Micchaka
Présentation
Micchaka (弥遮迦), sixième patriarche indien, était issu de la caste des guerriers (kṣatriya). Contrairement à ses prédécesseurs, tous brahmanes, il représente l'universalité du Dharma — accessible à tous, quelle que soit la naissance.
Sa transmission est remarquable par sa simplicité : Dhṛtaka ne lui donna aucun enseignement formalisé. Il suffit que Micchaka « entende le chant du vent » pour que sa vision s'accomplisse.
Keizan insiste sur le caractère non-verbal de cette transmission : le Dharma n'est pas contenu dans les mots, mais le mot juste peut l'éveiller.
Le Sixième Patriarche, le Vénérable Michaka. Le Cinquième Patriarche lui montra et dit : Le Bouddha a dit que cultiver l'ascétisme et étudier le Petit Véhicule, c'est comme être tiré par une corde. Tu peux le savoir par toi-même : si tu abandonnes le petit courant et retournes soudainement à la grande mer, tu réaliseras le non-né. Le maître entendit et pénétra l'éveil.
Le maître était un homme du Madhyadeśa (Inde centrale).
Il était le chef de huit mille ascètes. Un jour, conduisant la multitude, il rendit hommage au Vénérable Dhītika et dit : Autrefois, moi et mon maître naquîmes ensemble dans le monde de Brahmā. Moi, je rencontrai l'ascète Asita et reçus les méthodes ascétiques pour tirer le char royal, empêchant son déplacement. Mon maître rencontra le disciple des Dix Pouvoirs et pratiqua le dhyāna. Depuis lors, nos destinées se séparèrent, les chemins divergèrent, et déjà six kalpas se sont écoulés. Le Vénérable dit : Dispersés, accumulant les kalpas, c'est vrai, ce n'est pas vain. Maintenant, toi, abandonne l'erreur, retourne au juste, et entre dans le véhicule du Bouddha. Le maître dit : Autrefois, l'ascète Asita me confia une prédiction en disant : Toi, après six kalpas,
tu rencontreras certainement un compagnon d'étude et réaliseras le fruit de l'absence de fuites. Cette rencontre aujourd'hui n'est-elle pas due à une affinité karmique passée ? Je souhaite, vénérable, par compassion, que vous me donniez la libération. Le Vénérable, alors, lui fit quitter la vie laïque et recevoir les préceptes complets. Les autres ascètes, d'abord, produisirent de l'arrogance. À ce moment, le Vénérable manifesta de grands pouvoirs surnaturels. Les ascètes,
à cet instant, tous ensemble, éveillèrent l'esprit de bodhi et, en un instant, quittèrent la vie laïque.
Le Vénérable Dhītika entendit le merveilleux gāthā du maître, rendit hommage et le reçut avec respect. Plus tard, il parvint au Madhyadeśa. Dans ce pays, il y avait huit mille grands ascètes. Michaka était à leur tête. Apprenant l'arrivée du Vénérable, il conduisit la multitude lui rendre hommage. Il dit au Vénérable : Autrefois, avec mon maître, nous naquîmes ensemble dans le monde de Brahmā. Moi, je rencontrai l'ascète Asita qui m'enseigna les méthodes ascétiques. Mon maître rencontra le disciple des Dix Pouvoirs et pratiqua le dhyāna. Depuis lors, nos destinées se séparèrent, les chemins divergèrent, et déjà six kalpas se sont écoulés. Le Vénérable dit : Dispersés, accumulant les kalpas, c'est vrai, ce n'est pas vain. Maintenant, tu peux abandonner l'erreur, retourner au juste, et entrer dans le véhicule du Bouddha. Michaka dit : Autrefois, l'ascète Asita me confia une prédiction en disant : Toi, après six kalpas, tu rencontreras certainement un compagnon d'étude et obtiendras le fruit de l'absence de fuites. Cette rencontre aujourd'hui n'est-elle pas due à une affinité karmique passée ? Je souhaite, maître, par compassion, que vous me donniez la libération. Le Vénérable aussitôt lui permit de quitter la vie laïque et lui fit conférer les préceptes. Les autres ascètes, d'abord, produisirent de l'arrogance. Le Vénérable manifesta de grands pouvoirs surnaturels. Alors, ils éveillèrent tous ensemble l'esprit de bodhi et, en un instant, quittèrent la vie laïque. Ainsi, les huit mille ascètes devinrent huit mille bhikṣus et, se suivant, voulurent quitter la vie laïque. Le Vénérable montra et dit : Le Bouddha a dit que cultiver l'ascétisme et étudier le Petit Véhicule, c'est comme... Le maître entendit et pénétra l'éveil.
Bien qu'il étudie l'immortalité et obtienne une longue vie, bien qu'il acquière des pouvoirs surnaturels et des fonctions merveilleuses, il ne fait que traverser huit myriades de kalpas passés et huit myriades de kalpas futurs. Il ne contemple ni l'avant ni l'après dans la distance. Bien qu'il cultive la non-pensée et la non-non-pensée et entre dans la concentration de l'esprit sans pensée, malheureusement, il naît dans le ciel de la non-pensée, devient un dieu de longue vie, et bien qu'il obtienne la perte du corps de la forme, il reste encore une partie du flux continu de la conscience karmique. Il ne peut pas rencontrer le Bouddha, ni pénétrer la Voie. Lorsque le karma de cette conscience s'épuise, il retombe dans l'enfer avīci. C'est pourquoi cela ressemble à être tiré et enroulé par une corde. Il n'y a finalement aucune part de libération.
Les pratiquants du Petit Véhicule, bien qu'ils réalisent le premier fruit, le deuxième fruit, le troisième fruit, le quatrième fruit, et réalisent même l'état de pratyekabuddha, cela reste encore une pratique et un entraînement dans le corps et l'esprit, une voie de discernement dans l'illusion et l'éveil. Ainsi, le saint du premier fruit traverse huit myriades de kalpas avant de devenir finalement un bodhisattva au cœur initial.
Le saint du deuxième fruit traverse six myriades de kalpas avant de devenir finalement un bodhisattva au cœur initial. Le saint du troisième fruit traverse quatre myriades de kalpas avant de devenir finalement un bodhisattva au cœur initial. Le saint pratyekabuddha traverse dix mille kalpas avant d'entrer dans la voie du bodhisattva. Bien que les bonnes causes finissent par aboutir,
malheureusement, à cause de cela, le karma de la transmigration ne cesse toujours pas. Cela aussi ressemble à être tiré et traîné par une corde. Ce ne sont pas des personnes fondamentalement libérées.
En vérité, bien qu'il brise les quatre-vingt-huit entraves des vues et pensées, les innombrables illusions aussi nombreuses que les grains de sable, sans qu'aucune poussière ne subsiste,
sans la moindre illusion, ce n'est qu'une œuvre karmique conditionnée, et ce n'est finalement pas le fruit de bouddha inconditionné. Ainsi, retourner à l'origine, revenir à la source, la voie de discernement qui attend l'éveil pour agir, tout cela est de cette nature.
Ainsi, ô nobles êtres, ne vous attachez pas au néant. Craignez de tomber dans les hérésies extérieures du vide destructeur. Ne vous arrêtez pas au kalpa du vide ni à l'écho primordial. Cela aussi ressemble à un mort dont l'âme ne se disperse pas. Ne pensez pas retenir les fleurs vides des phénomènes illusoires pour atteindre la nature véritable. Au contraire, cela s'apparente aux sages qui tranchent l'ignorance et réalisent la Voie du Milieu. C'est faire naître des nuages là où il n'y en a pas, créer des taches là où il n'en existe point. Exactement comme un enfant démuni errant en terre étrangère. C'est être un pauvre hôte ivre d'ignorance et d'égarement.
Réfléchissez : qui êtes-vous donc, pour parler d'avant la naissance et d'après la mort ? Où subsisterait encore un passé, un futur, un présent ? Depuis le kalpa originel, pas un instant n'a été déplacé. De la naissance à la mort, il en est uniquement ainsi. Pourtant, sans l'avoir une fois directement saisi, on se perd vainement dans les facultés et leurs objets, ignorant son propre soi. On néglige ce qui est devant les yeux. Ainsi ignore-t-on d'où surgissent le corps et l'esprit, on ne discerne pas d'où s'écoulent les dix mille phénomènes, on veut rejeter sans raison, on aspire à chercher sans cause. Pour cette raison, le Bouddha se donna la peine de paraître en ce monde, les Patriarches nous exhortèrent avec sollicitude. Bien qu'ils nous aient ainsi exhortés en tendant la main, on reste encore trompé par ses propres vues et connaissances, parlant tantôt d'inconnaissance, tantôt d'indifférenciation. Ce n'est pas vraiment l'ignorance, ni l'intimité qui s'emboîte parfaitement. Ne voyez-vous pas qu'en demeurant vainement dans les calculs et les spéculations, on ne distingue pas le correct de l'errone ? Vous tous, répondez à l'appel, arrivez là où l'on pointe. Cela ne naît pas de la réflexion, ne surgit pas de la conscience discriminante, c'est précisément votre Maître intérieur. Ce Maître intérieur,
n'a ni visage ni forme corporelle. Pourtant, il bouge et s'agite sans cesse. De lui naît ce cœur-esprit. On le nomme corps. Depuis que ce corps apparaît, les quatre grands éléments et les cinq agrégats, les quatre-vingt mille pores, les trois cent soixante articulations, s'assemblent pour former votre unique corps. Semblable à la lumière du jade, comme l'écho qui accompagne le son.
Ainsi, naître et mourir, pas un instant n'en manque, pas un instant n'en excède. Une telle production et cessation,
bien que naissant, n'a pas de commencement de naissance ; bien que mourant, ne laisse pas de trace de mort. Exactement comme les vagues surgissant dans l'océan sans laisser de marques, ou encore comme les vagues qui ne s'éteignent jamais. Bien qu'elles s'en aillent, elles ne vont jamais ailleurs, simplement comme le mouvement de l'océan, grandes et petites vagues surgissent sans disparaître.
Votre cœur-esprit est également ainsi. Il bouge et s'agite sans cesse. Ainsi se manifestent la peau, la chair, les os et la moelle ; ainsi fonctionnent les quatre grands éléments et les cinq agrégats. Il se manifeste aussi en fleurs de pêcher et bambous verts ; il réalise et comprend l'obtention de la Voie et l'illumination du cœur. Les sons et les formes se différencient, les visions et les perceptions divergent ; il utilise le vêtement et la nourriture, il emploie le langage et les activités.
Bien que distincts, ils ne relèvent pas du dharma de la différenciation. Bien que manifestés et révélés, ils ne résident pas dans les caractéristiques de l'essence.
Tout comme un illusionniste crée diverses illusions, comme dans un rêve naissent toutes sortes d'apparences.
Bien que dans le miroir dix mille reflets se transforment en mille changements, ce n'est toujours que ce même miroir unique.
Si l'on ne le connaît pas ainsi, et qu'on s'égare à pratiquer l'ascétisme ou étudier les doctrines mineures, il n'y aura pas d'occasion de libération. Tous les êtres sont originellement sans entraves. Pourquoi chercher à se défaire de quoi que ce soit ? L'illusion et l'éveil sont fondamentalement inexistants, entraves et libération sont depuis toujours transcendés. N'est-ce pas le non-né ? N'est-ce pas le grand océan ? Où pourrait se trouver un petit ruisseau ? Les terres poussiéreuses et les terres de poussières fines sont toutes l'océan du dharma-dhātu. Les ruisseaux, les cascades débordantes, les rivières tourbillonnantes, tout cela n'est que l'écume à la surface de l'océan. Ainsi il n'y a pas de petit ruisseau à abandonner, ni de grand océan à saisir.
C'est pourquoi les nœuds se dénouent d'eux-mêmes. Les anciennes vues se transforment instantanément. Abandonnant l'ascétisme, il quitta la vie mondaine.
Cela fut l'éveil d'une affinité karmique ancienne.
Cependant, tous les gens ainsi méditent et vont et viennent, l'esprit et la parole s'unissent instantanément. Vraiment, c'est l'ami intime rencontrant l'ami intime, le soi-même hochant la tête au soi-même. Ensemble ils nagent dans l'océan de la nature, sans séparation même un instant. Si vraiment on est ainsi inspiré, alors les affinités karmiques se révèlent.
Ne voyez-vous pas le grand maître Mazu dire : 'Depuis d'innombrables kalpas, tous les êtres sensibles ne sortent jamais du samadhi de la nature du dharma. Ils demeurent toujours dans le samadhi de la nature du dharma tout en s'habillant, mangeant, conversant, répondant, utilisant les six facultés sensorielles et accomplissant toutes actions - tout cela est la nature du dharma.'En entendant ces paroles, il ne faut pas comprendre qu'il y a des êtres sensibles dans la nature du dharma. Dire 'nature du dharma'et dire 'êtres sensibles', c'est comme parler d'eau et de vagues. Ainsi, selon les termes, on parle d'eau et de vagues - comment cela pourrait-il être multiple ?
Le 'Recueil étendu du maître chan Mazu Daoyi'dit : 'Pour les égarés, on parle d'éveil. Fondamentalement, il n'y a pas d'égarement. L'éveil n'est pas non plus établi. Tous les êtres sensibles, depuis d'innombrables kalpas, ne sortent jamais du samadhi de la nature du dharma. Ils demeurent longtemps dans le samadhi de la nature du dharma tout en s'habillant, mangeant, conversant, répondant, utilisant les six facultés sensorielles et accomplissant toutes actions - tout cela est la nature du dharma. Ne comprenant pas le retour à la source, ils suivent les noms et poursuivent les apparences. L'égarement illusoire surgit, créant toutes sortes de karma. Si on peut en un instant retourner à l'origine, alors les causes et conditions sont exposées.'Il y a encore un vers humble : 'Ô grande assemblée, voulez-vous entendre ?'
Même s'il y a l'eau d'automne pure jusqu'au ciel, comment cela se compare-t-il à la lune voilée d'une nuit de printemps ? Les gens veulent surtout la pureté et la clarté, mais balayer encore et encore, l'esprit n'est pas vide.
Même si l'automne déploie une eau limpide jusqu'au ciel, que vaut-elle face au clair de lune voilé d'un soir de printemps ? Les hommes cherchent souvent la pureté immaculée, mais balayer et balayer encore, le cœur n'est pas vide.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第六祖、彌遮迦尊者。五祖因示曰、佛言修仙學小、似繩牽挽。汝可自知、若棄小流、頓歸大海、當證無生。師聞契悟。
師は中印度の人なり。
八千の仙人の長者たり。一日、衆を率ひて提多迦尊者を瞻禮して曰く、吾れ昔し師と同く梵天に生ず。吾は阿私陀仙人に遇て仙法牽挽臣車、使不得行。( 7:7559b).を受く。師は十力の弟子に逢て禪那を修習す。是より報分れ、途を殊にして已に六劫を經たり。尊者曰く、支離として劫を累ね、誠なる哉、虛ならず。今、汝、邪を捨て正に歸して以て佛乘に入るべし。 師曰く、昔し阿私陀仙人、我に記を授て曰く、汝、却後六劫、
當に同學に遇て無漏果を證すべしと。今相遇ふ宿縁に非ずや。願くは和尚、慈悲、我をして解脱せしめよ。尊者、時に出家受具せしむ。 餘の仙衆、始め我慢を生ず。時に尊者大神通を示す。仙衆、
此に於て倶に菩提心を發して、一時に出家す。
《景德傳燈錄》提多迦聞師妙偈設禮奉持。後至中印度。彼國有八千大仙。彌遮迦爲首。聞尊者至率衆瞻禮。謂尊者曰。昔與師同生梵天。我遇阿私陀僊人授我僊法。師逢十力弟子修習禪那。自此報分殊塗已經六劫。尊者曰。支離累劫誠哉不虛。今可捨邪歸正以入佛乘。彌遮迦曰。昔阿私陀僊人授我記云。汝却後六劫。當遇同學獲無漏果。今也相遇非宿緣邪。願師慈悲令我解脱。尊者即度出家命聖授戒餘僊眾始生我慢。尊者示大神通。於是俱發菩提心一時出故に八千の仙衆、八千の比丘と爲て、相從て出家せんとせしきざみ、尊者示して曰く、佛言く、仙を修し小を學するは、乃至、師聞て契悟す。
其れ仙を學し壽命長遠なることを得、神通妙用を得ると雖も、過去八萬劫、未來八萬劫を通理するのみ。前後遠く鑑みることなし。非想非非想を修して無心想定に入ると雖も、悲むらくは非想天に生じ、長壽の天となりて、色體を失ふことは得たりと雖も、尚ほ是れ業識流注の分あり。佛に參ずることも得ず、道に通ずることも得ず。彼の業識の報盡るとき、還て無間獄に墮在す。故に縄の牽き纏うに似たり。終に解脱の分なし。
小乘學者は、初果を證し二果を證し、三果を證し四果を證し、獨覺を證すと雖も、尚ほ是れ身心中の修習、迷悟中の辦道なり。之に依て初果の聖者は八萬劫を經て、始て初心の菩薩となる。二果の聖者は六萬劫を經て、
始て初心の菩薩となる。三果の聖者は四萬劫を經て、始て初心の菩薩となる。獨覺の聖者は十千劫を經て、菩薩道に入る。善因、遂に歸すと雖も、
恨むらくは之に依て輪轉の業、尚ほ絶えず。亦是れ縄の牽挽するに似たり。本解脱の人に非ず。
實に夫れ八十八使の見思、塵沙無量の惑を破して、纖塵の留むべきなく、
一毫の惑なしと雖も、徒に有爲功業にして、終に無漏の佛果に非ず。然れば本に歸り源に還る。悟を待て則と爲すの辦道、悉皆之に類す。
故に諸仁者、無をも要すること勿れ。恐くは落空亡の外道に同ふしつべし。空劫威音に止まるべからず。亦是れ魂不散底の死人に似たり。妄法の空華を留めて、眞實の本性に達せんと思ふこと勿れ。却て是れ無明を斷じ、中道を證する聖者に類す。雲なき處に雲を起し、玭なき處に玭を生ず。恰かも伶俜他國の窮子なるべし。無明迷醉の貧客なり。
思ふべし、汝は是れ誰人なれば、生前と説き、死後と説く。更に何の過未今をか存せん。曠劫以來、片時も相錯ることなし。生より死に至るまで唯是恁麼なり。然りと雖も一度築着せざれば、徒に根境に迷惑して、自己を知らざる者なるべし。目前を疎くするなり。故に身心の生起する所をも知らず、萬法の流出する所をも辨まへず、故なく拂はんと思ひ、故なく求めんと願ふ。是の如くなる故に、佛をして煩らはしく出世せしめ、祖師をして懇ろに垂誡せしむ。恁麼に垂誡して、手を垂ると雖も、尚ほ自己の知見に迷惑せられて、或ひは不知と説き、或ひは不分と説く。眞個無明なるにも非ず、親切凾蓋するにも非ず。徒に思量計較の中に在て、正邪を見別し來知らずや、汝等諸人、呼に隨ひて應じ、指に隨ひて到る。是れ擬慮より生ずるに非ず、覺知より起るに非ず、正しく是れ汝が主人公なり。其主人公、
面目なく體相なし。然れども動著して止む時なし。之に依て此心生じ來る。之を名て身といふ。此身あらはれてより、然も四大五蘊、八萬四千の毛孔、三百六十の骨節、合成して、汝等が一身たり。玉の光あるに似、聲の響を帶するが如し。
故に生來死去、一時も欠たる所なく、一時も餘れる所なし。恁麼の生滅、
生ずれども生の始なく、死すれども死の跡なし。恰かも海中の波浪起りて痕なきが如く、又波浪の滅せざるが如し。去り去れども曾て別處に往かず、唯海の消息として、大波小波起りて消えず。
汝等が心も亦た是の如し。動著して止む時なし。故に皮肉骨髓と顯はれ來り、四大五蘊と使用し來る。又桃花翠竹と顯はれ來り、得道明心と悟證し來る。聲色品分れ見聞道異なり、著衣喫飯と受用し、言語事業と運用す。
分れ分れども、差別の法に非ず。顯はし顯はるれども、體相に住まらず。
恰も幻人の諸の幻術を作すが如く、夢中に諸の形像を出生するが如し。
鏡中に萬像千變萬化すと雖も、只此一面の鏡なり。
若し是の如く知らず、徒に仙を修し小を學し來らば、解脱の期なし。諸人悉く是れ縛する者なし。何ぞ新に脱するあらんや。迷悟本より無く、縛脱先より離る。是れ無生なるに非ずや、是れ大海なるに非ずや。小流何れの處にか有る。塵刹微塵刹、悉く法界海なり。溪流瀑漲、江河旋洄する、皆是れ海上の溌轉なるなり。而して捨つべき小流なく、取るべき大海なし。
恁麼なる故に節目自づから除けり。舊見一度に改まりき。仙を捨て出家す、
是れ則ち宿縁契發するなり。
然も諸人恁麼に參來參去し、心語卽通す。實に是れ親友の親友と相見し、
自己の自己と點頭し來る。共に性海中に遊泳して、片時も隔歴することなし。實に恁麼に感發せば、卽ち是れ宿縁あらはるべきなり。
見ずや馬大師曰く、一切衆生、無量劫來より法性三昧を出でず。常に法性三昧の中に在て著衣喫飯し、言談祗對し、六根運用一切施爲す、盡く是れ法性なりと。是の如く云を聞て、法性の中に衆生ありと會すべからず。法性と曰ひ衆生と曰ふ、水と波と曰はんが如し。故に言に依て水と説き波と説く、豈是れ多種あらんや。
《馬祖道一禪師廣錄》對迷説悟。本既無迷。悟亦不立。一切眾生。從無量劫來。不出法性三昧。長在法性三昧中。著衣喫飯。言談祗對。六根運用。一切施爲。盡是法性。不解返源。隨名逐相。迷情妄起。造種種業。若能一念返今朝、又因縁を説破するに、更に卑頌あり。大衆、聞かんと要すや。
縱有連天秋水潔。何如春夜月朦朧。人家多是要清白。掃去掃來心未空。
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
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