Jayata
Présentation
Jayata (闍夜多), vingtième patriarche indien, est célèbre pour une expérience visionnaire : en rêve, il vit l'univers entier, tous les mondes, tous les Bouddhas, toutes les existences, en un seul instant. Il passa le reste de sa vie à essayer de retrouver cette vision.
Kumāralabdha lui dit : « Pourquoi cherches-tu à retrouver un rêve ? Ce que tu as vu, tu ne l'as pas perdu — c'est la vision elle-même qui te possédait. Laisse-la partir. »
Keizan commente : les expériences spirituelles les plus hautes sont encore des phénomènes. S'y attacher, c'est manquer la réalité qui est avant toute expérience.
Le vingtième patriarche, le vénérable Jayata, reçut l'enseignement du dix-neuvième patriarche qui lui dit :
Tu as certes déjà foi dans les trois actions, mais tu n'as pas encore compris que les actions naissent des illusions, que les illusions proviennent de la conscience, que la conscience dépend de l'ignorance, et que l'ignorance dépend de l'esprit.
L'esprit est originellement pur, sans naissance ni destruction, sans création ni action, sans rétribution ni conséquence, sans victoire ni défaite, silencieux et lumineux. Si tu pénètres cette porte du dharma, tu pourras être un avec tous les bouddhas. Tout bien et mal, conditionné ou inconditionné, est comme un rêve illusoire. En entendant ces paroles, le maître en saisit le sens et fit immédiatement émerger sa sagesse innée.
Il était originaire du royaume de l'Inde du Nord. Sa sagesse était profonde et vaste, et il guidait d'innombrables êtres.
Le Jingde Chuandenglu rapporte : 'Originaire du royaume de l'Inde du Nord, sa sagesse était profonde et vaste, guidant d'innombrables êtres.'À cette époque, en Inde centrale, il rencontra le dix-neuvième patriarche et lui demanda :
Mes parents ont toujours cru aux Trois Joyaux, mais ils sont souvent affligés par la maladie. Tout ce qu'ils entreprennent tourne mal. En revanche, mes voisins ont longtemps pratiqué des actions de caste impure, mais ils jouissent d'une santé robuste et réussissent tout ce qu'ils font. Pourquoi ont-ils tant de chance, et pourquoi subissons-nous tant de malheurs ? Le vénérable répondit : Pourquoi douter ? Sache que la rétribution du bien et du mal s'étend sur trois périodes. Les gens voient souvent les bons mourir jeunes, les violents vivre longtemps, les pervers prospérer et les justes souffrir, et ils en concluent qu'il n'y a ni cause ni effet, que le péché et le mérite sont vains. Ils ignorent profondément...
L'influence et son ombre se suivent sans la moindre erreur, même si cent mille milliards de kalpas devaient passer, elles ne s'effaceront jamais, car causes et conditions se rencontrent inévitablement.
À ces mots, le maître dissipa soudainement tous ses doutes. Le vénérable dit : Bien que tu aies déjà foi dans les trois actions, tu n'as pas encore manifesté la sagesse innée.
Dans le Jingde Chuandeng Lu : Mes parents ont toujours cru aux Trois Joyaux, mais ils étaient souvent affligés de maladies. Tout ce qu'ils entreprenaient tournait mal. En revanche, mes voisins, qui depuis longtemps pratiquaient le métier de bourreau, jouissaient d'une santé robuste et voyaient leurs entreprises réussir. Pourquoi tant de chance pour eux, et tant de malheur pour moi ? Le vénérable dit : Pourquoi en douter ?
De plus, la rétribution des actes bons et mauvais s'opère en trois temps. Les gens ordinaires voient souvent les vertueux mourir jeunes et les violents vivre longtemps, les rebelles prospérer et les justes pâtir, et en concluent que la causalité est vaine, le péché et le mérite illusoires. Ils ignorent que l'influence et son ombre se suivent sans le moindre écart. Même après cent mille milliards de kalpas, cela ne s'efface pas. Ayant entendu ces paroles, Jayata dissipa soudainement ses doutes. Le vénérable dit : Bien que tu aies foi dans les trois actions, tu ne comprends pas encore que les actions naissent des illusions, les illusions de la conscience, la conscience de l'ignorance, l'ignorance de l'esprit. L'esprit originel est pur, sans naissance ni destruction, sans création ni action, sans rétribution ni compensation, sans victoire ni défaite, silencieux et lumineux. Si tu pénètres cette porte, tu seras un avec tous les bouddhas. Tout bien et mal, conditionné ou inconditionné, est comme un rêve. Jayata, recevant ces paroles, saisit le sens et manifesta la sagesse innée.
Arrivé à ce point, je pense : Depuis des années, je me réfugie dans le Dharma du Bouddha. Grâce au pouvoir du Dharma, mon corps devrait être toujours indemne et mes affaires conformes à mes souhaits, mais rien ne correspond à mes désirs. Mon corps est en outre affligé de maladies. Quelle est donc ma faute ? Les bourreaux, eux, accomplissent depuis toujours des actes mauvais, ne cultivent aucune graine de bien, et pourtant rencontrent partout la fortune et jouissent d'une santé vigoureuse. Quelle chance est la leur ?
Les gens d'aujourd'hui pensent de même. Les moines ont encore cet état d'esprit, à plus forte raison les laïcs. On dit :
Pourquoi douterais-tu ? Considère que la rétribution des actes bons et mauvais survient en trois temps. Généralement, l'homme vertueux peut connaître une mort précoce, tandis que le violent jouit d'une longue vie. L'auteur de crimes atroces peut prospérer. Celui qui ignore la profondeur de la justice, voyant le méchant heureux, sans éclaircir le passé ni anticiper l'avenir, trompé par les apparences immédiates, pense qu'il n'y a ni cause ni effet, que péché et mérite sont vains. C'est là l'extrême de l'ignorance. Par manque de discernement dans l'étude de la Voie, on en vient à cela.
Les trois types d'actes sont : premièrement, les actes à rétribution immédiate. Lorsqu'on accomplit des actes bons ou mauvais en cette vie, on en reçoit le fruit au cours de cette même existence : cela s'appelle acte à rétribution immédiate. Deuxièmement, les actes à rétribution dans la vie suivante. On accomplit des actes en cette vie et on en reçoit le fruit dans la prochaine naissance. Les cinq transgressions majeures et les sept obstacles entraînent nécessairement une rétribution dans la vie suivante. Troisièmement, les actes à rétribution ultérieure. On crée des causes karmiques en cette vie et on en reçoit les fruits dans la troisième ou quatrième naissance, voire d'innombrables vies plus tard. Ainsi, bien que l'on jouisse en cette vie des bienfaits d'actes vertueux passés, les résultats présents peuvent différer selon les actions antérieures.
Ceux dont les causes sont purement bonnes ou mauvaises en éprouvent les fruits purs en cette vie. Ceux dont les actes sont mêlés en reçoivent les effets mélangés. De plus, la puissance de la pratique du Dharma bouddhique peut transformer le lourd en léger, et le léger en néant. On dit : les causes mauvaises d'éons passés, qui devraient produire de lourdes souffrances futures, peuvent, par la force de la pratique en cette vie, être subies légèrement. On est parfois affligé par la maladie, contrarié par les événements, ou méprisé lorsqu'on parle. Tout cela constitue la légère expérience en cette vie de lourdes souffrances futures. Ainsi, la puissance de la pratique du Dharma est des plus dignes de confiance. Les rétributions d'actes commis dans un lointain passé peuvent toutes être allégées si l'on pratique avec courage et diligence. Cependant, même si le pratiquant comprend la Voie selon ses capacités, il peut parfois subir la calomnie, voir ses entreprises contrariées, ou manquer de vigueur physique. Il doit alors penser que le lourd se transforme en léger, et ne jamais nourrir de ressentiment si quelqu'un le hait, ni blâmer qui l'insulte. Même si l'on doit témoigner un respect supplémentaire à celui qui calomnie, il ne faut pas le détester. Ainsi l'œuvre de la Voie croît-elle chaque jour, tandis que les actes passés s'effacent à chaque instant.
Il faut néanmoins examiner et pratiquer avec minutie. Bien que tu croies aux trois types d'actes, tu ignores encore leur racine. Les actes, c'est ce qui distingue la rétribution du bien et du mal, ce qui différencie l'ordinaire du saint. Les trois mondes, les six voies, les quatre naissances, les neuf existences sont tous rétribution karmique. Ces actes naissent de l'illusion. L'illusion, c'est haïr et chérir ce qu'il ne faut pas, juger vrai ou faux ce qui ne l'est pas. La confusion, c'est connaître comme homme ce qui n'est pas homme,
connaître comme femme ce qui n'est pas femme, séparer soi et autrui. L'ignorance, c'est ne pas connaître sa propre origine, ne pas savoir d'où naissent tous les phénomènes, perdre la sagesse en toute circonstance. Cela s'appelle l'obscurcissement fondamental.
Cela est sans pensée ni objet sensoriel. Ce cœur originellement pur ne s'oppose à aucune condition. Le changement de ce cœur s'appelle ignorance. Si l'on prend conscience de cette ignorance, on réalise que son propre cœur est originellement pur. Lorsqu'on éclaire ainsi la nature propre lumineuse et spirituelle, l'obscurcissement fondamental est brisé, les douze liens de la production conditionnée deviennent vides, les quatre naissances et six voies disparaissent rapidement. Le cœur originel de chacun est ainsi. Ainsi n'y a-t-il pas de séparation entre production et cessation, ni catégorie d'action fabriquée. Ainsi n'y a-t-il ni haine ni amour, ni augmentation ni diminution. Seulement le silence absolu, la vivacité spirituelle.
Ô nobles êtres, si vous souhaitez percevoir votre esprit originel, déposez toutes affaires, laissez reposer toutes conditions, ne pensez ni bien ni mal, et un instant, fixez l'œil à l'extrémité du nez pour contempler vers l'esprit originel. Quand l'esprit unique est silencieux, tous les phénomènes s'évanouissent, l'ignorance fondamentale étant déjà brisée, les branches et feuilles du karma n'existent plus. Ainsi, ne stagnez pas dans le lieu sans distinctions, ne soyez pas contraint à la frontière de l'inconcevable. Ni permanent, ni impermanent, ni ignorant, ni pur, sans séparation des bouddhas, sans division des êtres sensibles. Parvenant au champ de la clarté immaculée et parfaite, vous devenez enfin le moine authentique. Si tel est le cas, vous serez identique aux bouddhas.
Parvenu ici, tout conditionné et inconditionné s'épuise comme un rêve. Vouloir saisir, la main reste vide,
vouloir voir, l'œil n'est pas contraint. Atteignant ce champ, on clarifie le sens où les bouddhas ne sont pas encore apparus, on réalise le lieu où les êtres sensibles ne sont pas encore dans l'illusion. Si l'étude n'atteint pas ce champ, même en vénérant le bouddha douze heures par jour, en ajustant corps et esprit dans les quatre attitudes, ce n'est que le fruit supérieur des hommes et dieux,
le karma impur. Comme l'ombre suit la forme. Bien qu'existant, ce n'est pas réel. Ainsi, que chacun concentre son énergie pour clarifier l'esprit originel.
Selon la coutume, j'ajoute des paroles humbles. Souhaitez-vous entendre?
Le camphrier depuis toujours naît du vide. Branches, feuilles, racines et tiges prospèrent au-delà des nuages.
Après cela, il se rendit à Dongshan, dans le district de Gao'an, à Yuzhang, où il devint le premier patriarche. Les branches, les feuilles, les racines et les tiges prospèrent au-delà des nuages.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第二十祖、闍夜多尊者、因十九祖示曰、
汝雖已信三業、而未明業從惑生、惑因識有、識依不覺、不覺依心。
心本清淨、無生滅、無造作、無報應、無勝負、寂寂然、靈靈然。汝若入此法門、可與諸佛同矣。一切善惡、有爲無爲、皆如夢幻。師聞承言領旨、卽發宿慧。
北天竺國の人なり。智慧淵沖にして化導無量なり。
《景德傳燈錄》北天竺國人也。智慧淵沖化導無量。(T 2076.51.213a17-18).當時、中印度にして十九祖に逢て問て曰く、
我家の父母素より三寶を信ずれども、而も嘗て疾瘵に縈はる。凡そ營作する所、皆不如意なり。而して我隣家は久く旃陀羅の行を爲す。身常に勇健にして所作和合す。彼れ何の幸ありて、而して我れ何の辜かある。尊者曰く、何ぞ疑ふに足らんや。且らく善惡の報に三時あり。凡そ人恆に、仁は夭に、暴は壽に、逆は吉に、義は凶なるを見て、便ち謂へり、因果なく罪福虛しと。殊に知らず、
影響の相隨ふこと毫釐も惑ふことなく、縱ひ百千萬劫を經るも、
亦磨滅せず、因縁必ず相値ふことを。時に師、是語を聞き已て、頓に所疑を釋く。尊者曰く、汝已に三業を信ずと雖も、乃至、卽ち宿慧を發す。
《景德傳燈錄》我家父母素信三寶而嘗縈疾瘵。凡所營作皆不如意。而我隣家久爲旃陀羅行。而身常勇健所作和合。彼何幸而我何辜。尊者曰。何足疑乎。
且善惡之報有三時焉。凡人恆見仁夭暴壽逆吉義凶。便謂亡因果虛罪福。殊不知影響相隨毫釐靡忒。縱經百千萬劫亦不磨滅。時闍夜多聞是語已。頓釋所疑。尊者曰。汝雖已信三業。而未明業從惑生。惑因識有。識依不覺。不覺依心。心本清淨無生滅無造作。無報應無勝負。寂寂然靈靈然。汝若入此法門可與諸佛同矣。一切善惡有爲無爲皆如夢幻。闍夜多承言領旨。即發宿慧。(T上來の因縁、實に學人とし一一精細に見得すべし。謂ゆる素より三寶を信ずれども、而も嘗て疾瘵に縈はる。凡そ營作する所、皆不如意なり。而して我隣家は久く旃陀羅の行を爲す。而して身常に勇健にして所作和合すと。
此に到りて思ふ、我れ佛法に歸依して年久し。佛法の力に依て、其身常に恙がなく、其事心に適ふべきに、悉く心に適はず。身又病に縈はる。是れ何の罪ぞ。旃陀羅もとより惡事を行ず。都て善種を修せず。然るに事に觸るること吉祥にして身勇健なり。是れ何の幸かあると。
今人も是の如く思へり。出家猶ほ是心あり、況や在家は皆是の如し。曰く、
汝何ぞ疑ふに足らん。且らく善惡の報に三時あり。大凡そ人の、仁ある者、中夭あり。卒暴なる者、壽命長し。逆罪するも吉祥なり。義深き者、凶惡なるを見て、過去をも明らめず、未來をも會せず、唯眼前の境に惑はされて、卽ち因果なし、罪福虛ししと思ふ。是れ則ち愚癡の甚しきなり。學道おろかなる故に是の如くなり。
三業とは、一に順現業。今生善惡業を修するに、卽ち一生涯の中に報を受く、是れ順現業と名く。二に順次生受業。今生業を修して次の生に果報を受く。五逆七遮等は必ず順次生に報を受く。三に順後業。今生業因を修して、次の三生四生、乃至無量生の間に業果を受く。然れば過去の善業に依て、今生の善を受くと雖も、或は往業に依て今果不同なり。
謂ゆる純善惡業因の者は、今生純善惡業果を感ず。雜善惡業の者は、雜善惡業を受るなり。又佛法修行の力、重を轉じて、輕を受け、輕を轉じて今は無らしむるなり。曰く、過去劫の惡因、未來に重苦を感得すべきを、今生修行の力に依て輕く受ることあり。或は病に縈はれ、或は事として心に適はず、或は言を出せば、人に輕しめらる。是悉く未來の重苦を今生に輕く受るなり。然れば佛法修行の力、愈よ頼みあるべし。過去遠遠に修せし報は、唯勇猛精進せば悉皆輕からしむべし。然も參學の人として、隨分、道を解すと雖も、或は惡名を受け、或は營作心に適はず、身も勇健ならざることあり。卽ち重を轉じて輕を受くと思ふて、人ありて憎惡すとも、曾て恨むること勿れ。人ありて謗毀すとも、曾て咎むること勿れ。彼の謗人を剩つさへ敬禮することは有りとも、厭惡すること勿れ。道業日日に増長し、宿業時時に消滅す。
然も須く子細に參得修行すべし。汝既に三業を信ずと雖も、未だ業の根本を知らず。業と云は、善惡の報分れ、凡聖の品異なり、三界六道、四生九有並びに業報なり。此業は迷より發す。夫れ迷と云は、憎愛すべからざるを憎愛し、是非すべからざるを是非す。其惑と云は、男に非ざるを男と知り、
女に非ざるを女と知り、自を分ち他を隔つ。其不覺と云は、自己の根源を知らず、萬法の生處を知らず、一切處に智慧を失ふ。之を無明と名く。
是れは思慮なく縁塵なし。是心本清淨にして餘縁に背くことなし。此心の一變するを不覺と謂ふ。此不覺を覺知すれば自己心本清淨なり。自性靈明是の如く明らめ得れば、無明卽ち破れて、十二輪轉、終に空し。四生六道速に亡ず。人人本心是の如し。故に生滅の隔てなく造作の品なし。故に憎なく愛なく、増なく減なし。唯寂寂然たり、靈靈然たり。
諸仁者、本心を見得せんと思はば、萬事を放下し、諸縁を休息して、善惡を思はず、且らく鼻端に眼を掛て本心に向て看よ。一心寂なる時、諸相皆盡く、其根本の無明、既に破るるが故に、枝葉業報卽ち存せず。故に無分別の處に滞ほらず、不思量の際に拘らず。常住に非ず、無常に非ず、無明あるに非ず、清淨なるに非ず、諸佛の隔てなく、衆生の分ちなし。清白圓明の田地に到て始て本色の衲僧たるべし。若し是の如くならば諸佛と同じかるべし。
此に到りて一切有爲無爲、皆盡て夢幻の如し。取らんとすれども手虛しく、
見んとすれども目拘はることなし。此田地に到りぬれば、諸佛も未だ出世せざる旨を明らめ、衆生も未だ顚倒せざる處に達す。參學未だ此田地に到らずんば、十二時中禮佛し、四威儀中に身心を調るとも、唯是人天の勝果、
有漏の業報なり。影の形に隨ふが如し。有と雖も實に非ず。故に人人精彩を着けて、本心を明らめよ。
例に依て卑語を着く。聞かんと要や。
豫章從來生空裏。枝葉根莖雲外榮。
《從容錄》後遷豫章高安之洞山。爲第一代。(T 2004.48.258b7-8). 枝葉根莖雲外榮; J. shiyō 枝葉根莖、雲外に榮う). In
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