Dàoxìn
Présentation
Dàoxìn (道信, 580–651), quatrième patriarche chinois, fut le premier à établir une communauté Chan permanente, au mont Potou (破頭山, « montagne de la tête brisée »). Il y instaura la règle du travail manuel pour les moines — l'agriculture comme pratique spirituelle.
À l'âge de quatorze ans, il vint trouver Sēngcàn et dit : « Je vous en prie, maître, ouvrez pour moi la porte de la libération. » Sēngcàn répondit : « Qui t'emprisonne ? » Dàoxìn réfléchit et dit : « Personne. » Sēngcàn dit : « Alors pourquoi demander la libération ? » À ces mots, Dàoxìn s'éveilla.
Keizan célèbre en Dàoxìn l'intégration du travail et de la méditation : la Voie n'est pas un retrait du monde, mais une transformation complète de la vie quotidienne.
Le trente-et-unième patriarche, le maître chan Dayi, rendit hommage au grand maître Jianzhi en disant :
Je souhaite que le vénérable fasse preuve de compassion et m'accorde la porte du dharma de la libération. Le patriarche demanda : Qui t'a lié ? Le maître répondit : Personne ne m'a lié. Le patriarche dit :
Pourquoi alors cherches-tu encore la libération ? À ces mots, le maître connut une grande illumination.
Le nom du maître était Daoxin.
Son nom de famille était Sima. Ses ancêtres résidaient à Henei. Plus tard, il déménagea dans le district de Guangji, préfecture de Qizhou. Le maître naquit avec une nature extraordinaire. Dès son plus jeune âge, il aspirait aux diverses portes de la libération de l'école de la vacuité, comme s'il s'agissait d'une pratique acquise dans une vie antérieure.
Le nom de famille était Sima. Ses ancêtres résidaient à Henei. Plus tard, il déménagea dans le district de Guangji, préfecture de Qizhou. Le maître naquit avec une nature extraordinaire. Dès son plus jeune âge, il aspirait aux diverses portes de la libération de l'école de la vacuité, comme s'il s'agissait d'une pratique acquise dans une vie antérieure. À l'âge de quatorze ans, il rendit visite au troisième patriarche et dit : Je souhaite que le vénérable fasse preuve de compassion... À ces mots, le maître connut une grande illumination.
Il servit avec labeur durant neuf années, puis reçut les préceptes à Jizhou où il servit avec une dévotion particulière. Le Patriarche le mit à l'épreuve à plusieurs reprises par des questions subtiles. Sachant que ses conditions étaient mûres, il lui transmit alors le kesa et le dharma.
Il perpétua le style des patriarches, maîtrisant son esprit sans dormir, ne s'allongeant pas sur le côté - cela dura près de soixante ans. La treizième année de l'ère Daye des Sui, il conduisit ses disciples jusqu'à Jizhou. La région étant assiégée par des bandits depuis soixante-dix jours sans relâche, la multitude était saisie d'effroi. Le maître, pris de compassion, leur enseigna de réciter le Mahaprajna. Les brigards, observant les créneaux, crurent voir des soldats divins. Ils se dirent alors : 'Il doit y avoir dans la cité un homme extraordinaire, nous ne pouvons l'attaquer.'Et ils se retirèrent progressivement. L'année Jiashen de l'ère Wude des Tang, le maître retourna à Qichun et résida au mont Potou. Les disciples affluèrent comme des nuages.
Un jour, sur la route de Huangmei, il rencontra personnellement Hongren, et sur le sommet de Niutou, fit jaillir une branche latérale. C'était l'année Guimao de l'ère Zhenguan. L'empereur Taizong, ayant entendu parler du goût du dharma du maître, désira contempler son allure. Il émit un décret le convoquant à la capitale. Le maître présenta des tablettes déclinant l'invitation, à trois reprises, prétextant finalement la maladie. Une quatrième fois, l'empereur ordonna à l'émissaire : 'S'il ne vient vraiment pas, apporte-moi sa tête.'L'émissaire arriva à la montagne et transmit l'ordre. Le maître tendit le cou vers la lame, son expression solennelle. L'émissaire, trouvant cela extraordinaire, retourna rapporter la situation. L'empereur en fut encore plus admiratif. Il lui offrit alors des soieries précieuses, lui permettant d'accomplir sa volonté.
Lorsque les bandits observèrent depuis les créneaux, ils virent comme une armée divine. Ils se dirent alors entre eux : 'Il doit y avoir un homme extraordinaire dans la ville, nous ne pouvons l'attaquer.'Et ils se retirèrent peu à peu. En l'année jiashen de l'ère Wude des Tang, le maître retourna à Qichun. Au printemps, il résida sur le mont Potou. Les disciples affluèrent comme des nuages.
Le Jingde Chuandeng Lu transmet la lignée ancestrale. Il maîtrisa son esprit sans dormir, ne s'allongeant pas sur le côté, pendant près de soixante ans. Sous la treizième année de l'ère Daye des Sui, il conduisit ses disciples jusqu'à la préfecture de Ji. Alors que des bandits assiégeaient la ville depuis soixante-dix jours sans relâche, causant une grande terreur parmi la population, le maître, pris de compassion, leur enseigna la récitation du Mahaprajna. Les bandits, observant les remparts, crurent voir des soldats divins et se dirent : 'Il doit y avoir un homme extraordinaire dans la ville, nous ne pouvons l'attaquer.'Ils se retirèrent progressivement. En l'année jiashen de l'ère Wude des Tang, le maître retourna à Qichun et résida sur le mont Potou, où les disciples affluèrent comme des nuages. Un jour, sur la route de Huangmei, il rencontra personnellement Hongren, et sur le sommet de Niutou, il fit jaillir une branche latérale. C'était l'année guimao de l'ère Zhenguan. L'empereur Taizong des Tang, ayant entendu parler de la saveur de la Voie du maître, désira contempler son allure et l'invita par décret à la capitale. Le maître présenta des mémoires déclinant l'invitation à trois reprises, finissant par invoquer la maladie pour refuser. Une quatrième fois, l'empereur ordonna à l'émissaire : 'S'il refuse de venir, rapporte-moi sa tête.'L'émissaire se rendit dans la montagne et transmit l'ordre. Le maître tendit le cou pour recevoir le glaive, son expression restant solennelle. L'émissaire, impressionné par cette attitude extraordinaire, retourna faire son rapport.
L'empereur ajouta encore ses louanges et son admiration. Il lui offrit des étoffes précieuses, afin de réaliser ses aspirations.
Jusqu'au quatrième jour du neuvième mois intercalaire de l'année Xinhai de l'ère Yonghui de l'empereur Gaozong, soudain il donna ses dernières instructions à ses disciples en disant :
Tous les phénomènes, sans exception, sont libérés. Vous, prenez chacun soin de votre pratique et répandez [l'enseignement] pour l'avenir.
Ayant ainsi parlé, il s'assit paisiblement et trépassa. Il avait soixante-douze ans. Une stûpa fut érigée sur la montagne d'origine. Le huitième jour du quatrième mois de l'année suivante, la porte de la stûpa s'ouvrit d'elle-même sans raison, son apparence était comme en vie. Dès lors, les disciples n'osèrent plus jamais la refermer. Plus tard, le titre posthume de Grand Médecin Chan lui fut conféré.
Le Chan Jingde Chuandeng Lu rapporte : Durant l'année Guimao de l'ère Zhenguan, l'empereur Taizong, attiré par la saveur du dharma du maître et désirant contempler son aura, émit un édit le convoquant à la capitale. Le maître présenta des mémoires déclinant poliment l'invitation, à trois reprises. Finalement, il refusa en prétextant la maladie. Pour la quatrième fois, l'empereur ordonna à l'émissaire : "S'il ne vient pas, rapporte-moi sa tête." L'émissaire arriva à la montagne et transmit l'ordre. Le maître tendit alors le cou vers la lame, son expression était solennelle. L'émissaire, étonné, retourna faire son rapport. L'empereur en fut encore plus admiratif. Il lui offrit alors des soieries précieuses pour respecter sa volonté. Jusqu'au quatrième jour du neuvième mois intercalaire de l'année Xinhai de l'ère Yonghui de l'empereur Gaozong. Soudain, il donna ses dernières instructions à ses disciples en disant : "Tous les phénomènes, sans exception, sont libérés. Vous, prenez chacun soin de votre pratique et répandez [l'enseignement] pour l'avenir." Ayant ainsi parlé, il s'assit paisiblement et trépassa à l'âge de soixante-douze ans. Une stûpa fut érigée sur la montagne d'origine. Le huitième jour du quatrième mois de l'année suivante, la porte de la stûpa s'ouvrit d'elle-même sans raison.
Son apparence était comme en vie. Dès lors, les disciples n'osèrent plus jamais la refermer. L'empereur Daizong lui conféra le titre posthume de Grand Médecin Chan. En vérité, parmi les récits de vie des divers maîtres, bien qu'aucun ne soit supérieur ou inférieur, lui, dès l'enfance, aspirait à l'école de la vacuité, comme par une habitude d'une vie antérieure. Durant toute sa vie, il ne s'approcha pas des princes et des ministres, il s'appliqua à la pratique de la voie avec une détermination inébranlable. Il exposa d'abord la porte du dharma de la libération, et de surcroît, à l'heure de sa mort, il ouvrit la porte du dharma de la libération, montrant finalement qu'il n'était pas lié par la naissance et la mort. Vraiment, c'était une rencontre unique en mille ans, un être extraordinaire et transcendant.
La pratique dans la porte de la vacuité est appelée depuis l'origine "porte du dharma de la libération". Même les bouddhas et les êtres vivants ne peuvent vous lier.
De plus, comment pourrait-il y avoir quoi que ce soit concernant la naissance et la mort ? Ainsi, il ne faut pas discuter en termes de corps et d'esprit, ni distinguer en termes d'illusion et d'éveil. Même si l'on parle de l'esprit, des objets, des afflictions ou de l'éveil, tout cela n'est que des noms différents pour soi-même. C'est pourquoi il n'y a pas de séparation entre les montagnes et les rivières, pas de distinction entre l'environnement et soi. En conséquence, quand il fait froid, le froid tue le maître ; quand il fait chaud, la chaleur tue le maître.
De plus, quand on dépasse d'un coup cette barrière, ce n'est plus cette logique. On dit : pas d'attachement, pas de libération ; pas d'autre, pas de soi. C'est pourquoi on n'établit pas de nom pour chaque chose, on ne divise pas les formes des objets. Ainsi, les mérites sont épuisés. Comment pourrait-on être limité par le partiel ou le juste ? Dans la salle, il n'y a finalement pas de place pour s'asseoir correctement. Ne demeurez pas dans les deux extrémités de la verticale et de l'horizontale.
Si vous voyez ainsi, vous n'utilisez même pas le nom de libération, comment pourriez-vous détester les affaires de l'attachement ? Pourtant, vous avez réellement une lumière, cela s'appelle voir les trois mondes. Votre langue a un goût supplémentaire, cela s'appelle ajuster les six saveurs. C'est pourquoi partout vous émettez de la lumière, à chaque instant vous ajustez la nourriture. Même si les saveurs viennent et partent, là où il n'y a pas de saveur, il y a une saveur profonde. Même si les visions viennent et partent, là où il n'y a pas de poussière colorée, il y a une vraie couleur. C'est pourquoi il ne faut pas s'approcher des rois et des ministres, il n'y a pas de place pour que le corps et l'esprit s'assoient ou se couchent.
Le Sutra du Lotus dit : 'Le Tathagata connaît et voit véritablement les aspects des trois mondes, il n'y a ni naissance ni mort, ni retrait ni sortie, ni existence dans le monde ni extinction, ni réel ni illusoire, ni identique ni différent, ne voyant pas les trois mondes comme les trois mondes.'De telles choses, le Tathagata les voit clairement, sans erreur. Si vous pouvez atteindre cet état, le Grand Maître du Quatrième Patriarche, c'est précisément vous tous ; vous tous, vous êtes précisément le Grand Maître du Quatrième Patriarche. N'est-ce pas entièrement la porte de la libération ? N'est-ce pas la propagation dans le futur ? La porte et la fenêtre de la tour sans jointure s'ouvrent soudainement. L'apparence habituelle apparaît avec dignité et aisance.
Pour aujourd'hui, il y a encore un humble chant. Je souhaite commenter les causes et conditions précédentes. Assemblée, voulez-vous écouter ?
L'esprit vide, la sagesse pure, pas de mal ni de bien. Ici, on ne sait pas ce qu'est l'attachement ou la libération. Même si l'on distingue les cinq agrégats et les quatre grands éléments, voir, entendre, les sons et les formes ne sont finalement pas autres.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十一祖、大醫禪師、禮鑑智大師曰、
願和尚慈悲、乞與解脱法門。祖曰、誰縛汝。師曰、無人縛。祖曰、
何更求解脱乎。師於言下大悟。
師諱は道信。
姓は司馬氏。世世河内に居す。後に蘄州の廣濟縣に徙る。師生れて超異なり。幼より空宗の諸の解脱門を慕ふ、宛も宿習の如し。
《景德傳燈錄》姓司馬氏世居河内。後徙於蘄州之廣濟縣。師生而超異。幼慕空宗諸解脱門。宛如宿習。(T 2076.51.222b2-4).年始て十四にして三祖大師に參じて曰く、願くは和尚、慈悲、乃至、師言下に於て大悟す。
服勞すること九載、後に吉州に於て受戒侍奉して尤も謹めり。祖、
屢試みるに玄微を以てす。其縁熟することを知て、乃ち衣法を附《景德傳燈錄》年始十四。來禮師曰。願和尚慈悲乞與解脱法門。師曰。誰縛汝。曰無人縛。師曰。何更求解脱乎。信於言下大悟。(T 2076.51.221c18-21).《景德傳燈錄》服勞九載。後於吉州受戒侍奉尤謹。師屢試以玄微。知其緣熟祖風を續ぎ攝心寐ぬることなく、脇の席に至らざる者、僅に六十年。
隋の大業十三載、徒衆を領して吉州に抵る。郡盗、城を囲て七旬解かざるに値て、萬衆惶怖す。師、之を愍て教へて摩訶般若を念ぜしむ。
時に賊衆、雉堞間を望めば神兵あるが如し。乃ち相謂て曰く、城内必ず異人あらん、攻むべからずと。稍稍に引去る。唐の武德甲申の歳、師却て蘄に返る。春、破頭山に住す。學侶雲の如く臻る。
《景德傳燈錄》嗣祖風。攝心無寐脇不至席者。僅六十年。隋大業十三載。領徒眾抵吉州。値群盜圍城七旬不解。萬眾惶怖。師愍之教令念摩訶般若。時賊眾望雉堞間。若有神兵。乃相謂曰。城内必有異人。不可攻矣。稍稍引去。唐武德甲申歳。師却返蘄春住破頭山。學侶雲臻。(T 2076.51.222b4-10).一日、黄梅路上にして親く弘忍を接し、牛頭頂上に横に一枝を出す。時に貞觀癸卯の年なり。太宗皇帝、師の道味を嚮て風彩を瞻んと欲す。詔して京に赴かしむ、師、上表して遜謝すること前後三返、終に疾を以て辭す。第四度に使に命じて曰く、如し果して起たずんば卽ち首を取り來れ。使、山に至て旨を諭す。師、頸を引て刃に就かんとす。神色儼然たり。使、これを異として廻て狀を以て聞す。
帝、彌よ歎慕を加ふ。就て珍繒を賜ひ、以て其の志を遂げしむ。
高宗の永徽辛亥歳閏九月四日に迄て、忽ち門人に垂誡して曰く、
一切諸法、悉皆解脱す。汝等、各自護念して未來を流化せよと。
言訖て安坐して逝す。壽七十有二。本山に塔す。明年四月八日、塔戸故なくして自ら開く、儀相生るが如し。爾後、門人敢て復た閉ぢず。後に號を大醫禪師と賜ふ。
《景德傳燈錄》貞觀癸卯歳。太宗嚮師道味欲瞻風彩。詔赴京師。上表遜謝前後三返。竟以疾辭。第四度命使曰。如果不起即取首來。使至山諭旨。師乃引頸就刃神色儼然。使異之迴以狀聞。帝彌加歎慕。就賜珍繒以遂其志。迄高宗永徽辛亥歳閏九月四日。忽垂誡門人曰。一切諸法悉皆解脱。汝等各自護念流化未來。言訖安坐而逝壽七十有二。塔于本山。明年四月八日塔戸無故自開。
儀相如生。爾後門人不敢復閉。代宗諡大醫禪師。(T 2076.51.222b23-c4).正に諸師の行狀、何れも勝劣なしと雖も、幼より空宗を慕ふ、宛かも宿習の如し。一期、王臣に近かず、辦道修練して一志不退なり。最初解脱の法門を宣説し、剩つさへ死期に解脱の法門を開き、遂に生死の縛することなきことを知らしむ。實に夫れ千歳の一遇、超絶の異人なり。
空門の修練、本より解脱の法門と號す。生佛、尚ほ汝を縛することなし。
更に何の生死の相關るべきかあらん。然れば身心を以て論量すべきに非ず、迷悟を以て辨別すべきに非ず。心と説き境と説き、煩惱菩提と説くとも、悉く是れ自の異名なり。故に山河隔なく、依正別異なし。之に依て、寒の時は闍黎を寒殺し、熱の時は闍黎を熱殺するなり。
更に此關を一超する時、又這箇の道理に非ず。謂ゆる無縛無解、無彼無此。故に箇箇名を立せず、物物形を分たず。故に功勳を及盡す。豈偏正に拘らんや。堂に當て遂に正坐の分なし。縱横兩頭の機に住まること勿れ。
若し恁麼に見得すれば、尚ほ解脱の名を用ゐず、豈繫縛の事を厭はん然も汝實に光明あり、是を見三界と謂ふ。汝が舌、餘味あり、是を調六味と名く。故に處處放光し、時時調饍す。味來り味去るとも、滋味なき所に深き滋味あり。見來り見去るとも、色塵なき所に眞色あり。故に王臣に近くべきなく、身心の坐臥すべきなし。
《妙法蓮華經》如來如實知見三界之相、無有生死、若退若出、亦無在世及滅度者、非實非虛、非如非異、不如三界見於三界、如斯之事、如來明見,無有錯若し能く這箇の田地に到り得ば、四祖大師、卽ち是れ汝諸人、汝諸人、正に四祖大師ならん。是れ悉皆解脱門なるに非ずや、是れ流化未來なるに非ずや。無縫塔の戸窓、忽然として開け來る。平生の相貌、雍容として顯はれ將ち來る。
且らく今日、又卑頌あり。適來の因縁を指注せんと思ふ。大衆、聞かんと要すや。
心空淨智無邪正。箇裏不知縛脱何。縱別五蘊及四大。見聞聲色終非他。
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