Prajñātāra
Présentation
Prajñātāra (般若多羅), vingt-septième patriarche indien, fut le dernier maître de la lignée indienne avant que le Dharma ne traverse les mers vers la Chine. Son nom signifie « Sagesse transcendante » (prajñā + tāra), et il incarne la parfaite connaissance qui discerne les potentialités futures.
Il reconnut chez le jeune Bodhidharma la capacité de porter le Dharma en Chine, et lui transmit la prédiction qui guida toute sa mission. Sa transmission marque la fin de la période indienne et le début de l'âge chinois du Chan.
Keizan commente la clairvoyance de Prajñātāra : la sagesse ne se limite pas au présent — elle voit les causes et les effets à travers les âges.
Le vingt-septième patriarche, l'honorable Prajñātāra, répondit au vingt-sixième patriarche qui lui demandait :
« Te souviens-tu des événements passés ? » Le maître dit : « Je me rappelle qu'à une époque lointaine, j'habitais avec vous, maître. Vous exposiez le Mahāprajñā, et je commentais les sutras les plus profonds. Ce qui se passe aujourd'hui correspond aux causes anciennes. »
Il était originaire de l'Inde orientale.
À cette époque, Bodhidharma (Bodhidharma),
arriva en Inde orientale. Son roi se nommait Solidité. Il vénérait les hérétiques et prenait pour maître le brahmane aux ongles longs. Alors que le vénérable s'approchait, le roi et le brahmane virent ensemble une colonne de vapeur blanche percer le ciel et la terre. Le roi dit : « Quel est ce présage ? » Le brahmane, sachant à l'avance que le vénérable entrait dans son royaume, craignant que le roi ne change pour le bien, déclara : « Ce n'est qu'un signe de l'arrivée d'un démon. Quel présage y aurait-il là ? » Ayant rassemblé ses disciples, il délibéra : « Bodhidharma s'apprête à entrer dans la capitale. Qui peut le repousser ? » Un disciple dit : « Nous avons chacun des formules magiques. Nous pouvons ébranler le ciel et la terre, pénétrer l'eau et le feu. De quoi nous inquiéter ? » Le vénérable, arrivé, vit d'abord un souffle noir sur les murs du palais,
et dit : « Ce n'est qu'une petite épreuve. » Il se rendit directement auprès du roi. Le roi dit : « Maître, pourquoi êtes-vous venu ? » Le vénérable dit : « Je viens sauver les êtres sensibles. » Il dit : « Par quelle méthode les sauverez-vous ? » Le vénérable dit : « Je les sauverai chacun selon leur catégorie. » À ces mots, le brahmane ne put contenir sa colère. Il transforma aussitôt par magie une grande montagne au-dessus de la tête du vénérable. Le vénérable la désigna. Soudain, elle se trouva sur la tête de l'assemblée. Le brahmane et les autres, effrayés, se soumirent au vénérable. Le vénérable, compatissant envers leur égarement, désigna à nouveau la montagne, qui disparut aussitôt. Il exposa alors pour le roi les points essentiels du dharma, le conduisant vers le Véhicule authentique. Il dit encore au roi : « Dans ce pays,
Il y aura un saint qui me succédera. À cette époque, il y avait un fils de brahmane, âgé d'environ vingt ans.
Ayant perdu ses parents dès l'enfance, il ne connaissait ni son nom ni son clan. Parfois, il se nommait lui-même « Joyau ». C'est pourquoi les gens l'appelaient le Jeune Garçon Joyau. Il errait dans les villages, mendiant pour passer ses jours, semblable au bodhisattva Toujours-Sans-Mépris. Lorsqu'on lui demandait : « Pourquoi marches-tu si vite ? », il répondait aussitôt : « Pourquoi marches-tu si lentement ? » Lorsqu'on lui demandait quel était son nom de famille, il disait alors : « Le même que le vôtre. » On ne connaissait pas la raison de cela. Plus tard, le roi sortit en char avec le Vénérable. Voyant le Jeune Garçon Joyau se prosterner devant eux, le Vénérable dit : « Te souviens-tu des affaires passées ? »
Jusqu'à ce que, en effet, le Vénérable arriva en Inde orientale. Ce roi s'appelait Solide. Il vénérait le maître hétérodoxe, le Brahmane aux Longs Ongles. Lorsque le Vénérable fut sur le point d'arriver, le roi et le brahmane virent ensemble un souffle blanc traverser le ciel et la terre. Le roi dit : « Quel est ce présage ? » Le brahmane, ayant pressenti l'entrée du Vénérable dans le royaume, craignant que le roi ne se tourne vers le bien, dit : « Ceci est le signe de l'arrivée d'un démon. Quel présage y a-t-il là ? » Il rassembla aussitôt ses disciples et délibéra : « Moître Amitâ va entrer dans la capitale. Qui peut le contrecarrer ? » Un disciple dit : « Nous avons chacun des formules magiques qui peuvent ébranler le ciel et la terre, pénétrer l'eau et le feu. De quoi s'inquiéter ? » À son arrivée, le Vénérable vit d'abord une énergie noire sur les murs du palais et dit : « Un petit obstacle seulement. » Il se rendit directement auprès du roi. Le roi dit : « Maître, pourquoi êtes-vous venu ? » Le Vénérable dit : « Pour sauver les êtres sensibles. » « Par quelle méthode les sauverez-vous ? » « Je les sauverai chacun selon leur catégorie. » À ces mots, le brahmane, incapable de contenir sa colère, utilisa immédiatement ses pouvoirs magiques pour matérialiser une grande montagne au-dessus de la tête du Vénérable. Le Vénérable la désigna du doigt, et soudain elle se retrouva au-dessus de la tête des disciples du brahmane. Ceux-ci, terrifiés, se jetèrent aux pieds du Vénérable. Le Vénérable, compatissant envers leur aveuglement et leur confusion, désigna à nouveau la montagne qui disparut aussitôt. Il exposa alors au roi l'essentiel du Dharma, le guidant vers le Véhicule Véritable. Il dit aussi au roi : « Dans ce pays, il y aura un saint qui me succédera. À cette époque, il y avait un fils de brahmane, âgé d'environ vingt ans. Ayant perdu ses parents dès l'enfance, il ne connaissait ni son nom ni son clan. Parfois, il se nommait lui-même « Joyau ». C'est pourquoi les gens l'appelaient le Jeune Garçon Joyau. Il errait dans les villages, mendiant pour passer ses jours, semblable au bodhisattva Toujours-Sans-Mépris. Lorsqu'on lui demandait : « Pourquoi marches-tu si vite ? », il répondait aussitôt : « Pourquoi marches-tu si lentement ? »
Lorsqu'on lui demandait quel était son nom de famille, il disait alors : « Le même que le vôtre. » On ne connaissait pas la raison de cela. Plus tard, le roi sortit en char avec le Vénérable. Voyant le Jeune Garçon Joyau se prosterner devant eux, le Vénérable dit : « Te souviens-tu des affaires passées ? » Il répondit : « Je me souviens qu'il y a d'innombrables kalpas, j'habitais avec le Maître. Le Maître exposait le Mahāprajñāpāramitā, et je commentais les sutras les plus profonds. Les événements d'aujourd'hui correspondent aux causes passées. » Le Vénérable dit encore au roi : « Ce jeune garçon n'est autre que le bodhisattva Mahāsthāmaprāpta. Après ce saint, deux autres personnes apparaîtront. L'une convertira l'Inde du Sud, l'autre aura un lien karmique avec la Chine. Dans quatre ou cinq ans, il reviendra en ces lieux. »
C'est pourquoi, en raison des causes passées, on le nomma Prajñātāra. Cela correspondait aux causes passées. Le Vénérable dit encore au roi : « Ce jeune garçon n'est autre que le bodhisattva Mahāsthāmaprāpta. Après ce saint, deux autres personnes apparaîtront. L'une convertira l'Inde du Sud, l'autre aura un lien karmique avec la Chine. Dans quatre ou cinq ans, il reviendra en ces lieux. »
C'est pourquoi, en raison des causes passées, on le nomma Prajñātāra.
Parce qu'il se souvient des causes passées, on le nomme Prajñātāra.
Les patriarches qui transmettent le sceau de l'esprit du Bouddha, les sages dont le terrain de l'esprit est ouvert et lumineux, qu'ils soient arhats ou bodhisattvas, parce qu'ils ne voilent pas la voie originelle, certains sont même des tathagatas réalisés depuis l'éternité. Même s'ils semblent être des débutants ou des apprenants avancés, si un seul instant fait tourner l'opportunité, ils manifestent la vertu originellement possédée, sans la moindre déficience. Ils sont identiques aux tathagatas, en harmonie avec tous les vénérables. Bien qu'ils n'apparaissent ni ne disparaissent, ils ne tendent pas non plus une seule main. Il n'y a pas de multiplicité ni de distinction particulière.
Ainsi, voir aujourd'hui, c'est voir l'éternité. Regarder vers l'éternité, c'est protéger aujourd'hui. Il est né avec toi, il demeure avec moi. Pas la moindre séparation, pas un instant sans compagnie. Quand on atteint ce terrain, ce n'est pas la loi du passé et du présent, ce n'est pas l'affaire des sens, des objets et de la conscience. C'est pourquoi on dit : hériter du dharma transcende les trois temps, la réalisation et l'accord se prolongent à travers l'ancien et le moderne. Ainsi, l'aiguille d'or et le fil de jade traversent discrètement et continûment. En regardant attentivement, lequel est lui, lequel est moi ? Pas la moindre opportunité subtile ne se manifeste, pas la pointe de l'opportunité ne se révèle. Arrivé là, nul ne reste assis. Inévitablement, il vient partager à côté.
Ainsi, dans les conditions récentes, le maître expose la grande prajñā, et moi je transmets les sutras profonds. Si la forme est pure, toute sagesse est pure. Pas de différence, pas de distinction. Les êtres sensibles sont la nature de bouddha.
La nature de bouddha est les êtres sensibles. Lui n'introduit pas d'objet extérieur, celui-ci ne manie pas de loi intérieure. Bien que les deux opportunités se soient ainsi séparées, en fin de compte, la multitude n'est pas différente. C'est pourquoi on dit Prajñātāra. Comme le précédent, Vasiṣṭha... Pas la moindre opportunité subtile ne se manifeste, pas la pointe de l'opportunité ne se révèle. L'ancien et le moderne ne doivent pas être séparés. Le vide et l'existence seraient-ils différents ? Ainsi, les anciens dirent : Si ici on comprend complètement et qu'il n'y a absolument rien, comment le corps et la fonction pourraient-ils faire obstacle, distinction ou non-distinction ? Si on emprunte le vide comme corps des myriades de phénomènes, il n'y a pas de fond face à l'apparence d'un seul fil ou d'un seul poil. Si on emprunte les myriades de phénomènes comme fonction du vide, il n'y a pas de voie différente d'un seul fil ou d'un seul poil. Ainsi, arrivé là, même si on comprend que la transmission de la voie entre maître et disciple, l'approbation des bouddhas et patriarches, comporte encore de nombreuses sortes, cela semble avoir des étapes. Même si on réalise qu'il n'y a pas deux aspects, on est encore un homme portant une planche. En examinant et délibérant attentivement, l'aigrette debout dans la neige n'est pas de la même couleur. Le clair de lune et les fleurs de roseau ne lui ressemblent pas. En parcourant ainsi, portant de la neige dans un bol d'argent, cachant une aigrette dans le clair de lune... Le Sūtra de la Grande Prajñāpāramitā dit : Si toute sagesse est pure, sans dualité, sans deux parties, sans distinction, sans interruption. Ainsi, on le nomme Prajñātāra. Le Jingde Chuandeng Lu dit : L'aigrette debout dans la neige n'est pas de la même couleur, le clair de lune et les fleurs de roseau ne lui ressemblent pas. Pour distinguer les conditions récentes, il y a des paroles humbles. Assemblée, voulez-vous entendre ?
La lumière de la lune au fond de l'étang brille dans le vide. La force de l'eau rejoignant le ciel pénètre claire et pure. En puisant à plusieurs reprises, on sait finalement qu'il y a quelque chose. Vaste et étendu, partagé à côté, le vide blanc se réalise.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第二十七祖、般若多羅尊者、因二十六祖曰、
汝憶往事否。師曰、我念遠劫中。與師同居。師演摩訶般若、我轉甚深修多羅。今日之事。蓋契昔因。
東印度の人なり。
時に不如密多、
《景德傳燈錄》東印度人也。(T 2076.51.216a19).東印度に到る。彼の王を堅固と名く。外道を奉じて長爪梵志を師とす。尊者、將に到らんとするに曁て、王と梵志と同く白氣の上下を貫ぬくを覩る。王曰く、斯れ何の瑞ぞや。梵志、預め尊者の境に入るを知て、王の善に遷らんことを恐れ、乃ち曰く、此は是れ魔來るの兆のみ。何の瑞か之れ有らん。既に諸徒衆を鳩めて議して曰く、不如密多、將に都城に入らんとす。誰か能く之を挫かん。弟子曰く、我等各呪術あり。以て天地をも動し水火にも入るべし。何をか患へんや。 尊者、至て先づ宮墻に黒氣あるを見て、
乃ち曰く、小難のみ。直に王所に至る。王曰く、師來て何をか爲さんとす。尊者曰く、將に衆生を度せんとす。曰く、何の法を以て度せん。尊者曰く、各其類を以て之を度せん。時に梵志この言を聞て其怒に堪へず。卽ち幻法を以て大山を尊者の頂上に化す。尊者之を指す。忽ち彼の衆の頭上に在り。梵志等、怖懼して尊者に投ず。尊者、其愚惑を愍て、再び之を指すに化山隨て滅す。乃ち王の爲めに法要を演説して、眞乘に趣かしむ。又王に謂て曰く、此國、
當に聖人ありて我に繼ぐべし。是時に婆羅門の子あり、二十許、
幼より父母を失て名氏を知らず。或は自ら瓔珞と言ふ。故に人、之を瓔珞童子と謂ふ。閭里に遊行し丐求して日を度る。常不輕の類の如し。人、汝行くこと何ぞ急なると問へば、卽答て曰く、汝行くこと何ぞ慢なる。或は何の姓ぞと問へば、乃ち曰く、汝と同姓と。
其故を知ることなし。後に王、尊者と同車して出づ。瓔珞童子の前に稽首するを見て、尊者曰く、汝往事を憶ふや否や。乃至、蓋し《景德傳燈錄》至東印度。彼王名堅固。奉外道師長爪梵志。暨尊者將至。王與梵志同覩白氣貫于上下。王曰。斯何瑞也。梵志預知尊者入境。恐王遷善乃曰。此是魔來之兆耳。何瑞之有。即鳩諸徒衆議曰。不如蜜多將入都城。誰能挫之。弟子曰。我等各有呪術。可以動天地入水火。何患哉。尊者至先見宮牆有黑氣。乃曰。小難耳。直詣王所。王曰。師來何爲。尊者曰。將度衆生。曰以何法度。尊者曰。各以其類度之。時梵志聞言不勝其怒。即以幻法化大山於尊者頂上。尊者指之忽在彼衆頭上。梵志等怖懼投尊者。尊者愍其愚惑。再指之化山隨滅。乃爲王演説法要俾趣眞乘。又謂王曰此國當有聖人而繼於我。是時有婆羅門子。年二十許。幼失父母。不知名氏。或自言瓔珞。故人謂之瓔珞童子遊行閭里匃求度日。若常不輕之類。人問汝何行急。即答云。汝何行慢。
或問何姓。乃曰。與汝同姓。莫知其故。後王與尊者同車而出。見瓔珞童子稽首於前。尊者曰。汝憶往事否。曰我念遠劫中與師同居。師演摩訶般若。我轉甚深修多羅。今日之事蓋契昔因。尊者又謂王曰。此童子非他。即大勢至菩薩是也。此聖之後復出二人。一人化南印度。一人緣在震旦。四五年内却返此方。
遂以昔因故名般若多羅。(T 2076.51.215c16-216a12).昔因に契へり。尊者、又王に謂て曰く、此童子は他に非ず。卽ち大勢至菩薩、是なり。此聖の後に二人を出さん。一人は南印度を化し、一人は縁、震旦に在り。四五年の内に此方に返らんと欲す。
遂に昔因を以ての故に、般若多羅と名く。
昔因を以ての故に、般若多羅と名く). The “ ” mentioned夫れ傳佛心印の祖師、心地開明の聖者、或は羅漢、或は菩薩なることは、
不昧本來の道なる故に、久遠成の如來なるもあり。設ひ初機後學に似たりとも、一念若し機を廻せば、本來具德を顯はして、一毫も都て欠たることなし。如來と同共し、諸尊と和合す。一出一沒するに非ざれども、共に一隻手を出すに非ず。多種なく別條なし。
故に今日を見るは久遠を見るなり。久遠を顧りみれば今日を護るなり。汝と同生せり、我と同居せり。絲毫も離るることなく、片時も伴なはずといふことなし。這箇の田地に到り得る時、古來今の法に非ず、根境識の事に非ず。故に謂ふ、嗣法は三際を超越し、證契は古今に連綿たり。是の如くなる故に金針玉線密密として串通す。子細に見來れば、何れか是れ彼、何れか是れ我。纎機も顯はれず、機鋒も露はすことなし。此に到りて得坐せざるなし。必ず傍らに分ち來る。
故に適來の因縁にも、師は摩訶般若を演説し、我は甚深修多羅を轉ず。若し色清淨なれば一切智智清淨なり。異もなく別もなし。衆生卽佛性なり。
佛性卽衆生。彼れも外物を入れず、此も内法を運ばず。兩機恁麼に分れたりと雖も、多數終に異ならず。故に般若多羅と曰ふ。上の婆舎斯多の如 纎機も顯はれず、機鋒も露はすことな古今分つべからず。空有豈異ならんや。故に古人曰く、此中若し了じて全く無事ならば、體用何ぞ妨げん、分不分と。虛空を借りて森羅萬像の體とすれば、一絲一毫の面目に對する底なし。森羅萬像を借て虛空の用とすれば、一絲一毫の異路なし。故に此に到て師資道傳、佛祖の印可、尚ほ多種なりと解するも、節目あるに似たり。兩般なしと會するも尚ほ是れ担板漢なり。子細に驗點商量すれば、鷺鶿、雪に立て同色に非ず。明月蘆華、他にず。恁麼に游踐して、銀椀に雪を盛りもてゆき、明月に鷺を藏しもてゆ《大般若波羅蜜多經》若一切智智清淨、無二、無二分、無別、無斷故。(T故に、般若多羅と名く), : 故名般若多羅《景德傳燈錄》鷺鸞立雪非同色、明月蘆華不似他。(T 2076.51.455c15-16).適來の因縁を辨別せんとするに、適ま卑語あり。大衆、聞かんと要すや。
潭底蟾光空裏明。連天水勢徹昭清。再三撈漉縱知有。寛廓旁分虛白成。
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