Tiantong Rujing
Présentation
Tiantong Rujing (1163-1228) est le dernier patriarche chinois du Denkoroku et le maitre de Dogen.
Cest a lui que Dogen doit son eveil lorsque Rujing, pendant une session de zazen de nuit, declara : "La pratique du zen doit etre labandon de corps et esprit" (shinjin datsuraku, 身心脫落).
Rujing confirma leveil de Dogen par le celebre echange : "Abandonne, abandonne" (datsuraku datsuraku). Keizan honore Rujing comme le maitre qui transmis le Dharma au Japon.
Le Cinquante-Deuxième Ancêtre, le Vénérable Yongping Zong, rendit visite au Vénérable Yuan. Un jour, alors qu'il sollicitait son enseignement, il entendit l'occasion du « poil unique perçant les multiples cavités » et soudain comprit. Le soir venu, il se prosterna et demanda : « Sans demander à propos du poil unique, qu'est-ce que les multiples cavités ? » Yuan sourit doucement et dit : « Percées. » Le maître se prosterna.
Le maître avait pour nom religieux Huaizong. Son nom laïc était Fujiwara. Il était l'arrière-petit-fils du Grand Ministre Kujō, petit-fils de Hidetoshi. Il entra dans la cellule du Dharma-Maître Ennō du Mont Hiei et reçut la tonsure à dix-huit ans. Dès lors, il étudia les deux enseignements du Kosa et du Jōjitsu, puis plus tard le Maha Shikan. Là, il comprit que les études mondaines pour la renommée et le profit étaient vaines, et en secret il éveilla l'esprit de bodhi. Cependant, temporairement, suivant l'ordre de son maître, il utilisa ces études comme encouragement pour progresser.
L'occasion du « poil unique perçant les multiples cavités ». Or, un jour, il se rendit chez sa mère. Celle-ci lui dit alors : « Mon souhait en te faisant quitter le monde n'est pas que tu obtiennes un rang élevé et fréquentes les puissants. Je désire seulement que tu ne poursuives pas d'études pour la renommée et le profit, mais que, vêtu de noir comme un non-humain, tu portes ton chapeau dans le dos, et que tu ailles et viennes uniquement à pied. » À ce moment, le maître entendit et acquiesça, changeant soudain ses vêtements et ne remontant plus la montagne. Il étudia les enseignements de la Terre Pure,
écouta les doctrines profondes de Kosaka, et plus tard, le Vénérable Butchi du pic Tōno, qui avait reçu de loin le style ancestral du Maître Chan Butchō, parlait du sens de la vision de la nature. Le maître s'y rendit pour le visiter. Son investigation approfondie surpassa le groupe.
Un jour, il y eut une discussion sur le Sutra Shurangama. Arrivé au passage de la métaphore de la bouteille Kalavinka, où il est dit qu'« entrer le vide n'augmente pas le vide,
prendre le vide ne diminue pas le vide », il eut une profonde réalisation. Le Vénérable Butchi dit : « Comment, depuis les ères infinies sans commencement, les racines des fautes et les obstacles des illusions sont-ils tous dissipés, et toutes les souffrances entièrement libérées ? » À ce moment, plus de trente étudiants de l'assemblée, tous considérant cela comme extraordinaire, le vénérèrent et l'admirent pleinement.
Cependant, le vénérable maître Dōgen, en l'année Dinghai de l'ère Antei, retourna pour la première fois au temple Kennin-ji pour s'y exercer. À cette époque, on entendit dire que quelqu'un était venu de la Grande Song pour transmettre secrètement le vrai dharma et le propager. Le maître entendit cela et pensa : 'Bien que je ne sois pas ignorant de l'école des trois arrêts et des trois contemplations, et que j'aie atteint l'essentiel de la pratique de la porte unique de la Terre Pure, ayant déjà fréquenté le pic Tō-no-mine, j'ai largement réalisé le principe de voir sa nature et devenir bouddha. Quelle transmission pourrait-il y avoir de nouveau ?'Ainsi dit-il, et il se rendit à l'essai pour rencontrer le vénérable Dōgen.
Lors de leur premier entretien, pendant deux ou trois jours, ils furent seulement en accord sur ce que le maître avait réalisé. Ils discutèrent de la connaissance spirituelle de la vision de la nature. À ce moment, le maître se réjouit et ne s'opposa pas. Pensant que sa propre réalisation était authentique, il ajouta encore plus de respect et d'admiration. Peu à peu, les jours passèrent. 'Le Sūtra de l'Élucidation du Sens Ultime de la Pratique et de la Réalisation du Facteur Secret du Tathāgata, Couronne Majestueuse du Grand Bouddha, et des Dix Mille Pratiques des Bodhisattvas, le Śūraṅgama': 'Ānanda, par exemple, quelqu'un prend une jarre de kalaviṅka.
Il en bouche les deux ouvertures, la remplit d'air et la transporte sur mille lieues pour l'offrir à un autre pays. Sache que la conscience est également ainsi. Ānanda, cet espace vide,
ne vient pas de là-bas, n'entre pas d'ici. Ainsi, Ānanda, s'il venait de là-bas, alors, puisque l'air aurait été stocké dans la jarre et emporté, l'espace vide devrait diminuer à l'endroit d'origine de la jarre. S'il entrait d'ici, en ouvrant l'ouverture et en renversant la jarre, on devrait voir l'air sortir. C'est pourquoi il faut savoir que la conscience est vide et fausse, n'étant originellement ni causée par des conditions ni de nature autonome.'Après avoir cité ce sūtra, le vénérable Dōgen manifesta une compréhension assez différente. À ce moment, le maître fut surpris et souleva la pointe de sa lance : en dehors du sens du maître, rien ne se ressemblait. Ainsi, il décida de nouveau de s'éveiller et de recevoir humblement l'enseignement. Le vénérable Dōgen dit alors : 'Je transmets et maintiens le style de notre école et souhaite pour la première fois le propager dans le pays du Japon.
Bien que je doive résider dans ce temple, je pense choisir un autre lieu pour séjourner. Si je trouve un endroit pour construire une hutte de chaume, alors viens m'y trouver. Il n'est pas possible de me suivre ici.'Le maître,
suivit l'ordre et attendit son heure.
Cependant, le vénérable Gen avait d'abord construit une hutte de chaume près du temple Gokuraku-ji à Fukakusa, y demeurant seul. Personne ne lui rendait visite, et deux années s'étaient écoulées lorsque le maître le trouva et se rendit auprès de lui. C'était la première année de l'ère Bunryaku. Le vénérable Gen, rempli de joie, lui permit immédiatement d'entrer dans la chambre et ils parlèrent jour et nuit de la Voie des Ancêtres. Environ trois années passèrent, lorsqu'il présenta l'affaire actuelle pour demander un enseignement. Ce qu'on appelle cette affaire : une pensée dure dix mille années, un poil perce une multitude de cavernes. Atteindre le grade, laisse-le à ton propre atteindre le grade. Se distinguer, laisse-le à ton propre se distinguer. En entendant cela, le maître comprit immédiatement.
Après avoir reçu la permission d'écouter, il suivit sans jamais quitter le maître un seul jour, comme l'ombre suit la forme, et passa ainsi vingt années. Même lorsqu'il assumait diverses fonctions, il cumulait toujours celle de serviteur. Après ses tâches officielles, il retournait résider dans la chambre du serviteur. C'est pourquoi, lorsque j'entendis les enseignements habituels du deuxième vénérable, il disait : 'Parmi les disciples du vénérable Busshu, il y en avait plusieurs, mais seul le maître Gen pénétra complètement. Les disciples du vénérable Gen étaient également nombreux, mais
moi seul marchai seul dans la chambre de dix pieds. Ainsi, bien qu'il y ait des choses que d'autres n'ont pas entendues que j'ai entendues, il n'y a rien de ce que d'autres ont entendu que je n'aie pas entendu.'
Finalement, après avoir hérité du style de l'école, le vénérable Gen considérait habituellement le maître avec grand respect. Il le chargeait de mener toutes les affaires bouddhiques d'Eihei. Lorsque le maître en demanda la raison, le vénérable lui montra et dit : 'Ma vie ne durera probablement pas longtemps. Toi, tu vivras plus longtemps que moi et tu propageras définitivement ma Voie. C'est pourquoi je te respecte pour le Dharma.'Les marques de respect dans la chambre étaient exactement comme celles envers un maître. À chaque saison, ils offraient la grande paix.
Ainsi ils honoraient profondément le sens et respectaient grandement les rites. La Voie du maître et du disciple s'accordait, leurs yeux d'esprit échangeaient, comme verser de l'eau dans de l'eau, joindre le vide au vide. Pas l'ombre d'une divergence. Seul le maître connaissait le cœur du vénérable Gen. Ce n'était pas ce que d'autres connaissaient.
Ce qu'on appelle : au temps de l'entraînement à Fukakusa, le jour où il fut décidé de quitter la région, l'avis affiché disait : 'Une fois par mois, deux fois,
Une fois sorti, trois jours s'étaient écoulés. Cependant, la mère affligée du maître, dans sa dernière maladie, le maître étant allé la voir, n'avait pourtant pas enfreint les restrictions. La maladie s'étant brusquement aggravée, elle désirait une dernière rencontre. L'envoyé insistant lourdement, disant que toute l'assemblée devait y aller. Le maître, bien qu'ayant déjà approfondi la question en son cœur, voulant aussi connaître l'avis de l'assemblée, rassembla les moines et déclara : « La mère souhaite une dernière entrevue ; devons-nous enfreindre l'interdiction pour y aller ou non ? » À ce moment, plus de cinquante personnes dirent toutes : « Bien que l'interdiction soit ainsi, la mère affligée de cette vie ne sera plus revue. Il faut insister et y aller. Le cœur de l'assemblée ne peut être contredit. Pourquoi le vénérable n'accorderait-il pas cela ? L'affaire est grave, elle ne peut être assimilée à une petite chose. » L'opinion de tous était unanime. Cette affaire fut rapportée aux autorités supérieures.
Le vénérable dit secrètement : « L'esprit de Zang Gong est décidé, il ne doit pas sortir. Je ne me conformerai pas à l'avis de l'assemblée. » En effet, après que la discussion de l'assemblée fut terminée, le maître déclara aux moines : « Les règles des bouddhas et des patriarches sont plus importantes que le témoignage de l'assemblée. C'est précisément le rituel des anciens bouddhas. Suivre les sentiments humains d'une mère affligée, c'est aller à l'encontre des exemples laissés par les anciens bouddhas. Comment pourrais-je éviter la grave faute d'impiété ? La raison en est que, maintenant, enfreindre les règles établies par le Bouddha serait pour ma mère le grand crime final. En tant que renonçant, je devrais faire entrer mes parents dans la Voie ; maintenant, suivre une fois les sentiments humains, les ferait-il sombrer dans les tourments pour l'éternité ? » Ainsi, finalement, il ne se conforma pas à l'avis de l'assemblée. C'est pourquoi les gens restèrent bouche bée. En effet, cela ne contredisait pas les paroles du vénérable. Tous louèrent et dirent : « Vraiment, c'est une détermination difficile à manifester. »
Ainsi, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la détermination du maître à ne pas désobéir aux ordres de son maître, le père-maître lui-même le constata. Vraiment, les cœurs du maître et du disciple étaient parfaitement en accord. Non seulement cela, mais pendant vingt ans, lorsque, sur ordre du maître, il soignait les malades, le maître ne lui faisait pas face pendant dix jours consécutifs. Nanyue Huairang servit le Sixième Patriarche pendant huit ans avant la parfaite compréhension, et huit ans après, passant ainsi quinze automnes en tout. Bien qu'il y en ait beaucoup d'autres qui ne quittèrent pas leur maître pendant trente ou quarante ans, un cas comme celui du maître, on n'en a jamais vu ni entendu parler, ni dans le passé ni maintenant.
Non seulement cela, mais après avoir succédé au siège du Dharma d'Eihei pendant quinze ans, il plaça le portrait de son ancien maître à côté de sa cellule, le vénérant la nuit, s'inclinant respectueusement à l'aube, sans négligence un seul jour. Il aspirait à le servir vie après vie, génération après génération, souhaitant finalement être comme le Bouddha Shakyamuni et Ananda. De plus, afin que même son corps illusoire de cette vie ne soit pas séparé, il fit enterrer ses restes à la place du serviteur dans la pagode de son ancien maître, sans ériger de pagode séparée. Il craignait que la pagode n'exprime un honneur excessif. Craignant qu'on ne célèbre pour lui des offices bouddhiques séparés dans le même temple, il souhaitait participer à l'un des huit jours d'office commémoratif de son ancien maître, et en effet, le vingt-quatre du même mois, il atteignit sa fin, occupant comme il l'avait toujours souhaité un jour de l'anniversaire du fondateur. La force de sa détermination est manifeste.
Non seulement cela, mais honorer le devoir et observer le Dharma, sans le moindre écart par rapport à l'assemblée du fondateur. C'est pourquoi tous les sages, les simples, les vieux et les jeunes de l'assemblée du fondateur se rallièrent entièrement à lui. Aujourd'hui, ceux qui dans toutes les directions se disent de la lignée d'Eihei sont tous ses disciples.
Ainsi, le feu du Dharma brûlant vivement et se manifestant au loin, quelqu'un dans la province d'Echū, district d'Ōno, fit un rêve : sur la montagne du nord, un grand feu brûlait haut. Une personne demanda : « Quel est ce feu, pour brûler ainsi ? » Il répondit : « C'est le feu du Dharma du vénérable du Dharma bouddhique. » Se réveillant du rêve, il s'enquit auprès des gens ; on lui dit que le vénérable du Dharma bouddhique avait résidé sur la montagne au nord d'Usaka, et qu'il était décédé depuis de nombreuses années. Apprenant que ses disciples résidaient maintenant sur cette montagne, il fut saisi d'un sentiment merveilleux, nota spécialement le rêve et vint rendre visite.
En vérité, transmettre et maintenir la voie du dharma du fondateur, la propager à Eihei, cela ne contredit pas les annales du fondateur, c'est pourquoi les descendants jusqu'à aujourd'hui n'ont pas encore rompu le vent de l'école. Ainsi, le vénérable moine de ce temple, le révérend Kei, en tant que fils légitime direct, a planté ici l'étendard du dharma et élevé le vent de l'école dans ce monastère. C'est pourquoi, frères comme nuages et eau, endurant faim et froid, étudiant les anciennes manières, sans considérer les innombrables difficultés, ils s'immergent jour et nuit. Cela est dû au reste de la vertu du maître, à la chaleur de ses reliques sacrées.
Si honorer le dharma est comme la conduite du maître, si propager la vertu est comme son véritable style, alors il n'y aura pas d'endroit dans le pays du Japon où le vent de l'école n'atteindra, et sous le ciel tout entier se soumettra au vent de l'école d'Eihei.
Vous tous, si votre disposition d'esprit aujourd'hui est comme celle des anciens, alors la propagation future sera comme celle de la grande dynastie Song.
De plus, l'intention de percer un seul poil dans une multitude d'orifices : le maître ne demande déjà pas à propos du poil unique, comment interroger sur la multitude d'orifices ? Il ne doit pas y avoir un fil de poil qui se dresse, pas une seule loi qui germe. C'est pourquoi l'ancien a dit : Dans le terrain de la réalité ultime, pas un grain de poussière n'est accepté. Dans l'immensité pure et vide, pas un cheveu ne vient germer. Quand on comprend ainsi, le vénérable ancien dit alors en l'approuvant : 'Tu as percé à travers.'
En vérité, les cent mille sens merveilleux, les portes du dharma innombrables, tout a été percé et achevé en direction du sommet d'un seul poil. Finalement, rien ne vient de l'extérieur d'un grain de poussière. C'est pourquoi il n'y a pas de frontière dans les dix directions, pas de séparation dans les trois temps. C'est clair et limpide, lumineux et évident. Ce terrain, même éclairé par mille soleils, ne surpasse pas encore sa clarté. Même regardé par mille yeux tournants,
on ne peut en scruter la limite. Cependant, chacun ne doute pas, l'éveil est clair et évident.
Ainsi, ce n'est pas la loi de l'extinction paisible, ce n'est pas l'apparence de la distinction. Pas de mouvement, pas de calme, pas d'ouïe, pas de vision. Examinez minutieusement, approfondissez avec précision, et comprenez ainsi. Si vous ne réalisez pas cela ici, même si vous possédez des mérites accumulés pendant des milliers d'années, même si vous rencontrez les bouddhas aussi nombreux que les grains de sable du Gange, ce ne sont que des mérites conditionnés. Vous ne discernez pas encore un seul poil du style des patriarches. Ainsi, vous ne pouvez échapper à la roue de la souffrance des trois mondes, et vous ne pourrez jamais rompre le cycle des quatre naissances.
Le moine Hongzhi dit : « La vacuité pure et unique transcende les mots et les concepts. » Vous tous, sans honte, vous imitez la forme du Bouddha et utilisez ses attributs. Si vous n'avez pas encore réalisé l'esprit du Bouddha, non seulement vous vous trompez vous-même à chaque instant, mais vous détruisez aussi les bouddhas. Ainsi, vous ne brisez pas la terre de l'ignorance et vous errez dans l'amas de la conscience karmique. Même si, grâce à la force de vos racines vertueuses, vous obtenez les fruits karmiques des mondes humains et célestes et vous vous glorifiez des plaisirs conditionnés, c'est comme pousser une roue dans un endroit humide, puis dans un endroit sec. Sans fin ni commencement, vous ne serez qu'un être vivant tournant dans le karma et les rétributions.
Les Règles pures du monastère chan disent : « Imiter la forme du Bouddha, posséder ses préceptes, obtenir ses attributs, ce n'est pas une petite affaire. » Ainsi, même si vous maîtrisez les trois véhicules et les douze divisions des enseignements, même si vous exposez les quatre-vingt-quatre mille portes du dharma,
En fin de compte, c'est comme un chat guettant une souris. Bien que le corps semble calme, l'esprit ne cesse de chercher. Même si votre pratique est continue et minutieuse, à chaque instant, votre esprit fondamental n'est pas en paix. À cause de cela, vos doutes ne se dissipent pas. Comme un renard qui court vite mais, en se retournant, avance lentement. Les métamorphoses du renard sauvage ne sont pas tranchées, c'est un jeu d'esprit illusoire.
C'est comme pousser une roue dans un endroit humide, puis dans un endroit sec. Ainsi, n'aimez pas les nombreuses connaissances. Ne vous efforcez pas d'apprendre largement. Même si ce n'est que pour un moment,
Même si ce n'est qu'un instant, que votre aspiration soit comme un grand feu qui ne retient pas la moindre poussière, comme le grand vide où même une aiguille ne peut être accrochée. Même si vous pensez, vous devez atteindre l'endroit où la pensée ne parvient pas. Même si vous ne pensez pas, vous devez atteindre l'endroit où le vide est impossible. Si vous pouvez ainsi,
Lorsqu'il y a une aspiration réelle, et que cette aspiration est devenue ferme, chacun pénètre entièrement, sans la moindre séparation avec ce que tous les bouddhas des trois temps ont réalisé.
C'est pourquoi le fondateur de Eihei dit : "Celui qui cherche la voie doit être comme celui qui désire rencontrer la plus belle couleur du monde, comme celui qui veut vaincre un ennemi puissant, comme celui qui veut prendre d'assaut une citadelle imprenable. Si l'aspiration est suffisamment profonde, on finira par rencontrer cette couleur, cette citadelle ne restera pas inviolée. Lorsqu'on applique cet esprit à la recherche de la voie, mille personnes obtiendront la voie comme mille personnes, dix mille personnes obtiendront la voie comme dix mille personnes. Ainsi, ô vous tous, la voie est le dharma du grand véhicule sans caractéristiques, elle choisit nécessairement les dispositions. Ne pensez pas que les débutants et les apprenants tardifs ne peuvent y parvenir. En cet endroit, il n'y a ni acuité ni lenteur, il n'y a absolument rien à accomplir."
Il faut une fois s'élancer avec ardeur et pénétrer profondément le lieu de l'accord.
Demandons à la voie : "Quel est donc ce principe ?" Déjà auparavant, je l'ai présenté à l'assemblée : "Depuis toujours, l'espace vide ne peut contenir une aiguille,"
"Vaste et désert, sans appui, qui pourrait en discourir ?" Lorsqu'on atteint ce terrain, on n'établit pas le moindre nom. À plus forte raison, pourrait-il y avoir de multiples ouvertures ? Cependant, bien que les dix mille phénomènes s'effacent, il y a quelque chose qui ne s'efface pas. Bien que tout soit épuisé, il y a quelque chose qui ne peut être épuisé. Obtenant, obtenant, c'est spontanément lumineux. Vide, vide, c'est originellement clair et vif. C'est pourquoi on dit "nettement nu", on dit "rouge et dégagé", on dit "terrain éveillé et distinct", on dit "terrain clair et brillant". Pas le plus mince doute, pas le plus léger grain de poussière flottante. Plus clair que cent mille, mille, dix mille soleils et lunes. On ne peut le dire blanc, on ne peut le dire rouge. Exactement comme au moment du réveil d'un rêve. C'est simplement vivant, vivant. On l'appelle vivant. Dire "éveillé", c'est simplement être éveillé. Dire "clair", c'est aussi simplement être clair. On ne peut dire qu'il n'y a ni intérieur ni extérieur. On ne peut dire qu'il concerne l'antiquité. On ne peut dire qu'il concerne le présent.
Dans le Shōbōgenzō Zuimonki, il est dit d'abord : "L'aspiration joyeuse doit être intense. Par exemple, celui qui a l'esprit de vouloir voler un trésor lourd, de vouloir vaincre un ennemi puissant, de vouloir rencontrer la plus belle couleur, cet homme, dans toutes ses activités, debout, assis, couché, rencontrant les événements, selon les circonstances, bien que diverses choses viennent et changent,"
En suivant cela, il cherche une faille, s'y accroche en son esprit. L'espace vide, depuis toujours, ne laisse pas entrer une aiguille, vaste et sans appui, qui donc pourrait en discourir ? Dans les Annales du Maître Chan Linji Huizhao, Yangshan dit : 'L'officiel ne tolère pas une aiguille, mais en privé, les chars et chevaux passent.'Dans le Commentaire de Wansong sur les Vers anciens du Vénérable Tiantong, il est rapporté : Caoshan demande au Vénérable Deshang : 'Le vrai corps du Bouddha est comme l'espace vide [l'officiel ne tolère pas une aiguille], se manifestant selon les êtres comme la lune dans l'eau [en privé, les chars et chevaux passent]. Comment alors exprimer le principe de cette manifestation ?'Dans les Vastes Annales du Maître Hongzhi : 'La pensée ne peut l'atteindre. Une pure clarté spirituelle. Vaste et sans appui. Pénètre librement dans les dix directions.'Ainsi, ne dis pas qu'un seul poil perce une multitude de trous. Quelle compréhension totale y aurait-il ? Si tu l'appelles un seul poil, c'est déjà ce qu'ont obtenu les deux générations de patriarches. Comment alors est le corps de ce seul poil ? Veux-tu l'entendre ?
Dans les Vastes Annales du Maître Hongzhi : 'Pourquoi en est-il ainsi ? En tout temps, en tout lieu, être pleinement éveillé et lucide.'Dans les Vastes Annales du Maître Hongzhi, lors d'une petite assemblée, un moine demande : 'Je me souviens qu'un moine demanda à Jiashan : Qu'est-ce que la Voie ? Jiashan répondit : Le soleil déborde les yeux, sur dix mille lieues pas un seul nuage ne s'accroche. Quel est le sens de cela ?'Le Maître dit : 'Clair et lumineux, sans partialité ni détour. L'assumer directement sans s'engager dans les conditions.'Le moine dit : 'C'est nu, absolument nu, dépouillé, entièrement dépouillé !'Le Maître dit : 'L'as-tu jamais été ainsi ?'L'espace vide, depuis toujours, ne laisse pas entrer une aiguille. Vaste et sans appui, qui pourrait en discourir ? Ne dis pas qu'un seul poil perce une multitude de trous. C'est dépouillé, entièrement dépouillé, sans la moindre trace de cicatrice.
L'espace vide, depuis toujours, ne laisse pas entrer une aiguille, vaste et sans appui, qui donc pourrait en discourir ?
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第五十二祖、永平弉和尚、參元和尚。一日請益次、聞一毫穿衆穴因縁卽省悟。晩間禮拜、問曰、一毫不問、如何是衆穴。元微笑曰、穿了也。師禮拜。
師諱は懷弉。俗姓は藤氏。謂ゆる九條大相國四代の孫、秀通の孫なり。叡山の圓能法印の房に投じて十八歳にして落髪す。然しより倶舎成實の二教を學し、後に摩訶止觀を學す。此に名利の學業は頗ぶる益なきことを知りて竊かに菩提心を起す。然れども且らく師範の命に隨ひて學業を以て向上の勸とす。
一毫穿衆穴因縁; J. ichigō 一毫衆穴を穿つの因縁).然るに有時、母儀の處に往く。母便ち命じて曰く、我れ汝をして出家せしむる志、上綱の位を補して公上の交りを作せと思はず。唯名利の學業を爲さず、黑衣の非人にして背後に笠を掛け、往來唯かちより行けと思ふのみなり。時に師聞て承諾し、忽に衣を更て再び山に登らず。淨土の教門を學し、
小坂の奥義を聞き、後に多武の峰の佛地上人、遠く佛照禪師の祖風を受て見性の義を談ず。師、往て訪らふ。精窮群に超ゆ。
有時、首楞嚴經の談あり。頻伽瓶喩の處に到て、空を入るるに空増せず、
空を取るに空滅せずと云に到て深く契處あり。佛地上人曰く、如何が無始曠劫より以來、罪根惑障悉く消し、苦皆解脱し畢ると。時に會の學人三十餘輩、皆以て奇異の思をなし皆盡く敬慕す。
然るに永平元和尚、安貞元丁亥歳、初て建仁寺に歸りて修練す。時に大宋より正法を傳て竊かに弘通せんといふ聞へあり。師聞て思はく、我既に三止三觀の宗に暗からず、淨土一門の要行に達すと雖も、尚ほ既に多武の峰に參ず。頗ぶる見性成佛の旨に達す。何事の傳へ來ることかあらんと云て、試に赴きて乃ち元和尚に參ず。
初て對談せし時、兩三日は唯師の得處に同じし。見性靈知の事を談ず。時に師歡喜して違背せず。我得所、實なりと思ふて愈よ敬歎を加ふ。稍や日《大佛頂如來密因修證了義諸菩薩萬行首楞嚴經》阿難譬如有人取頻伽瓶。
塞其兩孔滿中擎空。千里遠行用餉他國。識陰當知亦復如是。阿難如是虛空。
非彼方來非此方入。如是阿難若彼方來。則本瓶中既貯空去。於本瓶地應少虛空。若此方入開孔倒瓶應見空出是。故當知識陰虛妄。本非因緣非自然性。(T數を經るに、元和尚、頗ぶる異解を顯はす。時に師、驚きて鉾先を揚るに、師の外に義あり、悉く相ひ似ず。故に更に發心してて伏承せんとせしに、元和尚卽ち曰く、我れ宗風を傳持して初て扶桑國中に弘通せんとす。
當寺に居住すべしと雖も、別に所地を擇で止宿せんと思ふ。若し處を得て草庵を結ばば、乃ち尋ねて到るべし。此に相隨はんこと不可なり。師、
命に隨ひて時を俟つ。
然るに元和尚、深草の極樂寺の傍らに初て草庵を結で一人居す。一人の訪らふなくして兩歳を經しに、師卽ち尋ね到る。時に文暦元年なり。元和尚歡喜して卽ち入室を許し晝夜祖道を談ず。稍や三年を過るに今の因縁を請益に擧せらる。謂ゆる此因縁は一念萬年一毫衆穴を穿つ。登科は汝が登科に任す。抜萃は汝が抜萃に任す。之を聞て師卽ち省悟す。
聽許ありしより後、相隨ふて一日も師を離れず、影の形に隨ふが如くして二十年を送る。設ひ諸職を補すと雖も、必ず侍者を兼ぬ。職務の後は又侍者司に居す。故に予、二代和尚の尋常の垂示を聞しに曰く、佛樹和尚の門人、數輩ありしかども、元師獨り參徹す。元和尚の門人又多かりしかども、
我獨り函丈に獨歩す。故に人の聞かざる所を聞けることはありと雖も、他の聞ける所を聞かざることなし。
《景德傳燈錄、三祖僧璨大師信心銘》十方智者皆入此宗。宗非促延一念萬 登科は汝が登科に任す。抜萃は汝が抜萃に任す). This卒に宗風を相承してより後、尋常に元和尚、師を以て重くせらる。師をして永平の一切佛事を行はしむ。師、其故を問へば、和尚示して曰く、我命久しかるべからず。汝、我より久くして決定我道を弘通すべし。故に我れ汝を法の爲に重くす。室中の禮、恰かも師匠の如し。四節毎に太平を奉つらる。
是の如く義を重くし禮を厚くす。師資道合し心眼光交はり、水に水を入れ、空に空を合するに似たり。一毫も違背なし。唯師獨り元和尚の心を知る。他の知る所に非ず。
謂ゆる深草に修練の時、卽ち出郷の日限を定めらるる牓に曰く、一月兩度、
一出三日也。然るに師の悲母、最後の病中に師往て見ること、既に制限を犯さず。病、既に急にして最後の對面を望む。使既に重なる故に、一衆悉く往くべしと曰ふ。師、既に心中に思ひ究むと雖も、又一衆の心を知らんと思ふて、衆を集めて報じて曰く、母儀最後の相見を願ふ、制を破て往くべしや否や。時に五十餘人皆曰ふ、禁制是の如くなりと雖ども、今生悲母再たび逢ふべきに非ず。懇請して往くべし。衆心、悉く背くべからず。和尚何ぞ許さざらん。事既に重し、小事に準ずべからず。衆人の議、皆一同なり。此上事、上方に聞ゆ。
和尚竊かに言ふ、弉公の心定て出づべからず。衆議に同ぜじと。果して衆議畢りて後、師、衆に報じて曰く、佛祖の軌範、衆證よりも重し。正しく是れ古佛の禮法なり。悲母の人情に隨ひ、古佛の垂範に背かん。頗ぶる不孝の過、何ぞ免かれんや。故如何となれば、今方に佛の制法を破らん、是れ母最後の大罪なるべし。夫れ出家人としては親をして道に入らしむべきに、今一旦人情に隨ひ、永劫沈淪を受けしめんやと云て卒に衆議に從はず。故に衆人舌を卷く。果して和尚の所説に違はず。諸人讚歎して實に是れ人發し難き志なりと。
是の如く十二時中、師命に背かざる志、師父も鑑みる。實に師資の心通徹す。然のみならず二十年中、師命に依て療病せん時、師顏に向はざること首尾十日なり。南嶽懷讓、六祖に奉侍せしこと未徹以前八年、已徹して以後八年、前後十五秋の星霜を送る。其外三十年四十年、師を離れざる多しと雖も、師の如くなる、古今未だ見聞せざるなり。
然のみならず、永平の法席を續で十五年の間、方丈の傍らに先師の影を安じて、夜間に珍重し、曉天に和南して一日も怠たらず。世世生生奉侍を期し、卒に釋尊阿難の如くならんと願ひき。尚ほ今生の幻身も相離れざらん爲に、遺骨をして先師の塔の侍者の位に埋ましめ、別に塔を立てず。塔は以て尊を表するを恐れてなり。同寺に於て我が爲に別に佛事を修せんことを恐れて、先師忌八箇日の佛事の一日の回向に預からんと願ひ、果して同月二十四日に終焉ありて、平生の願樂の如く開山忌一日を占む。志氣の切なること顯はる。
然のみならず義を重くし法を守ること、一毫髪も開山の會裏に違はず。故に開山一會の賢愚老少、悉く一歸す。今諸方に永平門下と稱する皆是れ師の門葉なり。
是の如く法火熾然として遠く顯はるるが故に、越州大野郡に或人夢みらく、北山に當りて大火高く燃ゆ。人ありて問て曰く、是れ如何なる火なれば、是の如く燃るぞと。答て曰く、佛法上人の法火なりと。夢覺て人に尋ぬるに、佛法上人といひし人、うさかの北の山に住して、世を去て年遙かなり。其門弟、今彼の山に住すと聞て不思議の思を爲し、わざと夢を記して恣參しき。
實に開山の法道を傳持して永平に弘通すること、開山の來記に違はざる故に、兒孫今に及びて宗風未だ斷絶せず。之に依て當寺老和尚价公、まのあたり彼嫡子として法幢を此處に建て宗風を當林に揚ぐ。因て雲兄水弟、飢寒を忍び古風を學で、萬難を顧りみず晝夜參徹す。是れ然しながら師の德風のこり、靈骨暖かなる故なり。
夫れ法を重んずること師の操行の如く、德を弘むること師の眞風の如くならば、扶桑國中に宗風到らざる所なく、天下徧ねく永平の宗風に靡かん。
汝等、今日の心術、古人の如くならば、未來の弘通、大宋の如くならん。
抑も一毫衆穴を穿つの意は、師已に一毫は問はず、如何が是れ衆穴と問ふ。纖毫の立すべきなく一法の萠すべきなし。故に古人曰く、實際理地に一塵を受けず。一亙の清虛に毫髪の萠し來るなし。是の如く會得せし時、元老乃ち許可するに穿了也と曰ふ。
《景德傳燈錄》實際理地不受一塵。萬行門中不捨一法。(T 2076.51.265a1-2).實に百千の妙義、無量の法門、一毫頭上に向て穿却し畢りぬ。終に微塵の外より來るなし。故に十方界畔なく三世隔てなし。玲玲瓏瓏として明明了了たり。此田地、千日双び照すとも尚ほ其明に及ばず。千眼回し見れども、
其際を究むべからず。然れども人人悉く疑はず、覺悟了了たり。
故に寂滅の法に非ず、差別の相に非ず。動なく靜なく聞なく見なし。子細に精到し恁麼に覺了すや。若し此處に承當せずんば、設ひ千萬年の功行あり、恆河沙の諸佛に見ゆとも、唯是れ有爲の功行のみなり。一毫も未だ祖風を辨へず。故に三界苦輪、免かるべからず、四生の流轉、斷ずること無からん。
《宏智禪師廣錄》清虚一亙而理絶名言。(T 2001.48.46b23-24).汝等諸人、辱じけなく佛の形儀を象どり、佛の受用を用ゐる。若し未だ佛心に承當の分あらずんば、十二時、自己を欺誑するのみに非ず、諸佛を毀破す。故に無明地を破ることなく、業識蘊に流浪す。設ひ且らく善根力に依て人天の果報を感じ、自ら有爲の快樂に誇るとも、車輪暫らく濕れる所に推し、乾ける所に推すが如し。終なく始なく、唯流轉業報の衆生ならん。
《禪苑清規》像佛形儀、具佛戒律、得佛受用、此非小事。(CBETA, X63, no.然れば設ひ三乘十二分教を通利すとも、八萬四千の法門を開演すとも、
畢竟是れ鼠を窺ふ猫の如し。形靜まれるに似たれども、心は求め息むことなし。設ひ修行綿密なりとも、十二時中、心地未だ穩かならず。之に依て疑滯未だ晴れず。狐の早く走ると雖も、顧りみるに依て進むこと遲きが如し。野狐精の變怪未斷、弄精魂の活計なり。
車輪暫らく濕れる所に推し、乾ける所に推すが如し). 然れば多聞を好むこと勿れ。廣學を營なむこと勿れ。唯暫時なりと雖も、
刹那なりと雖も、志を發すること大火聚の纖塵を留めざるが如く、太虛空の一針をも掛けざるが如くに似て、設ひ思量すと雖も、必ず思不到の處に到らん。設ひ不思量なりとも必ず空不得の處に到らん。若し能く是の如く、
志實ありて、志既にに堅からん時、人人悉く通徹して三世佛の所證と絲毫も隔つべからず。
故に永平開山曰く、人、道を求ること、世にたかき色に逢はんと思ひ、剛き敵を伐たんと思ひ、堅城を破らんと思ふが如くなるべし。志、既に深きに依て、此色に終に逢はざることなし、彼城、破らざることなし。此心を以て道に飜へさん時、千人は千人ながら、萬人は萬人ながら、皆是れ悉く得道すべし。然れば諸仁者、道は無相大乘の法、必らず機を擇ぶ。初機後學の到るべきに非ずと思ふこと勿れ。此處に都て利鈍なく都て所務なし。
一度憤發して深く契處あるべし。
且く道へ、如何が是れ這箇の道理。先に既に衆に呈す、虛空從來不容針、
廓落無依有誰論。此田地に到る時、一毫の名を立せず。何況んや衆穴あることあらんや。然れども萬法泯ずと雖も泯ぜざる物あり。一切盡すと雖も盡き得ざる物あり。得得として自から杲然たり。空空として本より靈明なり。故に淨裸裸と曰ひ、赤灑灑と曰ひ、惺惺歴歴地と曰ひ、明明皎皎地と曰ふ。纖毫の疑慮なく毫髪の浮塵なし。百千萬の日月よりも明らかなり。唯是れ白と謂ふべからず、赤と謂ふべからず。恰かも夢の覺たる時の如し。已に活活たるのみなり。之を呼で活活と謂ふ。惺惺と謂ふは、卽ちさめさめたるのみなり。明明と謂ふは、亦あきあきとなるのみなり。内外なしと謂ふべきに非ず。古に渉るとも謂ふべからず。今に渉るとも謂ふべからず。
《正法眼藏隨聞記》先づ、欣求の志の、切なるべき也。たとへば、重き寶をぬすまんと思ひ、強き敵をうたんと思ひ、高き色にあはんと思ふ、心あらん人は、行住坐臥、事にふれ、をりにしたがひて、種々の事は、かはり來れども、
其れに隨ひて、隙を求め、心に懸くる也。(DZZ 7.95). 虛空從來、針を容れず、廓落無依、誰有りてか論ぜん).《鎮州臨濟慧照禪師語錄》仰山云。官不容針私通車馬。(T 1985.47.506 b24).《萬松老人評唱天童覺和尚頌古從容庵錄》舉。曹山問德尚座。佛眞法身猶若虛空[官不容針]應物現形如水中月[私通車馬]作麼生説箇應底道理。(T《宏智禪師廣錄》緣思不到。一片靈明。廓落無依。十方通暢。(T 2001.48.3b11-故に謂ふこと莫れ、一毫衆穴を穿つと。何の徹了かあらん。呼で一毫とすれば、既に是れ二代和尚の所得底。更に如何が是れ一毫の體。聞かんと要すや。
《宏智禪師廣錄》何故如此。在一切時一切處。惺惺歷歷地。(T 2001.48.《宏智禪師廣錄》小參僧問記得。僧問夾山。如何是道。山云。太陽溢目。萬里不掛片雲。此意如何。師云。明明皎皎無私曲。直下承當不涉緣。僧云。淨裸裸赤灑灑去也。師云。還曾恁麼也無。(T 2001.48.66b15-18).虛空從來不容針。廓落無依有誰論。莫謂一毫穿衆穴。赤灑灑地絶瘢痕。
虛空從來、針を容れず、廓落無依、誰有りて論ぜん). This
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