Buddhānandin
Présentation
Buddhānandin (仏陀難提) — « la joie du Bouddha » — était le huitième patriarche indien. Dès son enfance, il surprit les brahmanes par sa connaissance innée des sūtras les plus ésotériques, comme s'il se souvenait d'enseignements reçus dans des existences antérieures.
Vasumitra reconnut immédiatement la nature éveillée du jeune garçon et lui transmit le Dharma sans la moindre hésitation. Le nom même de Buddhānandin évoque la joie profonde qui accompagne la reconnaissance du visage originel.
Keizan commente ce cas comme une illustration du lien entre mémoire profonde et éveil : ce que nous appelons « apprentissage » n'est souvent que la réactivation d'une connaissance qui était déjà là.
Le Huitième Patriarche, le Vénérable Buddhanandi, rencontra le Septième Patriarche, le Vénérable Vasumitra, et dit : « Je viens aujourd'hui débattre du sens avec le Maître. »
Le Vénérable dit : « Ô Bienveillant, débattre, c'est ne pas être sens ; être sens, c'est ne pas débattre. Si tu envisages de débattre du sens, ce n'est finalement pas un débat de sens. » Le Maître, sachant que le Vénérable l'emportait en sens, s'éveilla à la non-production.
Il était un homme du pays de Kāmarūpa. Son nom de clan était Gautama. Il avait une protubérance charnue au sommet du crâne. Il était éloquent et sans entrave.
Le Septième Patriarche, le Vénérable Vasumitra, voyageant pour enseigner, arriva dans le pays de Kāmarūpa et y propagea largement les activités du Buddha. Le Maître, devant le trône précieux, dit de lui-même :
« Je me nomme Buddhanandi, et je souhaite aujourd'hui débattre du sens avec le Maître. » Le Vénérable dit : « Ô Bienveillant, si tu débats, ce n'est pas le sens ; le sens, ce n'est pas débattre.
En vérité, le sens véritable ne peut être débattu. Le débat véritable, lui non plus, ne porte pas le sens. Ainsi, là où il y a débat et sens, ce n'est ni sens ni débat. C'est pourquoi il est dit : « Si l'on envisage de débattre du sens, ce n'est finalement pas un débat de sens. » Finalement, il ne devrait y avoir ni un seul sens d'un dharma, ni un seul débat d'un dharma.
Pourtant, le Bouddha ne possède pas deux sortes de paroles. Ainsi, voir la parole du Bouddha, c'est voir le corps du Bouddha. Voir le corps du Bouddha, c'est réaliser la langue du Bouddha. Par conséquent, même si l'on parle d'unité de l'esprit et des phénomènes, ce n'est toujours pas un discours authentique. Même si l'on affirme qu'il n'y a pas de transformation, ce n'est toujours pas conforme au sens. Ainsi, même si l'on dit qu'il n'y a pas de parole à exprimer,
ni de principe à manifester, ce n'est toujours pas conforme au sens. Même si l'on dit que la nature est authentique et que l'esprit est juste, quel discours est-ce là ? Pourtant, même si l'on affirme que lumière et objet disparaissent ensemble, ce n'est toujours pas un discours authentique. Même si lumière et objet ne disparaissent pas ensemble, ce n'est toujours pas conforme au sens. Ainsi, parler d'invité ou d'hôte, parler d'un ou de semblable, ce n'est pas non plus un discours sur le sens.
Le Jingde Chuandeng Lu dit : « Je me nomme moi-même Buddhanandi. Maintenant, je discute du sens avec le maître. » Le maître dit : « Ô homme de bien, discuter, ce n'est pas le sens ; le sens, c'est cela. » Arrivé à ce point, même si le grand bodhisattva Manjushri parle de non-parole et de non-discours, ce n'est pas une proclamation authentique. Même si le grand bodhisattva Vimalakirti s'assied en silence, ce n'est pas non plus un discours sur le sens. Arrivé ici, Manjushri voit encore l'erreur, et Vimalakirti dit encore : « Erreur. » À plus forte raison, Shariputra, le premier en sagesse, et Mahamaudgalyayana, le premier en pouvoirs surnaturels, n'ont même pas rêvé de voir ce sens. C'est exactement comme un aveugle de naissance qui ne voit pas les objets. Pourtant, le Bouddha dit : « La nature de bouddha est ce que les shravakas et les pratyekabuddhas ne connaissent même pas en rêve. »
(Le Sutra du Mahaparinirvana, chapitre huit, section sur la nature du Tathagata, dit : « Ô fils de bonne famille, une telle nature de bouddha, seul le Bouddha peut la connaître ; elle n'est pas à la portée des shravakas et des pratyekabuddhas. »)
Les bodhisattvas du dixième bhumi, même de loin, voient une grue et se trompent : est-ce de l'eau ou est-ce une grue ? Même s'ils examinent et réfléchissent et voient finalement que c'est bien une grue, ce n'est toujours pas une certitude.
(Le même sutra, même section, dit : « Ô fils de bonne famille, c'est comme un homme assoiffé marchant dans un désert ; cet homme, confus et égaré, ne peut distinguer si c'est de l'eau ou un arbre ; tant qu'il n'a pas observé attentivement, c'est comme s'il voyait une grue blanche et un bosquet d'arbres. Ô fils de bonne famille, les bodhisattvas du dixième bhumi connaissant et voyant une petite partie de la nature du Tathagata sont également ainsi. »)
Pourtant, même le bodhisattva du dixième bhūmi ne voit pas encore clairement la nature de bouddha.
(Le même sutra dans le même chapitre dit : Bien que le bodhisattva du dixième bhūmi voie la nature de tathāgata en lui-même, il ne la voit pas encore avec une grande clarté.)
Pourtant, s'appuyant légèrement sur les paroles du Tathāgata, il sait qu'il possède une nature propre et, joyeux, déclare : 'Durant d'innombrables kalpas, errant dans le cycle de la vie et de la mort, je n'ai pas discerné cette permanence, car j'étais troublé par l'absence de soi.'
(Le même sutra dans le même chapitre dit : Le dixième bhūmi ne peut encore voir toute la nature de bouddha. Le Tathāgata ayant parlé, il la voit alors légèrement. Ce bodhisattva mahāsattva, l'ayant obtenue, s'exclame tous : 'Très merveilleux ! Ô Bienheureux ! Nous, errant à travers d'innombrables vies et morts, avons toujours été troublés par l'absence de soi.')
Pourtant, même si l'on dit avoir tranché vision et audition, oublié corps et esprit, évité illusion et éveil, quitté souillure et pureté, on ne peut même en rêve voir ce principe. Ainsi, ne cherchez pas dans le vide, ne cherchez pas dans la forme. À plus forte raison, ne cherchez pas dans le bouddha, ne cherchez pas dans le patriarche.
Pourtant, ô vous tous, depuis des kalpas immémoriaux jusqu'à aujourd'hui, combien de fois avez-vous traversé la vie et la mort, combien de fois avez-vous fait surgir et disparaître corps et esprit ? Peut-être pensez-vous que ces allées et venues dans la vie et la mort sont rêve, illusion et pensée erronée. Il est particulièrement risible, quel discours est-ce là ? Y a-t-il même quelqu'un qui va et vient dans la vie et la mort ? Que pourrait-on appeler le véritable corps humain ? Que pourrait-on appeler rêve, illusion et pensée erronée ? Ainsi, ne vous rencontrez pas avec le vain, ne vous rencontrez pas avec le véritable. Si vous vous rencontrez avec le vain et avec le véritable, arrivé ici, du début à la fin ce n'est pas cela. Ainsi, cette affaire doit être scrutée minutieusement jusqu'à la pénétration pour enfin l'obtenir. Ne vous imaginez pas à la légère que c'est comme simuler le vide ou simuler le juste. Même si vous clarifiez que c'est comme une eau plane, claire et pure, ou comme le vide sans souillure ni pureté, vous n'avez soudain pas encore éclairci cet endroit. Le vénérable Dongshan, après avoir visité Guishan et Yunyan, soudain étudia avec tous les dharmas et bien que son corps entier enseignât le dharma, il y avait encore quelque chose d'incomplet. Sur cela, Yunyan le réconforta à nouveau en disant : 'Pour assumer cette affaire, il faut être minutieux.'Sur cela, des doutes persistaient encore. Ayant temporairement quitté Yunyan pour aller ailleurs, en traversant l'eau, voyant son reflet, il obtint immédiatement cette affaire et déclara un gatha :
Évite absolument de le chercher ailleurs. Loin de moi, il s'éloigne. Aujourd'hui, je vais seul, partout je le rencontre. Lui, c'est maintenant moi. Moi, je ne suis pas lui. Il faut le comprendre ainsi, alors seulement on s'accorde avec le tel-quel.
Comprendre ainsi, c'est finalement devenir le véritable héritier de Yunyan et la racine de l'école Dong. Cependant, ce n'est pas seulement comprendre le dharma enseigné par le corps entier. Les piliers et les lanternes, chaque poussière est ainsi, chaque instant est ainsi, chaque dharma est ainsi. Même si l'on dit comprendre tous les enseignements des trois temps, il reste encore un endroit non atteint qui est réconfortant.
À plus forte raison, ceux qui aujourd'hui, dans leur connaissance et vision, comprennent que l'esprit est bouddha, que le corps est bouddha, ou ne comprennent même pas ce qu'est la voie du bouddha, voient seulement les fleurs s'ouvrir au printemps, les feuilles tomber en automne, et pensent que le dharma demeure dans sa position : ceux-là sont dignes de risée. Si le dharma du bouddha était ainsi, pourquoi Śākyamuni serait-il apparu en ce monde, pourquoi Bodhidharma serait-il venu de l'Ouest ? Pourtant, depuis le haut, depuis le Bouddha jusqu'aux patriarches venus en Chine, il n'y a pas de différence dans la position de bouddha-patriarche. Qui n'a pas réalisé la grande illumination ? Si chacun prenait l'interprétation des textes pour le sens et en faisait des discussions, combien y aurait-il de bouddhas-patriarches ? C'est pourquoi, rejetez cela, pénétrez cet endroit, et obtenez par vous-même d'être bouddha-patriarche. Ainsi, la voie des patriarches exige particulièrement la grande illumination et la grande pénétration, sans quoi on n'est pas cette personne.
C'est pourquoi on ne demeure pas dans la pureté absolue sans tache, ni dans le vide lumineux et clair. C'est pourquoi le vénérable Chuanzi a dit :
Il faut directement cacher le corps là où il n'y a pas de trace, et là où il n'y a pas de trace, ne pas cacher le corps.
Moi, pendant trente ans chez Yaoshan, je n'ai clarifié que cette affaire. La pureté absolue sans tache n'est pas l'endroit où cacher le corps. Même si l'on dit oublier ensemble lumière et objets, on dit encore : ne cachez pas le corps ici. Il n'y a plus d'endroit pour parler d'ancien et moderne, rien à discuter d'illusion et d'éveil. Quand on pénètre ainsi, les dix directions n'ont pas de murs, les quatre côtés n'ont pas de porte. Partout, dépouillement blanc et pureté exposée. C'est pourquoi il faut grandement être attentif et minutieux. Ne soyez pas négligent.
Ce matin, pour exposer cette cause et condition, il y a un humble chant. Souhaitez-vous l'entendre ?
Subhuti et Vimalakirti discutent sans atteindre. Mahamaudgalyayana et Sariputta voient comme des aveugles. Si quelqu'un veut personnellement rencontrer cette intention, quand le goût du sel n'est-il pas exact ?
Dans le Recueil des cinq lampes, il est dit : À l'avenir, il vous faut absolument cacher le lieu où il n'y a pas de trace. Au lieu où il n'y a pas de trace, ne vous cachez pas. J'ai passé trente ans sur la Montagne des Herbes Médicinales.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第八祖、佛陀難提尊者、値七祖婆須密多尊者曰、今來與師論義。
尊者曰、仁者論卽不義。義卽不論。若擬論義、終非義論。師知尊者義勝、悟無生理。
迦摩羅國の人なり。姓は瞿曇氏。頂上に肉髻あり。辨捷無礙なり。
第七祖婆須密多尊者、行化して迦摩羅國に至て廣く佛事を興す。師、寶座前に於て自ら謂らく、
《景德傳燈錄》迦摩羅國人也。姓瞿曇氏。頂有肉髻辯捷無礙。( T我を佛陀難提と名く、今師と論義せんと。尊者曰く、仁者論ぜば卽ち義ならず、義は卽ち論ならず。
實に夫れ眞實の義は論ずべきに非ず。眞實の論は又義を帶せず。故に論あり義あるは、是れ義に非ず論に非ず。故に謂ふ、若し論義せんと擬せば、終に義の論に非ずと。終に一法の義とすべきなく、一法の論とすべきなし。
然も佛に二種の語なし。故に佛語を見るは佛身を見るなり。佛身を見るは佛舌を證するなり。然れば縱ひ心境不二と説くも、猶是れ眞實の論に非ず。設ひ變易せずと謂ふとも、猶ほ是れ義に非ず。故に言の演ぶべきなく、
理の顯はすべきなしと謂ふとも、猶ほ是れ義通ずるに非ず。性は卽ち眞なり、心は卽ち正なりと説くも、又是れ何の論ぞ。然も光境共に亡ずと謂ふも、猶ほ是れ眞實の論に非ず。光境共に亡ぜざるも、又是れ義に非ず、然れば賓と説き主と説き、一と説き同と説くも、重ねて是れ義の論に非ず。
《景德傳燈錄》自稱我名佛陀難提。今與師論義。師曰。仁者論即不義。義即此に到て文殊大士、無言無説と説くも、是れ眞實の宣に非ず。維摩大士、據座默然せしも、又是れ義の論に非ず。此處に到りて文殊猶見錯り、維摩猶云、錯と。何に況や智慧第一の舎利弗、神通第一の目犍連、此義を見ること、未だ夢にだも見ず。恰か生盲の物色を見ざるが如し。然も佛の言く、佛性は聲聞縁覺の夢にも未だ知ざる所なり。
(大般涅槃經卷八の如來性品に云く、善男子是の如き佛性は唯だ佛のみ能く知しめす、諸の聲聞縁覺の及ぶ所に非ず。)
十住の菩薩、猶ほ遠く鶴を見て、是れ水なるか、是れ鶴なるかと誤る。且らく計較思惟して、良これ鶴なりと見ると雖も、猶ほ是れ決定ならず。
(同經同品に云く、善男子、譬へば渇せる人の曠野を行くに、是人迷悶して是れ水か是れ樹かを分別すること能はず、諦かに觀ずること已まざれば、乃ち白鶴及び叢樹なるを見るが如し、善男子、十住の菩薩、如來の性に於て少分を知見すること、亦復た是の如し。)
然も十住の菩薩の、猶ほ是れ佛性を見ること明了ならず。
(同經同品に云く、十住の菩薩は己が身に於て如來の性を見ると雖も、亦復た是の如く大に明了ならず。)
然も少しく如來の所説に依て、自性あることを知て、歡喜して曰く、我れ無量劫、生死の間に流轉して、此常住なることを辨まへざりしことは、無我の爲に惑亂せられてなり。
(同經同品に云く、十住猶ほ未だ所有の佛性を見ること能はず、如來既に説て卽便少しく見る、是れ菩薩摩訶薩既に見ることを得る、已に咸く是言を作す、甚だ奇なり。世尊、我等無量生死に流傳して常に無我の爲に惑亂せらる。)
然も見聞を絶し身心を忘じ、迷悟を避け、染淨を離れたりと云とも、此義を見ること夢にも又見ることを得ず。故に空中に向て求むること勿れ、色中に於て求むること勿れ。何に況や佛に求め祖に求めんや。
然も諸仁者、曠大劫より以來、今日に到るまで、幾回か生死を經歴し、幾回か身心を起滅し來る。或は思ふべし、此生死去來は夢幻妄想なりと。殊に笑ふべし、是れ何の説話ぞ。抑も生死去來する者あるか。何を眞實の人體と謂はんや、何を夢幻妄想なりと謂ん。故に虛妄とも會すべからず、眞實とも會すべからず。若し虛妄と會し、眞實と會せば、此處に到りて始終不是故に此一段の事、子細に須く參徹して始て得ん。漫に空を擬し正を擬して、以て恁麼の處と思ふこと勿れ。設ひ平坦の水の如く、清潔清淨なりと明らめて、虛空染淨なきが如くなりと謂ふとも、卒に未だ此處を明らめ得洞山和尚、潙山雲巖に參じて忽ち萬法と同參し、全身説法すと雖も、猶是れ不具なることありき。之に依て、雲巖重て慰めて曰く、這事を承當せんこと子細にすべしと。之に依て疑猶ほ殘ることありて、暫く雲巖を辭し、他所へ往きしに、水を渡る時、影を見て速に此事を得て、偈を説て曰く、
切忌隨他覓。迢迢與我疎。我今獨自徃。處處得逢渠。渠今正是我。我今不是渠。應須恁麼會。方得契如如。
是の如く解して、卒に雲巖の嫡子として洞宗の根本たり。然も全身説法を會するのみに非ず。露柱燈籠、塵塵爾り、刹刹爾り、法法爾り。三世一切説を會すと謂ふとも、猶ほ至らざる處ありて慰めき。
何に況や、今人知見の中に會して、心是佛と會し、身是佛と會し、或は佛道如何なるべしとも會せず、唯春の華開くを見、秋の葉散るを見、法住法位と思へり、是れ笑ふに堪たる者なり。佛法是の如くならば、何に依て釋迦出世し、達磨西來せん。然るに上み釋尊より、唐土以來の祖師、佛祖位中に別なし。誰か是れ大悟せざりつる。人毎に依文解義以て義とし論とせば、幾そばくの佛祖かあらん。故に彼を擲げ棄て、此處を參徹して、自ら佛祖なることを得ん。故に祖師の道、殊に大悟大徹せずんば其人に非ず。
故に純清絶點にも住まらず、虛空明白にも住まらず。故に船子和尚曰く、
直に須らく身を藏す處蹤跡なく、蹤跡なき處、身を藏すことなかるべし。
吾れ三十年藥山に在て祇だ斯事を明らむ。純清絶點是れ身を藏す處に非ず。光境共に忘ずと謂ふとも、猶ほ此處に藏身すること勿れと謂ふ。更に古今と説くべき所なし、迷悟と論ずべきことなし。恁麼に參徹する時、十方壁落なく四面又門なし。處處脱白露淨なり。故に大に須らく子細にすべし。卒爾なること勿れ。
今朝、此因縁を説破せんとするに卑頌あり。聞かんと要すや。
善吉維摩談未到。目連鶖子見如盲。若人親欲會這意。鹽味何時不的當。
《五燈會元》汝向去直須藏身處沒蹤迹。沒蹤迹處莫藏身。吾三十年在藥山。
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
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