Shítóu Xīqiān
Présentation
Shítóu Xīqiān (700-790), huitième patriarche chinois, construisit une cabane sur une pierre plate au sommet du mont Nanyue, d’où son surnom « Tête de Pierre ».
Auteur du Cāndòng Sòng qui jette les bases des Cinq Rangs de l’école Sōtō, il fut le maître de plusieurs grands patriarches.
Keizan : la stabilité de la pierre n’est pas rigidité — l’esprit éveillé est stable comme la pierre mais libre comme l’oiseau.
Le trente-cinquième patriarche, le Grand Maître Wu Ji, rendit visite à Qing Yuan. Yuan lui demanda :
D'où viens-tu ? Le Maître dit : De Cao Xi. Yuan leva alors son chasse-mouches et dit : Cao Xi a-t-il aussi cela ? Le Maître dit : Non seulement Cao Xi, mais même l'Inde occidentale ne l'a pas. Yuan dit : N'as-tu jamais été en Inde occidentale ? Le Maître dit : Si j'y étais allé, cela existerait. Yuan dit : Ce n'est pas encore cela, dis autre chose. Le Maître dit : Le vénérable doit aussi en exprimer la moitié. Ne vous appuyez pas entièrement sur le disciple. Yuan dit : Je ne refuse pas de vous le dire, mais je crains qu'ensuite personne ne puisse le porter.
Le Maître dit : Le portage n'est pas absent, mais personne ne peut l'exprimer. Yuan le frappa avec le chasse-mouches. Le Maître atteignit alors la grande illumination.
Le nom du Maître était Xi Qian.
Il était le fils de la famille Chen, de Gao'an dans la préfecture de Duan. Dès le début de sa grossesse, sa mère n'aimait pas la nourriture carnée. Dans son enfance, bien que jeune, il ne dérangeait pas sa nourrice. Après avoir atteint l'âge adulte, il se fit une promesse à lui-même. Dans son village montagnard, les gens superstitieux craignaient les esprits et pratiquaient de nombreux cultes déviants. Ils avaient pour habitude de tuer des bœufs et de verser du vin en offrande. Le Maître allait souvent détruire les sanctuaires désordonnés, prenait les bœufs et rentrait. Cela se produisait plusieurs dizaines de fois par an.
Les anciens du village ne pouvaient l'en empêcher.
Le Maître était originaire de Gaoyao dans la préfecture de Duanzhou. Son nom de famille était Chen. Dès le début de sa grossesse, sa mère n'aimait pas la nourriture carnée. Bien qu'étant encore enfant, le Maître ne nécessitait pas de nourrice. Devenu adulte, il tenait ses promesses de lui-même. Les habitants des villages et grottes, craignant les esprits et les démons, pratiquaient de nombreux sacrifices impurs. Tuer des bœufs et offrir de l'alcool était pour eux une habitude courante. Le Maître s'y rendait alors, détruisait les sanctuaires désordonnés, prenait les bœufs et revenait. Le nombre dépassait plusieurs dizaines par an. Les anciens du village ne pouvaient l'en empêcher. À quatorze ans, il se rendit pour la première fois à Caoqi.
Il reçut l'ordination mais n'avait pas encore reçu les préceptes complets.
Le Sixième Patriarche allait manifester son extinction. Le Maître demanda : 'Après le départ du vénérable, Xiqian ne sait à qui se fier.'Le Patriarche dit : 'Cherche en réfléchissant.'Lorsque le Patriarche quitta ce monde, le Maître s'asseyait droit en méditation dans des lieux tranquilles, silencieux comme oubliant la vie. À cette époque, les habitants des villages et grottes craignaient les esprits et les démons, pratiquaient de nombreux sacrifices impurs. Tuer des bœufs et offrir de l'alcool était pour eux une habitude courante. Le Maître s'y rendait alors, détruisait les sanctuaires désordonnés, prenait les bœufs et revenait. Le nombre dépassait plusieurs dizaines par an. Les anciens du village ne pouvaient l'en empêcher. Plus tard, il se rendit directement à Caoqi. Le Sixième Patriarche le prit comme disciple, mais il n'avait pas encore reçu les préceptes complets. Le premier moine, le vénérable Huairang du Nanyue, lui demanda : 'Ton maître est déjà parti, pourquoi t'asseoir vainement ?'Le Maître dit : 'Je reçois son dernier enseignement, donc je cherche en réfléchissant.'Rang dit : 'Tu as un frère aîné dans le dharma, le vénérable Xing Si. Il réside maintenant à Qingyuan. Ta connexion karmique est avec lui.'
Les paroles du Patriarche sont très directes, c'est toi seul qui es confus. Sur ce, le Maître salua le reliquaire du Patriarche et se rendit directement à Qingyuan.
Yuan demanda : 'On dit qu'il y a des nouvelles du sud des montagnes.'Le Maître dit : 'On ne dit pas qu'il y a des nouvelles du sud des montagnes.'Yuan dit : 'Si c'est ainsi, d'où viennent le grand canon et le petit canon ?'Le Maître dit : 'Tout part d'ici.'Yuan approuva cela.
Le Sixième Patriarche allait manifester son extinction. Un śrāmaṇera nommé Xiqian demanda : 'Après le départ du vénérable, Xiqian ne sait à qui se fier.'Le Patriarche dit : 'Cherche en réfléchissant.'Lorsque le Patriarche quitta ce monde, Xiqian s'asseyait droit en méditation dans des lieux tranquilles, silencieux comme oubliant la vie. Le premier moine demanda :
Ton maître est déjà parti, pourquoi restes-tu assis en vain ? Shitou dit : Je reçois ses derniers enseignements, c'est pourquoi je médite ici. Le premier moine dit : Tu as un frère dans le dharma, le moine Xingxi, qui réside maintenant à Jizhou. Ta destinée se trouve là-bas. Les paroles du maître sont très directes, c'est toi qui t'égare. En entendant ces mots, Shitou salua et quitta le sanctuaire du patriarche, se rendant directement auprès de Jingran. Les échanges entre eux étaient ordinaires. Un jour, Qingyuan leva son chasse-mouches et dit : En retournant à Caoxi, y a-t-il cela ? Le maître dit : Non seulement à Caoxi, mais même en Inde occidentale, cela n'existe pas. Depuis les temps anciens jusqu'à aujourd'hui, lever le chasse-mouches montre l'origine de cela : parfois ouvrir la porte, parfois amener les gens à trancher la bifurcation, parfois amener les gens à pointer directement.
Parfois amener les gens à pointer directement et rapidement. Qingyuan montra à nouveau, c'est-à-dire que c'était un test. Cependant, le maître n'avait pas encore compris cette affaire, il fixait encore ses yeux sur l'endroit où le chasse-mouches était levé, et dit alors : Non seulement à Caoxi, mais même en Inde occidentale, cela n'existe pas.
Un jour, Xingxi demanda au maître : Quelqu'un dit qu'au sud des montagnes il y a des nouvelles. Le maître dit : Quelqu'un ne dit pas ainsi. Il dit : Si c'est ainsi, d'où viennent le grand canon et le petit canon ? Le maître dit : Ils viennent tous d'ici. En fin de compte, rien ne lui manque. Xingxi fut très d'accord. À cet endroit où le chasse-mouches est levé, comment encore établir un Caoxi ou une Inde occidentale ? Une telle vision est encore une discussion sur les objets. C'est pourquoi Qingyuan le réprimanda et dit : Es-tu jamais allé en Inde occidentale ou non ?
Cependant, il ne comprenait toujours pas ces paroles. Sans oublier rapidement son propre soi, il dit à nouveau : Si j'y étais allé, alors il y aurait cela.
Même si on a déjà exprimé cela, si on ne sait pas qu'il y a cela, finalement ce n'est pas cette personne.
C'est pourquoi il montra à nouveau et dit : Pas encore, parle encore. Vraiment, par grande compassion et grande pitié, il est venu, traînant la boue et portant l'eau, montrant ainsi avec tant de détails.
Là, sans lieu où arranger le soi, il dit alors : « Le maître aussi doit exprimer la moitié. Ne t'appuie pas entièrement sur le disciple. Surtout, se rencontrer ainsi et parler, transmettre mutuellement la moitié, comment pourrait-on exprimer le tout ? Même si le ciel et la terre s'effondraient et que l'entièreté se manifestait seule, ce serait encore atteindre le milieu du chemin. Ici, ce n'est pas emprunter d'autres moyens, on atteint par soi-même. À plus forte raison, lorsqu'on avance d'un pas de plus sur le chemin du milieu et qu'on transmet secrètement les paroles intimes, on n'ose emprunter de conditions, comment pourrait-on le faire connaître aux autres ? Seul, on retrouve au contraire ce qu'on avait originellement obtenu. »
C'est pourquoi il montre : « Je ne refuse pas de te le dire, mais je crains qu'après, personne ne le réalise. Même si je parle de choses douloureuses et montre des choses difficiles, si l'autre n'a pas la part qui perce jusqu'aux os ni celle qui brise la langue, il n'y a finalement pas de voie de passage. C'est pourquoi, en raison des paroles, il n'y a pas de part à réaliser. »
Pour cette raison, le maître n'émet pas de paroles futiles, n'accomplit pas d'actes vains, il protège et maintient ainsi depuis toujours.
Pourtant, comprenant encore qu'il s'agit d'un lieu où rien n'est apporté, ignorant qu'il y a une transmission intime et secrète, sans saisir finement et subtilement, il dit alors : « La réalisation n'est pas inexistante, mais personne ne peut l'exprimer. » Craintivement, Xiqian parle ainsi. Arrivé à ce champ, qui pourrait s'opposer et ne pas l'exprimer ? Si on arrive à ce champ, que réaliserait-on ? Cherchant encore au-delà des limites, on s'écarte vainement de la réalisation intérieure. C'est pourquoi, pour lui faire connaître rapidement une telle chose, pour lui faire connaître promptement la tête originelle, il frappe une fois avec le chasse-mouches. Frapper l'herbe effraie le serpent. Ainsi le maître réalise-t-il soudain la grande illumination.
À partir de cette cause et condition, la connaissance acquise du début à la fin, la pénétration authentique, vérifiée et examinée en détail, doivent être vues avec finesse et atteintes intimement. Ce n'est pas seulement à Caoqi que cela n'existe pas, dans les Cieux de l'Ouest non plus, dit-on. Même si on obtient que le ciel et la terre se déchirent et que le corps entier se révèle seul, il y a encore le malheur de se connaître soi-même.
En s'appuyant sur cela, ainsi, les paroles obtiennent une grande chose. Pourtant, finalement, on connaît au lieu où on lève le chasse-mouches que le corps entier se révèle seul, et on connaît au lieu où on frappe qu'il y a encore quelque chose.
De nos jours, ceux qui étudient le chan se perdent en vain dans les apparences et les sons, cherchant dans ce qu'ils voient et entendent. Même s'ils récitent par cœur les paroles des bouddhas et des patriarches, élaborent quelques explications et disent : 'Cela n'existe ni en Inde, ni chez Caoxi', ils n'ont encore rien obtenu. S'il en est ainsi, même s'ils rasent leur tête, teignent leur robe et donnent à leur apparence la ressemblance d'un bouddha, ils ne pourront jamais échapper aux liens de la prison des trois mondes. Comment pourraient-ils mettre fin aux allées et venues dans les six voies ? De telles personnes, hélas, suspendent en vain leur robe de moine à un morceau de bois. Le Bouddha a dit : 'Puisqu'ils ne sont pas des fils du Bouddha, ils n'ont pas de nom. Ils ne diffèrent pas d'un morceau de bois.'Tel est le sens. Ils gaspillent en vain les offrandes des fidèles toute leur vie, et lorsqu'ils devront finalement avaler des boules de fer brûlantes, leurs regrets seront certainement nombreux.
Cependant, si l'on étudie et pénètre complètement, et que l'on atteint le lieu où la pierre originelle expose entièrement son corps unique, alors on réalise que Caoxi et l'Inde n'existent pas. Où irait-on alors ? Avec une telle vision, on ne suspend jamais sa robe de moine à la légère. À plus forte raison, en connaissant le lieu où l'on est frappé, on s'oublie rapidement soi-même et l'on se connaît aussi soi-même. On revit au sein de la mort, et dans l'obscurité, l'œil droit est clair. C'est précisément l'affaire secrète sous la robe de moine.
Puisque l'on a ainsi connaissance et vision,
Le Sutra de l'Enseignement Ultime dit : 'Ô bhikkhus, si vous avez la sagesse, vous n'êtes pas avides ni attachés. Examinez-vous constamment vous-mêmes pour ne pas commettre de faute.
C'est alors que dans mon Dharma vous pourrez obtenir la libération. Sinon, vous n'êtes ni des pratiquants de la voie, ni des laïcs. Vous n'avez pas de nom.'(Le Maître T, au début de l'ère Tianbao des Tang, se rendit au temple du Sud du mont Heng. À l'est du temple se trouvait une plateforme semblable à un lit de pierre. Il y construisit alors un ermitage. À cette époque, on l'appelait le Vénérable Shitou.
Un jour, alors qu'il lisait le Traité de Zhao et arrivait au passage disant : 'Celui qui unit les dix mille choses et en fait son soi, n'est-ce que le saint ?', le Maître frappa la table et dit : 'Le saint n'a pas de soi, et il n'y a rien qui ne soit son soi. Le corps du Dharma est sans forme, qui parlerait de soi et d'autrui ? Le miroir parfait réfléchit avec clarté, et au sein de cela, les dix mille phénomènes apparaissent d'eux-mêmes, leur essence étant mystérieuse. L'objet et la sagesse ne sont pas un, qui parlerait d'aller et de venir ? Sublime, cette parole !'Il referma alors le rouleau et oublia de dormir. Il rêva qu'il voyageait, avec le Sixième Patriarche, montés ensemble sur une tortue, nageant au sein d'un profond étang. À son réveil, il l'analysa : 'La tortue spirituelle est la sagesse, l'étang est l'océan de la nature. Moi et le Patriarche, ensemble montés sur la sagesse spirituelle, voyageons dans l'océan de la nature.'Il composa alors le 'Cantongqi'.)
« Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi, le Kōan accompli » : Étudier la voie du Bouddha, c'est étudier le soi. Étudier le soi, c'est s'oublier soi-même. S'oublier soi-même, c'est être témoin par tous les dharma. Le Maître, au début de l'ère Tianbao des Tang, fut recommandé au temple Nan du mont Heng. À l'est du temple se trouvait une pierre en forme de plateforme. Il y construisit une hutte dessus. On l'appelait alors le Vénérable de la Pierre. Le Maître, en lisant le Traité de Zhao jusqu'au passage « Celui qui unit les dix mille choses pour en faire son propre soi, n'est-ce que le saint ? », frappa la table et dit : « Le saint n'a pas de soi, rien n'est pas son soi. Le corps du dharma n'a pas de forme, qui parle de soi et d'autre ? Le miroir parfait et la lumière spirituelle brillent en lui, les dix mille phénomènes se manifestent d'eux-mêmes, leur essence étant mystérieuse. »
L'objet et la sagesse ne sont pas un, qui parle d'aller et de venir ? Sublime est cette parole ! Il ferma alors le livre et, sans s'en rendre compte, s'endormit et rêva que son corps, avec le Sixième Patriarche, chevauchait une tortue, nageant dans les profondeurs d'un étang. À son réveil, il l'interpréta ainsi : la tortue spirituelle, c'est la sagesse. L'étang, c'est l'océan de la nature. Moi et le Patriarche chevauchant ensemble la tortue spirituelle... Dans le monde, cela se transmit largement. En vérité, l'esprit sagace, déjà égal au Sixième Patriarche, ne diffère pas de Qingyuan. C'est pour cette raison qu'il en fut ainsi.
Non seulement cela, mais parfois,
« Celui qui unit pour en faire son propre soi, n'est-ce que le saint ? » Il monta en chaire et dit : « Ma porte du dharma, transmise par les bouddhas antérieurs, ne discute pas de méditation ou d'effort, mais atteint la connaissance-vue du Bouddha. Le corps même est le Bouddha même ; l'esprit, le Bouddha, les êtres sensibles, l'éveil, les afflictions : les noms diffèrent mais l'essence est une. Vous devez savoir que l'esprit essentiel de votre propre soi, son essence, transcende permanence et annihilation ; sa nature n'est ni souillée ni pure. Sereinement parfaite, ordinaires et saints sont égaux. Son application est sans limite, au-delà de l'esprit, de l'intention et de la conscience. Les trois mondes et les six destinées ne sont que les manifestations de votre propre esprit. Le reflet de la lune dans l'eau, l'image dans le miroir, comment auraient-ils naissance et destruction ? Si vous pouvez le savoir, rien ne vous manquera. »
Il monta en chaire et dit : « Ma porte du dharma est transmise par les bouddhas antérieurs. Elle ne discute pas de méditation ou d'effort, mais atteint la connaissance-vue du Bouddha : l'esprit même est le Bouddha même. L'esprit, le Bouddha, les êtres sensibles, l'éveil, les afflictions : les noms diffèrent mais l'essence est une. Vous devez savoir que l'essence de votre propre esprit essentiel transcende permanence et annihilation ; sa nature n'est ni souillée ni pure. Sereinement parfaite, ordinaires et saints sont égaux. Son application est sans limite, au-delà de l'esprit, de l'intention et de la conscience. Les trois mondes et les six destinées ne sont que les manifestations de votre propre esprit. Le refond de la lune dans l'eau, l'image dans le miroir, comment auraient-ils naissance et destruction ? Si vous pouvez le savoir, rien ne vous manquera. » « L'esprit, le Bouddha et les êtres sensibles, ces trois ne sont pas différents. » Surtout, si ce n'était pas la vision indépendante qui brise ciel et terre, comment pourrait-il en être ainsi ? Ayant assumé cela sous les coups, et l'ayant clairement vu et obtenu, il fut ainsi compté parmi les trente-cinq patriarches.
L'esprit essentiel de vous tous, comment serait-il séparé d'un autre ? La terre de l'esprit, comment ne serait-elle pas pénétrante ? Seulement, selon que l'on éveille ou non la résolution, que l'on rencontre ou non un maître éclairé, l'élévation et la chute diffèrent en forme, et les catégories de souffrance et de joie ne sont pas les mêmes.
Comment percevoir les causes et conditions présentes ? Ô assemblée, écoutez attentivement.
Un seul mot soulevé révèle mille aspects. Pas un cheveu n'a jamais été saisi au-delà.
Traduit du kanbun d’après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十五祖、無際大師、參青原。原問曰、
汝甚麼處來。師曰、曹溪來。原乃擧拂子曰、曹溪還有這箇麼。師曰、非但曹溪、西天亦無。原曰、子莫曾到西天否。師曰、若到卽有也。原曰、未在更道。師曰、和尚也須道取一半。莫全靠學人。原曰、不辭向汝道、恐已後無人承當 。
恐らくは已後、人の承當すること無からん). . The師曰、承當非無、無人道得。原以拂子打。師卽大悟。
師諱は希遷、
端州高安、陳氏の子なり。母初め懷娠して、葷茹を喜ばず。師、孩提に在りと雖も保母を煩さず。既に冠して然諾自許す。郷洞の獠民、鬼神を畏れて淫祀多し。牛を殺し酒を釃むこと、習て以て常と爲す。師、輒ち往て叢祠を毀ちて牛を奪て歸る。歳に數十に盈つ。
郷老禁ずること能はず。
《景德傳燈錄》大師端州高要人也。姓陳氏。母初懷妊不喜葷茹。師雖在孩提不煩保母。既冠然諾自許。郷洞獠民畏鬼神多淫祀。殺牛釃酒習以爲常。師輒往。毀叢祠奪牛而歸。歳盈數十。郷老不能禁。(T 2076.51.309b1-5).十四歳にして初て曹溪に參ず。
得度して未だ具戒せず。
六祖、將に滅を示さんとす。師問て曰く、和尚百年の後、希遷、未審、當に何人にか依附すべき。祖曰く、尋思し去れ。祖の順世に及で、師毎に靜處に於て端坐し、寂として生を忘るるが若し。時《景德傳燈錄》郷洞獠民畏鬼神多淫祀。殺牛釃酒習以爲常。師輒往。毀叢祠奪牛而歸。歳盈數十。郷老不能禁。後直造曹谿。(T 2076.51.309b3-5).《景德傳燈錄》六祖大師度爲弟子、未具戒。(T 2076.51.309b5-6).に第一座南嶽懷讓和尚問て曰く、汝が師已に逝す、空く坐して奚か爲ん。師曰く、我れ遺誡を禀く、故に尋思するのみ。讓曰く、汝に師兄あり、行思和尚と曰ふ。今青原に住す。汝が因縁彼に在り。
祖の言は甚だ直なり、汝自ら迷ふのみ。因て師卽ち祖龕を禮辭して直に青原に到る。
原問て曰く、人あり嶺南に消息ありと道ふ。師曰く、人あり嶺南に消息ありと道はず。原曰く、若し恁麼ならば大藏小藏、何れよりして來る。師曰く、盡く這裏よりして去らん。原、之を然りとす。
《景德傳燈錄》六祖將示滅。有沙彌希遷問曰。和尚百年後。希遷未審當依附何人。祖曰。尋思去。及祖順世。遷每於靜處端坐寂若忘生。第一坐問曰。
汝師已逝空坐奚爲。遷曰。我稟遺誡故尋思爾。第一坐曰。汝有師兄行思和尚。今住吉州。汝因緣在彼。師言甚直汝自迷耳。遷聞語便禮辭祖龕。直詣靜然しより問答し來ること尋常なり。有時、青原、拂子を擧して曰く、曹溪に還て這箇ありや。師曰く、但だ曹溪のみに非ず、西天にも亦無しと。古今擧拂して其端由を示し、或は機關を開き、或は人をして岐路を截斷せしめ、
或は人をして速に直指せしむ。青原又示す、卽ち是れ試驗なり。然るを師、未だ這箇の事を會得せず、尚ほ擧拂の處に眼を著て、乃ち曰く、但だ曹溪のみに非ず、西天にも亦無しと。
《景德傳燈錄》一日思問師曰。有人道嶺南有消息。師曰。有人不云云。曰若恁麼大藏小藏從何而來。師曰。盡從遮裏去。終不少他事。思甚然之。(T恁麼擧拂の處、更に如何なる曹溪西天か立すべき。恁麼の所見、尚ほ是れ境の話會をなす。故に青原抑へて曰く、子曾て西天に到ることなしや否や。
然れども尚ほ此話を會せず。速に己れを忘ずることなふして、又曰く、若し到らば卽ち有らん。
設ひ既に道著すと雖も、若し有ることを知らずんば卒に是れ其人に非ず。
故に又示して曰く、未在、更に道へと。實に大慈大悲にし來り、拕泥帶水し來て、恁麼委悉に示す。
此に自己安排の處なく、乃ち曰く、和尚も也た須らく一半を道取すべし。全く學人に靠ること莫れ。殊に相見し是の如く言説せば、共に一半を傳へて何ぞ全きを道取することあらん。設ひ乾坤既に崩壞して擧體ひとり顯はるるとも、是れ尚ほ半路に到る。此處、尚ほ他の手段を借るに非ず、自ら著到す。何に況や半路に重て一歩を進め、窃かに密語を通ぜん時、敢て縁を借るに非ず、豈他人に知らしめんや。唯自ら却て本得することあらん。
故に示曰く、汝に向て道ふことを辭せず、恐くは已後、人の承當する無らんと。設ひ痛きことを語り辛きことを示すとも、若し他、骨に徹する分なく舌を破る分なくんば、卒に通路なし。故に言に因て承當する分なからん。
是の如くなる故に、知識は言妄りに施さず、行徒らに行せず、恁麼に護持し來る。
然るを尚ほ物とともたらざる所なりと會して、密密に通處あることを知らず、細細に見取することなふして、乃ち曰く、承當は無きにしも非ず、人の道得する無しと。恐らくは希遷是の如く言ふ。此田地に到て、人爭でか道得なからん。若し此田地に到らん、何にか承當せん。尚ほ方外に求め來る、徒に内證を離却せり。故に早く恁麼の事あることを知らしめ、速に本來頭あることを知らしめん爲に拂子を以て一打す。草を打て蛇を驚す。故に師卽ち大悟す。
此因縁を以て、始終の學知、眞箇の徹證、子細に驗點し將來て、見ること細やかに至ること親しかるべし。既に唯曹溪のみに非ず、西天にも亦無といふ。乾坤破裂して全身獨露する事を得ると雖も、尚ほ己を知る禍あり。
之に依て恁麼に、言、大なることを得たり。然れども終に擧拂の處に全身獨露することを知り、撃打の處に又有ことを知る。
近來參禪の漢、徒らに聲色中に馳走し、見聞の中に求覓して、設ひ佛語祖語を暗誦し、聊か解路葛藤をなし、西天に亦無く、曹溪にも亦無しと云とも、尚ほ得ることなし。若し是の如くならん。設ひ髪を剃り衣を染て、自形を佛に似せたりとも、三界の獄縛、卒に出ることなし。爭でか六道往來やむことを得ん。是の如きの類、惜哉、衲衣徒に木頭に掛ることを。佛の言く、既に是れ佛子に非ず、名くる所なし。木頭と異なることなしと云ふ。此意なり。(梵網經、遺教經の取意) 一生空く信施を費やし、果して鐵丸を呑む憂をなさん時に、後悔定て多からん。
然れば委悉に參徹して、石頭最初に到りし獨露全身の處にも到り得ば、既に曹溪西天も無ことを得ん。何處にか往來せん。恁麼の見地、卒に衲衣妄りに掛けず。況や撃打の處に有ることを知て、速に己れを忘れ亦己れを知る。死中に能活し、暗裏に正眼明かなり。卽ち是れ衲衣下密密の事なり。
既に恁麼に知見せし故に、
《遺教經論》經曰。汝等比丘。若有智慧則無貪著。常自省察不令有失。
是則於我法中能得解脱。若不爾者既非道人、又非白衣。無所名也。(T師、唐の天寶の初に、薦りに衡山の南寺に之く。寺の東に石牀の台の如くなるあり。乃ち庵を其上に結ぶ。時に石頭和尚と號す。
有時、肇論を看て萬物を會して己れと爲す者は、其れ唯聖人かと云に至て、師、乃ち机を拊て曰く、聖人に己れ無く己れならざる所なし。法身無象、誰か自他を云はん。圓鑑靈照にして、其間、萬像體玄自ら現ず。境智非一、孰れか去來を云はん。至れる哉、斯語やと。遂に卷を掩ふて寢ることを覺へず。夢に自身と六祖と同く一龜に乘じ、深池の内に遊泳す。覺て之を詳にす。靈龜は智なり、池は性海なり。吾と祖師と同く靈智に乘じて性海に遊べるなりと。遂に參同契を著はす。
《正法眼藏、現成公案》佛道をならふといふは、自己をならふなり。自己をならふといふは、自己をわするるなり。自己をわするるといふは、萬法に證せらるるなり。(DZZ 1.3).《五燈會元》師於唐天寶初。荐之衡山南寺。寺之東有石。狀如台。乃結庵其上。時號石頭和尚。師因看肇論至會萬物爲己者。其唯聖人乎。師乃拊几曰。聖人無己。靡所不己。法身無象。誰云自他。圓鑑靈照於其間。萬象體玄而自現。
境智非一。孰云去來。至哉斯語也。遂掩卷。不覺寢夢。自身與六祖同乘一龜。游泳深池之内。覺而詳之。靈龜者。智也。池者。性海也。吾與祖師同乘靈《景德傳燈錄》師於唐天寶初。薦之衡山南寺。寺之東有石狀如台。乃結庵其上。時號石頭和尚。(T 2076.51.309b10-12).天下昌に傳ふ。實に靈智、既に六祖と齊しく青原と別なし。因て是の如し。
然のみならず、有時、
會して己れと爲す者は、其れ唯聖人か). 上堂して曰く、吾が法門は先佛の傳受、禪定精進を論ぜず、佛の知見に達す。卽身卽佛、心佛衆生、菩提煩惱、名異體一なり。汝等當に知るべし、自己の心靈、體、斷常を離れ、性、垢淨に非ず。湛然圓滿にして凡聖齊同なり。應用無方、心意識を離る。三界六道唯心自ら現ず。水月鏡像、豈生滅あらんや。汝能く之を知らば備はらざる所なしと。
《景德傳燈錄》上堂曰。吾之法門先佛傳授。不論禪定精進。達佛之知見即心即佛。心佛衆生菩提煩惱名異體一。汝等當知。自己心靈體。離斷常性非垢淨。湛然圓滿凡聖齊同。應用無方離心意識。三界六道唯自心現。水月鏡像豈有生滅。汝能知之無所不備。(T 2076.51.309b12-18). (即心即佛、心佛衆生、菩提煩惱、名異體《華嚴經》心佛及衆生、是三無差別。(T278.9.465c29).殊に是れ乾坤を崩壞せし獨立の所見に非ずんば、恁麼なるべからず。撃打に承當し、分明に見得せしに依て三十五祖に列ぬ。
汝等諸人の靈性、豈他を隔ることあらんや。心地何ぞ通ぜざることあらんや。唯志を發すと發せざると、明師に逢ふと逢はざるとに依て、昇沈形異に苦樂の品同じからず。
適來の因縁、如何んが見得する。大衆、聞かんと要や。
一提提起百千端。毫髪未曾分外攀。
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