Rāhulata
Présentation
Rāhulata (羅睺羅多), seizième patriarche indien, était un sage silencieux dont la transmission marque un retour à l'essence non-verbale du Dharma. Il ne posait pas de questions, ne disputait pas — il était simplement présent.
Disciple d'Āryadeva, il reçut la transmission non par l'étude des textes ni par le débat, mais par la simple proximité : vivre aux côtés d'un éveillé suffit à l'éveil, quand on est prêt.
Keizan voit en Rāhulata l'illustration que la transmission n'a pas besoin de mots — la présence suffit. Le maître rayonne, le disciple reçoit. Ce n'est pas un transfert d'information, c'est une résonance d'être à être.
Le seizième patriarche, le vénérable Rāhulata, servit Kāṇadeva et, entendant parler de causes karmiques passées, fut illuminé.
Le maître était originaire du pays de Kapilavastu. Ce qu'on appelle les causes karmiques passées : le vénérable Kāṇadeva, ayant reçu l'ordination et parcourant le pays pour enseigner, arriva à Kapilavastu. Il y avait là un riche donateur nommé Brahmadatta. Un jour, un grand champignon poussa sur un arbre du jardin. Ressemblant à une oreille, sa saveur était extrêmement délicieuse. Seuls le riche donateur et son deuxième fils, Rāhulata, en prenaient pour le manger. Dès qu'ils en prenaient, il repoussait aussitôt. Une fois épuisé, il réapparaissait. Les autres membres de la famille ne pouvaient même pas le voir. À ce moment, le vénérable Kāṇadeva, connaissant ces causes karmiques passées,
se rendit finalement à leur maison. Le riche donateur en demanda la raison. Le vénérable dit : « Dans votre famille, vous avez autrefois offert des offrandes à un certain bhikṣu. Ce bhikṣu, cependant, n'avait pas encore clarifié son œil du dharma. Parce qu'il recevait vainement les offrandes de foi, sa rétribution karmique fut de devenir un champignon ligneux. Seuls vous et votre fils, ayant fait des offrandes avec sincérité et dévotion, avez pu en jouir. Les autres, non. » Il demanda encore : « Quel âge avez-vous, riche donateur ? » Il répondit : « Soixante-dix-neuf ans. » Le vénérable alors prononça une gāthā, disant : « Entrer dans la voie sans pénétrer la vérité. Recevoir encore le corps, c'est la rétribution des offrandes de foi. Vous avez quatre-vingt-un ans. Cet arbre ne portera plus d'oreilles. » Entendant la gāthā, le riche donateur redoubla d'admiration et de soumission. Et il dit : « Ce disciple est vieux et décrépit. Il ne peut plus servir le maître. Je souhaite offrir mon deuxième fils, qu'il suive le maître et quitte la vie domestique. » Le vénérable dit : « Autrefois, le Tathāgata
a prophétisé à propos de ce fils. Il deviendra un grand guide dans la seconde période de cinq cents ans. Le fait que nous nous rencontrions maintenant correspond sûrement à ces causes karmiques passées. » Aussitôt, il le rasa,
Le Jingde Chuandeng Lu : Arrivé au pays de Kapilavastu. Il y avait là un riche donateur nommé Brahmadatta. Un jour, un grand champignon en forme d'oreille poussa sur un arbre du jardin. Sa saveur était très délicieuse. Seuls le riche donateur et son deuxième fils Rāhulata en prenaient pour le manger. Dès qu'ils en prenaient, il repoussait aussitôt, épuisé puis réapparaissant. Les autres membres de la famille ne pouvaient pas le voir. À ce moment, le vénérable, connaissant ces causes karmiques passées, se rendit à leur maison. Le riche donateur en demanda la raison. Le vénérable dit : « Votre famille a autrefois offert des offrandes à un bhikṣu.
Cependant, ce bhikṣu n'avait pas encore clarifié son œil du dharma. Parce qu'il recevait vainement les offrandes de foi, sa rétribution karmique fut de devenir un champignon ligneux. Seuls vous et votre fils, ayant fait des offrandes avec sincérité et dévotion, avez pu en jouir.
Les autres ne le sont pas. Il demanda encore : Quel âge a l'ainé ? Il répondit : Soixante-dix-neuf ans. Le Vénérable déclara alors ce vers : Entrer dans la Voie sans pénétrer la vérité, recevoir encore les offrandes de foi, à quatre-vingt-un ans, cet arbre ne portera plus oreille. L'ainé entendit le vers et redoubla d'admiration soumise. Et il dit : Ce disciple vieilli et déclinant ne peut servir le maître. Je souhaite laisser mon second fils suivre le maître pour quitter la maison. Le Vénérable dit : Jadis le Tathagata a prédit que ce fils, lors du second cinq-centenaire, serait le grand maître de la Loi.
Cette rencontre aujourd'hui correspond aux causes passées. Aussitôt il lui rasa la tête et le prit comme serviteur. Seizième dans la lignée des patriarches.
Les personnes étudiant la Voie de tous temps, sans honte ni pudeur, fréquentent vainement les courants purs ; sans connaissance ni part, reçoivent inutilement les offrandes de foi. Pour les avertir, on cite souvent cette cause. Il faut vraiment en éprouver de la honte. Le bhikkhu ayant quitté la maison pour entrer dans la Voie, sa demeure même n'est plus notre terre. Sa nourriture, totalement, n'est plus notre bien. Ses vêtements, totalement, ne sont plus notre production. Une goutte d'eau, un brin d'herbe, tout cela est objet de jouissance. Pourquoi ? Vous tous, vous êtes tous portés par le territoire national. Sur toute l'étendue du territoire, il n'y a rien qui ne soit terre et eau du roi. Cependant, dans la maison, on sert les parents ; dans le pays, on sert le souverain. En agissant ainsi, on reçoit la protection du ciel et de la terre, bénéficiant naturellement des faveurs du yin et du yang. Pourtant, prétendant vaguement aspirer au dharma bouddhique, on ne sert pas les parents qu'on devrait servir, on ne respecte pas le souverain qu'on devrait respecter. Par quoi repayer l'affection des parents qui nous ont engendrés ? Par quoi repayer la faveur du roi qui nous offre terre et eau ? Entrer dans la Voie sans l'œil du dharma, c'est exactement ce qu'on appelle un voleur du pays.
Ayant déjà abandonné les affections pour entrer dans le non-agir, on dit qu'on sort des trois mondes. Pourtant, après avoir quitté la maison, on ne salue même pas ses parents,
on ne salue même pas le roi. Ayant déjà emprunté la forme des fils du Bouddha, logeant son corps dans les courants purs, même si l'on reçoit ce que donnent épouse et enfants, cela diffère totalement de recevoir dans le monde séculier. Il n'y a rien qui ne soit offrande de foi.
Après avoir quitté la maison, on ne salue même pas ses parents, on ne salue même pas le roi. Ainsi les anciens disaient : Tant que l'œil du dharma n'est pas clair, on ne peut même pas percer un grain de riz. Mais lorsque l'œil du dharma est limpide, même si l'on prend le vide comme bol et le Mont Sumeru comme repas, recevant jour et nuit, cela ne constitue pas une dette envers les offrandes de foi. Cependant, sans considérer si l'œil du dharma est accompli ou non, on devient négligemment moine, pensant recevoir les offrandes des gens, et si les offrandes sont maigres, on attend vainement des autres.
Sachez-le, vous qui avez quitté votre maison et votre pays, sans une seule réserve ni un seul attachement, errant seul et démuni. Ne vous abandonnez qu'à l'œil du dharma, sacrifiez votre vie pour la Loi. Votre première aspiration, serait-elle vaine, motivée par la renommée, le profit ou la nourriture ? Ainsi, nul besoin de questionner autrui, mais contemplez votre propre esprit initial, examinez par vous-même ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. C'est pourquoi il est dit : Il est difficile de rester vigilant jusqu'à la fin comme au début. Si l'on persévère comme au premier instant, qui ne deviendrait un pratiquant du Tao ?
C'est pourquoi, même si tous deviennent moines ou nonnes, ils ne sont que des voleurs du royaume. Les anciens bhikkhus, même si leur œil du dharma n'était pas encore éclairé, grâce à une pratique sans régression, en récompense, devinrent même des champignons sur les arbres. Mais les bhikkhus d'aujourd'hui, quand leur vie touche à sa fin, le Roi Yama ne les épargnera pas. Leur gruau et leur riz deviendront peut-être de l'eau de fer bouillante ou des boulets de fer, et en les avalant, leurs corps et leurs esprits seront réduits en lambeaux brûlants.
Le maître Chan Yunfeng Yue a dit :
N'avez-vous pas entendu le Patriarche dire : Entrer dans la Voie sans en comprendre le principe, c'est rendre son corps pour rembourser les dons des fidèles ? C'est une affaire certaine, qui ne sera jamais vaine. Nobles assemblées, chérissez le temps qui passe. Le temps n'attend personne. N'attendez pas le jour où votre regard tombera à terre. Sans un seul acte méritoire dans les champs de la robe sombre, vous tomberez dans les cent peines des prisons de fer. Ne dites pas que vous n'étiez pas prévenus.
Le maître chan Yunfeng Yue dit :
Ne voyez-vous pas que le patriarche a dit : 'Si l'on entre dans la Voie sans en comprendre le principe, on doit rendre le corps et restituer les offrandes de foi.'Ceci est une affaire décisive, qui ne sera jamais vaine. Vénérables, chérissez le temps. Le temps n'attend personne. N'attendez pas le jour où le regard tombe à terre. Sans l'effort d'un panier de riz dans les champs monastiques, on tombera dans les cent peines de la prison de fer. Ne dites pas que vous ne le saviez pas.
Ô vous, nobles êtres, vous avez la rare fortune de rencontrer la Roue du Dharma authentique du Tathagata. Cela est plus rare que de croiser un tigre dans la ville marchande. Cela doit être plus rare que l'épanouissement unique de la fleur Udumbara. Soyez attentifs aux détails, étudiez minutieusement, et il vous faut absolument que votre œil de la voie soit clair et lumineux. Ne voyez-vous pas ? En ce qui concerne les circonstances d'aujourd'hui, ne distinguez pas entre êtres sensibles et non-sensibles, ne séparez pas le rétributif et le principal. Précisément, le bhikkhu d'une vie antérieure est devenu aujourd'hui le champignon sur le bois.
Le Recueil des Lampes Jointes de l'École dit : « Ne voyez-vous pas ce que le Patriarche a enseigné ? Si en entrant dans la voie on ne pénètre pas la vérité, on retourne son corps et on rend l'aumône reçue. Ceci est une affaire déterminée, jamais vaine. Ô vénérables, le temps est précieux, il n'attend personne. N'attendez pas que le moment vienne où votre regard tombera à terre, quand le champ noir n'aura pas même un panier de mérite, et que les murs de fer vous infligeront cent peines. Ne dites pas que vous n'avez pas été averti. » Au moment d'être le champignon sur le bois, on ne sait pas que « je suis ce bhikkhu ». Au moment d'être bhikkhu, on ne sait pas que « je me manifeste comme les dix mille dharmas ». Ainsi, bien qu'aujourd'hui en tant qu'être sensible on ait un peu de conscience, qu'on distingue quelque peu la douleur et les démangeaisons, on ne diffère en rien du champignon sur le bois.
Pourquoi cela ? Le fait que le champignon sur le bois ne vous connaisse pas, cela n'est-il pas l'ignorance ?
Le fait que vous ne connaissiez pas le champignon sur le bois est exactement le même. À cause de cela, il y a une séparation entre êtres sensibles et non-sensibles, il y a des catégories de rétributif et de principal. Si vous illuminez votre propre soi, que pourriez-vous appeler être sensible, que pourriez-vous appeler être non-sensible ? Ce n'est ni ancien ni actuel, ce n'est ni organe, objet ni conscience. Il n'y a pas de ce qui tranche ni de ce qui est tranché, pas de création par soi ni par autrui. Il faut absolument étudier et pénétrer minutieusement, et voir en laissant tomber corps et esprit.
Ne vous contentez pas de vous enorgueillir d'avoir pris la forme monastique, ne restez pas simplement sortis de la maison mondaine. Même si vous échappez à la difficulté de l'eau, vous serez sûrement tourmentés par la difficulté du feu. Même si vous avez brisé et rejeté les souillures mondaines, même en présence du Bouddha, c'est encore difficile d'y échapper. À plus forte raison, ceux qui ne sont pas ainsi, qui suivent les choses et s'égarent dans autrui, semblables à du duvet léger, identiques à la poussière flottante, courant à l'est et à l'ouest, montant et descendant entre cour et campagne, sans que leurs pieds ne foulent un terrain solide,
sans que leur esprit n'atteigne un lieu réel, non seulement gaspillent-ils simplement cette vie, mais ils continueront aussi à passer vainement de nombreuses existences.
Ne sais-tu pas que depuis les temps anciens jusqu'à aujourd'hui, cela n'a jamais été erroné, jamais séparé ? Tu ne connais pas encore ce qui existe. C'est pourquoi tu deviens vainement poussière flottante. Si aujourd'hui tu ne le rejettes pas entièrement, quel moment attendras-tu ?
Pour exposer les causes et conditions récentes, il y a des paroles humbles. Veux-tu les entendre ?
Hélas, l'œil du dharma n'est pas clair et pur. Trompé soi-même, récompensant autrui, la rétribution ne cesse jamais.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第十六祖、羅睺羅多尊者、執侍迦那提婆、聞宿因感悟。
師は迦毘羅國の人なり。謂はゆる宿因といふは、迦那提婆尊者、受度行化迦毘羅國に到る。彼に長者あり、梵摩淨德と曰ふ。一日、園樹に大耳を生ず。菌の如くにして味甚だ美なり。唯長者と第二の子羅睺羅多と、取て之を食す。取り已れば隨て長ず。盡て復た生ず。自餘の親屬、皆見ること能はず。時に迦那提婆尊者、其宿因を知て、
遂に其家に至る。長者、其故を問ふ。尊者曰く、汝が家に昔曾一比丘を供養す。彼比丘、然も道眼未だ明ならず。虛く信施に霑ふを以ての故に、報ゆるに木菌と爲れり。唯、汝と子と精誠に供養せしかば、以て之を享ることを得たり。餘は卽ち否らず。又問ふ、長者、年多少ぞ。答て曰く、七十有九。尊者乃ち偈を説て曰く、「入道不通理。復身還信施。汝年八十一。此樹不生耳。」長者偈を聞て彌歎伏を加ふ。且つ曰く、弟子衰老せり。師に事ること能はず。願くは次子を捨て、師に隨ひ出家せしめんと。尊者曰く、昔し如來、
此子を記したまふ。當に第二の五百年に大教主たるべしと。今相遇ふ、蓋し宿因に符へり。卽ち剃髪して、
《景德傳燈錄》至毘羅國。彼有長者曰梵摩淨德。一日園樹生大耳如菌。味甚美。唯長者與第二子羅睺羅多取而食之。取已隨長盡而復生。自餘親屬皆不能見。時尊者知其宿因遂至其家。長者問其故。尊者曰。汝家昔曾供養一比丘。
然此比丘道眼未明。以虛霑信施故報爲木菌。惟汝與子精誠供養。得以享之。
餘即否矣。又問。長者年多少。答曰。七十有九。尊者乃説偈曰。入道不通理,復身還信施、汝年八十一、此樹不生耳。長者聞偈彌加歎伏。且曰。弟子衰老不能事師。願捨次子隨師出家。尊者曰。昔如來記此子。當第二五百年爲大教主。
今之相遇蓋符宿因。即與剃髮執侍。(T 2076.51.211b8-23).第十六祖に列す。
古今學道の人、無慚無愧にして徒に清流に交はり、無知無分にして空しく信施を受るを諫るに、多く此因縁を引來る。實に之に依て慚づべし。比丘として家を捨て道に入りぬ。居處も是れ吾地に非ず。食法、全く是れ我物に非ず。衣服も全く我業に非ず。一滴水一莖草、總て是れ受用すべき物に所以如何となれば、汝諸人悉く皆國土に孕まる。一天下國土上、悉く是國王の水土に非ずといふことなし。然るに家に在れば親に仕へ、國に侍べれば君に事ふまつる。是の如くなる時、天地加護ありて自ら陰陽の惠を受然もなまじゐに佛法を願はんと號して、仕ふべき親にも仕へず、事ふまつるべき君にも事ふまつらず。何を以てか父母生成の恩を報じ、何を以てか國王水土の恩を報ぜんや。道に入て道眼なからん、恰も國賊と謂つべし。
既に棄恩入無爲、三界を出といふ。然も出家してより後、父母をも禮せず、
國王をも禮せず。已に形を佛子に假り、身を清流に宿す。設ひ妻子の施す所を受くと云とも、全く是れ世俗に在て受けんには同ふせず。悉く是れ信施に非ずといふことなし。
出家してより後、父母をも禮せず、國王をも禮せず). The entire《禪苑清規》出家之後。禮越常情。不拜君王。不拜父母。(CBETA, X63, no.然も古人曰く、道眼未だ明めずんば、一粒をも咬破し難し。若し道眼清明なる時は、設ひ虛空を鉢にし須彌を飯として、日日夜夜受來るとも、是れ信施に負ることあらず。然るに道眼の具足と不具足と顧みず、猥りに僧と爲ては人の供養を受け來らんと思ひ、供養少なければ徒に人倫に望む。
思ふべし、汝等家を捨て郷を離れし時、一粒の蓄へなく一絲をも懸けず、
孤露にして遊行す。只道眼の爲に身を任せ、法の爲に命を捨つべし。豈最初發心、徒に名利の爲め衣食の爲めにせんや。然れば人人問ふに及ばず、但自己最初の發心を顧みて、自ら是處を省み、又不是處を省みよ。故に謂ふ、終を愼むこと始の如くすること難しと。實に初心の如くせんに、
誰か道人に爲らざらん。
是に依て皆僧となり、比丘尼となると雖も、徒に國賊となるのみなり。昔の比丘は道眼未だ明ならずと雖も、修行退轉なきに依て、是を報ずる故に木菌とも作れり。今の比丘の如きは、一生已に終らん時、閻老、汝を許すこと能はず。今の粥飯は或は鐵湯となり、或は鐵丸となりて、是を呑ん時、身心紅爛しもて行くことあらん。
雲峰悦禪師曰く、
見ずや、祖師道く、道に入て理に通ぜざれば、身を復して信施を還すと。此れは是れ決定底の事、終に虛ならず。諸上座、光陰惜むべし。時は人を待たず。一朝眼光落地を待つこと莫れ。緇田一箕の功なくんば、鐵圍百刑の痛に陷る。言ふこと莫れ、道はずと。
諸仁者、幸に辱なく如來の正法輪に遭へり。市中に虎に遭はんよりも稀なり。優曇華の一現するよりも稀れなるべし。子細に用心し、子細に參學して、須らく道眼清明なるべし。見ずや、今日の因縁を、有情といひ無情といひ、依報と分ち正報と分つこと勿れ。正に前生の比丘、今日木菌と作れり。
《宗門聯燈會要》不見祖師道。入道不通理。復身還信施。此是決定底事。終不虗也。諸上座。光陰可惜。時不待人。莫待一期眼光落地。緇田無一簣之功。鐵圍陷百刑之痛。莫言不道。(CBETA, X79, no. 1557, p. 122, b8-11 // Z木菌の時も我是比丘と作れりと知らず。比丘の時も我是萬法と顯はれたりと知らず。然れば今有情にして少く覺知あり。聊か痛痒を辨ずと雖も、木菌と殊なることなし。
所以如何となれば、木菌の汝を知らざること、豈是れ無明に非ざらんや。
汝が木菌を知らざることも、全く以て同じ。是に依て有情無情の隔てあり、依報正報の品あり。若し自己を明めん時、何をか有情といひ、何をか無情といはん。古來今に非ず、根境識に非ず。能斷なく所斷なく、自作なく他作なく、大に須らく子細に參徹して、身心脱落して見るべし。
徒に僧形となるに誇り、猥りに塵家を出しに止まること勿れ。設ひ水難を免ると雖ども、火難に煩ひぬべし。設ひ塵勞を破り去るとも、佛に在ても又免れ難し。何に況や是の如くならざらん人の、物に隨ひ他に迷ふ。輕毛の如く浮塵に同くして、東西に馳走し、朝野に昇降して、足實地を踏まず、
心實處に到らざらん類、只一生を賺過するのみに非ず、亦累世を虛く過しもてゆかん。
知らずや、昔しより今に及ぶまで曾て相錯まらず、曾て隔てなきことを。汝未だ有ることを知らず。故に徒に浮塵となる。今日若し盡却せずんば、何れの時をか待たん。
適來の因縁を演べんとするに卑語あり。聞かんと要すや。
惜哉道眼不清白。惑自酬他報未休。
CC BY-NC-SA 4.0 — Sauf indication contraire, les contenus de ce site sont distribués sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.