Basiasita
Présentation
Basiasita (婆舎斯多), vingt-cinquième patriarche indien, reçut la transmission d'Āryasiṃha juste avant le martyre de ce dernier. Il dut fuir la persécution et maintenir la lignée dans le secret et l'humilité pendant des années.
Son nom signifie « bienheureux, prospère » — car il fut celui par qui la lignée continua quand tout semblait perdu. Il n'eut pas la gloire du martyre, mais la fidélité silencieuse de celui qui garde la flamme dans l'ombre.
Keizan voit en Basiasita la vertu de la transmission discrète : le Dharma n'a pas besoin d'être défendu bruyamment. Il suffit de le vivre silencieusement, et il rayonne.
Le vingt-cinquième patriarche, le vénérable Vasasita. Le vingt-quatrième patriarche lui montra et dit :
Le trésor de l'œil du vrai dharma du Tathagata, je le transmets maintenant à toi. Tu dois le protéger et l'arroser universellement pour les temps à venir.
Manifeste les causes passées, transmets secrètement le sceau de l'esprit.
Il était un homme du pays de Kipin. Son nom de famille était brahmane. Son père était Jikigyo, sa mère était Jōanraku. Au début, sa mère
rêva qu'elle obtenait une épée divine. À cause de cela, elle conçut.
Le vénérable Maître Lion,
Il voyagea et parvint au royaume de Kipin. Il y avait un homme nommé Parika, qui depuis l'origine s'était exercé à la contemplation méditative. Ainsi existaient les cinq assemblées : celle de la méditation, celle de la connaissance, celle de l'attachement aux apparences, celle de l'abandon des apparences et celle du silence.
Il était originaire du royaume de Kipin. De famille brahmanique, son père se nommait Jigyō, sa mère Jōanraku. À l'origine, sa mère rêva qu'elle obtenait une épée divine. Il voyagea jusqu'au royaume de Kipin. Il y avait un homme nommé Parika, qui depuis l'origine s'était exercé à la contemplation méditative. Ainsi existaient les cinq assemblées : celle de la méditation, celle de la connaissance, celle de l'attachement aux apparences, celle de l'abandon des apparences et celle du silence. Le Vénérable, ayant déjà rassemblé ces cinq assemblées, sa renommée se répandit au loin et près. Alors qu'il cherchait un successeur du dharma, il rencontra un vieillard. Celui-ci amena son fils et demanda au Vénérable : Cet enfant se nomme Shita.
À sa naissance, il avait aussitôt fermé le poing gauche. Maintenant qu'il a grandi, il n'a toujours pas pu l'ouvrir. Je souhaite que le Vénérable nous montre la cause karmique passée. Le Vénérable, l'ayant observé, lui toucha immédiatement la main et dit : Tu devrais me rendre ma perle. L'enfant ouvrit soudainement la main et lui offrit la perle. L'assemblée fut toute étonnée. Le Vénérable dit : Dans mon existence précédente, j'étais moine. Il y avait un enfant nommé Bashō. J'avais autrefois assisté à une offrande dans la Mer de l'Ouest, reçu une perle en aumône et la lui avais confiée. Qu'il me rende aujourd'hui ma perle, la raison en est bien ainsi. Le vieillard abandonna alors son fils pour qu'il entre dans la vie monastique. Le Vénérable lui conféra immédiatement les préceptes. En raison de cette cause antérieure, on le nomma Bashō Shita.
Le Vénérable, ayant déjà rassemblé les cinq assemblées, sa renommée se répandit au loin et près. Alors qu'il cherchait un successeur du dharma, il rencontra un vieillard. Celui-ci amena son fils et demanda au Vénérable : Cet enfant se nomme Shita. À sa naissance, il avait aussitôt fermé le poing gauche. Maintenant qu'il a grandi, il n'a toujours pas pu l'ouvrir. Je souhaite que le Vénérable nous montre la cause karmique passée. Le Vénérable, l'ayant observé, lui toucha immédiatement la main et dit : Tu devrais me rendre ma perle. L'enfant ouvrit soudainement la main et lui offrit la perle. L'assemblée fut toute étonnée. Le Vénérable dit : Dans mon existence précédente, j'étais moine. Il y avait un enfant nommé Bashō. J'avais autrefois assisté à une offrande dans la Mer de l'Ouest, reçu une perle en aumône et la lui avais confiée. Qu'il me rende aujourd'hui ma perle, la raison en est bien ainsi. Le vieillard abandonna alors son fils pour qu'il entre dans la vie monastique. Le Vénérable lui conféra immédiatement les préceptes. En raison de cette cause antérieure, on le nomma Bashō Shita. Finalement, il transmit la succession en disant :
Le Trésard de l'Œil du Dharma correct du Tathāgata, je te le transmets maintenant. Protège-le bien et fais-le parvenir jusqu'aux temps futurs. Quand on parle de manifester la cause karmique passée, cela signifie que dans son existence antérieure, il était déjà l'enfant Bashō. Il avait reçu la perle du Vénérable. Jusqu'à son entrée dans la matrice, et jusqu'à sa naissance dans la maison du vieillard, il l'avait encore préservée, et finalement l'offrit au Vénérable.
Par cela, on peut savoir que cette relation karmique ne signifie pas nécessairement que le corps physique est détruit et qu'il n'y a que le corps véritable. Si ce corps était un corps périssable, comment la perle pourrait-elle être préservée jusqu'à maintenant ? Pourtant, on doit savoir qu'abandonner une vie et en recevoir une autre, depuis l'origine, ce n'est pas un corps périssable. Arrivé à ce point, on ne peut pas dire que les cent os se dispersent tous ensemble et qu'une seule chose demeure éternellement spirituelle. Quelle chose pourrait être éternellement spirituelle ? Il n'y a que la manifestation de l'abandon du corps et la manifestation de la réception du corps. C'est pourquoi on doit dire : Ce ne sont pas deux entités séparées, l'antérieure et la postérieure.
Il n'y a pas de différence entre l'antiquité et le présent. Ainsi, cela ne peut être appelé corps, ni ne peut être appelé esprit. Puisque corps et esprit ne sont pas séparés, l'antiquité et le présent ne peuvent être divisés. C'est pourquoi il en est ainsi.
Ce n'est pas seulement Basiasa qui est ainsi. En vérité, chaque personne est entièrement ainsi. C'est pourquoi il n'y a ni lieu de naissance ni lieu de mort. Seulement, suivant le moment, on change de tête et retourne son visage. Ce n'est pas qu'on change nécessairement les quatre grands éléments et renouvelle les cinq agrégats. En tout, il n'y a pas une masse de chair qui couvre, jamais un atome d'os qui soutient. Même s'il existe mille formes et dix mille sortes, tout est la lumière originelle de l'esprit.
Sans connaître ce principe, on pense ceci jeune et cela vieux. En somme, il n'y a pas de corps vieux, pas de jeunesse originelle. Si c'est ainsi, sur quoi fonderait-on la distinction entre vie et mort, la séparation entre avant et après ?
C'est pourquoi on montre et explique que le Basiasa d'autrefois et le Sida d'aujourd'hui ne sont pas deux corps distincts - c'est la cause karmique passée. Ainsi est transmis le Trésor de l'Œil du Dharma correct du Tathagata, imprégnant l'avenir sans fin.
On doit donc savoir : tous les bouddhas et patriarches, depuis l'origine, n'ont jamais été éveillés ; tous les êtres ignorants, finalement, ne sont pas égarés. Parfois on pratique, parfois on éveille l'esprit. L'éveil de la bodhi, à l'origine, n'a ni fin ni commencement.
Les êtres sensibles et les bouddhas, depuis l'origine, ne sont ni inférieurs ni supérieurs. Seulement, ils sont ainsi, libres en tous sens. C'est pourquoi depuis des ères sans commencement, on a toujours maintenu ainsi, sans oublier la cause karmique passée.
Ce matin, en désignant à nouveau cette cause et condition, selon l'usage, il y a des paroles humbles.
L'épanouissement des fleurs et la chute des feuilles révèlent directement l'instant. L'arbre-roi médicinal n'a finalement aucune saveur distincte.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第二十五祖、婆舎斯多尊者、二十四祖示曰、
如來正法眼藏、今轉附汝。汝應保護普潤來際。
顯發宿因、密傳心印。
罽賓國の人なり。姓は婆羅門。父は寂行、母は常安樂。初め母、
神劔を得ると夢む。因て孕むことあり。
師子尊者、
遊方して罽賓國に到る。波利迦と云ふ者あり、本より禪觀に習へり。故に禪定と知見と執相と捨相と不語の五衆あり。
《景德傳燈錄》罽賓國人也。姓婆羅門。父寂行。母常安樂。初母夢得神劍。因《景德傳燈錄》遊方至罽賓國。有波利迦者。本習禪觀。故有禪定知見執相捨相不語之五衆。(T 2076.51.214c8-9).尊者、旣に五衆を攝して、名、遐邇に聞ふ。法嗣を求るに方りて一り長者に遇ふ。其子を引て尊者に問て曰く、此子を斯多と名く。
生るに當て便ち左手を拳る。今旣に長ぜり。而も終に未だ舒ること能はず。願くは尊者、其宿因を示せ。尊者、之を覩て卽ち手を以て接して曰く、我に珠を還すべし。童子遽かに手を開て珠を奉る。衆、皆驚異す。尊者曰く、吾れ前報に僧と爲れり。童子あり、婆舎と名く。吾れ嘗て西海の齋に赴て嚫珠を受て之に附す。今吾に珠を還す理、固に然り。長者遂に其子を捨て出家せしむ。尊者卽ち與に受具せしむ。前縁を以ての故に婆舎斯多と名く。
《景德傳燈錄》尊者既攝五衆名聞遐邇。方求法嗣。遇一長者。引其子問尊者曰。此子名斯多。當生便拳左手。今既長矣。而終未能舒。願尊者。示其宿因。尊者覩之。即以手接曰。可還我珠。童子遽開手奉珠。衆皆驚異。尊者曰。吾前報爲僧。有童子名婆舍。吾嘗赴西海齋受嚫珠付之。今還吾珠理固然矣。長者遂捨其子出家。尊者即與受具。以前緣故名婆舍斯多。(T 2076.51.214c22-215a1).終に嗣續して曰く、
如來の正法眼藏、今汝に授く。善く保護して來際に及ぼすべし宿因を顯發すと云は、謂ゆる前生旣に婆舎童子と云ふ。尊者の珠を預ける。今胎内に入り、及び長者の家に生るるまで、尚ほ之を保持し、卒に尊者に奉る。
之に依て知るべし、此因縁必ずしも肉身破れ、唯眞身のみありと謂ふべきに非ず。若し此身是れ壞身となるならば、珠、如何が今保持せん。然も知るべし、捨生受生、本より是れ壞身に非ず。此に到りて、百骸倶に潰散して、一物鎭へに長靈なりと謂ふべからず。是如何なる者か長靈なるべきぞ。唯捨身を現じ受身を現ずるのみなり。故に謂つべし、前後兩箇に非ず、
古今別異なしと。然れば是れ身と謂ふべきに非ず。是れ心と謂ふべきにも非ざるなり。身心と分れざれば、古今と分つべきに非ず。故に恁麼なり。
婆舎のみ是くの如くなるに非ず。眞實を言はば、人人皆悉く是くの如くなり。故に生所なく死所なし。時に隨ひて頭を換へ面を反すのみなり。必ず四大を換へ五蘊を新たにするには非ず。都て一片肉團の覆ひ來るなく、曾て絲毫の骨頭の支へ來るなし。設ひ千種の形あり萬般の品あるも、悉く是本來の心光なり。
此道理を知らずして、此を幼少と思ひ、彼を老大と思ふ。總て老體なく、本來幼少なし。若し是の如くならば、何に依てか生死を判じ、前後を分たん。
之に依て前世の婆舎、今日の斯多、兩箇の身に非ずと指説する、是れ則ち宿因なり。故に如來の正法眼藏を傳付し、未來際を霑ほす。
然れば知るべし、一切諸佛諸祖、本より曾て悟らず、一切の愚痴諸人、卒に迷はず。有時は修行し、有時は發心す。菩提發心、本と終なく始なし。
衆生諸佛、本より劣に非ず勝に非ず。只恁麼縱横なるのみなり。然れば曠劫以來、曾て是の如く保任して、宿因を忘れざるのみなり。
今朝、又這箇の因縁を指注するに、例に依て卑語あり。
開華落葉直彰時。藥樹王終無別味。
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