Tiānhuáng Dàowù
Présentation
Tiānhuáng Dàowù (748-807) était un maître d’une grande originalité pédagogique qui refusait les enseignements formels.
Il répondait aux questions par des gestes, des silences, des paradoxes. Sa méthode était de ne rien enseigner du tout.
Keizan : le vrai maître ne transmet pas un contenu — il crée les conditions de l’éveil.
Le trente-sixième patriarche, le Grand Maître Hongdao, rendit visite à Shitou et demanda :
Les trois véhicules et les douze catégories de sutras, je les connais sommairement. J'ai entendu dire qu'au Sud on pointe directement l'esprit humain, voit la nature et devient bouddha, mais je ne comprends vraiment pas.
Je supplie humblement le vénérable, par compassion, de me l'indiquer. Shitou dit : 'Ainsi, ce n'est pas possible. Pas ainsi, ce n'est pas possible. Ainsi et pas ainsi, tout n'est pas possible. Que fais-tu ?'Le maître fut perplexe. Shitou dit : 'Ta cause et condition ne sont pas ici. Va plutôt auprès du grand maître Ma.'Le maître, ayant reçu l'ordre, rendit respectueusement hommage à Maître Ma et posa à nouveau sa question précédente.
Le patriarche dit : 'Parfois je lui fais hausser les sourcils et cligner des yeux, parfois je ne lui fais pas hausser les sourcils et cligner des yeux. Parfois hausser les sourcils et cligner des yeux est juste, parfois hausser les sourcils et cligner des yeux n'est pas juste.'
Que fais-tu ?'Le maître, à ces mots, eut une grande illumination. Il s'inclina alors. Le patriarche dit : 'Quel principe as-tu vu pour t'incliner ainsi ?'Le maître dit : 'Chez Shitou, j'étais comme un moustique sur un bœuf de fer.'Le patriarche dit : 'Puisqu'il en est ainsi, prends bien soin de toi.'
Parfois je lui fais hausser les sourcils et cligner des yeux. Cependant, ton maître est Shitou.
Le maître, son nom posthume est Weiyan.
Selon le Wudeng Huiyuan, il était le fils d'une famille Han de la préfecture de Jiang. À dix-sept ans, il quitta le monde sous la direction du maître chan Huizhao du mont Xishan à Chaoyang. Il reçut les préceptes du maître du vinaya Xicao du mont Hengyue. Il maîtrisait profondément les sutras et les traités, et observait rigoureusement les préceptes. Un jour, il soupira et dit : 'Un grand homme doit se purifier en se détachant des dharma. Qui pourrait s'abaisser à s'occuper de pratiques minutieuses sur une étoffe ?'Il se rendit d'abord chez le maître Shitou. Il demanda aussitôt : 'Concernant les Trois Véhicules et les douze catégories d'enseignements, je les connais sommairement. J'ai entendu dire qu'au Sud, on pointe directement l'esprit humain, qu'en voyant la nature, on devient bouddha. Je ne comprends vraiment pas clairement. Je supplie humblement le vénérable d'avoir compassion et de m'instruire.'Shitou dit : 'Ainsi, ce n'est pas acceptable. Pas ainsi, ce n'est pas acceptable. Ainsi et pas ainsi, tout n'est pas acceptable. Toi, que fais-tu ?'Le maître resta perplexe. Shitou dit : 'Ta cause et condition ne sont pas ici. Va plutôt chez le grand maître Ma.'Le maître, suivant l'instruction, rendit respectueusement hommage au patriarche Ma et lui soumit à nouveau sa question précédente. Le patriarche dit : 'Parfois, je lui enseigne de hausser les sourcils et de cligner des yeux. Parfois, je ne lui enseigne pas de hausser les sourcils et de cligner des yeux. Parfois, hausser les sourcils et cligner des yeux, c'est cela. Parfois, hausser les sourcils et cligner des yeux, ce n'est pas cela. Toi, que fais-tu ?'À ces mots, le maître réalisa une compréhension soudaine et se prosterna. Le patriarche dit : 'Quel principe as-tu vu pour te prosterner ainsi ?'Le maître dit : 'Chez Shitou, j'étais comme un moustique sur un bœuf de fer.'Le patriarche dit : 'Puisqu'il en est ainsi pour toi, prends bien soin de toi-même.'Il le servit pendant trois ans. Un jour, le patriarche demanda : 'Ces derniers temps, quelle est ta vision ?'Le maître dit : 'La peau est entièrement tombée, il ne reste qu'une seule authenticité.'Le patriarche dit : 'Ce que tu as obtenu, on peut dire qu'il est en accord avec le corps de l'esprit et se répand dans les quatre membres.'
Il était le fils de la famille Han de Jiangzhou. À dix-sept ans, il quitta le monde sous la direction du maître chan Huizhao du mont Xishan à Chaoyang. Il reçut les préceptes du maître du vinaya Xicao du mont Hengyue. Il maîtrisait profondément les sutras et les traités, et observait rigoureusement les préceptes. Un jour, il soupira et dit : 'Un grand homme doit se purifier en se détachant des dharma. Qui pourrait s'abaisser à s'occuper de pratiques minutieuses sur une étoffe ?'Il se rendit d'abord chez le maître Shitou.
Il demanda aussitôt : 'Concernant les Trois Véhicules et les douze catégories d'enseignements, je les connais sommairement. J'ai entendu dire qu'au Sud, on pointe directement l'esprit humain, qu'en voyant la nature, on devient bouddha. Je ne comprends vraiment pas clairement. Je supplie humblement le vénérable d'avoir compassion et de m'instruire.'Shitou dit : 'Ainsi, ce n'est pas acceptable. Pas ainsi, ce n'est pas acceptable. Ainsi et pas ainsi, tout n'est pas acceptable. Toi, que fais-tu ?'Le maître resta perplexe. Shitou dit : 'Ta cause et condition ne sont pas ici. Va plutôt chez le grand maître Ma.'Le maître, suivant l'instruction, rendit respectueusement hommage au patriarche Ma et lui soumit à nouveau sa question précédente. Le patriarche dit : 'Parfois, je lui enseigne de hausser les sourcils et de cligner des yeux. Parfois, je ne lui enseigne pas de hausser les sourcils et de cligner des yeux. Parfois, hausser les sourcils et cligner des yeux, c'est cela. Parfois, hausser les sourcils et cligner des yeux, ce n'est pas cela. Toi, que fais-tu ?'À ces mots, le maître réalisa une compréhension soudaine et se prosterna. Le patriarche dit : 'Quel principe as-tu vu pour te prosterner ainsi ?'Le maître dit : 'Chez Shitou, j'étais comme un moustique sur un bœuf de fer.'Le patriarche dit : 'Puisqu'il en est ainsi pour toi, prends bien soin de toi-même.'
Il le servit pendant trois ans. Un jour, le patriarche demanda : 'Ces derniers temps, quelle est ta vision ?'Le maître dit : 'La peau est entièrement tombée, il ne reste qu'une seule authenticité.'Le patriarche dit : 'Ce que tu as obtenu, on peut dire qu'il est en accord avec le corps de l'esprit et se répand dans les quatre membres.'Puis il dit : 'C'est ainsi. Maintenant, prends trois bandes de bambou pour lier ton ventre, et va résider sur une montagne où que tu sois.'Le maître dit : 'Qui suis-je donc pour oser parler de résider sur une montagne ?'Le patriarche dit : 'Sinon, il n'y a jamais de pratique constante sans résidence, ni de résidence constante sans pratique. Vouloir ajouter, mais rien à ajouter ; vouloir agir, mais rien à faire. Il convient de devenir un bateau, de ne pas résider ici longtemps.'Le maître prit alors congé du patriarche et retourna chez Shitou. Un jour, alors qu'il était assis en méditation, Shitou demanda : 'Toi, étant ici, que fais-tu ?'Le maître dit : 'Je ne fais absolument rien.'Shitou dit : 'Dans ce cas, tu es assis dans l'oisiveté.'Le maître dit : 'Si j'étais assis dans l'oisiveté, alors je ferais quelque chose.'Shitou dit : 'Tu dis que tu ne fais rien. Qu'est-ce que tu ne fais pas ?'Le maître dit : 'Même mille sages ne le connaissent pas.'Shitou,
ne fais rien. Qu'est-ce que ce 'rien'que tu ne fais pas ?'Le maître dit : 'Même mille sages ne le connaissent pas.'Shitou,
Il offrit un gatha en louange, disant : "Depuis toujours nous vivons ensemble sans connaître le nom. Nous avançons simplement, laissés au libre cours. Depuis l'antiquité, même les sages supérieurs ne l'ont pas reconnu. Comment les êtres ordinaires, dans leur hâte, pourraient-ils le comprendre ?" Plus tard, Shitou dit en enseignement : "Les mots et les actions n'ont aucun rapport." Le Maître dit : "Ce qui n'est ni mots ni actions n'a aucun rapport non plus." Shitou dit : "Ici, même une aiguille ne peut pénétrer." Le Maître dit : "Ici, c'est comme planter des fleurs sur la pierre." Shitou approuva. Plus tard, il résida au mont Yao dans la préfecture de Li. La foule des disciples s'assembla comme des nuages.
Ainsi en est-il. Prends trois bandes de bambou pour serrer ton ventre, et va résider dans les montagnes où tu voudras. Le Maître dit : "Et qui suis-je pour oser parler de résider dans les montagnes ?"
Le Patriarche dit : "Non. Il n'y a pas de marche constante sans demeure, ni de demeure constante sans marche. Vouloir bénéficier, c'est ne bénéficier de rien. Vouloir agir, c'est n'agir en rien."
Tu devrais devenir un bateau, ne demeure pas longtemps ici. Le Maître prit alors congé du Patriarche et retourna auprès de Shitou. Un jour, alors qu'il était assis sur une pierre, Shitou demanda : "Que fais-tu ici ?" Il répondit : "Je ne fais rien." Shitou dit : "Alors tu es simplement assis à ne rien faire ?" Il répondit : "Si je suis assis à ne rien faire, alors c'est faire quelque chose." Shitou dit : "Tu dis ne rien faire. Ne rien faire de quoi ?" Il répondit : "Même mille sages ne le connaissent pas." Shitou offrit un gatha en louange : "Depuis toujours nous vivons ensemble sans connaître le nom. Nous avançons simplement, laissés au libre cours. Depuis l'antiquité, même les sages supérieurs ne l'ont pas reconnu. Comment les êtres ordinaires, dans leur hâte, pourraient-ils le comprendre ?" Plus tard, Shitou dit en enseignement : "Les mots et les actions n'ont aucun rapport." Le Maître dit : "Ce qui n'est ni mots ni actions n'a aucun rapport non plus." Shitou dit : "Ici, même une aiguille ne peut pénétrer." Le Maître dit : "Ici, c'est comme planter des fleurs sur la pierre."
Shitou l'approuva. Plus tard, il résida au mont Yao dans la préfecture de Li. La foule des disciples s'assembla comme des nuages. (CBETA, X80, no. 1565, p. 109, a19-b20) Prends trois bandes de bambou pour serrer ton ventre. Grâce à ces circonstances passées, on peut clairement savoir que les deux lignées de Qingyuan et Nanyue ne sont pas distinctes. Véritablement, ce sont les deux cornes de Caoxi, originellement le bœuf blanc sur le sol découvert, si lumineux. S'éveiller là, clarifier ici ; pénétrer là, transmettre ici. Pas la moindre erreur.
C'est pourquoi, au début, il demanda : "Je connais à peu près les douze catégories de sutras, mais quant à l'essence de l'enseignement direct de l'esprit, voir sa nature et devenir bouddha, comment est-ce ?" Justement à propos de ce terrain, on ne peut dire 'ainsi', ni 'pas ainsi', et 'ainsi et pas ainsi'ne convient pas non plus. Arrivé là, il n'y a pour soi-même aucun endroit où s'arranger. Ce n'est pas non plus un lieu où les autres peuvent douter, c'est pourquoi il l'indiqua ainsi. Cependant, ce terrain, justement, est celui où l'on saisit le lieu de l'insaisissable. C'est pourquoi, dans ces paroles, on ne connaît pas encore le sens. Il médita profondément. À ce moment, il fit en sorte que Maître Ma parle à sa place, et le désigna pour aller à Jiangxi.
Jiangxi, ayant finalement saisi ce cœur, répondit à sa place : « Qu'il lève les sourcils et cligne des yeux, ou qu'il ne les lève pas et ne cligne pas des yeux, parfois c'est cela, parfois ce n'est pas cela. Il montre des distinctions selon le moment. »
À ce moment, il s'éveilla à cet endroit, et sut réellement que depuis le fait de lever les sourcils et de cligner des yeux jusqu'à la vision, l'ouïe, la perception, la connaissance, l'action, l'utilisation, l'aller et le venir, tout est. Aussitôt, il se prosterna. Le Patriarche dit : « Quel principe as-tu vu pour te prosterner aussitôt ? » Le maître dit : « Moi, étant chez Shitou, étais comme un moustique montant sur un bœuf de fer : aucun endroit où enfoncer le rostre. Vision et connaissance épuisées, compréhension émotionnelle perdue. Bien que je ne le sache pas moi-même, c'est déjà un homme réel. »
Plus tard, le Patriarche demanda : « Disciple, récemment, comment est ta vision ? » Ayant réalisé qu'il n'y avait pas une poussière, pas un défaut infime, il dit alors : « La peau tombée entièrement, il n'y a qu'une seule réalité. » Réellement, arriver à ce terrain par l'étude et la pratique est extrêmement difficile. Sur cela, il loua en détail, disant : « Ce que tu as obtenu peut être dit : le cœur s'accorde avec le corps et se répand dans les quatre membres. Nulle part où il n'arrive, rien à travers quoi il ne passe. »
Finalement, arrivant à l'expression de la voie de ne rien faire du tout, bien que les distinctions de l'usage des mille transformations et dix mille changements soient comme planter des fleurs sur la pierre, il sut qu'il n'y a pas de trace. Réellement, au début, doutant et cherchant l'indication directe de l'esprit humain, il montra celui qui lève les sourcils et cligne des yeux, et eut une grande illumination. Enseignant le dharma à l'assemblée,
« Maintenant, je parle pour toi ce discours pour révéler le fond sans parole. Ce-là, originellement, n'a pas l'apparence des oreilles, des yeux, etc. »
Aujourd'hui, pour vous, je dis ces mots afin de manifester le fonds sans paroles. Ce fonds-là, originellement, n'a ni l'apparence des oreilles ni celle des yeux.
En vérité, le bien initial et intermédiaire existe réellement, car il y a un lieu réel ; le bien ultérieur montre ce lieu réel pour autrui. Ainsi, tous ceux qui étudient doivent s'engager comme Yaoshan. Bien que chaque patriarche n'ait ni supériorité ni infériorité dans sa vertu,
Yaoshan en particulier était élevé dans sa manière de répondre aux dispositions, et sobre dans sa manière de se préserver, c'est pourquoi on dit que Yaoshan n'avait pas vingt disciples. Le fait qu'ils ne soient pas nombreux vient de cette sobriété. Cela est dû à l'incapacité des gens à supporter la faim et le froid.
Je parle maintenant pour vous montrer ce qui est au-delà des mots. Ce qui est originellement sans oreilles ni yeux, etc. Cependant, de Yunyan, Daowu, Chuanzi, jusqu'au moine Gaoshami, au laïc Ganxingzhe et à Li Ao, il y eut de nombreux religieux et laïcs éveillés. Ainsi, les pratiquants doivent d'abord s'engager avec une investigation approfondie, sans considérer l'épaisseur ou la minceur des attaches mondaines. C'est pourquoi Yunyan, Daowu, Chuanzi et les trois autres, partageant la même aspiration, ne laissèrent pas leurs flancs toucher leur siège pendant quarante ans. Sans une assemblée d'êtres éveillés, il n'y aurait pas de tels moines. Ainsi, vous, vertueux du chan, devriez aspirer à être frères comme Yunyan et Daowu, et penser à vous engager auprès de Mazu et Shitou.
Le vieux Zhaozhou avec moins de vingt disciples, c'est la manifestation de la vie juste. Yaoshan avec moins de dix disciples, c'est la lignée vitale de la vie juste. Ne voyez-vous pas celui qui fait hausser les sourcils et cligner des yeux, qu'il soit ainsi ou non ? Ce n'est pas que ce terrain soit douteux. Chacun est déjà pleinement équipé depuis l'origine. Pour connaître ce lieu, il n'y a déjà plus d'apparence d'oreilles ou d'yeux. Ainsi, cela ne peut être discerné par la vue ou l'ouïe. Tout est non-agir. Pourtant, depuis toujours, certains ont vécu ensemble sans jamais connaître leurs noms, mais ils viennent naturellement. De plus, cela vous fait naître, vous fait mourir, vous fait aller, venir, agir et fonctionner, vous fait voir, entendre, sentir et connaître. C'est précisément cela.
Yunyan et Daowu étudièrent ensemble sous Yaoshan. Pendant quarante ans, leurs flancs ne touchèrent pas leur siège. Yaoshan donna naissance à l'école Caodong. Trois personnes firent prospérer largement le dharma. De Yunyan descendit Dongshan. De Daowu descendit Shishuang. De Chuanzi descendit Jiashan. Il ne faut pas chercher le vrai dharma au-delà, comment pourrait-on espérer voir sa nature à un autre moment ? Même les trois véhicules et les douze divisions des enseignements montrent ce principe. En général, tous les êtres sensibles utilisent continuellement ainsi, comment pourraient-ils chercher la confirmation ailleurs ? Sachez que vous êtes précisément celui qui hausse les sourcils et cligne des yeux. Si vous voyez clairement celui qui voit, entend, sent et connaît, vous ne douterez plus de la langue de tous les vieux maîtres sous le ciel.
Maintenant, comment annoter et laisser aller ce principe ?
L'homme ordinaire, vif et spontané, est appelé celui qui hausse les sourcils et cligne des yeux.
Traduit du kanbun d’après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十六祖、弘道大師、參石頭問曰、
三乘十二分教、某甲粗知。嘗聞南方直指人心見性成佛、實未明了、
伏望和尚慈悲指示。頭曰、恁麼也不得、不恁麼也不得。恁麼不恁麼總不得。子作麼生。師罔措。頭曰、子因縁不在此。且往馬大師處去。師禀命恭禮馬祖。仍伸前問。祖曰、我有時教伊揚眉瞬目、
有時不教伊揚眉瞬目。有時揚眉瞬目者是、有時揚眉瞬目者不是。
子作麼生。師於言下大悟。便禮拜。祖曰、你見甚麼道理便禮拜。師曰、某甲在石頭處、如蚊子上鐵牛。祖曰、汝既如是、善自護持。
我れ有時は伊をして揚眉瞬目せしめ). 雖然汝師石頭。
師、諱は惟儼。
《五燈會元》絳州韓氏子。年十七。依朝陽西山慧照禪師出家。納戒于衡嶽希操律師。博通經論。嚴持戒律。一日。自歎曰。大丈夫當離法自淨。誰能屑屑事細行於布巾邪。首造石頭之室。便問。三乘十二分教某甲粗知。甞聞南方直指人心。見性成佛。實未明了。伏望和尚慈悲指示。頭曰。恁麼也不得。不恁麼也不得。恁麼不恁麼總不得。子作麼生。師罔措。頭曰。子因緣不在此。且往馬大師處去。師稟命恭禮馬祖。仍伸前問。祖曰。我有時教伊揚眉瞬目。有時不教伊揚眉瞬目。有時揚眉瞬目者是。有時揚眉瞬目者不是。子作麼生。師於言下契悟。便禮拜。祖曰。你見甚麼道理便禮拜。師曰。某甲在石頭處。如蚊子上鐵牛。祖曰。汝既如是。善自護持。侍奉三年。一日。祖問。子近日見處作麼生。師曰。皮膚脱落盡。唯有一真實。祖曰。子之所得。可謂協於心體。布於四肢。既絳州韓氏の子なり。年十七、潮陽の西山慧照禪師に依て出家し、
衡嶽の希操律師に納戒す。博く經論に通じ戒律を嚴持す。一日、
自ら歎じて曰く、大丈夫、當に法を離れて自淨なるべし。誰か能く屑屑として細行を布巾に事とせんや。首め石頭の室に造る。便ち問ふ、三乘十二分教は某甲粗ぼ知る。乃至、善く自ら護持せよと。侍奉すること三年、一日、祖問て曰く、子、近日見處作麼生。師曰く、
皮膚脱落し盡して唯一眞實のみあり。祖曰く、子が所得、謂つべし、心、體に協ふて四肢に布けりと。既に然り。是の如く、將に三條の篾もて肚皮を束取して、隨處に住山し去れ。師曰く、某甲、又是何人なれば、敢て住山せよと言ふや。祖曰く、然らずんば、未だ常に行て住せざること有らず、未だ常に住して行かざること有らず。益さんと欲すれども益す所なく、爲さんと欲すれども爲す所なし。宜く舟航と作て、久く此に住すること無るべし。師、乃ち祖を辭して石頭に返る。一日、在坐の次で、石頭問て曰く、汝、這裏に在て什麼をか作す。師曰く、一切爲さず。頭曰く、恁麼ならば卽ち閑坐せり。師曰く、若し閑坐せば卽ち爲せり。頭曰く、汝道ふ、
爲さずと。箇の甚麼をか爲さざる。師曰く、千聖も亦識らず。頭、
偈を以て讚して曰く、「從來共住不知名。任運相將只麼行。自古上賢猶不識。造次凡流豈可明。」後に石頭、垂語して曰く、言語動用、沒交渉。師曰く、言語動用に非ざるも亦沒交渉。頭曰く、我這裏、針剳不入。師曰く、我這裏、石上に華を栽るが如し。頭、之を然りとす。後に澧州の藥山に居す。海衆雲會す。
然如是。將三條篾束取肚皮。隨處住山去。師曰。某甲又是何人。敢言住山。
祖曰。不然。未有常行而不住。未有常住而不行。欲益無所益。欲爲無所爲。
宜作舟航。無久住此。師乃辭祖返石頭。一日在石上坐次。石頭問曰。汝在這裏作麼。曰。一物不爲。頭曰。恁麼即閑坐也。曰。若閑坐即爲也。頭曰。汝道不爲。不爲箇甚麼。曰。千聖亦不識。頭以偈讚曰。從來共住不知名。任運相將祇麼行。自古上賢猶不識。造次凡流豈可明。後石頭垂語曰。言語動用沒交涉。師曰。非言語動用亦沒交涉。頭曰。我這裏針劄不入。師曰。我這裏如石上栽華。
頭然之。後居澧州藥山。海衆雲會。(CBETA, X80, no. 1565, p. 109, a19-b20將三條篾束取肚皮; J. sanjō 三條の篾もて肚皮を適來の因縁を以て、青原南嶽兩家、各別なきこと分明に知りぬべし。實に是れ曹溪の兩角、元是れ露地の白牛迥迥なる者なり。彼に參じ此に明らめ、彼に通じ此に繼ぐ。絲毫も差はず。
故に最初に問ふ、十二分教は粗ぼ知れり、直指人心見性成佛の旨、如何と。正に此田地をいふに、恁麼也不得、不恁麼也不得、恁麼不恁麼總不得。此に到て自も安排の處なし。他も疑ふ所に非ず、故に是の如く指説す。然れども此田地、正に不可得の處を執し來る。故に言下に未だ趣を知らず。良や佇思す。時に馬師をして代て説かしめんとして、指して江西に至らしむ。
江西、果して此心を會せしかば、乃ち代て曰く、彼をして揚眉瞬目せしめ、
揚眉瞬目せしめず。或は是、或は不是なり。時に隨て區區なることを示す。
時に此處を覺悟し、實に揚眉瞬目より見聞覺知、動用去來に至るまで、悉く有る事を知りぬ。便ち禮拜す。祖曰く、你、甚麼の道理を見て、便ち禮拜するや。師曰く、某甲、石頭の處に在て、蚊子の鐵牛に上るが如しと。觜を挿むことなし。見知盡き、情解失す。自ら不知と雖も、既に是れ實人なり。
祖、後に問て曰く、子、近日見處作麼生。此に一點の塵なく、纎毫の疵なきことを識得して、乃ち曰く、皮膚脱落し盡して唯一眞實のみありと。實に參學、此田地に到り得ること大に難し。之に依て委悉にほめて曰く、子が所得、謂つべし、心、體に協ひ四肢に布くと。處として到らざる所なく、物として通ぜざる所なし。
卒に一切不爲の道得に到るまで、千變萬化の受用區區なりと雖も、石上に華を栽るに似て蹤跡なきことを知る。實に最初に直指人心を疑ひ求むるに、揚眉瞬目する者を示さるるに大悟し、爲衆説法せしに、
我今、你が爲に這箇の語を説て無語底を顯はす。他那箇、本來耳目等の貌なし。
實に初中善、其實處ある故に、後善、實處を示して他の爲にす。然れば、諸の參學の人、藥山の如く參ずべし。祖師、何れも其德、勝劣なしと雖も、
特に藥山は其機を接すること高く、己れを守ること簡約なるに依て、藥山不滿二十衆と云ふ。衆多からざることは、其簡約なるに依て是の如し。人の飢寒に堪へざるに依て然るなり。
《景德傳燈錄》我今爲汝説遮箇語顯無語底。他那箇本來無耳目等貌。(T然れども雲巖、道吾、船子、高沙彌、甘行者、李翺公に到るまで、有道の緇素多し。然れば學者としては尤も委悉に參得せんを先として、世縁の厚薄を顧りみず。之に依て雲巖、道吾、船子等三人、志を同し、四十年脇席に着けず。有道の會に非ざれば恁麼の衲子なし。然れば諸禪德、彼雲巖、道吾と兄弟たらんことを願ひ、馬祖、石頭に參到せんことを思ふべし。
《正法眼藏、三十七品菩提分法》老趙州の不滿二十衆、これ正命の現成なり。藥山の不滿十衆、これ正命の命脈なり。(DZZ 2.148).見ずや、揚眉瞬目せしむる者、是なり不是なりと。彼田地疑ふに非ず。人人既に具足し來る。那處を知らんとするに、既に耳目の貌なし。故に見聞に辨ずべきに非ず。一切都て不爲なり。然も從來共に住し來て、卒に名を知らざる者ありと雖も、任運としてもて來る。然のみならず、汝をして生ぜしめ、汝をして死せしめ、汝をして去來動用せしめ、汝をして見聞覺知せしむ。是れ正に這箇なり。
《碧巖錄》雲巖與道吾同參藥山。四十年脇不著席。藥山出曹洞一宗。有三人法道盛行。雲巖下洞山。道吾下石霜船子下夾山。(T 2003.48.213c28-214a2).分外に正法を求むべからず、豈他時に見性を期するあらんや。設ひ三乘十二分教も恁麼の道理を示す。大凡一切衆生も恁麼受用不斷、豈證據を他に求むべけんや。知るべし、汝正に揚眉瞬目なからんや。只彼見聞覺知する者を見得せば、天下老和尚の舌頭を疑がはじ。
且らく如何か此道理を注脚し去ん。
平常活潑潑那漢。喚作揚眉瞬目人。
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