Eihei Dōgen
Présentation
Le Cas 52 clôt le Denkōroku avec la figure d'Eihei Dōgen Zenji (1200–1253), fondateur de l'école Sōtō au Japon et compilateur du Shōbōgenzō. L'événement central est son éveil en Chine, au monastère Tiantong, sous la direction du maître Rujing (如浄), lors d'une session de zazen de nuit.
Rujing dit : « La pratique du zen doit être l'abandon de corps et esprit » — et Dōgen s'éveille. Le dialogue qui suit sur la confirmation de cet éveil est l'un des plus saisissants de la tradition Sōtō : Dōgen refuse l'approbation facile, et Rujing confirme en disant simplement : « Abandonné, abandonné. »
Le cinquante et unième patriarche, le moine éminent de Yongping, rendit visite au moine éminent Jing de Tiantong. Un jour, Jing, assis en méditation au milieu de la nuit, enseigna à l'assemblée : 'Pour celui qui pratique la méditation, le corps et l'esprit se détachent.'En entendant cela, le maître soudainement connut une grande illumination. Il monta directement à la salle de l'abbé pour brûler de l'encens. Jing demanda : 'Que signifie cette affaire de brûler de l'encens ?'Le maître répondit : 'Le corps et l'esprit se sont détachés.'Jing dit : 'Le corps et l'esprit se détachent. Détachez le corps et l'esprit.'Le maître dit : 'Ceci n'est qu'un artifice momentané, vénérable, ne m'apposez pas votre sceau à la légère.'Jing dit : 'Je ne vous appose pas mon sceau à la légère.'Le maître dit : 'Qu'est-ce que ne pas apposer son sceau à la légère ?'Jing dit : 'Détachez le corps et l'esprit.'
Le maître s'inclina en salutation. Jing dit : 'Détachement, détachement.'À ce moment, le serviteur Guangping de Fuzhou dit : 'Pour un étranger, atteindre un tel état n'est vraiment pas une mince affaire.'Jing dit : 'Ici, combien reçoivent des coups de poing, détachement élégant et foudroyant.'
Le maître a pour nom religieux Dōgen. Son nom de famille laïc est Minamoto. Il est le descendant de la neuvième génération de l'empereur Murakami, et l'héritier de la huitième génération du prince impérial Nakatsukasa. Il naquit en la deuxième année de l'ère Shōji. À ce moment, un physiognomoniste le vit et déclara : Cet enfant est un saint. Ses yeux ont une double pupille, il deviendra certainement un grand homme. Les anciens livres disent : Quand une femme donne naissance à un saint enfant, la vie de la mère est en danger. Quand cet enfant aura sept ans, sa mère mourra certainement. En entendant cela, la mère ne fut ni surprise ni effrayée, mais au contraire, elle augmenta son affection et son respect pour lui. Effectivement, quand le maître eut huit ans, sa mère mourut. Tous dirent : Bien qu'il y ait une différence d'un an, cela correspond finalement aux paroles du physiognomoniste.
Dès l'hiver de sa quatrième année, il lut pour la première fois les Cent poèmes de Li Qiao sur les genoux de sa grand-mère. À l'automne de sa septième année, il présenta pour la première fois un poème des Odes de Zhou à son père bienveillant. À ce moment, les anciens et les lettrés renommés dirent tous : Cet enfant n'est pas ordinaire, on peut le qualifier d'enfant prodige. À huit ans, frappé par le deuil de sa mère, sa douleur et ses lamentations furent particulièrement profondes. En voyant la fumée d'encens s'élever au temple Takao, il comprit l'impermanence de la naissance et de la mort, et dès lors, il éveilla son esprit à la recherche de la vérité. Au printemps de sa neuvième année, il commença à lire l'Abhidharmakośa de Vasubandhu. Les anciens et les vertueux dirent : Sa perspicacité est comme celle de Mañjuśrī, il est vraiment une capacité pour le Grand Véhicule. Bien que jeune, le maître garda ces paroles au fond de son oreille et s'adonna à une étude assidue.
À cette époque, le chancelier du Pavillon de la Méditation était un membre de la famille régnante exerçant la régence, sans égal dans le pays, modèle pour les princes et les ministres. Cette personne prit le maître comme fils adoptif, lui transmit les secrets familiaux et lui enseigna les affaires cruciales de l'État.
Au printemps de ses treize ans, alors qu'on s'apprêtait à célébrer sa cérémonie de majorité pour qu'il devienne un haut fonctionnaire de la cour, le maître, sans que personne ne le sache, quitta secrètement le domaine du mont Kohata et se rendit au pied du mont Hiei. Il y avait alors un certain Ryōkan Hōgen, supérieur du temple de la montagne, précurseur dans les enseignements exotériques et ésotériques, qui était aussi l'oncle maternel du maître. Le maître se rendit chez lui pour demander à être ordonné moine. Hōgen, grandement surpris, lui demanda : 'La date de ta majorité approche. Ton père et ton père adoptif seront sûrement en colère, qu'en penses-tu ?'Le maître répondit alors : 'Lorsque ma mère bien-aimée est décédée, elle m'a fait cette recommandation : Toi, fais ton renoncement et étudie la Voie.'
Moi aussi je pense ainsi. Je ne souhaite pas fréquenter en vain les mondanités. Je désire seulement quitter la maison. C'est pour m'acquitter de la dette envers ma mère défunte, ma grand-mère et mes tantes que je souhaite quitter la maison. Le Maître du Dharma, ému aux larmes, lui permit d'entrer dans la chambre.
Il fut alors placé pour ses études au Pavillon des Mille Lumières, dans la Vallée de Prajna, au Shuryōgon-in de Yokawa. Finalement, à quatorze ans, le neuvième jour de la quatrième lune de la première année de Kempō, il rendit hommage au révérend Köen et se fit raser la tête. Le dixième jour du même mois, au Kaidan-in de l'Enryaku-ji,
il reçua les préceptes de bodhisattva et devint bhikshu. Dès lors, il étudia le shikan de l'école Tendai et les enseignements secrets du Mantrayāna. À partir de dix-huit ans, il lut entièrement le canon bouddhique une fois.
Plus tard, le révérend Köin de Miidera, qui était aussi son grand-oncle maternel, était un maître éminent sans égal à son époque. Il l'interrogea donc sur la grande affaire de l'école. Le révérend Köin lui indiqua : 'Le point ultime de notre école est précisément ton lieu de doute. C'est ce qui a été transmis oralement de génération en génération depuis les grands maîtres Saichō et Enchin. Il ne faut pas dissiper ce doute. J'entends dire que le grand maître Bodhidharma vint d'Occident en Orient pour y transmettre directement le sceau du Bouddha. Son style d'école se répand aujourd'hui sous le ciel, on le nomme école du Chan. Si tu souhaites trancher cette affaire, tu devrais entrer dans la chambre du révérent Eisai du Kenning-ji, t'enquérir de ses traditions, et chercher la Voie au loin dans le pays étranger.'
C'est pourquoi, à l'automne de sa dix-huitième année, le vingt-cinquième jour de la huitième lune de la cinquième année de Kempō (année du Buffle), il rejoignit l'assemblée du vénérable Myōzen du Kenning-ji et revêtit l'habit monastique complet. À l'époque où ce révérend du Kenning-ji établissait les règles, pour ceux qui venaient pour la première fois participer aux enseignements, il fallait passer trois ans avant de changer de robe. Cependant, lorsque le Maître entra, il lui fit changer de robe en septembre, puis en novembre lui conféra la robe samghati, le considérant ainsi comme un récipient.
Ce vénérable Myōzen transmit les trois écoles du Shingon, du Tendai et du Zen, et fut le seul héritier légitime d'Eisai. Le vénérable Eisai, dans l'enregistrement des annales du Kenning-ji, déclara : 'Je confie le trésor du Dharma uniquement à Myōzen. Ceux qui désirent rechercher le Dharma d'Eisai doivent nécessairement s'adresser au maître Zen.'
Le maître entra dans sa chambre, reçut à nouveau les préceptes du bodhisattva, se vit transmettre la robe et le bol, reçut en outre les pratiques secrètes des cent trente-quatre déités de la vallée, les rituels du homa, étudia parallèlement le canon du Vinaya et apprit également le shamatha-vipashyana. Entendant pour la première fois le style de l'école Linji, il reçut la transmission authentique des trois écoles principales, exotérique, ésotérique et de l'Esprit, devenant ainsi l'héritier légitime de Myōzen.
Après environ sept années, au printemps de sa vingt-quatrième année, le vingt-deuxième jour du deuxième mois de la deuxième année de l'ère Jōō, il prit congé du stupa ancestral du temple Kennin-ji et partit pour la dynastie Song, prenant résidence au temple Tiantong. C'était la seizième année de l'ère Jiading des Grands Song, sous le signe cyclique guiwei.
Durant son séjour dans les Song, parmi les nombreux maîtres qu'il visita, il rencontra d'abord le vénérable Yan du mont Jing. Yan demanda : "Depuis quand es-tu arrivé ici ?" Le maître répondit : "En avril de l'année dernière." Yan dit : "Es-tu venu ainsi en suivant la foule ?"
Le maître dit : "Que ferais-tu si je venais ainsi sans suivre la foule ?" Yan dit : "C'est aussi venir ainsi en suivant la foule." Le maître dit : "Puisque c'est venir ainsi en suivant la foule, que faire alors ?" Yan lui donna une gifle et dit : "Ce bavard de moine !" Le maître dit : "Ce bavard de moine n'est pas exactement inexistant, que faire alors ?" Yan dit : "Assieds-toi et bois du thé."
Il se rendit également au petit Cuìyán dans la préfecture de Taizhou. Se présentant au vénérable Zhuo, il demanda aussitôt : "Qu'est-ce que le bouddha ?" Zhuo dit : "Celui dans le hall." Le maître dit : "Puisque c'est celui dans le hall, pourquoi imprègne-t-il l'univers des grains de sable du Gange ?" Zhuo dit : "Il imprègne l'univers des grains de sable." Le maître dit : "Tes paroles sont tombées."
Après de tels échanges de questions et réponses avec divers maîtres, il développa une grande arrogance, pensant qu'aucun au Japon ou dans les Grands Song ne l'égalait. Alors qu'il s'apprêtait à retourner dans son pays, un certain vieux Jin l'exhorta : "Dans tout le pays des Grands Song, seul le vieux Jing possède l'œil du dharma. Si tu le rencontres, tu obtiendras certainement quelque chose." Bien qu'on lui parlât ainsi, plus d'une année s'écoula sans qu'il trouve le temps de lui rendre visite.
Un moine demanda : 'Qu'est-ce que le Bouddha ?'Le maître dit : 'Celui dans la salle.'Le moine dit : 'Celui dans la salle, n'est-ce pas l'idole d'argile dans la niche ?'Le maître dit : 'Oui.'Le moine dit : 'Qu'est-ce que le Bouddha ?'Le maître dit : 'Celui dans la salle.'À cette époque, après le départ de Pa Wuji, le vénérable Jing de Jingci vint à Tiantong pour en devenir l'abbé. Pensant qu'il s'agissait d'une affinité karmique et d'un accord prédestiné, il alla le voir pour chercher à résoudre ses doutes, et d'abord brisa la pointe de sa lance. Ainsi fut établie la relation de maître à disciple. Désirant s'instruire en détail, il présenta une requête, disant :
Depuis ma jeunesse, j'ai éveillé l'esprit de bodhi. Dans mon pays natal, j'ai recherché la voie auprès de divers maîtres et, bien que j'aie quelque peu compris l'origine de la cause et de l'effet, je ne connais pas encore le véritable refuge du dharma du Bouddha, demeurant bloqué dans les étiquettes des noms et des apparences. Plus tard, j'entrai dans la chambre du maître zen Senko et entendis pour la première fois le style de l'école Linji. Maintenant, suivant le maître du dharma Zen, je suis entré dans le grand Song et ai pu me joindre à l'assemblage du dharma du vénérable.
Depuis ma jeunesse, j'ai éveillé l'esprit de bodhi. Dans mon pays natal, j'ai recherché la voie auprès de divers maîtres et ai quelque peu compris l'origine de la cause et de l'effet. Cependant,
je n'ai pas éclairci le véritable refuge du Bouddha, du Dharma et du Sangha, demeurant vainement bloqué dans les étiquettes des noms et des apparences. Plus tard, j'entrai dans la chambre du maître zen Senko et entendis pour la première fois le style de l'école Linji. Maintenant, suivant le maître du dharma Zen, je suis entré dans le Song flamboyant. Traversant l'océan sur dix mille li, abandonnant ce corps illusoire aux vagues et aux flots, j'ai finalement atteint le grand Song et pu me joindre à l'assemblage du dharma du vénérable. C'est vraiment la fortune heureuse d'un mérite karmique passé. Vénérable, dans votre grande compassion et grande pitié, ce que souhaite cet humble homme d'un pays étranger lointain, c'est de ne pas être contraint par le moment, de ne pas choisir entre l'étiquette protocolaire ou son absence, de monter fréquemment au fangzhang et de désirer humblement interroger sur mes pensées ignorantes. L'impermanence est rapide, la grande affaire de la vie et de la mort est importante. Le temps n'attend personne, quitter les sages entraîne nécessairement des regrets. Le grand vénérable, grand maître zen de la salle du maître originel, dans votre grande compassion et grande pitié, ayez pitié, écoutez et accordez.
À ce moment, le vénérable Jing lui montra et dit : 'Mon fils, à partir de maintenant, ne parle plus de porter la robe ou de la quitter, tu dois venir me questionner jour et nuit. Je pardonnerai l'impolitesse entre père et fils.'À partir de là, il vint dans les profondeurs de la salle jour et nuit et reçut personnellement les instructions véritables.
Parfois, on lui demandait d'être l'assistant du maître, mais il déclinait en disant : 'Je suis un homme d'un pays étranger. Ce serait une honte de devenir l'assistant d'un grand monastère dans un grand pays ; cela susciterait probablement des doutes et des difficultés dans la communauté. Je souhaite seulement venir vous voir jour et nuit.'À ce moment, le vénérable dit : 'En vérité, ce que tu dis est très humble. Ce n'est pas sans raison.'Ainsi, il se contenta d'échanger questions et réponses et de recevoir les instructions et les enseignements.
Or, un jour, durant la méditation assise de la dernière partie de la nuit, le vénérable Jing entra dans la salle et, pour réprimander l'assistance endormie, déclara :
Participer au chan, c'est la chute du corps et de l'esprit. Il n'est pas nécessaire de brûler de l'encens, de se prosterner, de réciter le nom du Bouddha, de pratiquer les confessions ou d'étudier les sutras. Il suffit de simplement s'asseoir en méditation pour finalement l'obtenir.
À ce moment, le maître, entendant cela, soudainement réalisa la grande illumination. Telle est l'origine de l'événement actuel.
En général, depuis qu'il fut apparu devant le vénérable Jing, il pratiqua la voie jour et nuit, sans l'abandonner un seul instant. C'est pourquoi il n'eut pas besoin de s'appuyer sur un siège latéral. Le vénérable Jing lui montra habituellement et dit : 'Tu as la conduite d'un ancien Bouddha. Tu dois certainement propager largement la voie des patriarches. Que je t'aie obtenu est comme Shakyamuni obtenant Mahakashyapa.'
Ainsi, la première année de Baoqing, année Yiyou, la première année de Kiroku au Japon, soudainement il fut placé dans la position de patriarche de la quarante-et-unième génération. Immédiatement, le vénérable Jing lui confia et dit : 'Retourne rapidement dans ton pays natal et propage largement la voie des patriarches. Cache-toi dans les montagnes profondes et nourris longtemps le saint embryon.'
Le 'Bi Yan Lu'dit : Yunyan et Daowu pratiquèrent ensemble sous Yaoshan. Pendant quarante ans, leurs flancs ne touchèrent pas la natte. Yaoshan fit émerger l'école Caodong. Il y eut trois personnes dont la voie du dharma prospéra largement : sous Yunyan vint Dongshan, sous Daowu vint Shishuang, sous Chuanzi vint Jiashan. Non seulement cela, mais dans le grand Song, il reçut les certificats de transmission des cinq maisons. C'est-à-dire, il apparut d'abord devant le seul ancien maître de l'ouest, l'ancien abbé du temple Guangfu.
Le moine Xitang dit : « Les vestiges anciens dignes d'être contemplés sont des trésors parmi les humains. Combien en as-tu vu venir ? » Le maître dit : « Je n'en ai jamais vu. » Alors Xitang dit : « Dans mon lieu, il y a un rouleau de vestige ancien. Je te le montrerai, frère aîné. » En le déroulant pour le regarder, c'était le certificat de transmission de la lignée de l'œil du Dharma. Xitang dit : « Je l'ai obtenu du bol et de la robe d'un vieux moine. Ce n'est pas celui du seul Xitang. »
« Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, certificat de transmission » Xitang dit : « Les vestiges anciens dignes d'être contemplés sont des trésors parmi les humains, combien en as-tu vu venir ? » Dōgen dit : « J'en ai vu peu. » Alors Xitang dit : « Dans mon lieu, il y a un rouleau de vestige ancien, de quel ordre est-il ? Je te le montre, frère aîné. » En regardant ce qu'il avait apporté, c'était un certificat de transmission. C'était précisément celui de la lignée de l'œil du Dharma, qu'il avait obtenu du bol et de la robe d'un vieux moine. Ce n'était pas celui du seul vénérable. Bien qu'il y ait une manière d'écrire, il n'est pas opportun de l'exposer en détail.
De plus, le vénérable Zongyue, étant le premier moine de Tiantong, reçut le certificat de transmission de la lignée de Yunmen.
« Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, certificat de transmission » Le premier patriarche Mahākāśyapa s'éveilla auprès du Bouddha Śākyamuni, Śākyamuni s'éveilla auprès de Kāśyapa. Interrogeant alors Zongyue, il dit : « Maintenant, en énumérant les cinq écoles de la lignée, il y a quelque similitude et différence. Quelle est leur signification ? Depuis les Cieux de l'Ouest jusqu'à la Terre de l'Est, la transmission authentique se fait de maître à disciple, comment pourrait-il y avoir similitude et différence ? » Zongyue dit :
Même si la similitude et la différence sont lointaines, il faut simplement étudier ainsi : la loi bouddhique de la montagne Yunmen est telle. Sur quoi Śākyamuni le vieil homme fonde-t-il le respect d'autrui ? Il le fonde sur l'éveil à la voie. Sur quoi le grand maître Yunmen fonde-t-il le respect d'autrui ? Il le fonde sur l'éveil à la voie. En entendant ces paroles, le maître en eut quelque compréhension.
« Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, certificat de transmission » Lorsque le vénérable Zongyue occupait la charge de premier moine de Tiantong, « Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, certificat de transmission » alors Dōgen demanda au premier moine Zongyue : « Vénérable, maintenant, en enfilant les cinq écoles de la lignée, il y a quelque similitude et différence, quel en est le sens ? Puisque depuis les Cieux de l'Ouest la transmission authentique s'est héritée de maître à disciple, comment pourrait-il y avoir similitude et différence ? » Zongyue dit : « Même si l'on dit que la similitude et la différence sont lointaines, »
Il faut simplement apprendre que le Bouddha du mont Yunmen est ainsi. Pour quelle raison le vieux Shakyamuni est-il vénéré ? Il est vénéré grâce à son éveil au dharma. Pour quelle raison le grand maître Yunmen est-il vénéré ? Il est vénéré grâce à son éveil au dharma. Lorsque Dōgen entendit ces paroles, il les comprit quelque peu. Il y avait aussi un homme nommé le trésorier Den, descendant lointain du maître chan Foyan Qingyuan du Longmen. Ce trésorier Den possédait également un certificat de transmission. Au début de l'ère Jiading, le moine japonais Ryūzen, alors que le trésorier Den était gravement malade, le soigna avec dévotion. Pour le remercier de ses efforts, le trésorier Den sortit son certificat et le fit vénérer. C'est une chose rare à voir. Il dit : "Je te le fais vénérer."
Après cela, six mois plus tard, à l'automne de l'année guiwei, la seizième année de Jiading, alors que le maître résidait au mont Tiantong, le vénérable Ryūzen insista et obtint du trésorier Den de le montrer au maître. C'était le certificat de transmission de la lignée Yangqi. De plus, le vingt et unième jour du premier mois de l'année jiashen, la dix-septième année de Jiading, il vénéra le certificat de transmission du maître chan Wuji Liaopai du mont Tiantong.
Wuji dit : "Cette affaire, peu en ont la connaissance et la vision. Maintenant, vieux frère, tu l'as obtenue. C'est précisément le véritable retour de l'étude de la voie." À ce moment, la joie et l'émotion du maître furent incomparables.
Dans le Trésor de l'Œil du Vrai Dharma, "Certificat de Transmission" : À l'époque de Baoqing, alors que Dōgen voyageait dans les nuages vers le mont Tai et le mont Yan entre autres, il parvint au temple Wannian de Pingtian. L'abbé de l'époque était le maître Yuanzi de Fuzhou. Après que le vénérable Zongjian eut quitté sa charge, le maître Yuanzi le remplaça et raviva l'assemblée. À l'occasion des échanges, évoquant les coutumes ancestrales des bouddhas et patriarches depuis les temps anciens, lorsqu'on mentionna les paroles sur la transmission des instructions de Guishan et Yangshan, le vénérable dit : "Avez-vous déjà vu le certificat de transmission ici ?" Dōgen dit : "Comment pourrais-je le voir ?" Le vénérable se leva alors lui-même, présenta le certificat et dit : "Celui-ci, même pour une personne proche, même pour un moine servant depuis des années, on ne le montre pas. C'est précisément l'enseignement disciplinaire des bouddhas et patriarches. Cependant, récemment, Yuanzi étant sorti de la ville, alors qu'il était en ville pour voir le préfet, il fit un rêve : un grand moine qui semblait être le maître chan Fachang du mont Damei, offrant une branche de prunier en fleur, dit : 'S'il y a une personne réelle ayant déjà franchi le bord du bateau, n'épargnez pas la fleur', et me donna la fleur de prunier. Yuanzi, sans y penser, récita en rêve : 'N'ayant pas encore franchi le bord du bateau, il est bon de lui donner dix coups de bâton.'Pourtant, moins de cinq jours après, je vous rencontre, vieux frère. De plus, vous avez déjà franchi le bord du bateau, et ce certificat est aussi brodé sur de la soie avec des fleurs de prunier. Cela doit être l'enseignement du grand Mei ; parce que cela correspond au rêve, je le sors. Vieux frère, si vous..." À l'époque de Baoqing, le maître, lors de ses voyages dans les nuages vers le mont Tai et le mont Yan entre autres, parvint au temple Wannian de Pingtian.
L'abbé de l'époque était le maître Yuannai de Fuzhou. À l'occasion des échanges, évoquant les coutumes ancestrales des bouddhas et patriarches depuis les temps anciens, lorsqu'on mentionna les paroles sur la transmission des instructions de Guishan et Yangshan, Yuanzi dit :
"Avez-vous déjà vu le certificat de transmission ici ?" Le maître dit : "Nai, comment pourrais-je le voir ?" Nai se leva lui-même, présenta le certificat et dit : "Celui-ci, même pour une personne proche, même pour un moine servant depuis des années, on ne le montre pas. C'est précisément l'enseignement disciplinaire des bouddhas et patriarches. Cependant, récemment, Yuannai étant sorti de la ville, alors qu'il était en ville pour voir le préfet, il fit un rêve : un grand moine qui semblait être le maître chan Fachang du mont Damei."
Il offrit une branche de fleur de prunier et déclara : 'Si existe un homme véritable ayant déjà franchi le bastingage, ne ménage pas la fleur', et il me donna la fleur de prunier. Gen'ai ne comprit pas.
Dans un rêve, il récita : 'Il serait bon de donner trente coups avant même d'enjamber le bastingage.'Cependant, avant que cinq jours ne s'écoulent, je rencontrai le vieux frère. De plus, il était déjà venu enjamber le bastingage. Ce certificat de transmission fut aussi écrit sur de la soie ornée de fleurs de prunier. Ce doit être l'enseignement du grand Maître Plum. Parce que cela coïncidait avec le rêve, je le sortis. Le vieux frère cherche-t-il à recevoir de moi la transmission du dharma ?
Même s'il le cherchait, il ne faudrait pas le ménager. Le maître Shin'nin n'avait aucun doute. Bien qu'on dise qu'il fallait demander le certificat de transmission, il se contenta de brûler de l'encens, de se prosterner et de rendre un culte respectueux. À ce moment, il y avait un serviteur de l'encens nommé Hônei. Il dit qu'il voyait pour la première fois le certificat de transmission. Alors le maître réfléchit secrètement : 'Cette affaire, si elle n'est pas vraiment l'aide cachée des bouddhas et patriarches, serait difficile à voir et entendre. En tant qu'homme ignorant d'une terre frontalière, de quel bonheur bénéficierais-je pour le voir plusieurs fois ?'
Les larmes d'émotion mouillèrent ses manches. Même si Dōgen le demandait, il ne faudrait pas le ménager. Dōgen n'avait aucun doute. Bien qu'on dise qu'il fallait demander le certificat de transmission, il se contenta de brûler de l'encens, de se prosterner et de rendre un culte respectueux. À ce moment, il y avait un serviteur de l'encens nommé Hônei. Il dit qu'il voyait pour la première fois le certificat de transmission. Dōgen réfléchit secrètement : 'Cette affaire, si elle n'est pas vraiment l'aide cachée des bouddhas et patriarches, serait difficile à voir et entendre. En tant qu'homme ignorant d'une terre frontalière, de quel bonheur bénéficierais-je pour le voir plusieurs fois ?'Les larmes d'émotion mouillèrent ses manches. C'est pourquoi le maître, dans la préface de sa visite aux montagnes, alors qu'il logeait comme visiteur au temple Hokushōji du mont Daibaï, eut un rêve spirituel où le patriarche Daibaï venait lui confier une branche de prunier en fleur.
Le maître, étant véritablement égal aux anciens sages, parce qu'il ouvrit l'œil du dharma, se prosterna devant plusieurs rouleaux de certificats de transmission et il y eut une annonce de réponse cachée. Ainsi, ayant reçu la permission d'écoute de nombreux maîtres, obtenu la confirmation de Tiantong, il accomplit la grande affaire de toute une vie,
et ayant reçu les instructions du dharma des patriarches successifs, en la troisième année de Baoqing des Song, première année de Antei au Japon, année Dinghai, il retourna dans son pays et s'installa d'abord sur le site de son maître originel au temple Kenninji, pratiquant quelque temps. Il avait alors vingt-huit ans.
Après cela, cherchant un lieu au paysage éminent, il sonda les possibilités de retraite. Il visita treize sites offerts par des donateurs liés par le karma dans les provinces éloignées et la région capitale, mais aucun ne convenait à son intention. Il résida temporairement près du temple Gokuraku-ji, au village de Fukakusa dans le district d'Uji, à la capitale. Il avait alors trente-quatre ans. L'atmosphère de son école commença à être vénérée, et les moines errants s'assemblèrent. Ainsi passa-t-il la cinquantaine.
Dix ans plus tard, il descendit dans la province d'Echū. Au sein du domaine de Shibi, il ouvrit une montagne profonde, écarta les ronces et couvrit un chaume, traîna terre et bois, et ouvrit la voie des ancêtres. C'est l'actuel temple Eihei-ji. Lorsqu'il résidait au Kōshō-ji, des divinités vinrent écouter les préceptes et assistaient à chaque cérémonie de confession (posadha). Au Eihei-ji, des dragons-dieux vinrent demander les huit préceptes de jeûne, apparaissant avec le souhait de recevoir quotidiennement le transfert de mérites. En conséquence, il écrivait quotidiennement les huit préceptes de jeûne pour le transfert de mérites. Jusqu'à aujourd'hui, cela n'a jamais été négligé.
[Prédication]
Voici : depuis que le dharma bouddhique s'est répandu au Japon il y a plus de sept cents ans, pour la première fois, le maître a fait prospérer le vrai dharma. On dit qu'après le parinirvana du Bouddha, en l'an 1500, la treizième année Kinoe-Saru du règne de l'empereur Kinmei, pour la première fois, des statues bouddhiques et autres traversèrent depuis le royaume de Silla. La quatorzième année, Mizunoto-Tori, deux rouleaux de statues bouddhiques furent apportés et traversèrent. À partir de là, les effets spirituels du dharma bouddhique apparurent progressivement. On dit que onze ans plus tard, le prince Shōtoku naquit en tenant une relique du Bouddha. C'était la troisième année du règne de l'empereur Yōmei. Depuis qu'il exposa les sutras tels que le Lotus et le Śrīmālā, les enseignements textuels et les termes techniques se répandirent dans le pays.
Sur la demande de l'impératrice-mère Tachibana, un disciple du maître national Qi'an des Tang vint dans la capitale du Sud, mais seule son inscription sur stèle demeura, et comme les descendants ne se succédèrent pas, les règles de l'école ne furent pas transmises. Plus tard, le vénérable Kakua, authentique fils du maître chan (zen) Engo (Yuantong) Fohai, retourna dans son pays, mais l'atmosphère de l'école ne prospéra pas. De plus, l'atmosphère de l'école du maître monastique Eshō de Tōrin fut transmise par l'archévêque Eisai, qui, en tant que huitième génération de la lignée de Huanglong, voulut faire prospérer l'atmosphère de l'école et composa des traités comme le 'Kōzen gokokuron'qu'il présenta à la cour, mais il fut entravé par la capitale du Sud et celle du Nord, et ne fut pas pur. Il établit les trois écoles : exotérique, ésotérique et de l'esprit.
Cependant, le maître, en tant que descendant direct, bien qu'ayant pénétré complètement le style de Linji, rendit néanmoins visite au maître Jing (Myōzen) pour clarifier l'affaire de toute une vie, retourna dans son pays et propagea largement le vrai dharma. C'est véritablement la fortune du pays. Le bonheur des gens. Exactement comme lorsque le vingt-huitième patriarche de l'Inde occidentale, le grand maître Bodhidharma, entra pour la première fois dans le pays des Tang. Il est considéré comme le premier patriarche du pays des Tang. Le maître est de même. Bien qu'il fût le cinquante et unième patriarche du grand pays des Song, il est maintenant le patriarche originel du Japon. C'est pourquoi le maître est vénéré comme le premier patriarche de cette lignée.
Bien que les maîtres authentiques abondent dans le grand Song et que le style de l'école imprègne le monde entier, si le disciple ne rencontre pas un véritable maître et ne pénètre pas complètement, comment pourrait-il aujourd'hui ouvrir et illuminer le trésor de l'œil du vrai dharma des patriarches ? Le temps décline, nous faisons face à une époque corrompue.
Rencontrant la fin du Dharma dans le monde, même dans le grand Song, l'enseignement du Bouddha a déjà décliné et les connaisseurs aux yeux clairs sont rares. Ainsi, bien que des maîtres comme Wu Ji et Yan Zhe Weng soient devenus abbés de temples majeurs, ils ont encore des limites. Pensant qu'il n'y avait personne dans le grand Song, je projetais de retourner dans mon pays, quand le seul moine Jing, en tant que douzième génération de Dongshan, transmit et maintint la lignée authentique des patriarches. Bien qu'il restât mystérieux et ne révélât pas explicitement sa succession,
Il ne cachait rien au disciple, transmettant directement le style ancestral sans réserve ni secret personnel. C'est véritablement extraordinaire et unique. Dans le 'Traité pour la promotion du Zen et la protection du pays', il est dit : 'Ce maître est le premier patriarche de l'école de l'Esprit du Bouddha dans notre pays.'(T 80.2543.1a6-7). Heureusement, en tant que membre de sa lignée, je pus humblement visiter le style ancestral. C'était comme rencontrer les Troisième et Quatrième Patriarches en Chine. Le style de l'école n'avait pas encore décliné. Bien qu'il y ait des traces dans les trois pays, ce qui est transmis n'a pas changé d'un iota. Le but de la pénétration complète pourrait-il être autre chose ?
Il faut d'abord clarifier l'esprit. C'est-à-dire la cause et les conditions par lesquelles le maître atteignit d'abord la voie. Pratiquer le zen, c'est le dénouement du corps et de l'esprit. En vérité, pratiquer le zen, il faut abandonner le corps et quitter l'esprit. Si on n'a pas encore dénoué corps et esprit, ce n'est pas la voie. On dit : le corps, c'est la peau, la chair, les os et la moelle. Lorsqu'on l'examine attentivement, on ne trouve pas un atome, pas un souffle qui puisse être obtenu. Ce qu'on appelle aujourd'hui 'esprit'a deux aspects. Le premier : les pensées et les discriminations, on prend cette conscience discriminante pour l'esprit. Le second : silencieux et immobile, sans une seule connaissance ni une demi-compréhension. On prend cet esprit qui est lucide et serein pour l'esprit. On ne sait pas que c'est là la racine de la conscience qui n'est pas encore libérée. Les anciens l'appelaient 'le lieu de la lucidité sereine et immobile'. Vous tous, ne pensez pas que résider ici, c'est l'esprit.
Lorsqu'on examine attentivement, il y a trois distinctions : ce qu'on appelle esprit, intention et conscience. Ce qu'on appelle conscience, c'est l'esprit actuel d'aversion, d'attachement, de juste et de faux. Ce qu'on appelle intention, c'est le fait de connaître actuellement le chaud et le froid, de percevoir la douleur et les démangeaisons. Ce qu'on appelle esprit, c'est ce qui ne discerne pas le juste et le faux, ne perçoit pas la douleur et les démangeaisons, comme un mur, comme le bois ou la pierre. On peut vraiment penser qu'il est silencieux. Cet esprit est comme sans yeux ni oreilles. Ainsi, quand on parle en s'appuyant sur cet esprit, c'est comme un homme de bois, un homme de fer. Il a des yeux mais ne voit pas. Il a des oreilles mais n'entend pas. Arrivé là, ni les mots ni la pensée ne peuvent passer. Bien que ce soit cela l'esprit, c'est là la graine qui connaît le chaud et le froid, qui perçoit la douleur et les démangeaisons. La conscience discriminante s'établit à partir de là.
Ne pensez pas que ceci est l'esprit originel.
Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, L'Éveil de la Pensée de Bodhi : Le Grand Maître Certifié dit : 'Les murs, les tuiles et les graviers sont l'esprit des anciens bouddhas.'Le Premier Ancêtre de Chine dit : 'Chaque esprit est comme le bois et la pierre.'On dit qu'étudier la Voie doit transcender la pensée, la conscience et la perception. Ceci ne doit pas être considéré comme corps et esprit. Il existe une lumière spirituelle supplémentaire, éternellement ferme à travers les âges. Examinez cela attentivement et vous atteindrez certainement. Si vous éclairez cet esprit, ni corps ni esprit ne seront obtenus, et aucune distinction entre soi et les choses ne sera apportée. C'est pourquoi on dit : 'Corps et esprit tombent.'En arrivant ici et en regardant profondément, même avec mille yeux, on ne peut désigner la moindre parcelle de chair, d'os ou de moelle, ni distinguer pensée, conscience ou perception. Comment connaître chaud et froid ? Comment distinguer douleur et démangeaison ? Que juger ? Que haïr ou chérir ? C'est pourquoi on dit : 'En regardant, il n'y a pas une seule chose.'Celui qui assume cela ici, on dit alors : 'Corps et esprit tombent.'Puis on scelle en disant :
Corps et esprit tombent, tombent corps et esprit. Finalement on dit : 'Tomber, tomber.'
La Transmission de la Lampe de l'Ère Jingde : 'Voir clairement qu'il n'y a pas une seule chose. Ni personne ni bouddha.'Une fois arrivé à cette terre, on doit obtenir comme un panier sans fond, semblable à un bol percé au cœur : bien qu'il fuie, il ne s'épuise jamais ; bien qu'on y verse, il ne se remplit jamais. Quand on atteint cette saison,
on dit : 'Le fond du seau se détache.'Si vous pensez avoir ne serait-ce qu'un atome de compréhension ou d'acquisition, ce n'est pas la Voie. Ce ne serait qu'un jeu d'esprit illusoire.
Ô vous tous, assumez attentivement, pénétrez complètement, et sachez qu'il existe un corps qui ne porte ni chair, ni os, ni moelle. Ce corps veut soudain se détacher, mais ne peut se détacher. Il veut être abandonné, mais ne peut être abandonné. C'est pourquoi on dit de cet endroit : 'Tout est épuisé, mais il y a un lieu qui ne peut être vidé.'
Si vous éclairez cela attentivement, vous ne douterez plus de la langue de tous les vieux maîtres sous le ciel et des bouddhas des trois temps. Quel est ce principe ? Voulez-vous l'entendre ?
Clairement lumineux, éclatant, sans intérieur ni extérieur. Comment pourrait-il y avoir un corps-esprit à dépouiller ?
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第五十一祖、永平元和尚、參天童淨和尚。淨一日、後夜坐禪示衆曰、參禪者身心脱落也。師聞忽然大悟。直上方丈燒香。淨問曰、燒香事作麼生。師曰、身心脱落來。淨曰、身心脱落。脱落身心。師曰、這箇是暫時技倆、和尚莫亂印某甲。淨曰、我亂不印汝。師曰、如何是亂不印底。淨曰、脱落身心。
師禮拜。淨曰、脱落脱落。時福州廣平侍者曰、外國人得恁麼地、實非細事。淨曰。此中幾喫拳頭、脱落雍容又霹靂。
師諱は道元。俗姓は源氏。村上天皇九代の苗裔。後中書王八世の遺胤なり。正治二年初て生る。時に相師見たてまつりて曰く、此子聖子なり。眼重瞳あり、必ず大器ならん。古書に曰く、人聖子を生ずる時は、其母命危うし。此兒七歳の時、必ず母死せん。母儀是を聞て驚疑せず、怖畏せず。増す愛敬を加ふ。果して師八歳の時、母儀卽ち死す。人悉く道ふ、一年違ひありと雖も、果して相師の言に合すと。
卽ち四歳の冬、初て李嶠が百詠を祖母の膝上に讀み、七歳の秋、始て周詩一篇を慈父の閣下に獻ず。時に古老名儒悉く道く、此兒凡流に非ず、神童と稱すべしと。八歳の時、悲母の喪に逢て、哀歎尤も深し。卽ち高雄寺にて香煙の上るを見て、生滅無常を悟り、其より發心す。九歳の春、始て世親の倶舎論を読む。耆年宿德云く、利なること文殊の如し、眞の大乘の機なりと。師幼稚にして耳の底に是等の言を蓄へて苦學を作す。
時に松殿の禪定閣は、關白攝家職の者なり。天下に竝びなし。王臣の師範なり。此人、師を納て猶子とす。家の祕訣を授け、國の要事を教ゆ。
十三歳の春、卽ち元服せしめて、朝家の要臣となさんとす。師獨り人に知られずして、竊に木幡山の莊を出て、叡山の麓に尋ね到る。時に良觀法眼と云あり。山門の上綱、顯密の先達なり。卽ち師の外舅なり。彼室に到て出家を求む。法眼大に驚て問て曰く、元服の期近し。親父猶父定て瞋りあらんか如何。時に師曰く、悲母逝去の時、囑して曰く、汝、出家學道せよと。
我も又是の如く思ふ。徒に塵俗に交らんと思はず。但出家せんと願ふ。悲母及び祖母姨母等の恩を報ぜんが爲に出家せんと思ふと。法眼感涙を流して、入室を許す。
卽ち横川首楞嚴院の般若谷の千光房に留學せしむ。卒に十四歳、建保元年四月九日、座主公圓僧正を禮して剃髪す。同十日延暦寺の戒壇院にして、
菩薩戒をうけ、比丘となる。然しより山家の止觀を學し、南天の祕教を習ふ。十八歳より、内に一切經を披閲すること一遍。
後に三井の公胤僧正、同く又外叔なり。時の明匠世に竝びなし。因て宗の大事を尋ぬ。公胤僧正示して曰く、吾宗の至極、今汝が疑處なり。傳教慈覺より累代口訣し來る所なり。此疑をして晴さしむべきに非ず。遙に聞く、西天達磨大師東土に來て方に佛印を傳持せしむと。其宗風今天下に布く、名けて禪宗と曰ふ。若し此事を決擇せんと思はば、汝建仁寺榮西僧正の室に入て、其故實を尋ね、遙かに道を異朝に訪ふべしと。
因て十八歳の秋、建保五年丁丑八月二十五日に、建仁寺明全和尚の會に投じて僧儀を具ふ。彼の建仁寺僧正の時は、諸の唱導、初て參ぜしには、三年を經て後に衣を更しむ。然るに師の入りしには、九月に衣を更しめ、卽ち十一月に僧伽梨衣を授けて、以て器なりとす。
彼明全和尚は、顯密心の三宗を傳へて、獨り榮西の嫡嗣たり。西和尚建仁寺の記を錄するに曰く、法藏は唯明全のみに囑す。榮西が法を訪はんと思ふ輩は、須らく全師を訪ふべし。
師、其室に參じ、重て菩薩戒を受け、衣鉢等を傳へ、兼て谷流の祕法一百三十四尊の行法、護摩等を受け、竝びに律藏を習ひ、又止觀を學す。初めて臨濟の宗風を聞て、大凡顯密心三宗の正脈、皆以て傳受し、獨り明全の嫡嗣たり。
稍や七歳を經て、二十四歳の春、貞應二年二月二十二日、建仁寺の祖塔を禮辭して、宋朝に赴き天童に掛錫す。大宋嘉定十六年癸未の暦なり。
在宋の間、諸師を訪ひし中に、初め徑山琰和尚に見ゆ。琰問て云く、幾時か此間に到る。師答て曰く、客歳四月。琰曰く、群に隨て恁麼にし來るや。
師曰く、群に隨はず恁麼にし來る時作麼生。琰曰く、也た是れ群に隨て恁麼にし來る。師曰く、既に是れ群に隨て恁麼にし來る、作麼生か是ならん。琰一掌して曰く、者の多口の阿師。師曰、多口の阿師は卽ち無にしもあらず、作麼生か是ならん。琰曰く、且坐喫茶。
又台州の小翠巖に造る。卓和尚に見へて便ち問ふ、如何か是れ佛。卓曰く、殿裏底。師曰く、既に是れ殿裏底。什麼としてか恆沙界に周遍す。卓曰く、遍沙界。師曰く、話墮也。
是の如く諸師と問答往來して、大我慢を生じ、日本大宋に、我に及ぶ者なしと思ひ、歸朝せんとせし時に、老璡と云ふ者あり。勸めて曰く、大宋國中獨り道眼を具するは淨老なり。汝見へば必ず得處あらん。是の如く言へども、一歳餘を經るまで、參ぜんとするに暇なし。
《景德傳燈錄》僧問、如何是佛。師云、殿裏底。僧云、殿裏者豈不是泥龕塑像。師云、是。僧云。如何是佛。師云。殿裏底。(T 2076.51.277c3).時に派無際去て後、淨慈淨和尚天童に主となり來る。卽ち有縁宿契なりと思ひ、參じて疑を尋ね、最初に鉾先を折る。因て師資の儀とす。委悉に參ぜんとして、卽ち狀を奉るに曰く、
某甲幼年より菩提心を發し、本國にして道を諸師に訪ひて、聊か因果の所由を知ると雖も、未だ佛法の實歸を知らず、名相の懷標に滯る。後に千光禪師の室に入て、初て臨濟の宗風を聞く。今全法師に隨て、大宋に入り、和尚の法席に投ずることを得たり。
《寶慶記》幼年発菩提心、在本國訪道於諸師、聊識因果之所由。雖然如是、
未明佛・法・僧 之實歸、徒滞名相之懐幖 。後入千光禪師之室、初聞臨濟之宗風。今随全法師而入炎宋。航海萬里、任幻身於波濤、遂達大宋、得投和尚之法席。蓋是宿福之慶幸也。和尚、大慈大悲、外國遠方之小人所願者、不拘時候、不具威儀、頻頻上方丈、欲拜問愚懐。無常迅速、生死事大。時不待人、去聖必悔。本師堂上大和尚大禪師、大慈大悲、哀愍、聴許。(DZZ 7.2).是れ宿福の慶幸なり。和尚大悲、外國遠方の小人、願くは時候に拘はらず、威儀不威儀を擇ばず、頻頻に方丈に上り、法要を拜問せんと思ふ。大慈大悲、哀愍聽許したまへ。
時に淨和尚示して曰く、元子、今より後は著衣衩衣を言はず、晝夜參問すべし。我れ父子の無禮を恕するが如し。然しより晝夜堂奥に參じ、親く眞訣を受く。
有時、師を侍者に請せらるるに、師辭して曰く、我は外國の人なり。辱けなく大國大刹の侍司たらんこと、頗る叢林の疑難あらんか、只晝夜に參ぜんと思ふのみなり。時に和尚曰く、實に汝が言ふ所、尤も謙卑なり。其謂なきに非ず。因て只問答往來して、提訓を受るのみなり。
然るに一日後夜の坐禪に、淨和尚入堂し、大衆の睡を誡むるに曰く、
參禪は身心脱落なり。燒香禮拜念佛修懺看經を要せず。祇管に打坐して始て得んと。
時に師聞て忽然として大悟す。今の因縁なり。
大凡淨和尚に見へてより、晝夜に辦道して、時暫らくも捨てず。故に脇席に至らず。淨和尚尋常示して曰く、汝古佛の操行あり。必ず祖道を弘通すべし。我汝を得たるは、釋尊の迦葉を得たるが如し。
因て寶慶元年乙酉、日本嘉禄元年忽ちに五十一世の祖位に列す。卽ち淨和尚囑して曰く、早く本國に還り、祖道を弘通すべし。深山に隱居して、聖胎を長養すべしと。
《碧巖錄》雲巖與道吾同參藥山。四十年脇不著席。藥山出曹洞一宗。有三人法道盛行。雲巖下洞山。道吾下石霜船子下夾山。(T 2003.48.213c28-214a2).然のみならず、大宋にて五家の嗣書を拜す。謂ゆる、最初廣福寺前住惟一西堂と云に見ゆ。
西堂曰く、古蹟の可觀は人間の珍玩なり。汝幾許か見來せる。師曰、未だ曾て見ず。時に西堂曰く、吾が那裏に一軸の古蹟あり。老兄が爲に見せしめんと云て、携へ來るを見れば法眼下の嗣書なり。西堂曰く、或老宿の衣鉢の中より得來れり。惟一西堂のには非ず。
《正法眼藏、嗣書》西堂いはく、古蹟の可觀は人間の珍玩なり、いくばくか見來せる。道元いはく、見來すくなし。時に西堂いはく、吾那裏に一軸の古蹟あり、甚麼次第なり、與老兄看といひて、携來をみれば、嗣書なり。すなはち法眼下のにてありけるを、老宿の衣鉢のなかより得たりけり。惟一長老のにはあらざりけり。(DZZ 1.426).其書き樣ありと雖も、委く擧するに遑あらず。
又宗月長老は天童の首座たりしに就て、雲門下の嗣書を拜す。
《正法眼藏、嗣書》初祖摩訶迦葉悟於釋迦牟尼佛、釋迦牟尼佛悟於迦葉卽ち宗月に問て曰く、今五家の宗派を列ぬるに聊か同異あり。其意何如。西天、東土、嫡嫡相承せば何ぞ同異あらんや。月曰く、
設ひ同異遙かなりとも、唯當に、雲門山の佛法は是の如くなりと學すべし。釋迦老子何に依てか、尊重他なる。悟道に依て尊重なり。雲門大師何に依て尊重他なる。悟道に依て尊重なり。師此語を聞くに聊か領覽あり。
《正法眼藏、嗣書》宗月長老の、天童の首座職に充せしとき、(DZZ 1.427).《正法眼藏、嗣書》ときに道元、宗月首座に問ふ、和尚、いま五家宗派をつらぬるに、いささか同異あり、そのこころいかん。西天より嫡嫡相嗣せられば、なんぞ同異あらんや。宗月いはく、たとひ同異はるかなりといえども、
ただまさに雲門山の佛はかくのごとくなる、と學すべし。釋迦老子、なにによりてか尊重他なる、悟道によりて尊重なり。雲門大師、なにによりてか尊重他なる、悟道によりて尊重なり。道元、この語をきくに、いささか領覽あ又龍門の佛眼禪師清遠和尚の遠孫にて、傳藏主と云ふ人ありき。彼の傳藏主又嗣書を帶せり。嘉定の初に、日本の僧隆禪上座、彼傳藏主疾しけるに、隆禪懇ろに看病しける勤勞を謝せんが爲に、嗣書を取出して禮拜せしめけり。見難き物なり。汝ぢが爲に禮拜せしむと道ひけり。
其より半年を經て、嘉定十六年癸未の秋の頃、師天童山に寓止するに、隆禪上座懇ろに、傳藏主に請して、師に見せしむ。是れは楊岐下の嗣書な又嘉定十七年甲申正月二十一日に、天童無際禪師了派和尚の嗣書を拜す。
無際曰く、此一段の事、見知を得ること少なり。如今老兄知得す。便ち是れ學道の實歸なりと。時に師、喜感勝ることなし。
《正法眼藏、嗣書》寶慶のころ、道元台山・雁山等に雲遊するついでに、平田の萬年寺にいたる。ときの住持は福州の元鼒和尚なり。宗鑑長老退院ののち、元鼒和尚、補す、叢席を一興す。人事のついでに、むかしよりの佛祖の家風を往來せしむるに、大潙・仰山の令嗣話を擧するに、長老いはく、曾看我這裏嗣書也否。道元のいはく、いかでか看ることをえん。長老すなはちみづからたちて、嗣書をささげていはく、這箇は縱ひ親しき人なりとも、またたとひ侍僧のとしをへたるといへども、これを見せしめず。これすなはち佛祖の法訓なり。しかあれども元鼒ひごろ出城し、見知府のために在城のとき、一夢を感ずるにいはく、大梅山法常禪師とおぼしき高僧ありて、梅華一枝をさしあげていはく、もし既に船舷をこゆる實人あらんには、華を惜しむことなかれ、といひて、梅華をわれにあたふ。元鼒おぼえずして夢中に吟じていはく、未跨船舷好與參十棒。しかあるに、不經五日、與老兄相見す。いはんや老兄すでに船舷跨來、この嗣書、また梅華の綾にかけり。大梅のをしゆるところならん、夢想と符合するゆえにとりいだすなり。老兄、もしわれに嗣寶慶年中、師、台山雁山等に雲遊せし序に、平田の萬年寺に到る。
時の住持は福州の元鼐和尚なり。人事の次でに、昔よりの佛祖の家風を往來せしむるに、大潙仰山の令嗣話を擧するに元鼒曰く、
曾て我箇裏の嗣書を看るや也た否や。師曰、鼐、如何にして見ることを得ん。鼐自ら立て嗣書を捧げて曰く、這箇は設ひ親き人なりと雖も、設ひ侍僧の年を經たると雖も、之を見せしめず。是卽ち佛祖の法訓なり。然あれども、元鼐日頃出城し、見知府の爲に在城の時、一夢を感ずるに曰く、大梅山法常禪師と覺しき高僧あり。
梅華一枝をさしあげて曰く、若し既でに船舷を踰る實人あらんには、華を惜むこと勿れと云て、梅華を我に與ふ。元鼐覺ゑずして、
夢中に吟じて曰く、未だ船舷に跨がらざるに好し三十棒を與へんと。然るに、五日を經ざるに老兄と相見す。況や既に、船舷に跨り來る。此嗣書亦梅華綾に書けり。大梅の教ふる所ならん。夢中と符合する故に取出すなり。老兄若し我に嗣法せんと求むや。
設ひ求むとも惜むべきに非ず。師信感措く所なし。嗣書を請すべしと云ふとも、唯燒香禮拜して恭敬供養するのみなり。時に燒香侍者法寧と云あり。初て嗣書を見ると言ひき。時に師竊かに思惟しき。此一段の事、實に佛祖の冥資に非ざれば、見聞尚ほ難し。
邊地の愚人として何の幸ありてか、數番之を見ると。感涙に袖を法せんともとむや、縱いもとむとも、おしむべきにあらず。道元、信感さしおくところなし。嗣書を請すべしといへども、ただ燒香禮拜して、恭敬供養するのみなり。ときに燒香侍者法寧といふ人あり、はじめて嗣書を見る、といひき。道元ひそかに思惟しき、この一段の事まことに佛祖の冥資にあらざれば、見聞なほかたし。邊地の愚人として、なんのさいはひありてか、數番、これをみる。感涙霑袖。(DZZ 1.432-433). ū bō wo ataen 未だ船舷に跨がらざるに好し三十棒是故に師、遊山の序に、大梅山護聖寺の旦過に宿するに、大梅祖師來て開華せる一枝の梅華を授くる靈夢を感ず。
師、實に古聖と齊く、道眼を開く故に、數軸の嗣書を拜し、冥應の告げあり。是の如く、諸師の聽許を蒙り、天童の印證を得て、一生の大事を辨じ、
累祖の法訓を受て、大宋寶慶三年、日本安貞元年丁亥歳、歸朝し、初めに本師の遺跡建仁寺に落ち着き、且らく修練す。時に二十八歳なり。
其後勝景の地を求め、隱栖を卜するに、遠國畿内有縁檀那の施す地を歴觀すること一十三箇處、皆意に適はず。且らく洛陽宇治郡深草の里、極樂寺の邊に居す。卽ち三十四歳なり。宗風漸く仰ぎ、雲水相集まる。因て半百に過ぎたり。
十歳を經て後、越州に下る。志比の莊の中に、深山を開き、荊棘を拂て茅茨を葺き、土木を曳きて、祖道を開演す。今の永平寺是なり。興聖に住せし時、神明來て聽戒し、布薩毎に參見す。永平寺にして龍神來て八齋戒を請し、日日廻向に預からんと願ひ出て見ゆ。之に依て日日八齋戒をかき廻向せらる。今に到るまで怠ることなし。
【提唱】
夫れ、日本佛法流布せしより七百餘歳に、初て師、正法を興す。謂ゆる佛滅後一千五百年、欽明天皇一十三壬申歳、初て新羅國より佛像等渡り、十四歳癸酉に卽ち佛像二軸を入れて渡す。然しより漸く佛法の靈驗顯はれて、後十一年と云ひしに、聖德太子佛舎利を握りて生る。用明天皇三年なり。法華、勝鬘等の經を講ぜしより以來、名相教文天下に布く。
橘の太后所請として唐の齊安國師下の人、南都に來りしかども、其碑文のみ殘りありて、兒孫相嗣せざれば、風規傳はらず。後、覺阿上人は瞎堂佛海遠禪師の眞子として歸朝せしかども、宗風興らず。又東林惠敞和尚の宗風、榮西僧正相嗣して、黄龍八世として、宗風を興さんとして、興禪護國論等を作て奏聞せしかども、南都北京より支へられて、純一ならず。顯密心の三宗を置く、
然るに師其嫡孫として、臨濟の風氣に通徹すと雖も、尚ほ淨和尚を訪ひて、一生の事を辨じ、本國に歸り、正法を弘通す。實に是れ國の運なり。人の幸なり。恰かも西天二十八祖達磨大師の初て唐土に入るが如し。是れ唐土の初祖とす。師亦是の如し。大宋國五十一祖なりと雖も、今は日本の元祖なり。故に師は此門下の初祖と稱し奉る。
抑も正師大宋に滿ち、宗風天下に徧ねくとも、師若し眞師に逢て參徹せずんば、今日如何が祖師の正法眼藏を開明することあらん。時澆運に向ひ、
世の末法に遭て、大宋も佛法既に衰微して、明眼の知識まれなり。故に派無際、琰浙翁等皆、甲刹の主となると雖も、尚ほ到らざる所あり。故に大宋にも人なしと思ふて、歸朝せんとせし所に、淨和尚獨り、洞山の十二世として、祖師の正脈を傳持せしに、尚ほ神祕して以て嗣承を顯はさずと雖も、
師に隱す所なく、親訣をのこさず祖風を傳通す。實に是れ奇絶なり、殊特《興禪護國論》師者本邦佛心宗之初祖也。(T 80.2543.1a6-7).然も幸に彼門派として、辱けなく、祖風を訪はん。恰かも震旦の三祖四祖に相見せしが如し。宗風未だ地に落ちず。三國に跡ありと雖も、其傳通する所、毫末も未だ改まらず。參徹する旨豈他事あらんや。
先づ須らく明心すべし。謂ゆる師、最初得道の因縁。參禪は、身心脱落なりと。實に夫れ參禪は、身を捨て心を離るべし。若し未だ身心を脱せずんば、卽ち是れ道に非ず。將に謂へり、身は是れ皮肉骨髓と。子細に見得せし時、一毫末も得來る一氣なし。今謂ふ所の心といふは二あり。一つには思量分別、此了別識を心と思へり。二つには寂湛として動せず、一知なく半解なし。此心卽ち是れ精明湛然なるを心と思へり。知らず、此は是れ識根未だ免かれざることを。古人之を呼て、精明湛不搖の所とす。汝等此に住まりて、心なりと思ふこと勿れ。
子細に見得する時、心と曰ひ、意と曰ひ、識と曰ふ。三種の差別あり。夫れ識と謂ふは、今の憎愛是非の心なり。意と謂は、今冷暖を知り、痛痒を覺ゆるなり。心と謂ふは、是非を辨まへず、痛痒を覺へず、墻壁の如く、木石の如し。能く實に寂寂なりと思ふ。此心、耳目なきが如し。故に心に依て言ふ時、恰かも木人の如く鐵漢の如し。眼あれども見ず。耳あれども聞かず。此に到りて、言慮の通ずべきなし。是の如くなるは、卽ち是れ心なりと雖も、此は是れ冷暖を知り、痛痒を覺ゆる種子なり。意識ここより建立す。
これを本心と思ふこと勿れ。
《正法眼藏、發菩提心 》大證國師曰、牆壁瓦礫、是古佛心。(DZZ 2.161)《正法眼藏、發菩提心》震旦初祖曰、心心如木石。(DZZ 2.160).學道は心意識を離るべしと云ふ。是れ身心と思ふべきに非ず。更に一段の靈光、歴劫長堅なるあり。子細に熟看して必ずや到るべし。若し此心を明らめ得ば、身心の得來るなく、敢て物我の携へ來るなし。故に曰ふ、身心脱け落つと。此に到りて熟見するに、千眼を回し見るとも、微塵の皮肉骨髓と稱すべきなく、心意識と分くべきなし。如何が冷暖を知り、如何が痛痒を辨まへん。何をか是非し、何をか憎愛せん。故に曰ふ、見るに一物なしと。此處に承當せしを、卽ち曰ふ、身心脱落し來ると。乃ち印して曰く、
身心脱落、脱落身心。卒に曰ふ、脱落脱落と。
《景德傳燈錄》了了見無一物。亦無人亦無佛。(T 2076.51.461a29).一度此田地に到りて無底の籃子の如く、穿心の椀子に似て、もれどももれどもつきず、入れども入れども滿たざることを得べし。此時節に到る時、
桶底を脱し去るといふ。若し一毫も悟處あり、得處ありと思はば、道に非ず。唯弄精魂の活計ならん。
諸仁者、子細に承當し、委悉に參徹して、皮肉骨髓を帶せざる身あることを知るべし。此身卒に脱せんとすれども、脱不得なり。捨てんとすれども、捨不得なり。故に此處を道ふに、一切皆盡て、空不得の處ありと。
若し子細に明らめ得ば、天下の老和尚、三世の諸佛の舌頭を疑はじ。如何ならんか此道理。聞かんと要や。
明皎皎地無中表。豈有身心可脱來。
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