du Dharma et sur les sièges des moines, pénétrant même dans les bols à thé. On rapporte que c’est un événement sans précédent, ancien ou moderne. (Après l’incendie d’Eihei-ji, les bâtiments furent reconstruits et l’inauguration eut lieu le vingt-et-unième jour du quatrième mois de la deuxième année de l’ère Kan’ō. Le sixième abbé, le vénérable Donki, monta en chaire et prononça un sermon, où il évoqua la vertu et le pouvoir du Maître de son vivant. Parmi cela, il y avait ce récit des fleurs célestes. Il existe un autographe du sixième abbé. C’est sur cette base qu’on le copie.) Le fait que des fleurs célestes soient tombées apparaît souvent dans les chroniques monastiques de Chine, mais on ne décrit pas en détail l’apparence des fleurs. Seulement, dans le sixième rouleau du Zoku Kōsōden, dans le chapitre sur le moine Hōun, il est rapporté, concernant les signes merveilleux lorsqu’il enseignait le Sūtra du Lotus : « Un jour, alors qu’il enseignait ce sūtra dans un temple, soudain il suscita des fleurs célestes. Leur aspect était comme celui de la neige qui vole. Elles remplirent le ciel et tombèrent. Elles s’étendirent dans la salle, puis s’élevèrent dans le ciel sans retomber. Elles disparurent seulement une fois l’enseignement terminé. » À partir de cela, on peut imaginer les fleurs célestes de l’assemblée du Patriarche. À Tennō-ji, dans le quartier Tenma de Naniwa, dans la province de Settsu, il existe un rouleau d’enseignement du Dharma, authentique calligraphie du Maître Fondateur. Il comporte cinquante-et-un caractères, et sous son nom se trouve un sceau fleuri. Ces dernières années, on dit qu’il était jalousement conservé par le vénérable obstiné Gangū du temple Dainichi-ji dans la province de Kawachi. Le texte est le suivant : « La terre entière, le grand univers, les cent sortes se brisent ; au fond de la grande mort, ni ciel ni terre. Se retournant sur soi-même, on dit : l’esprit passé est insaisissable, l’esprit présent est insaisissable, l’esprit futur est insaisissable. Jour du cinquième mois de l’année kinoto-mi de l’ère Kan’en, Dōgen. Ajouté par : Hatano Hirochika. » À partir du jōdō du quinzième jour du sixième mois de la quatrième année de l’ère Kan’en (année hinoe-uma), on change le nom du temple Daibutsu-ji pour l’appeler Eihei-ji. Dans le deuxième rouleau du Kōroku : « On change Daibutsu-ji pour l’appeler Eihei-ji. Jōdō. Le ciel a une Voie, par laquelle il est haut et pur ; la terre a une Voie, par laquelle elle est épaisse et paisible ; l’homme a une Voie, par laquelle il est tranquille et serein. C’est pourquoi le Vénéré du Monde, à sa naissance, d’une main pointa le ciel, de l’autre main pointa la terre, fit sept pas dans toutes les directions et dit : “Dans le ciel et sur la terre, je suis seul à être vénérable.” Le Vénéré du Monde a une Voie, bien que ce soit ainsi, Eihei a une Voie, que l’assemblée authentifie. Après un long silence, il dit : “Dans le ciel et sur la terre, le lieu même est Eihei.” » Ce nom d’Eihei est tiré de l’ère Yongping des Han postérieurs, ère calendaire durant laquelle le Dharma du Bouddha se propagea vers l’Est. La théorie selon laquelle on aurait pris le nom (appellation) « Nagahira » est une fausse rumeur. Le Chiji Shingi entre en vigueur à partir de ce jour. Ceci est basé sur la phrase rapportée à la fin du Chiji Shingi : « Écrit par Dōgen, moine fondateur d’Eihei-ji dans la province d’Etsu, le quinzième jour du sixième mois de l’été de l’année hinoe-uma de l’ère Kan’en. » Il existe un autre rouleau authentique, conservé aujourd’hui à Eihei-ji. Il concerne cette période. On le note à gauche : « Affaire de l’offrande de gruau et de repas devant le Bouddha d’Eihei-ji et du service des moines. Premier : le bhikṣu Eshō. Deuxième : le bhikṣu Kakubutsu. Ensuite, on recommence. Offrande respectueuse. Le dixième jour du septième mois de la quatrième année de l’ère Kan’en, le moine montagnard résident Dōgen. » Ce rouleau fait huit lignes de longueur variable. Il comporte environ quarante-six caractères, et sous son nom religieux se trouve un sceau fleuri. Le sixième jour du huitième mois de la même année, s’adressant à l’assemblée, il dit : « Eihei, montre au kuin. Le Zen’en Shingi dit : “La méthode pour offrir aux moines prend le respect comme principe fondamental. De loin, elle transmet correctement la méthode de l’Inde occidentale ; de près, elle transmet correctement la méthode du pays de la Chine. On invoque le Tathāgata, et après le parinirvāṇa du Bouddha, parfois les divers deva offrent des offrandes célestes au Bouddha ainsi qu’aux moines. Parfois les rois offrent des repas royaux au Bouddha et aux moines. En outre, il y avait des offrandes venant des maisons de riches laïcs ou de maîtres de maison. Il y en avait aussi venant des maisons de viśa et śūdra. Toutes ces offrandes étaient faites avec un respect profond. On utilisait le respect le plus extrême du ciel et parmi les hommes, on gardait à l’esprit les paroles les plus vénérables, on offrait avec respect, et on préparait les ustensiles d’offrande comme la nourriture, etc. Les rites et paroles du bureau de la cuisine parfumée doivent être transmis correctement et en détail. On étudie le Dharma du Bouddha du ciel et parmi les hommes. Ce qu’on appelle le gruau, il faut dire ‘gruau vénérable’. Ce qu’on appelle le repas, il faut dire ‘repas vénérable’. On peut aussi dire ‘moment du repas’. Il ne faut pas dire ‘moment’. Quand on dit ‘apportez du riz poli’, il faut dire ‘apportez du riz pur’. Il ne faut pas dire ‘riz’. Quand on dit ‘apportez de la soupe’, il faut dire ‘apportez de la soupe vénérable’. Il ne faut pas dire ‘soupe’. Quand on dit ‘apportez du bouillon’, il faut dire ‘apportez du bouillon vénérable’. Il faut dire ‘on apporte du bouillon vénérable’. Il ne faut pas dire ‘la soupe est épaisse’. Pour le gruau vénérable, il faut dire ‘qu’il soit bien cuit’. Quand on apporte le repas et le gruau, il ne faut pas souffler avec son souffle sur le riz, les légumes ou quoi que ce soit d’autre. Même si c’est sec, il ne faut pas le toucher avec sa manche. Il ne faut pas toucher les ustensiles du repas et du gruau, ni toucher le repas et le gruau avec une main qui a touché la tête ou le corps sans l’avoir lavée. Depuis qu’on épluche et apporte le riz et les légumes, jusqu’à ce qu’on prépare le riz et le bouillon, pendant toute la préparation, si on se gratte une partie du corps qui démange, il faut absolument se laver les mains ensuite. À l’endroit où l’on apporte le repas et le gruau, il faut réciter les textes des sūtras bouddhiques et psalmodier les paroles des Patriarches. Il faut éviter les paroles mondaines, les paroles impures et vulgaires. Pour le riz, les légumes, le sel, la sauce de soja, etc., il faut dire ‘il y a diverses choses vénérables’. Il ne faut pas dire ‘il y a du riz et des légumes’. Quand on passe devant l’endroit où le repas et le gruau sont distribués, les moines et les servants doivent saluer respectueusement. S’il reste des légumes ou du riz, etc., on peut les utiliser après le repas et le gruau. Tant que le repas et le gruau vénérables ne sont pas distribués, il ne faut pas commettre d’infraction. Les ustensiles pour apporter le repas et le gruau doivent être protégés et entretenus avec soin. Il ne faut pas les utiliser pour d’autres choses. Ceux qui viennent des laïcs et dont les mains ne sont pas pures ne doivent pas toucher les légumes vénérables, les gâteaux, etc. Il faut absolument se laver les mains avec de l’eau, faire circuler l’encens, faire circuler le feu, et ensuite offrir aux Trois Joyaux et à l’assemblée des moines. Dans les divers temples et monastères du grand pays des Song actuels, si des pains cuits à la vapeur, des fromages de lait, des galettes cuites à la vapeur, etc., viennent des laïcs, on les fait recuire et on les offre à l’assemblée des moines. Cuire à la vapeur, c’est purifier. Si ce n’est pas encore cuit à la vapeur, on ne l’offre pas. Ce qui est montré ici est un peu, parmi beaucoup. En saisissant cette grande intention, il faut diriger le kuin et la cuisine parfumée. En toute chose, qu’il n’y ait rien d’incorrect. Les articles ci-dessus sont la lignée vitale des Bouddhas et des Patriarches, l’œil des moines en robe patchwork. Les hérétiques ne le connaissent pas, les démons célestes ne peuvent le supporter. Seuls les fils du Bouddha le possèdent et peuvent le transmettre. Que les administrateurs du kuin l’examinent clairement et ne le manquent pas. Le moine fondateur Dōgen, sceau fleur. (C’est copié d’après l’écriture de Shōgi, donateur fondateur du Reibai-in. Ce Shōgi est le deuxième fils du donateur de la troisième génération d’Eihei, et le frère aîné du donateur de la quatrième génération. Le nom de famille de la maison commence avec lui.) Ce texte montré au kuin était à l’origine, comme ci-dessus, en kana. À l’époque actuelle, il est inclus dans les suppléments du Shōbōgenzō. Le Kinenroku, en prenant ce texte pour un original en caractères chinois et en l’ajoutant, n’est pas de la main du Maître Fondateur. Le quinzième jour du premier mois de la cinquième année de l’ère Kan’en, année hinoe-hitsuji, au moment du uposatha, alors que le Maître enseigne les préceptes, un nuage aux cinq couleurs apparaît sur le shōji face au hōjō, et reste environ une demi-heure. Les laïcs et religieux qui écoutent le voient nombreux. Parmi eux, une personne venue en pèlerinage du village Nakagō du domaine Kōnan dans la province d’Echizen, pour en faire un témoignage futur, laisse une déclaration écrite sous serment. Son texte dit : « Affaire du journal des événements merveilleux du hōjō de Shihi. Quinzième jour du premier mois de la cinquième année de l’ère Kan’en (année hinoe-hitsuji), enseignement des préceptes. Alors, depuis le début de l’heure du mouton jusqu’à sa moitié, il y a une lumière aux cinq couleurs sur le shōji face au hōjō. L’assemblée qui écoute, nobles et communs, la contemple. Parmi eux, plus de vingt personnes venues en pèlerinage du village Nakagō du domaine Kōnan de Yoshida, qui l’ont vue. Bien que les jours d’enseignement des préceptes soient nombreux, c’est parce qu’il a été ainsi arrangé qu’on se soit rendu en pèlerinage ce jour-là. Celui qui considère cet article comme un mensonge tombera pour toujours dans les trois mauvaises voies. C’est pourquoi, pour qu’à l’avenir on l’entende transmis et qu’on s’en réjouisse, on laisse par écrit ce document, comme indiqué ci-dessus. » Cet original se trouve dans le coffret précieux du Fondateur. Cette affaire du nuage auspicieux est l’un des trois articles sur les nuages auspicieux notés de la main du Maître Fondateur. L’écriture originale du Maître est copiée à la fin. Le journal des événements merveilleux ci-dessus présente de légères différences avec le texte principal. Ici, on note le texte principal sans changer un seul caractère. └○○○ (Shihi) Affaire du journal des événements merveilleux du hōjō. Quinzième jour du premier mois de la cinquième année de l’ère Kan’en (année hinoe-hitsuji), enseignement des préceptes. Ce jour, depuis le début de l’heure du mouton jusqu’à sa moitié, il y a une lumière aux cinq couleurs sur le shōji (face) du hōjō. L’assemblée qui écoute, nobles et communs, la contemple. Parmi eux, plus de vingt personnes venues en pèlerinage du village Nakagō du domaine Kōnan de Yoshida, qui
寶治元年丁未孟冬、比丘道元、悚息咨目、圓覺堂上和尚禪師尊前に上復。、弘安元戊寅年七月二十日示寂なり。此の狀は圓覺寺寓住の中、寬元四年丙午三月の暮博多に御下向在てござある時、覺明房と申す人、師の法語並に偈頌等を見せ奉りしなり。其の冬師の會裡の僧、詮慧慧達兩僧、行脚の次で博多に行に、其の時此の狀を大佛寺に寄せらると見へたり。寬元四年の冬の比の進書なり。返書は師の鎌倉に在し時、發せられ、京にて進すと見へたり。寶治元丁未年十月の日付なり。其の時分大覺は、博多より上洛ありて在京と見へたり。寶治元年の返事に、去冬とあるは、寬元四年の冬なり。蘭溪禪師は、寬元四年丙午の三月に來朝して、筑前博多の圓覺寺に寓居あり。この書中に春暮舟を附けて博多に到るとあるがそれなり。その秋博多より呈せらるヽ書が、翌
En la première année de l’ère Hōji, en l’année du feu et du mouton, au dixième mois, le moine Dōgen, plein de respect et de crainte, lève les yeux et soumet cette réponse au vénérable maître zen de la salle Engaku. [Il] est entré dans le nirvāṇa le vingtième jour du septième mois de la première année de l’ère Kōan, en l’année du tigre et de la terre. Ce document fut présenté alors que [le maître] résidait au temple Engaku, à la fin du troisième mois de la quatrième année de l’ère Kangen, en l’année du feu et du cheval, lorsqu’il était descendu à Hakata, par une personne nommée Kakumyōbō qui montra les enseignements du maître ainsi que ses gāthās et autres. Cet hiver-là, deux moines de l’assemblée du maître, Sengen et Etatsu, lors de leur pérégrination, se rendirent à Hakata, et il semble qu’à cette occasion ce document fut déposé au temple Daibutsu. C’est une lettre soumise vers l’hiver de la quatrième année de l’ère Kangen. La réponse semble avoir été expédiée lorsque le maître se trouvait à Kamakura et soumise à Kyōto. Elle est datée du dixième mois de la première année de l’ère Hōji, en l’année du feu et du mouton. À cette époque, Daikaku semble être monté à la capitale depuis Hakata et résidait à Kyōto. Dans la réponse de la première année de l’ère Hōji, il est question de « l’hiver dernier », ce qui correspond à l’hiver de la quatrième année de l’ère Kangen. Le maître zen Rankei arriva à la cour au troisième mois de la quatrième année de l’ère Kangen, en l’année du feu et du cheval, et résida au temple Engaku de Hakata dans la province de Chikuzen. Dans cette lettre, il est dit qu’à la fin du printemps il attacha un bateau et arriva à Hakata, c’est de cela qu’il s’agit. À l’automne de cette année, la lettre présentée depuis Hakata fut reçue l’année suivante…
寶治元年丁未、祖師の鎌倉に寓在の所に達せり。其の冬鎌倉より返書せらるヽ節は、蘭溪は京に著せらる。其の旨尊書の中に見へたり。しかるに上の細注に、二通の書見合するに心得難き事多しとあれば、考策未到ゆへか。先は蘭溪の來朝して、博多に著の時節を考へず。またこの圓覺寺とあるを、鎌倉の圓覺と取り違へ解せられしゆへに、博多に御下向とあり。また覺妙房の法語を見せられたるは、天童山にての事なるを、博多の事と思ひて記せらる。上件は考への不足なり。心得難き事多しとあれども、少しも相違の事はなし。この寶治元年に懐弉和尚、豊後國大分郡に、下向ありて、大龍山永慶寺を草創せられしこと、古記に載たり。
En l'an 1 de l'ère Hōji, année Hinoto-Hitsuji, le message parvint au lieu où le Maître résidait à Kamakura. Cet hiver-là, lorsque la réponse fut envoyée depuis Kamakura, il est dit que Rankei était arrivé à la capitale. Cette intention apparaît dans votre vénérable lettre. Cependant, dans la note détaillée ci-dessus, il est écrit qu'en comparant les deux missives, de nombreux points sont difficiles à comprendre ; serait-ce dû à une réflexion insuffisante ? D'abord, on n'a pas considéré l'époque où Rankei arriva dans notre pays et débarqua à Hakata. De plus, en prenant à tort ce "Enkaku-ji" pour celui de Kamakura, on a interprété qu'il y avait eu un déplacement à Hakata. En outre, le fait d'avoir montré les enseignements du Dharma de Kakumyōbō, qui eurent lieu au mont Tendo, a été enregistré en pensant qu'il s'agissait d'un événement à Hakata. Les points ci-dessus sont dus à un manque de réflexion. Bien qu'il soit dit que de nombreux points sont difficiles à comprendre, il n'y a pas la moindre divergence. Cette année 1 de Hōji, le vénérable maître Kaijō se rendit dans le district d'Ōita de la province de Bungo et fonda le temple Eikei-ji sur le mont Dairyū, fait qui est consigné dans les anciennes chroniques.
寶治二戊申の年この春の尊偈あり。録に記す。相州鎌倉に於て驚蟄を聞き作す。半年飯を喫す白衣舎、老樹の梅花霜雪中、驚蟄一聲、霹靂を轟す、帝鄕の春色少桃紅。永平室中の古記に謂く、寶治元年鎌倉に在し時、時頼の請に依て、不立文字の意を詠む。歌に云く、荒磯之波茂元與勢奴高岩爾(あらいそのなみもえよせぬたかいわに)加幾毛津具扁起能利奈良者古曾(かきもつくべきのりならばこそ)と。時に鎌倉の貴賤道俗稱美曰く、元和尚啻た佛法之奥旨を得たまふのみに不ず、兼て風雅の道も亦世に越へたりと。遂に皆扇面に書して之を詠歎す。冷泉爲家卿、此の歌を聞き、之を稱して曰く、詞正く意明に、哀を含て感情尤も深し、是れ和歌の本意なり、今世の好士、誰か之に及んや云云。三月十三日、鎌倉より寺に歸る。同十四日上堂曰く、山僧昨年八月初三日、山を出、相州の鎌倉郡に赴く。檀那俗弟子の爲に説法す。今年今月昨日、寺に歸る。今朝陞座。這の一段の事、或、人有り疑著せん。幾許の山川を渉て、俗弟子の爲、説法す。俗を重、僧を輕に似たりと。又未だ曾て説ざる底の法、未だ曾て聞かざる底の法有りやと疑はん。只、他の爲に説く、修善の者は昇り、造悪の者は堕す。修因感果、塼を抛、玉を引き而已、然も是の如くと雖も、這の一段の事、永平老漢、明得説得、信得行得す。大衆這箇の道理を會んと要や麼。良久して曰く、□(叵寸)耐なり永平か舌頭。因と説、果と説、由無し。功夫耕道多少の錯り。今日憐む可し水牛を作もとを。這箇は是れ説法底の句。歸山底の句作麼生か道ん。山僧出去て半年餘、猶、孤輪の太虚に處るか若し。今日、山に歸れは雲喜氣、山を愛の愛は、初よりも甚し。右廣録三巻に之有り。師、越前に歸りて後、最明寺殿、願心を遂んが爲に、越前國六條の堡、二千石の所を、永平寺の領に寄進ありけれども、師ついに受られず。玄明首座と申す僧、この寄進状を將て、使ひせられしなり。彼の堡御寄進を歡喜して、衆中に觸れありき玉ふを師聞玉ひて、この喜悦の意、きたなしとて、すなはち寺院を擯出し、玄明の坐禪の牀までも、載り取りたりと云傳ふ。前代未聞の事なり。彼の玄明は、師の滅後、百三十年ほど後に、伊豆國箱根山にて、行脚の僧行逢て、我は是れ越前國永平寺の玄明首座と云者なりとて、師の在世の物語し、竹杖にすがり立たまいるを見たるとて、その行脚僧、永平寺に來て語れりと申し傳ふ。御遺言記録の中の尊語に義介和尚の事を稱して、玄明等に似ず、當時、事に依て罸、院門例也とあり。その外に、玄明のこと古記に見へず。今年四月より十一月十二日まで、時時に殊勝なる異香あり。僧堂の内外に、熏じわたりたると、師のあそばしたる眞筆あり。この異香のこと、後に擧する三箇條の靈瑞の一つなり。この比、庫院に示さるヽ眞蹟二幅、余が拝見せしを左に記す。自今以後可從停○○○(二字消へ・止事)一施主齋僧時將銭爲料○○(二字消へ)雖用公界米算計其所費而早買米以可辨置也不可以其銭使他用一費公(界)米而不可營冬年之菓子等一將米不可買菜等料物一公(界)米不可借與甲乙人一費公米而不可營薪炭等以前五箇條庫院須知寶治二年十二月二十一日開闢永平沙門希玄華押この一幅は、現今永平寺の室中にあり。永平寺今告知事自今已後、若遇午後檀那供飯留待翌日如其麺餅菓子諸般等雖晩猶行乃佛祖會下藥石也況太宋國之内有道之勝躅也如來曾許雪山僧之褁腹衣當山亦許雪時之藥石矣開闢永平沙門希玄華押この一軸は、今濃州今洲の妙應寺の室中に在り。余行脚、正徳辛卯の秋、主席笑山東堂に請じて、拝見して記を作る。記は別に録す。
L'année deux de l'ère Hōji, année du singe de terre, ce printemps, il y eut un précieux poème. Il est consigné dans les annales. Composé à Kamakura dans la province de Sagami, en entendant le réveil des insectes. Dans la maison du laïc où je pris mes repas durant six mois, les fleurs de prunier du vieil arbre au sein du givre et de la neige, au premier son du réveil des insectes, tonnent comme la foudre ; dans la terre impériale, les couleurs du printemps sont peu de rouge de pêche. Les anciens registres de la salle de l'Éihei-ji disent : « Lorsqu'il était à Kamakura la première année de Hōji, en réponse à la requête de Tokiyori, il composa sur le sens de "ne pas s'appuyer sur les lettres". Le poème dit : Sur la haute roche que les vagues du rivage sauvage ne peuvent atteindre, si la loi doit être gravée, alors qu'elle le soit. » À cette époque, nobles et roturiers, adeptes de la Voie et laïcs de Kamakura louèrent en disant : « Le vénérable Gen n'a pas seulement saisi le sens profond de l'enseignement du Bouddha, mais il dépasse aussi son époque dans la voie de l'élégance poétique. » Finalement, tous l'écrivirent sur des éventails et le récitèrent avec admiration. Le seigneur Reizei Tameie, entendant ce poème, le loua en disant : « Les mots sont justes, le sens clair, contenant une tristesse et exprimant un sentiment particulièrement profond ; c'est là le sens originel du waka. Qui parmi les lettrés de notre temps pourrait l'égaler ? » Le treizième jour du troisième mois, il retourna du temple de Kamakura. Le quatorzième jour du même mois, il monta en chaire et dit : « Ce moine de la montagne quitta la montagne le troisième jour du huitième mois de l'année dernière et se rendit à Kamakura dans la province de Sagami. Il exposa le Dharma pour les bienfaiteurs laïcs disciples. Cette année, ce mois-ci, hier, il est revenu au temple. Ce matin, il monte sur ce siège. Quelqu'un pourrait peut-être douter de cette affaire. Après avoir traversé tant de montagnes et de rivières, exposer le Dharma pour des disciples laïcs, cela semble accorder de l'importance aux laïcs et peu aux moines. Ou encore douter : y a-t-il un Dharma jamais exposé auparavant, un Dharma jamais entendu auparavant ? Simplement exposer pour autrui : ceux qui cultivent le bien montent, ceux qui commettent le mal tombent. Cultiver les causes et en récolter les fruits, c'est seulement jeter une brique pour attirer le jade. Bien que ce soit ainsi, cette affaire, le vieil homme de l'Éihei, la comprend, l'expose, y croit et la pratique. Assemblée, voulez-vous saisir ce principe ? » Après un long silence, il dit : « Insupportable est la langue du vieil homme de l'Éihei. Parler de causes, parler de fruits, cela n'a pas de fondement. Combien d'erreurs dans l'effort pour cultiver la Voie ! Aujourd'hui, il faut plaindre le buffle d'eau qui fait le bœuf. Ceci est la phrase qui expose le Dharma. Comment exprimer la phrase du retour à la montagne ? Ce moine de la montagne est parti pendant plus de six mois, comme si une roue solitaire demeurait dans le grand vide. Aujourd'hui, de retour à la montagne, les nuages se réjouissent, la montagne aime l'amour, plus encore qu'au début. » Ce qui précède se trouve dans les Annales étendues, volume trois. Après que le Maître fut retourné dans la province d'Echizen, le seigneur du Saimyō-ji, pour accomplir un vœu, fit don à l'Éihei-ji d'un domaine de deux mille koku dans la forteresse de Rokujō de la province d'Echizen, mais le Maître ne l'accepta finalement pas. Un moine nommé Genmyō, chef de rang, fut envoyé avec cet acte de donation. Le Maître, entendant que celui-ci se réjouissait de cette donation et en faisait part à l'assemblée, dit que cette joie était vile et le chassa immédiatement du monastère ; on raconte même qu'il fit enlever la natte de méditation de Genmyō. C'était une chose inouïe depuis les temps anciens. On rapporte que ce Genmyō, environ cent trente ans après la disparition du Maître, sur le mont Hakone dans la province d'Izu, rencontra un moine itinérant et dit : « Je suis Genmyō, chef de rang de l'Éihei-ji de la province d'Echizen » ; le moine itinérant vit qu'il s'appuyait sur un bâton de bambou pour se tenir debout et racontait des histoires du temps où le Maître était en ce monde ; ce moine itinérant vint à l'Éihei-ji et en parla. Dans les précieux propos consignés parmi les dernières instructions, il est fait mention du vénérable Gikai, disant qu'il ne ressemblait pas à Genmyō et autres, et qu'à cette époque, en raison des circonstances, la punition suivit la règle de la porte du monastère. En dehors de cela, on ne trouve rien sur Genmyō dans les anciens registres. De ce mois d'avril jusqu'au douzième jour du onzième mois, il y eut de temps à autre une extraordinaire et merveilleuse fragrance. Elle embaumait l'intérieur et l'extérieur de la salle des moines, et il existe une calligraphie authentique du Maître à ce sujet. Cette affaire de la fragrance extraordinaire est l'un des trois présages merveilleux mentionnés plus tard. Vers cette époque, deux rouleaux authentiques montrés au magasin du monastère, que j'ai eu l'honneur de voir, sont consignés ci-dessous. « À partir de maintenant, il faut cesser ○○○ (deux mots effacés - cessation). Un : lorsque les bienfaiteurs offrent un repas aux moines et donnent de l'argent pour les provisions ○○ (deux mots effacés), même si l'on utilise le riz de la communauté pour calculer les dépenses et acheter rapidement du riz pour préparer le repas, on ne doit pas utiliser cet argent pour d'autres usages. Un : dépenser le riz de la communauté et ne pas préparer des gâteaux pour l'hiver et la nouvelle année, etc. Un : avec le riz reçu, on ne doit pas acheter des légumes et autres provisions. Un : le riz de la communauté ne doit pas être prêté à untel ou untel. Un : dépenser le riz de la communauté et ne pas préparer du bois et du charbon, etc. Les cinq articles ci-dessus doivent être connus du magasin du monastère. Vingt-et-unième jour du douzième mois de la deuxième année de Hōji. Le moine shramana Kigen de l'Éihei, sceau. » Ce rouleau se trouve actuellement dans la salle de l'Éihei-ji. « L'Éihei-ji informe désormais : À partir de maintenant, si l'on rencontre un repas offert par un bienfaiteur après midi, le garder pour le lendemain. Pour les nouilles, gâteaux et autres choses diverses, même tard, on peut les servir, car c'est la médecine et la nourriture sous l'assemblée des Bouddhas et Patriarches. De plus, à l'intérieur du grand pays des Song, il y a les traces victorieuses de ceux qui ont réalisé la Voie. Le Tathāgata a autrefois permis aux moines des montagnes enneigées de porter des vêtements pour couvrir le ventre ; cette montagne permet aussi la médecine et la nourriture en temps de neige. Le moine shramana Kigen de l'Éihei, sceau. » Ce rouleau se trouve actuellement dans la salle du Myōō-ji de la province de Mino. Durant mes pérégrinations, à l'automne de l'année shinbō de l'ère Shōtoku, invité par le supérieur en résidence, le vénérable Shōzan, j'eus l'honneur de le voir et fis un compte-rendu. Le compte-rendu est consigné séparément.
寶治三年己酉正月一日、羅漢供法會あり。この時、請を受玉ふ。木像畫像の羅漢、其の外諸聖相共に放光して、供養を受たまふなり。大唐には天台山に五百の在世羅漢あり。我朝には、此の山中に在と、師、自筆を以て書き置たまふなり。此の記の正本、檀方義重の書箱に之れ在り。この時十六尊者の像、今は常陸州若柴の金龍寺にあり。祖師の眞蹟にて、その像の上に書せられし語あり。左に記す。
Le premier jour du premier mois de la troisième année de l’ère Hōji, année du coq de terre (1249), une cérémonie d’offrande aux arhat fut tenue. À ce moment, ils acceptèrent l’invitation. Les arhat en statues de bois et en peintures, ainsi que les autres saints, émirent ensemble une lumière rayonnante et reçurent les offrandes. En Grande Tang, il y a cinq cents arhat résidant au mont Tiantai. Dans notre pays, le maître écrivit de sa propre main qu’ils résident dans cette montagne. L’original de cette note se trouve dans la boîte à écrits de Tanbō Gijū. Les statues des seize vénérables de cette époque sont aujourd’hui au temple Kinryū-ji de Wakashiba dans la province de Hitachi. Il existe des mots écrits par le maître lui-même au-dessus de ces statues. Ils sont notés ci-dessous.
寶治三年酉の正月一日巳午時、十六大阿羅漢を吉祥山永平寺に供養す。方丈時于瑞を現じ筆記。佛前特に殊勝美妙現、木像十六尊者皆現、繪像十六尊者皆現、瑞華を現之例は、太宋國台州天台山石橋而已。餘山に未だ嘗聞ず也。當山已に現こと數番。寔是祥瑞の甚し也。側知尊者哀愍して、當山當寺の人法を覆蔭することを。所以に是如く開闢當山沙門希玄(已上)この供養の時、十六尊者、諸眷属等、寺の東岩の長松の上に、應現ありしゆへに、其の老松を今に羅漢松と號す。その時に羅漢の遺在(のこ)せりとて、異様の團扇一柄、今に室中に傳秘す。其の様擯榔扇に似て大きなり。今比なきものなり。案ずるに、祖師の在宋の時、徑山の羅漢堂の前にて老僧に出逢て、その指揮にて淨祖へ參見あり。これ羅漢なるべし。歸朝の後も右の趣の羅漢供あり、又羅漢講式を手撰せらる。今時一派に依行する本それなり。余この艸稿の眞蹟を拝見す。文字小異ありて、流布本を考讎す。希有の冥感なり。同年正月十一日より、衆寮箴規を始て讀ませらる。今に于て退轉せず。毎月朔日、十一日、二十一日に、後生晩學をとはず、寺僧輪次に、湯茶菓を調へ、大衆集來して衆寮に喫茶湯了て、首座之を讀むなり。其の箴規の意は僧中の起居動静、賓主の禮儀等を愚人の耳に落る様に書き玉ふな箴規の末に、
La troisième année de l’ère Hōji, sous le signe du Coq, le premier jour du premier mois, entre l’heure du Serpent et celle du Cheval, les seize grands Arhats furent vénérés au temple Eihei-ji sur la montagne propice. Le supérieur, à ce moment, manifesta un présage et le nota. Devant le Bouddha, des manifestations particulièrement sublimes et merveilleuses apparurent : les seize Vénérables en statues de bois se montrèrent tous, les seize Vénérables en peinture se montrèrent tous ; quant à l’apparition de fleurs propices, il n’en existait d’exemple qu’au pont de pierre du mont Tiantai dans la préfecture de Taizhou du grand Song. Dans les autres montagnes, on n’en avait encore jamais entendu parler. En cette montagne, cela s’est déjà manifesté à plusieurs reprises. C’est là un présage des plus éminents. On peut discerner que les Vénérables, par compassion, protègent et couvrent de leur ombre les personnes et le Dharma de cette montagne et de ce temple. C’est pourquoi, ainsi, le moine fondateur de cette montagne, Kigen (fin de citation). Lors de cette vénération, les seize Vénérables, avec leurs diverses suites, se manifestèrent sur le grand pin ancien du rocher oriental du temple ; c’est pourquoi ce vieux pin est encore appelé aujourd’hui « pin des Arhats ». À cette époque, comme un vestige laissé par les Arhats, un éventail de forme singulière, semblable à un éventail en feuille de bétel mais plus grand, est encore aujourd’hui transmis et conservé dans la salle intérieure. C’est une chose sans pareille à présent. On peut supposer que lorsque le Maître fondateur était dans le Song, il rencontra un vieux moine devant le pavillon des Arhats du mont Jing, et sur ses indications, il put rendre visite au Vénérable Jing. Ce devait être un Arhat. Après son retour au Japon, il y eut une vénération des Arhats de la teneur susmentionnée, et il composa également de sa main un rituel de lecture sur les Arhats. Le texte utilisé aujourd’hui par notre école en dépend. J’ai eu l’honneur de voir le manuscrit original de ce brouillon. Il présente de légères différences de caractères avec la version diffusée, que j’ai collationnée. C’est une rare affinité mystérieuse. À partir du onzième jour du premier mois de la même année, on commença à faire lire le Règlement du dortoir des moines. Cela n’a pas cessé jusqu’à aujourd’hui. Les premier, onzième et vingt-et-unième jours de chaque mois, sans distinction entre jeunes et anciens, les moines du temple, à tour de rôle, préparent thé, eau chaude et fruits, l’assemblée se réunit et, après avoir pris le thé dans le dortoir, le chef de méditation lit le texte. L’intention de ce Règlement est d’écrire, de manière à atteindre l’oreille des simples, les règles concernant les activités quotidiennes des moines, les rites entre hôte et invités, etc. À la fin du Règlement,
寶治三年正月日記とあり。これはまさしく、永平寺衆寮の、看讀法の常規なり。師五百年際、この吉祥山を離れずと云うの誓約ありと、今に申し傳ふ。九月十日衆に示して云、今從り盡未来際、永平老漢、恒常に人間に在。晝夜、當山の境を離れず。國王の宣命を蒙ると雖も、亦誓て當山を出ず、其の意如何、唯晝夜無間に精進經行積功累徳せんと欲す故なり。此の功徳を以て、先づ一切衆生を度し、見佛聞法、佛祖窟裏に落在して、末後永平老漢、佛樹下に坐して、魔波旬を破り、大事を打開し、最正覺を成せん。重て此の義を宣んと欲し、偈を以て説曰く、古佛の修行多く山に在、春秋冬夏亦山に居、永平、古蹤跡を慕と欲、十二時中常に在山。補この開示並に偈、廣録等に見へず。
Il est écrit : « Journal du premier mois de la troisième année de Hōji ». Ceci est précisément la règle habituelle de la lecture des textes dans le dortoir commun du temple Eihei-ji. On rapporte encore aujourd'hui qu'il y eut le vœu du Maître de ne pas quitter cette montagne de bon augure durant cinq cents années. Le dix-neuvième jour du neuvième mois, il s'adressa à l'assemblée et dit : « Désormais et jusqu'à la fin des temps futurs, le vieil homme de Eihei demeurera constamment parmi les hommes. Jour et nuit, il ne quittera pas les frontières de cette montagne. Même s'il recevait l'ordre du souverain du pays, il ne sortirait pas non plus de cette montagne, car telle est sa résolution. Pourquoi cela ? Uniquement parce qu'il désire pratiquer sans relâche, jour et nuit, en marchant avec diligence, accumulant les mérites et les vertus. Par ces mérites, il sauvera d'abord tous les êtres sensibles, leur permettant de voir le Bouddha et d'entendre le Dharma, de tomber dans la grotte des Bouddhas et des Patriarches. Finalement, le vieil homme de Eihei, assis sous l'arbre de l'Éveil, vaincra Māra Pāpīyas, ouvrira la Grande Affaire et accomplira la suprême et parfaite illumination. » Désirant à nouveau exposer ce principe, il le déclara en vers : « Les anciens Bouddhas pratiquèrent beaucoup dans les montagnes, / Printemps, automne, hiver et été, ils demeurèrent aussi dans les montagnes. / Eihei, désirant suivre les anciennes traces, / Constamment dans la montagne, à toute heure du jour et de la nuit. » Note : Cette instruction ainsi que le vers ne figurent pas dans le Recueil complet, etc.
建長元年己酉(三月十八日改暦す)この中秋に、翫月せられしに、傍在の僧、その仰月の姿を直に寫して贊を請じて述贊せらる。畫贊の眞蹟、大幅にて、今越前大野の寶慶寺にあり。文言左の如し。氣宇爽清山、秋に老。相覰て天井皓月浮ぶ。一も寄こと無く六も収めず。任騰騰粥足飯足。活□□(魚發・魚發)尾を正、頭を正。天上天下雲自水由。建長己酉月圓日。越州吉田郡吉田上山、永平寺開闢沙門希玄自贊と。廣録の第十にこの贊をのせたり。文字少異あり。六不収を一不収と録にあるは誤りなり。月圓の日とあれば、定て中秋なるべし。尊顔も仰月の模樣なり。この冬、鎌倉将軍か、亦は六波羅へか、言上の一幅を上られし事あり。その艸書と見へて、眞蹟一幅、今越前角鹿の永嚴寺に秘在す。十六行ありて、字計一百九十二字なり。行書の中文字なり。文言左の如し。千釋出家之因縁の如は制の限に在ず。一當寺の住侶、應に諸方の御持僧の参勤を停止すべき事。一當寺の住侶、應に縦ひ道理ありとも陣に參じて訴訟を停止すべき事。一當寺、應に成功の僧綱を補し諸寺の有職を補ふことを停止すべき事。一當寺の僧侶、諸家の例時僧の請を受くべからざる事。一當寺の住侶、自他の寺院の勧進職を補すべからざる事。一當寺の住侶、地頭守護の政(まん)所に跪て、訴訟を致すを應に停止すべき事。一當寺の住侶、験者の請を受くべからざる事。一當寺の住侶、他所の僧徒の交り列て利を受くべからざる事。一當寺の住侶、諸方の墓堂の供僧三昧僧を補すべからざる事。以前の條條、佛法興隆の爲め、御偈知を下んと欲して之状、件の如し。建長元年十月十八日永平寺上。これは、まぎれもなき眞蹟なれども、名印は見へず。艸稿(したがき)なるべし。建長二年(庚戌)開闢檀方、雲州太守より、一切經、書寫して、永平寺に安置すべき状到來して上堂あり。補この上堂法語は、廣録の第五巻にあり。左に擧す。雲州太守、大藏經を書寫して當山に安置せんと欲す之書到上堂。擧す。僧、投子に問ふ、一大藏經還て奇特の事有りや無しや。投子曰く、演出す大藏經。投子古佛既に恁麼道。山門多幸。因に一偈有り、雲水の爲に道はん、乃云く、演出大藏經、須く知る大丈夫、天人賢聖類、幸に護身の符を得たり。正當恁麼の時如何。良久して曰く、世間必ず阿羅漢有り、善悪豈に因果の途無んや雲州太守より、寫經了畢して、安置の状と共に至るにも上堂あり。補この上堂法語も、同巻にあり。左に擧す。大藏書寫、其功既に畢て、太守の書重て到る。上堂。毗盧藏海古今傳ふ、三び法輪を大千に轉し、千峯萬峯黄葉の色、衆生の得道一時に圓なり。師、吉祥山に於て、山居頌十五首あり。最初の三首を左に擧す。幾悦山居の尤寂寞たることを。斯に因、常に讀む法華經。専精樹下何そ憎愛あらん。月色看る可く雨は聴く可し。西來祖道我、東に傳ふ。月に釣り雲に耕し古風を慕ふ。世俗の紅塵飛で到らず。深山雪夜草菴の夜坐更に闌眠未だ熟さず。情知す辨道は山林なるべし。溪聲耳に入り月眼に到る。此の外更に須く何の用心をかせん。また、後嵯峨院、師の道譽を聞き、紫衣を賜ふ。再三辭亦不許。之を受て用いず。偈を作し上謝するに云く。永平、谷浅と雖も、勅命重こと重重、卻て猿鶴に笑は被る、紫衣の一老翁。この記に、勅號の事なし。近世撰の傳に、佛法禪師の號を賜ふとあるは誤なり。深艸に在住の時より、佛法上人と稱す。佛法は祖師の房號なり。この四句偈は、諸傳遺却あり。今は永平祚球和尚の朝倉義景に擧示せられし説を以て寫すなり。建長三年(辛亥)當山の奥に常に鐘聲聞る事、檀那自り尋ねらる状の御返事に曰く、御尋に付て申し候。此の七八の間、たびたび候也。今年正月五日子の時、花山院宰相入道と靈山院庵室に、佛法談義候處、鐘二百聲計聞候。随喜して聞候。そヾろにとふとく覺候。宰相も不思議の靈地なりと随喜し入り候き。入道ぐせられて候。中将兼頼朝臣、一室に候ひながら聞かず候。めのと子に右近蔵人入道径資法師、是も聞かず候。其の外女二三人、或は七八人之れ在り侍も、うけたまわらずと申し候なり。補この一件、記の文言具らず。御眞蹟は平假名なり。左に寫す。當山につきかねのこゑきこへ、候事、御たづねにつきて申候。この七八年のあいだにたびたび候也。今年正月五日子時、花山院宰相入道と希玄と靈山院の庵室に、佛法の談義しるところに、かねのこゑ、二百こゑばかりきこゑる。そのあほきさ、京の東山の清水寺のかね、もしは法勝寺のかねのこゑほどに候へば、ずいきしてきヽ候。そヾろにたふとくおぼへ候。宰相もふしぎのれいちなりと、ずゐきしいりて候き。入道ぐせられて候。中将(兼頼朝臣)一室に候ながら、きかず候。めのと子に、右近蔵人入道(径資法師)これもきかず候。そのほか女房二三人、さぶらひ七八人候も、みな承り候はず候。そのほか寬元五年(寶治元年)正月十五日、説戒時、五色のくも、方丈の正面にたち候て、半時ばかり候てけり。聽聞の道俗、あまたこれをみる。寶治二年戊申四月より、十一月十二日にいたるまで、ときどき異香の殊勝なる、僧堂の内外にくんじ候。以前の三箇條、みな勝地の靈瑞歟。かねのこゑは、東土の天台山に、ときどき候也。(この末紙斷ず)
En la première année de l'ère Kenchō, année du coq de terre (le calendrier fut changé le dix-huitième jour du troisième mois), lors de cette mi-automne, alors qu’il contemplait la lune, un moine présent à ses côtés dessina directement la posture de son visage levé vers la lune et lui demanda une inscription. L’inscription de l’œuvre picturale, authentique et de grande taille, se trouve aujourd’hui au temple Hōkyō-ji à Ōno, dans la province d’Echizen. Le texte est le suivant : « L’esprit est clair et frais comme la montagne, l’automne vieillit. Se regardant, le clair de lune flotte au plafond du ciel. Ni un n’est ajouté, ni six ne sont retenus. Laisser libre cours à l’abondance du gruau et du riz. Vivant, la queue est droite, la tête est droite. Dans le ciel et sous le ciel, les nuages vont d’eux-mêmes, l’eau suit son cours. Jour de pleine lune, année du coq de terre de l’ère Kenchō. Montagne Yoshida, district de Yoshida, province d’Echizen. Inscription personnelle par le moine fondateur du temple Eihei-ji, Kigen. » Le dixième volume du Kōroku contient cette inscription. Les caractères diffèrent légèrement. Là où il est écrit « un n’est pas retenu » au lieu de « six ne sont pas retenus », c’est une erreur. Puisqu’il est écrit « jour de pleine lune », il s’agit certainement de la mi-automne. Son visage vénérable avait également l’apparence de la lune levée. Cet hiver-là, il y eut un incident où le shogun de Kamakura, ou peut-être le Rokuhara, présenta une requête écrite. Elle semble être un brouillon, et l’authentique manuscrit est aujourd’hui conservé en secret au temple Eigon-ji à Tsuruga, dans la province d’Echizen. Il comporte seize lignes, pour un total de cent quatre-vingt-douze caractères. Ce sont des caractères de taille moyenne en style courant. Le texte est le suivant : « Les causes et conditions pour que mille personnes quittent la maison [deviennent moines] ne sont pas limitées par des règlements. 1) Les moines résidents de ce temple doivent cesser de se rendre en visite officielle auprès des moines titulaires des diverses régions. 2) Les moines résidents de ce temple doivent cesser, même s’il y a une raison valable, de se rendre au camp [gouvernemental] pour intenter des procès. 3) Ce temple doit cesser de nommer des moines fonctionnaires ayant réussi et de pourvoir aux postes officiels des autres temples. 4) Les moines de ce temple ne doivent pas accepter les invitations en tant que moines réguliers des différentes maisons. 5) Les moines résidents de ce temple ne doivent pas occuper la fonction de collecteur de fonds pour leur propre monastère ou d’autres. 6) Les moines résidents de ce temple doivent cesser de s’agenouiller devant les bureaux administratifs des intendants et des gouverneurs militaires pour intenter des procès. 7) Les moines résidents de ce temple ne doivent pas accepter les invitations des devins. 8) Les moines résidents de ce temple ne doivent pas se mêler aux moines d’autres lieux et en tirer profit. 9) Les moines résidents de ce temple ne doivent pas occuper la fonction de moines desservants ou de moines de méditation dans les mausolées et salles des diverses régions. Concernant les articles précédents, désirant obtenir votre gracieuse compréhension pour la prospérité de la Loi du Bouddha, la requête est comme ci-dessus. Dix-huitième jour du dixième mois de la première année de l’ère Kenchō, présenté par le temple Eihei-ji. » Ceci est sans aucun doute un manuscrit authentique, mais ni signature ni sceau ne sont visibles. Il doit s’agir d’un brouillon. La deuxième année de Kenchō (année du chien de métal), une lettre arriva du gouverneur de la province d’Izumo, le donateur fondateur, annonçant qu’il avait copié le canon bouddhique en entier pour l’installer au temple Eihei-ji, et il y eut une montée sur l’estrade. Note : Ce discours du Dharma prononcé en montant sur l’estrade se trouve dans le cinquième volume du Kōroku. Je le cite ci-dessous : « Le gouverneur de la province d’Izumo ayant envoyé une lettre annonçant son intention de copier le Grand Canon et de l’installer dans cette montagne, montée sur l’estrade. Citation : Un moine demanda à Tōsu : “Dans le Grand Canon en entier, y a-t-il ou non quelque chose d’extraordinaire ?” Tōsu dit : “Il expose le Grand Canon.” L’ancien Bouddha Tōsu ayant déjà parlé ainsi, la porte de la montagne est très fortunée. En conséquence, il y a un gāthā, pour indiquer la Voie aux nuages et aux eaux, il dit alors : “Il expose le Grand Canon, il faut savoir qu’il est un grand homme. La catégorie des êtres célestes, des hommes, des sages et des saints a heureusement obtenu le talisman qui protège le corps.” Au moment même où il en est ainsi, comment faire ? Après un long silence, il dit : “Dans le monde il y a certainement des arhat, le bien et le mal auraient-ils une voie sans cause et effet ?” » Lorsque, venant du gouverneur de la province d’Izumo, arriva une lettre accompagnant l’achèvement de la copie des sûtras pour leur installation, il y eut à nouveau une montée sur l’estrade. Note : Ce discours du Dharma prononcé en montant sur l’estrade se trouve également dans le même volume. Je le cite ci-dessous : « La copie du Grand Canon, son œuvre étant déjà achevée, la lettre du gouverneur arrive à nouveau. Montée sur l’estrade. L’océan du trésor de Vairocana se transmet de l’antiquité à aujourd’hui, trois fois la roue du Dharma tourne dans le grand millier, les mille pics, les dix mille pics, la couleur des feuilles jaunes, l’obtention de la Voie par les êtres sensibles s’accomplit en un instant. » Le Maître, alors qu’il était dans la montagne Kichijō, composa quinze poèmes sur la vie en montagne. Je cite ci-dessous les trois premiers : « Combien joyeuse est la vie en montagne, particulièrement solitaire. Pour cette raison, je lis souvent le Sûtra du Lotus. Concentré sous les arbres, pourquoi y aurait-il aversion ou attachement ? La clarté de la lune peut être contemplée, la pluie peut être écoutée. La Voie des Ancêtres venue de l’Ouest, je la transmets à l’Est. Pêchant à la lune, labourant les nuages, j’admire l’ancien style. La poussière rouge du monde séculier ne vole pas jusqu’ici. Nuit de neige en montagne profonde, assis la nuit dans la hutte de chaume, la veille n’est pas encore pleinement assoupie. Sachant bien que la pratique de la Voie doit être en forêt et montagne. Le son du ruisseau entre dans l’oreille, la lune atteint l’œil. En dehors de cela, de quel soin supplémentaire aurait-on besoin ? » De plus, l’empereur retiré Gosaga, ayant entendu parler de la réputation du Maître pour la Voie, lui offrit une robe pourpre. Il refusa à plusieurs reprises, mais on ne le permit pas. Il l’accepta mais ne l’utilisa pas. Il composa un gāthā pour remercier et le présenta, disant : « Bien que la vallée de Eihei soit peu profonde, le décret impérial est lourd, lourd sur lourd. Je suis plutôt raillé par les singes et les grues, un vieillard en robe pourpre. » Dans ce récit, il n’y a rien concernant un titre impérial. Dans les biographies compilées à une époque récente, il est dit qu’on lui décerna le titre de « Maître de la Loi du Bouddha », c’est une erreur. Depuis son séjour à Fukakusa, on l’appelait le Saint de la Loi du Bouddha. « Loi du Bouddha » est le nom de sa cellule monastique. Ces quatre vers du gāthā sont omis dans diverses biographies. Maintenant, je les écris selon l’explication présentée par le vénérable Eihei Sokyū au seigneur Asakura Yoshikage. La troisième année de Kenchō (année du cochon de métal), concernant le fait que le son de la cloche était souvent entendu dans les profondeurs de cette montagne, dans sa réponse à la lettre du donateur qui était allé lui-même s’en enquérir, il dit : « En réponse à votre demande, je vous informe. Cela arrive fréquemment depuis ces sept ou huit dernières années. Cette année, le cinquième jour du premier mois, à l’heure du rat, alors que le régent retiré du mont Hana et moi discutions de la Loi du Bouddha dans la cellule du temple Reizan-in, nous avons entendu environ deux cents coups de cloche. Je les ai écoutés avec joie. Je les ai ressentis comme profondément vénérables. Le régent aussi, se réjouissant, dit que c’était un lieu spirituel merveilleux. Le régent retiré en fut ému. Le conseiller moyen, seigneur Kaneyori, bien que présent dans la même pièce, ne les entendit pas. L’ancien garde de droite, moine retiré Tsunesuke, lui non plus ne les entendit pas. En outre, deux ou trois dames de la cour, ou sept ou huit serviteurs présents, déclarèrent également ne pas les avoir perçus. » Note : Concernant cet incident, le texte du récit n’est pas complet. Le manuscrit authentique est en hiragana. Je le retranscris ci-dessous : « Concernant le fait que le son de la cloche est entendu dans cette montagne, en réponse à votre demande, je vous informe. Depuis ces sept ou huit années, cela arrive fréquemment. Cette année, le cinquième jour du premier mois, à l’heure du rat, alors que le régent retiré du mont Hana et Kigen discutions de la Loi du Bouddha dans la cellule du temple Reizan-in, le son de la cloche, environ deux cents coups, fut entendu. Son écho, semblable au son de la cloche du temple Kiyomizu-dera de la montagne Higashiyama de la capitale, ou peut-être à celui de la cloche du temple Hōshō-ji, je l’ai écouté avec joie. Je l’ai ressenti comme profondément vénérable. Le régent aussi, disant que c’était un lieu spirituel merveilleux, s’en réjouit et s’y absorba. Le régent retiré en fut ému. Le conseiller moyen (seigneur Kaneyori), bien que présent dans la même pièce, ne l’entendit pas. L’ancien garde de droite, moine retiré (moine Tsunesuke), lui non plus ne l’entendit pas. En outre, deux ou trois dames de la cour, ou sept ou huit serviteurs présents, ne le perçurent pas non plus. » De plus, le quinzième jour du premier mois de la cinquième année de l’ère Kangen (première année de l’ère Hōji), lors de la cérémonie d’explication des préceptes, un nuage aux cinq couleurs se dressa face au bâtiment principal et resta environ une demi-heure avant de disparaître. De nombreux laïcs et religieux assistant à l’enseignement le virent. Depuis le quatrième mois de la deuxième année de Hōji (année du singe de terre) jusqu’au douzième jour du onzième mois, de temps à autre, une fragrance extraordinaire et merveilleuse se répandait à l’intérieur et à l’extérieur de la salle des moines. Les trois articles précédents sont tous des présages spirituels d’un lieu éminent. Le son de la cloche, cela arrive de temps à autre aussi dans la montagne Tiantai en Chine de l’Est. (La fin de ce papier est déchirée.)
建長四年壬子、今夏の比より微疾まします。最後の教誨は、正法眼藏の八大人覺巻なり。この教誨は、遺教經をもととして、御遺言と見へたり。一者少欲、この意は名利を求むこと莫れ。無欲なれば愁い無くして、諸の功徳、自ら生ずるなり。二者知足、この意は世間の苦悩をのがれふと思ふ。富貴の人も、其のうまれつきまで、貧人も生れつきまで、我より下の貧をあはれむべし。我より上を望むことなかれ。たヾ人人、我身の上を思へば足らずこと無きなり。三者樂寂静、これは人間をすて、山林に深く閑居すれば、諸天にも諸人にも、うやまひ、をもんぜらるヽなり。四者勤精進、これ出家たる人、勤行してよくおこたらざれば、求むこと皆満足するなり。五者不忘念、善知識にならふと思はヾ、一念もさしをくこと莫れ。其の時は煩悩も自ら來らざるなり。六者修禪定、これは心を静に収て、坐禪するなり。此の時自ら世間の無常の道理を得るなり。七者修智慧、もし智慧有る人は、よろずの物を貪ることなし。此の理をよく察して、失ふことなかれとなり。教の如くすれば、暗に燈を得る如くなり。八者不戲論、この意はなにの邊にも、たわれ論ずることなかれ、戲論は心亂る間、ただ死すべきことを思へとなり。此の八大人覺の理を知らざるは、佛弟子にはあらずとをヽせらるヽと云云。二代懐弉和尚曰く、右の本、先師開山和尚、最後御病中の御草案なり。仰(おおせに)云く、以前撰する所の假名正法眼蔵等、皆書き改め、竝に新草具に都廬一百巻、之れを撰すべし云々。此の後御病、漸々重増、之れ仍て教勅するなり。我等不幸にして、一百巻の御草を拝見せず。最も恨む所なり。若し先師を恋慕し奉る者は、必ず此巻を書写して、護持すべき。此れ釈尊最後の教勅、且つ先師最後の遺教なり。如今建長七乙卯年十月十四日、義演書記をして書写せじめし畢す。同一に之を校す。懐弉之れを記す。正本の奥書に云く、建長四年暮より、乃ひ建長五年正月六日に至て永平寺に書す。古より此の巻を拝見の輩は感涙を催し、住持も此の巻を談ずる時は聲を擧て泣き給うと云ひ傳ふ。末代に於て此の遺言を守らば、宗風永扇、門派流通して、退轉すへからず。この巻多きあいだ、八之名目ばかりを載るものなり。これは八大人覺をよくよむべし。遺教經にも出たり。又八大人覺經と題して、別に藏中に一巻あ建長五年癸丑七月十四日、開山御在世、二代懐弉和尚、永平寺に入院なり。この補席の時、祖師自縫の袈裟を二代和尚に傳付せらる。相承して大智和尚に至る。その古記の眞蹟等、今大智の開山處、肥後の廣福寺に遺在す。文言不差一字、左に擧す。傳附相傳の衣一領(納袈裟堂)右件の法衣は、永平開山初祖の袈裟なり。其の地は細布なり。初祖の在俗の弟子の中に、山城國生蓮房と云う人有り。彼妻室、初祖に於て信心無貳なり。自ら精進潔齋して、調へ織り。遙に越州永平寺に持參して、供養し奉る所なり。初祖、信心無貳の志を感して、自ら裁縫して尋常著用す。終に寶治二年の夏、袈裟嚢を縫て之を納む。建長五年癸丑七月、永平の住持職を以て、二代和尚に付せらる時き、此の袈裟を以て、同、二代和尚に付嘱す。然間た、住持十八年間の間、上堂布薩等に此の法衣を著用す。凡そ滅後二十八年、暫時も衣を離れて宿すること無し。護持頂戴す。最後病中、弘安三年戊寅の八月十五日、義介を召して示して云く、公は懐弉か長嫡なり。此の法衣は、先師住持職を與ふるに、付嘱袈裟なり。身に於て最も尊重の重寶なり。然は法嗣、人多しと雖も、公は長嫡に依て、即ち付授せんと欲す。于時、義介三拜して傳領す。其の後十六年、之を頂戴して、護持來る。永仁三年乙未正月十四日、法を紹瑾に附す。時に此の法衣を以て同く傳授す。即示して云く、此の法衣は、已に三代頂戴す。最も尊重し奉るべき法衣なり。你入院開堂、傳法の外、著用すべからず。一生恭敬頂戴すべし。今延慶二年己酉九月日、病狀に在て之を記す。大乘第二代、當住紹瑾傳領紹瑾示す、今に此の傳衣並に當寺住持職及ひ、聖教道具當寺に寄進狀譲狀等を以て、素哲侍者に付囑す。于時、應長元年辛亥十月十日、大乘第二代、紹瑾記。諸佛法要、本と凡夫の爲に説く。祖師の來意、法を傳て迷情を救ふ。法幢を建て、叢席を設け、祗、入を得る有り。今已に是れを得たり。所謂我大智首座、壮年より以来、文字の學を絶す。解脱の道を慕う。寒巖和尚、受具の小師、後釋運西堂傳法の弟子、和漢兩朝に師を尋ね道を訪ね、操履を古人に學び、志気を千聖に類す。深く宗門の棟梁に上んと願ひ、進て洞水の嫡流を汲と欲す。故正中乙丑十二月十三日、再ひ西堂に參して、重て密意を啓。即聴許せられ、祈願茲に満足す。加之、昔年、先師の密室に詣して、佛祖の正脈を傳受す。今日、老僧も堂奥に入り、自家の大事を決澤す。實に是れ椙樹第一の枝、永光正傳燈なり。燈燈連續、枝枝繁榮して、周く扶桑を覆ひ、遠く萬古に傳ふ。證契の旨を印して、半夜法燈に挑む、正嫡の仁を顯し、傳衣同く付授す。願は護持堅密にして、望は断絶することを莫れ。聊か偈句を以て傳衣の事を表す。至禱偈曰く、飲光大士保任の事、頂戴奉持す。鶏足中、祖室の傳燈、断絶無く、龍華會上に心宗を續かん。時元亨三年癸酉正月十七日、大智首座に傳授す。永光第二代住持素哲(素哲華押之面亦重朱印を押す也)同年八月初五日、師御上洛なり。御病気に就て、檀那雲州太守より、御上洛ましませと、頻に望み申るヽ間、二代和尚も御伴あり。醫師にもあはせたまふべき爲なり。御遺言記録云く、同八月六日、義介、脇本の御旅宿の於て、暇を賜ひ因に拝問して云く、今度御供尤も本望と雖も、仰せに随ひ歸寺す。若し御延引有ん時は、拝見の爲、參洛せんと欲す。御許を蒙るべきや。和尚示して曰く、應諾尤も然可ん。左右に及ばず。但し我れ寺院を思ふ故に、留置云云。義介畏て之を承る。是れ則ち最後の拝顔、最後の厳命なり。尋常肝に銘zし忘れず也。御上洛の時の頌歌あり。曰く、十年飯を喫す永平場、七箇月来て病狀に臥す。薬を人閒に討て暫く出嶠して、如來手を授け醫王に見しむ。草の葉にかどでせる身の木部山、雲に路あるこヽちこそすれ。丹波路より御上りありと云云。補昔しは、越前より京へ行に、若狭を過て丹波にかヽりて、京へ出しと云ひ傳ふ。御入洛ありては、高辻西洞院、俗弟子覺念が宅に先づ宿し玉ふ。御違例、増減無し。補紀年録に、太上皇、醫官に詔、診候焉とあり。此の記に見へず。或る日一旦、室内を經行し、低聲に誦して言く、若於園中、若於林中、若於樹下、若於僧坊、若於白衣舎、若在殿堂、若山谷曠野、是中皆應起塔供養。所以者何、當知是處、即是道場。諸佛於此、得阿耨多羅三藐三菩提、諸佛於此、轉於法輪、諸佛於此、而般涅槃と誦し了て後ち、此文を頓て面前の柱に書付けたまふ。亦妙法蓮華經菴と、書きとヾめたまふなり。この蓮華經の文をあそばしたる心は、今俗家にて入滅あるほどに、昔の諸佛も如是との玉ふなり。
L’an quatre de l’ère Kenchō, année Mizunoe-Ne, vers le milieu de cet été, une légère maladie se manifeste. Le dernier enseignement est le rouleau des Huit Éveils des Grands Êtres du Trésor de l’Œil de la Vraie Loi. Cet enseignement, fondé sur le Sūtra des Enseignements Transmis, apparaît comme le testament. Premier : peu de désirs. Ce sens est : ne recherchez ni renom ni profit. Sans désirs, point de souci, et toutes les vertus naissent d’elles-mêmes. Deuxième : savoir se contenter. Ce sens est : penser échapper aux souffrances du monde. Que l’homme riche et noble se contente de sa condition innée, que le pauvre se contente de la sienne ; compatissez à la pauvreté inférieure à la vôtre. Ne convoitez pas ce qui est supérieur à vous. Simplement, si chacun considère sa propre condition, il n’y a point d’insatisfaction. Troisième : se réjouir de la quiétude. C’est abandonner les hommes et résider profondément dans la tranquillité des montagnes et des forêts ; alors, on est révéré et honoré par les devas et les hommes. Quatrième : s’appliquer avec diligence. Celui qui a quitté la maison, s’il s’applique aux pratiques sans négligence, obtient la satisfaction de tous ses désirs. Cinquième : ne pas oublier la pensée juste. Si l’on pense suivre le bon ami, qu’aucune pensée ne s’en écarte. Alors, les passions ne viennent pas d’elles-mêmes. Sixième : cultiver la méditation. C’est apaiser et recueillir l’esprit, pratiquer zazen. En ce moment, on réalise spontanément le principe de l’impermanence du monde. Septième : cultiver la sagesse. Celui qui possède la sagesse ne convoite aucune chose. Bien examiner ce principe et ne pas le perdre. Agir selon l’enseignement, c’est comme obtenir une lampe dans les ténèbres. Huitième : ne pas s’adonner aux vaines discussions. Ce sens est : ne discutez en rien de manière oiseuse. Les vaines discussions troublent l’esprit ; pensez seulement que vous devez mourir. Celui qui ignore ce principe des Huit Éveils des Grands Êtres n’est pas un disciple du Bouddha, dit-on. Le deuxième patriarche, le vénérable Kaijō, dit : Le texte ci-dessus est le brouillon du testament rédigé par notre ancien maître, le fondateur, durant sa dernière maladie. Il déclara : « Les Kana Shōbōgenzō et autres compilations antérieures doivent tous être révisés, et parallèlement, une nouvelle compilation complète d’environ cent rouleaux doit être réalisée. » Par la suite, sa maladie s’aggravant progressivement, il donna cet enseignement. Notre malheur est de n’avoir pu voir le brouillon de ces cent rouleaux. C’est là notre plus grand regret. Celui qui vénère et regrette notre ancien maître doit impérativement copier ce rouleau et le préserver. Ceci est le dernier enseignement du Bouddha Śākyamuni et aussi le testament ultime de notre ancien maître. Maintenant, le quatorzième jour du dixième mois de l’annème Kinoto-U de la septième année de Kenchō, le scribe Gien achève de le copier. Nous le collationnons ensemble. Kaijō le note. L’épilogue de l’original dit : Écrit au temple Eihei-ji, de la fin de la quatrième année de Kenchō jusqu’au sixième jour du premier mois de la cinquième année de Kenchō. Depuis les temps anciens, ceux qui ont vu ce rouleau ont été saisis de larmes d’émotion, et l’on dit que même l’abbé, lorsqu’il en parlait, élevait la voix et pleurait. Si, à l’époque ultérieure, on observe ce testament, la tradition de l’école se répandra éternellement, la lignée se transmettra sans interruption, sans régression. Parmi les nombreux exemplaires de ce rouleau, certains ne contiennent que les huit titres. Il faut bien lire les Huit Éveils des Grands Êtres. Cela figure aussi dans le Sūtra des Enseignements Transmis. Il existe aussi un sūtra distinct intitulé Hachi Dainin Gaku Kyō, en un rouleau, dans le canon. Le quatorzième jour du septième mois de la cinquième année de Kenchō, année Mizunoto-Ushi, du vivant du fondateur, le deuxième patriarche, le vénérable Kaijō, entre en fonction comme abbé du Eihei-ji. À cette occasion de l’investiture, le patriarche transmet au deuxième patriarche le kesa cousu de sa main. Transmis de maître à disciple jusqu’au vénérable Daichi, les documents authentiques de cet ancien récit subsistent aujourd’hui au temple Kōfuku-ji dans la province de Higo, lieu de fondation de Daichi. Les termes n’en diffèrent pas d’un seul caractère ; les voici ci-dessous. Transmis et confié : un vêtement de la transmission (déposé au pavillon du kesa). Le vêtement du Dharma ci-dessus est le kesa du premier patriarche, fondateur de Eihei. Son tissu est une toile fine. Parmi les disciples laïcs du premier patriarche se trouvait un homme nommé Shōrenbō de la province de Yamashiro. Son épouse, envers le premier patriarche, avait une foi sans réserve. Elle observa elle-même l’ascèse et la pureté, prépara et tissa [le tissu]. Elle l’apporta de loin au temple Eihei-ji de la province d’Etsu et en fit offrande. Le premier patriarche, touché par sa détermination de foi sans réserve, le coupa et le cousit lui-même et le porta habituellement. Finalement, à l’été de la deuxième année de Hōji, il cousit un sac à kesa et l’y rangea. En la cinquième année de Kenchō, année Mizunoto-Ushi, au septième mois, lorsqu’il transmit la charge d’abbé de Eihei au deuxième patriarche, il lui confia également ce kesa. Ainsi, durant les dix-huit années de sa charge d’abbé, il porta ce vêtement du Dharma lors des montées en chaire, des uposatha, etc. Durant les vingt-huit années après son extinction, il ne passa pas un instant sans le vêtement, sans le porter sur lui. Il le préserva et le vénéra sur sa tête. Durant sa dernière maladie, le quinzième jour du huitième mois de la troisième année de Kōan, année Tsuchinoe-Tora, il convoqua Gikai, le lui montra et dit : « Vous êtes l’aîné de Kaijō. Ce vêtement du Dharma est le kesa de transmission confié lorsque le maître précédent donna la charge d’abbé. C’est le trésor le plus vénérable pour la personne. Bien que les héritiers du Dharma soient nombreux, parce que vous êtes l’aîné, je désire vous le transmettre. » Alors, Gikai s’inclina trois fois et le reçut. Par la suite, durant seize ans, il le vénéra sur sa tête et le préserva. Le quatorzième jour du premier mois de la troisième année de Einin, année Kinoto-Hitsuji, il transmit le Dharma à Shōkin. À ce moment, il transmit également ce vêtement du Dharma. Il dit alors : « Ce vêtement du Dharma a déjà été vénéré sur la tête par trois générations. C’est le vêtement du Dharma qu’il faut le plus vénérer. En dehors de votre entrée en fonction, de l’ouverture de la salle et de la transmission du Dharma, vous ne devez pas le porter. Vous devez le vénérer et le porter sur votre tête toute votre vie. » Maintenant, en tel jour du neuvième mois de la deuxième année de Enkyō, année Tsuchinoto-Tori, étant malade, il note ceci. Le deuxième patriarche de Daijō, l’abbé en fonction Shōkin, transmet et montre. Maintenant, avec ce vêtement de transmission ainsi que la charge d’abbé de ce temple, et les documents de donation et de cession des écrits sacrés et des ustensiles du Dharma à ce temple, je les confie et les transmets au shissa Sotetsu. À ce moment, le dixième jour du dixième mois de la première année de Ōchō, année Kanoto-Hitsuji, le deuxième patriarche de Daijō, Shōkin, note. L’essentiel des enseignements des Bouddhas est originellement exposé pour les êtres ordinaires. L’intention venue des patriarches est de transmettre le Dharma pour sauver les êtres égarés. Ériger l’étendard du Dharma, établir la communauté, c’est seulement pour obtenir des personnes. Maintenant, cela est déjà obtenu. À savoir, mon premier shuso Daichi, depuis sa jeunesse, a renoncé à l’étude des textes. Il aspire à la voie de la libération. Disciple mineur ayant reçu les préceptes du vénérable Kangan, plus tard disciple de transmission du Dharma du shokutō Shakuun, recherchant maîtres et voie dans les deux pays du Japon et de la Chine, apprenant la conduite des anciens, son aspiration égale celle des mille sages. Profondément, il souhaite monter au faîte de la maison du Zen, avancer et puiser à la source authentique de la lignée. C’est pourquoi, le treizième jour du douzième mois de la deuxième année de Shōchū, année Kinoto-Ushi, il rendit à nouveau visite au shokutō et exprima à nouveau l’intention secrète. Immédiatement, il fut autorisé, et son vœu fut ainsi accompli. De plus, autrefois, il se rendit dans la chambre intime du maître précédent et reçut la transmission de la lignée authentique des Bouddhas et patriarches. Aujourd’hui, le vieux moine aussi entre dans la salle profonde et décide de la grande affaire de sa propre maison. Vraiment, c’est la première branche de l’arbre sugi, la lampe de la transmission authentique de Eikō. Les lampes se succèdent sans interruption, les branches prospèrent, couvrant entièrement le Japon Fusō, se transmettant loin dans les dix mille générations. Scellant le sceau de la réalisation, attisant la lampe du Dharma au milieu de la nuit, manifestant la bienveillance de l’héritier authentique, transmettant et confiant également le vêtement de transmission. Puissiez-vous le préserver fermement et secrètement, et que votre souhait soit de ne jamais l’interrompre. J’exprime brièvement l’affaire de la transmission du vêtement par un vers. Le vers de la suprême prière dit : La chose préservée par le grand être Mahākāśyapa, vénérée et portée sur la tête. Au milieu du Pic du Coq, la lampe transmise dans la chambre des patriarches, sans interruption, continuera le cœur de l’école à l’assemblée du Pic du Vautour. Le dix-septième jour du premier mois de la troisième année de Genkō, année Mizunoto-Tori, transmis au premier shuso Daichi. Le deuxième abbé de Eikō, Sotetsu (Sotetsu appose son sceau ; sur cette face également est apposé un sceau vermillon redoublé). Le cinquième jour du huitième mois de la même année, le maître se rendit à la capitale. Concernant sa maladie, parce que le donateur, le gouverneur de la province d’Izumo, demandait instamment qu’il se rende à la capitale, le deuxième patriarche l’accompagna également. C’était afin de le faire rencontrer un médecin. Le récit du testament dit : Le sixième jour du huitième mois, Gikai, à l’auberge de Wakimoto, reçut la permission de prendre congé et en profita pour s’enquérir : « Bien que mon souhait le plus cher soit de vous accompagner cette fois, je retournerai au temple selon vos instructions. S’il y avait un délai, je désirerais me rendre à la capitale pour vous voir. Pourrais-je obtenir votre permission ? » Le patriarche montra et dit : « Votre demande est tout à fait juste. Il n’y a pas d’objection. Cependant, parce que je pense au monastère, je vous laisse, etc. » Gikai, avec respect, le reçut. Ceci fut donc la dernière vision du visage, le dernier ordre solennel. Je l’ai gravé dans mon foie, je ne l’oublie pas. Il y a un poème du moment du départ pour la capitale. Il dit : Dix ans j’ai mangé le riz du lieu Eihei, sept mois je suis alité dans la maladie. Cherchant un remède parmi les hommes, je sors un moment de la montagne, le Tathāgata tend la main, le montre au roi-médecin. Corps logé sous une feuille d’herbe au mont Kibu, sentiment qu’il y a un chemin dans les nuages. Par la route de Tamba, il se rendit à la capitale, dit-on. Note : Autrefois, pour aller de la province d’Echizen à la capitale, on passait par la province de Wakasa, on entrait dans la province de Tamba et on sortait vers la capitale, dit-on. Une fois arrivé dans la capitale, il résida d’abord chez le disciple laïc Kakunen, à Takatsuji Nishinokyō. Son état inhabituel ne s’améliora ni ne s’aggrava. Note : Le Kinenroku rapporte que l’empereur retiré ordonna à un médecin impérial de l’examiner. Cela n’apparaît pas dans ce récit. Un jour, un instant, il marcha de long en large dans sa chambre et récita à voix basse : « Que ce soit dans un jardin, que ce soit dans un bosquet, que ce soit sous un arbre, que ce soit dans un monastère, que ce soit dans une maison de laïcs, que ce soit dans un sanctuaire, que ce soit dans une vallée ou une lande déserte, en ces lieux il faut toujours ériger un stūpa et faire offrande. Pourquoi ? Sachez que ces lieux sont des lieux d’éveil. Les Bouddhas en ces lieux obtiennent l’anuttarā-samyak-saṃbodhi, les Bouddhas en ces lieux font tourner la roue du Dharma, les Bouddhas en ces lieux entrent dans le parinirvāṇa. » Après avoir récité cela, il écrivit immédiatement ce texte sur le pilier devant lui. Il écrivit aussi « ermitage du Sūtra du Lotus merveilleux ». L’intention d’avoir ainsi joué avec le texte du Sūtra du Lotus est que, maintenant qu’il entre en extinction dans une maison laïque, les Bouddhas anciens aussi étaient ainsi, dit-il.
建長五癸丑の年八月二十八日甲戌子の時、自ら偈を書し涅槃したまふ。偈に曰く、五十四年、照第一天。打箇□(足孛)跳、触破大千。咦。渾身無覔、活陥黄泉。筆を擲(ながうち)て入寂まします。雲州義重、天を仰ぎ地に伏して、五十四年の早逝ををしみたまふこと比類なし。覺念其の外僧俗遺弟等、悲歎の聲絶えず。懐弉和尚肝を潰し、半時計り死入り玉ふ。御入滅後、洛陽天神の中の小路の艸庵に先ず入れ奉り、事を調べ、其の後、雲州の太守、然るべき所を尋ね、東山赤辻に小寺のあるに、龕を移し奉り、法に依て火葬す。(赤辻は赤築地なり)この時の秉炬とて、肥後流長院の開山、傳志麟的和尚の行巻に記し置れしを左に擧ぐ。誰の作と云ことは未だ考えず。玄路通來て全く不藏、夢は醒む五十四星霜、木人涙を濺く落花の雨、一夜満城流水香しと。紀年録に遂に龕を興聖移こと三日とあるは、この記と相違せり。この比に興聖寺は、あることいぶか九月六日に設利羅を収めて、京を出、同十日の酉の刻、越州國志比荘吉祥山に到りたまふ。同十二日申の刻、方丈に於て入涅槃の儀式あり。如法に茶果珍羞燈燭を備て、供養を致し、法事勤行、孝禮悉く如在なり。本山西北隅に搭す。今の承陽菴是れなり。覺念其の後、妙法蓮華経菴とあそばしたる柱を、揀抜取て越州へ下り、越國の今の南東郡月尾山の下に、初めて塔婆を建立し、此の柱を以て則ち中心の柱として、日々供養すと云。今の別院是れなり。覺念、今の北村眞柄の先祖なり。師入滅中秋夜御詠歌。題法華經詠歌五首。
L’an cinquième de l’ère Kenchō, année du signe cyclique mizunoto-ushi, le vingt-huitième jour du huitième mois, à l’heure du Rat du jour kinoe-inu, il compose lui-même un gāthā et entre dans le parinirvāṇa. Le gāthā dit : « Cinquante-quatre années, éclairant le premier ciel. Faisant un saut périlleux, je brise le grand millier. Hé ! Le corps entier introuvable, vivant je sombre dans les Sources Jaunes. » Il jette son pinceau et entre dans le silence. Yoshi-shige de la province d’Un, se prosternant face au ciel et contre terre, regrette comme nul autre la disparition prématurée de ces cinquante-quatre années. Kakunen et les autres disciples, moines et laïcs, ne cessent leurs lamentations. Le vénérable Kaijō voit son foie se briser et demeure comme mort pendant près d’une demi-heure. Après son entrée dans l’extinction, on place d’abord sa dépouille dans l’ermitage d’herbe du chemin médian de Tenjin, à Rakuyō, pour régler les affaires ; par la suite, le gouverneur de la province d’Un, ayant trouvé un lieu approprié, transfère le cercueil dans un petit temple à Higashiyama, Akatsuji, et procède à la crémation selon la Loi. (Akatsuji s’écrit aussi Akatsukiji.) Le hinku de ce moment, consigné dans le gyōkan du vénérable Den Shirin, fondateur du Ryūchōin de Higo, est rapporté ci-dessous. On ignore encore qui en est l’auteur : « La voie obscure venue d’antan n’est nullement cachée, le rêve s’éveille après cinquante-quatre saisons, l’homme de bois éclabousse ses larmes sous la pluie des fleurs tombées, une nuit parfume toute la ville de ruisseaux coulants. » Le Kinenroku mentionne que le cercueil fut transféré au Kōshōji trois jours plus tard, ce qui diffère du présent récit. À cette époque, le Kōshōji existait-il ? On s’interroge. Le sixième jour du neuvième mois, on recueille les śarīra et on quitte la capitale ; à l’heure du Coq du dixième jour, on arrive au mont Kichijō, dans le domaine de Shihi, province d’Esshū. À l’heure du Singe du douzième jour, a lieu la cérémonie d’entrée dans le nirvāṇa dans le hōjō. On dispose selon la Loi thé, fruits, mets rares, lampes et bougies, on offre des présents, on accomplit les services religieux, les rites de piété filiale sont tous observés comme en sa présence. On érige la pagode au coin nord-ouest du temple principal. C’est l’actuel Jōyōan. Kakunen prend ensuite le pilier sur lequel était inscrit « Ermitage du Sūtra du Lotus » et descend à Esshū. Au pied du mont Getsubi, dans l’actuel district de Nantō de la province d’Esshū, il érige pour la première fois un stūpa et utilise ce pilier comme pilier central, offrant chaque jour des présents, dit-on. C’est l’actuel Betsuin. Kakunen est l’ancêtre de l’actuelle famille Magara du village de Kita. Poèmes composés par le Maître la nuit de la mi-automne de son entrée dans l’extinction. Cinq poèmes sur le thème du Sūtra du Lotus.
寬元二年九月二十五日、初雪御詠。寶治元年在鎌倉、最明寺の請に依る詠歌。草菴偶詠、三十四首。この歌、皆傘松道詠にあり。こヽに略す。この歌の末に云く、右謹て永平初祖大和尚之御詠歌若干首を書寫して、機公首座禪師に付授し奉、伏して乞ふ洞宗大に興て、門派流通焉。至祝至祝。至祷至祷。應永二十七年六月六日、寶慶寺八世、洞雲比丘喜舜判とあり。
Le vingt-cinq du neuvième mois de la deuxième année de l’ère Kangen, premiers vers composés sur la neige. En la première année de l’ère Hōji, à Kamakura, poèmes composés sur l’invitation du temple Saimyōji. Trente-quatre pièces composées à l’occasion dans la chaumière. Ces poèmes se trouvent tous dans le Sanshōdōei. Ici, ils sont abrégés. À la fin de ces poèmes, il est dit : Ci-dessus, respectueusement, quelques poèmes du vénérable grand moine, premier patriarche d’Eihei, ont été transcrits et confiés au maître de chaire, le révérend Ki, humblement en priant pour que la grande lignée du courant Sōtō s’épanouisse et que sa transmission se diffuse largement. Vœux suprêmes, vœux suprêmes. Prières les plus ferventes, prières les plus ferventes. Le six du sixième mois de la vingt-septième année de l’ère Ōei, le huitième successeur du temple Hōkyō, le moine Sōun Kijun, l’atteste.
Kenzei (disciple de 4e génération) · Kamakura-Muromachi
CC BY-NC-SA 4.0 — Sauf indication contraire, les contenus de ce site sont distribués sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.