Shōnawashu

Présentation
Shōnawashu (Śāṇavāsa) est le 4e patriarche indien du Zen, disciple direct d'Ananda. Son nom signifie « vêtu de chanvre », évoquant la robe d'étoffe grossière qu'il portait comme signe de simplicité et d'ascèse. Les détails historiques sur sa vie sont rares — il n'apparaît que dans les listes de transmission du Chan — mais les chroniques bouddhistes chinoises, dont le Si-Yu-Ki de Xuanzang, le mentionnent comme un maillon essentiel de la chaîne de transmission. Sa statue figure dans de nombreux temples bouddhistes d'Asie, notamment au Vietnam.
Biographie
Śāṇavāsa (sanskrit : शाणवास ; pāli : Sāṇavāsī), également connu sous les noms de Śānakavāsin, Sambhūta Śāṇavāsi ou Sanakavasa, est le 4e patriarche de la lignée du Zen (Chan). Il fut le disciple direct d'Ānanda, le 3e patriarche.
Son nom signifie littéralement « vêtu d'un vêtement de chanvre » (śāṇa, chanvre), indiquant peut-être qu'il portait une robe faite d'étoffe grossière, signe de simplicité et d'ascèse.
Selon la tradition, Ānanda transmit le Dharma à Śāṇavāsa avant de quitter ce monde. Celui-ci devint à son tour le maître d'Upagupta (Ubakikuta, le 5e patriarche), perpétuant ainsi la lignée de transmission ininterrompue du Bouddha Shākyamuni.
Bien que les détails historiques sur sa vie soient rares, les chroniques bouddhistes chinoises, dont le Xi Yu Ji (Si-Yu-Ki : Mémoires sur les contrées occidentales) de Xuanzang, le mentionnent comme un maillon essentiel de la chaîne de transmission. Il est également vénéré dans les traditions Theravāda sous le nom de Sāṇavāsī.
Sa statue apparaît fréquemment dans les temples bouddhistes, notamment au Vietnam (pagode Tây Phương) où il figure parmi les patriarches indiens.
Transmission
Dans le Denkōroku, la transmission entre Ānanda et Śāṇavāsa est relatée ainsi : Ānanda demanda à Śāṇavāsa : « Il y a un trésor inestimable — sa nature est la même que celle de l'espace vide. Peux-tu le comprendre ? » Śāṇavāsa répondit : « L'espace vide n'a ni forme ni substance. Comment pourrait-il y avoir un trésor ? » Ānanda dit : « Justement, ce trésor n'a ni forme ni substance. C'est pourquoi je l'appelle trésor inestimable. » À ces mots, Śāṇavāsa connut l'éveil.
Sources
- Keizan Jōkin, Denkōroku — Cas 4 (Shōnawashu)
- Samuel Beal, Si-Yu-Ki : Buddhist Records of the Western World (2006), Kessinger Publishing, ISBN 1-4286-4013-4
- Buswell; Lopez, Princeton Dictionary of Buddhism (2013), p. 766 — entrée « Śānakavāsin »
- Wikipedia — Śāṇavāsa
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