Lóngtán Chóngxìn
Présentation
Un simple vendeur de gâteaux de riz près du temple Tiānhuáng, devenu dixième patriarche chinois.
Il donnait ses gâteaux gratuitement aux moines sans rien demander. Dàowù, intrigué, découvrit en lui un éveillé.
Keizan : la générosité sans attente est la pratique parfaite.
Le trente-septième patriarche, le grand maître Wuzhu de Yunyan, commença par servir Baizhang pendant vingt ans, puis se rendit auprès de Yaoshan.
Yaoshan demanda : 'Quel dharma Baizhang enseignait-il encore ?'Le maître dit : 'Parfois, lorsque Baizhang montait en chaire et que l'assemblée se tenait immobile, il les dispersait d'un coup avec son bâton. Puis il rappelait l'assemblée, et lorsque tous se retournaient, il disait : 'Qu'est-ce ?''Yaoshan dit : 'Pourquoi ne l'as-tu pas dit ainsi plus tôt ?
Aujourd'hui, grâce à toi, je rencontre mon frère aîné Hai.'À ces mots, le maître connut une grande illumination.
Il était le fils de la famille Wang de Jianchang dans la région de Zhongling. Jeune, il quitta le monde laïc au temple Shimen. Il étudia auprès du maître chan Hai de Baizhang pendant vingt ans, sans que les conditions favorables à l'éveil ne soient réunies. Plus tard, il rendit visite à Yaoshan. Celui-ci demanda : 'D'où viens-tu ?'Le maître dit : 'Je viens de Baizhang.'Yaoshan dit : 'Quelles paroles Baizhang montre-t-il à l'assemblée ?'Le maître dit : 'Ordinairement, il dit : 'J'ai une seule phrase qui contient pleinement les cent saveurs.''Yaoshan dit :
'Salé, c'est le goût salé ; fade, c'est le goût fade ; ni salé ni fade, c'est le goût constant. Comment cela peut-il être la phrase qui contient pleinement les cent saveurs ?'Le maître ne sut répondre. Yaoshan dit : 'Que faire de la vie et de la mort devant les yeux ?'Le maître dit : 'Devant les yeux, il n'y a ni vie ni mort.'Yaoshan dit : 'Combien de temps as-tu passé auprès de Baizhang ?'
Le maître dit : 'Vingt ans.'Yaoshan dit : 'Vingt ans auprès de Baizhang, et tu n'as même pas éliminé ton esprit mondain.'
Un autre jour, alors qu'il se tenait debout en service, la montagne demanda à nouveau : "Quelle autre loi Baizhang enseigne-t-il ?" Le maître dit : "Parfois il dit : 'Au-delà des trois phrases, abandonnez toute compréhension ; en-deçà des six phrases, saisissez la signification.'" La montagne dit : "À trois mille lieues de distance, heureusement il n'y a aucun lien." Il demanda encore : "Quelle autre loi enseigne-t-il ?" Le maître dit : "Parfois, en montant dans la salle, jusqu'à..." Sous les paroles du maître, il réalisa la grande illumination.
"Wudeng Huiyuan" : Fils de la famille Wang de Jianchang à Zhongling. Jeune, il quitta la maison au temple Shimen. Il étudia sous le maître chan Baizhang Hai pendant vingt ans. Les conditions ne s'accordèrent pas. Plus tard, il se rendit auprès de Yaoshan. La montagne demanda : "D'où viens-tu ?" Il dit : "Je viens de Baizhang." La montagne dit : "Quelles paroles Baizhang montre-t-il à ses disciples ?" Le maître dit : "Habituellement il dit : 'J'ai une phrase, cent saveurs parfaitement complètes.'" La montagne dit : "Salée est la saveur salée, fade est la saveur fade, ni salée ni fade est la saveur constante."
"Comment est la phrase aux cent saveurs parfaitement complètes ?" Le maître ne répondit pas. La montagne dit : "Que faire alors face à la vie et la mort immédiates ?" Le maître dit : "Il n'y a ni vie ni mort dans l'immédiat."
La montagne dit : "Combien de temps es-tu resté auprès de Baizhang ?" Le maître dit : "Vingt ans." La montagne dit : "Vingt ans auprès de Baizhang, et tu n'as même pas éliminé ton odeur mondaine." Un autre jour, alors qu'il se tenait debout en service, la montagne demanda à nouveau : "Quelle autre loi Baizhang enseigne-t-il ?" Le maître dit : "Parfois il dit : 'Au-delà des trois phrases, abandonnez toute compréhension ; en-deçà des six phrases, saisissez la signification.'"
La montagne dit : "À trois mille lieues de distance, heureusement il n'y a aucun lien." La montagne demanda encore : "Quelle autre loi enseigne-t-il ?" Le maître dit : "Parfois, en montant dans la salle, alors que l'assemblée se tenait immobile, avec son bâton il les dispersa d'un seul coup. Puis il rappela l'assemblée. L'assemblée se retourna. Le maître dit : 'Qu'est-ce ?'" La montagne dit : "Pourquoi n'as-tu pas dit cela plus tôt ? Aujourd'hui, grâce à toi, j'ai pu rencontrer le frère Hai." Le maître, sous ces paroles, réalisa soudainement. "Yun dit : Parfois il dit : 'Au-delà des trois phrases, abandonnez toute compréhension ; au-delà des six phrases, saisissez la signification.'" "Sheng dit : Au-delà des trois phrases, abandonnez toute compréhension ; au-delà des six phrases, saisissez la signification." En vérité, pratiquer le chan et étudier la voie, fondamentalement, consiste à clarifier l'esprit et réaliser l'essence, c'est là le point essentiel. C'est pourquoi le vénérable Yunyan étudia auprès de Baizhang pendant vingt ans. Cependant, les conditions ne s'accordèrent pas. Plus tard, il étudia auprès de Yaoshan. Ainsi, nécessairement, même une longue pratique et étude ne suffisent pas. Seule la clarification de l'esprit est fondamentale. De plus, l'accord des conditions ne dépend ni de l'esprit initial ni de l'esprit ultérieur. Les affinités karmiques passées le rendent ainsi. Baizhang n'était pas un homme incompétent. Simplement, ses propres conditions ne s'accordèrent pas.
En vérité, un bon ami spirituel ne rassemble pas la foule ni ne trompe les gens sans raison. Il cherche seulement à faire traverser directement les gens jusqu'à la source originelle, à leur faire assumer rapidement leur propre nature fondamentale. C'est pourquoi les anciens demandaient toujours : "D'où viens-tu ?" En vérité, visiter divers maîtres sert à tester les connaissances et à discerner le lieu d'origine. De plus, ils demandaient : "Pour quelle raison es-tu venu ?" Afin de clarifier la profondeur de leur aspiration et connaître la distance de leurs affinités, aujourd'hui encore on demande : "D'où viens-tu ?" Pour révéler qu'il n'a pas traversé montagnes et eaux en vain en étudiant auprès de celui-ci et celui-là, il dit alors : "Je viens de Baizhang." Yaoshan et Baizhang apparurent dans le monde en même temps, établissant les branches de Qingyuan et Nanyue. Ainsi il demanda : "Quelles paroles Baizhang montre-t-il à l'assemblée ?"
En cela, si Un'gan était véritablement cette personne, il aurait dû exposer la chose qu'il avait lui-même entendue et comprise. Il se contenta seulement de parler de ce qu'il avait entendu, disant : 'D'ordinaire, il est dit que j'ai une phrase qui contient pleinement cent saveurs.'Il n'est pas de phrase qui ne soit pleinement contenue, pas de saveur qui ne soit parfaitement accomplie. Cependant, est-ce que les gens entendent et obtiennent cette unique affaire ? Afin d'en discerner précisément la connaissance, le salé est alors saveur salée, le fade est alors saveur fade, ni salé ni fade, c'est la saveur constante. Comment cela peut-il être la phrase qui contient pleinement cent saveurs ? En vérité, ce n'est pas la chose entendue et obtenue. Avec les oreilles nées de nos parents, simplement en suivant les discours de la bouche des grenouilles, on demeure confus, ignorant où se trouve la réponse.
Il demanda : 'Depuis que Yakusan a commencé son pèlerinage, combien d'années a-t-il pratiqué la voie ?'Il répondit : 'Vingt ans.'En vérité, c'est ainsi que les anciens, pour l'amour de la voie, se sont entraînés et exercés ; même dans les douze heures du jour, il n'y avait pas de moment gaspillé.
Mais de nos jours, ces vingt ans semblent avoir été simplement laissés passer en vain. C'est pourquoi Yakusan dit : 'Que faire de la vie et de la mort devant les yeux ?'En vérité, c'est là ce qui devrait être la grande affaire pour le débutant et le pratiquant tardif. L'impermanence est rapide, l'affaire de la vie et de la mort est grande. Même si l'on éveille l'esprit et part en pèlerinage, revêtant la forme de la robe carrée et de la tête rase, si l'on n'éclaire pas l'affaire de la vie et de la mort, si l'on n'atteint pas la voie de la libération, on ignore qu'il y a une affaire secrète sous la robe du moine.
C'est pourquoi on ne sort pas de la cage des Trois Mondes, on ne peut échapper au nid et au mortier de la vie et de la mort. En vérité, c'est comme si la robe du moine était portée en vain, semblable au bol à aumônes tenu pour rien. C'est pourquoi les anciens ne laissaient pas les gens avoir de temps pour des occupations oisives.
Afin de rendre ses pieds et ses mains fermes, il posa une telle question. Laissant parler sa bouche, il dit alors : 'Il n'y a ni vie ni mort devant les yeux.'Seulement, si l'on réalise par soi-même le lieu de paix et de félicité, et si l'on atteint précisément l'intention originelle du pèlerinage, on ne devrait pas avoir une telle vision. La montagne dit : 'Combien de temps as-tu passé auprès de Hyakujō ? Depuis ton pèlerinage, combien d'années as-tu pratiqué la voie ?'Il répondit alors : 'Vingt ans.'En vérité, c'est ainsi que les anciens, pour l'amour de la voie, se sont entraînés et exercés ; même dans les douze heures du jour, il n'y avait pas de moment gaspillé. Mais aujourd'hui, de cette manière, ces vingt ans semblent avoir été simplement manqués et passés en vain. C'est pourquoi il lui montra et dit : 'Vingt ans auprès de Hyakujō, et tu n'as même pas éliminé l'air mondain.'
Même si l'on comprend qu'il n'y a ni vie ni mort, même si l'on voit qu'il n'y a ni soi ni autre, avec une telle vision, on ne reconnaît pas sa propre tête originelle. Justement, il n'y a pas la moindre part pour lâcher prise sur la falaise abrupte. Si rapidement on ne retourne pas son corps dans l'éon de vacuité, on demeure encore avec l'air mondain non éliminé. La conscience discriminante n'est pas brisée, la prison n'est pas brisée. Comment ne pas s'en affliger ?
Il n'y a ni naissance ni mort. Le Recueil du maître Hongzhi dit : 'Connais seulement ta tête originelle depuis le commencement.'Si tu reconnais ta tête originelle, tout esprit est un seul esprit, tout dharma est un seul dharma. Ne rejette pas la responsabilité sur les sages et les saints. Comme mettre ses vêtements et manger, pensée après pensée sans distinction, esprit après esprit sans souillure. Se libérer du corps et du kalpa vide, lâcher prise au bord de la falaise, traverser les racines des sens jusqu'au fond, lumière solitaire qui illumine seule, vaste et pénétrante, merveilleuse existence. C'est pourquoi, pour le lui faire comprendre en détail, il interroge à plusieurs reprises. Pourtant, il n'y a toujours pas de part de connaissance. Même s'il assume au-delà des six phrases, il ne suit toujours pas la règle du marteau de fer sans trou. Même s'il a la capacité de trancher les mille chemins divergents, il est encore obscur à sa propre lumière fondamentale. À trois mille li de distance, heureusement sans relation, venir se rencontrer semble encore inutile. En répétant et en indiquant cela, même s'il cite la phrase de Baizhang descendant de la salle, cela concerne toujours la langue d'autrui, sans atteindre sa propre réalisation. Cependant, en énonçant ainsi, il expose tôt un courant ancestral, sans affaire de voie différente. C'est pourquoi il est dit : 'Pourquoi ne pas l'énoncer ainsi plus tôt ? Aujourd'hui, grâce à toi, j'ai pu voir le frère Hai.'
C'est l'intention de la grande assemblée debout, dispersée d'un coup avec le bâton, réellement venue dans une libération solitaire et sans appui. Il ne devrait pas être nécessaire de s'inquiéter d'ajustements ou de coups. Cependant, si on l'énonce simplement ainsi, même après des kalpas de poussière, il semble qu'il n'y ait finalement aucune part acquise. Pour le surprendre, il appelle alors à haute voix l'assemblée. Frappé au sud, il bouge et vient au nord. Sans s'en rendre compte, il tourne la tête vers le lieu de l'éveil, finalement sans impliquer la pensée discursive, hochant la tête ainsi. Sur cela, il dit : 'Qu'est-ce que c'est ?'Ce qui est regrettable, c'est qu'aucun dans l'assemblée de Baizhang ne l'a compris. Bien qu'il n'y ait pas de parole ici, Yaoshan dit de loin : 'Grâce à toi, j'ai pu voir le frère Hai.'Réellement, quand les anciens énonçaient une phrase dans un tel état, ils disaient alors : 'Nous nous sommes rencontrés.'Cela ressemble aussi à un même vent sur mille li, cela ressemble aussi à l'absence d'un seul fil de séparation. C'est pourquoi, après avoir d'abord rendu visite à Baizhang et gravi Yaoshan, finalement maître et disciple sont sans séparation, se comprenant mutuellement.
Si tu assumes cet état, non seulement tu ne doutes pas de ta propre affaire depuis le kalpa vide, mais aussi les bouddhas des trois temps, les six patriarches, les moines à narines, d'un regard tu les vois à travers, d'une piqûre tu les transperces, et rapidement tu rencontres Yaoshan et Baizhang, directement tu croises le regard de Yunyan et Daowu.
Et comment pourrais-tu pénétrer cette raison ? L'assemblée veut-elle entendre ?
Bateau solitaire ne ramant pas, avance sous la lune claire. Se retournant vers l'ancienne rive, les lentilles d'eau ne bougent pas.
Traduit du kanbun d’après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十七祖、雲巖無住大師、初參侍百丈二十年、後參藥山。
山問、百丈更説甚麼法。師曰、百丈有時上堂、大衆立定、以拄杖一時趁散。復召大衆、衆回首。丈曰、是甚麼。山曰、何不早恁麼道、
今日因子得見海兄。師於言下大悟。
鍾陵建昌の王氏の子なり、少して石門に出家す。百丈海禪師に參ずること二十年、因縁契はず。後に藥山に謁す。山問ふ、甚麼の處より來る。師曰く、百丈より來る。山曰、百丈何の言句ありてか衆に示す。師曰く、尋常曰く、我に一句子あり百味具足すと。山曰く、
鹹は則ち鹹味、淡は則ち淡味、鹹ならず淡ならず是れ常味、作麼生か是れ百味具足底の句。師無對。山曰く、目前の生死を奈何せん。師曰く、目前に生死なし。山曰く、百丈に在ること多少の時ぞ。
師曰く、二十年。山曰く、二十年百丈に在て俗氣だも也た除かず。
他日侍立する次で、山又問ふ、百丈更に甚麼の法をか説く。師曰く、有時道く、三句の外に省し去る、六句の外に會取せよと。山曰く、三千里外、且喜すらくは沒交渉。又問ふ、更に甚麼の法をか説く。師曰く、有時上堂、乃至、師言下に於て大悟す。
《五燈會元》鍾陵建昌王氏子。少出家於石門。參百丈海禪師二十年。因緣不契。後造藥山。山問。甚處來。曰。百丈來。山曰。百丈有何言句示徒。師曰。尋常道。我有一句子。百味具足。山曰。鹹則鹹味。淡則淡味。不鹹不淡是常味。
作麼生是百味具足底句。師無對。山曰。爭柰目前生死何。師曰。目前無生死。
山曰。在百丈多少時。師曰。二十年。山曰。二十年在百丈。俗氣也不除。他日侍立次。山又問。百丈更說甚麼法。師曰。有時道。三句外省去。六句内會取。
山曰。三千里外。且喜沒交涉。山又問。更説甚麼法。師曰。有時上堂。大衆立定。以拄杖一時趂散。復召大衆。衆回首。丈曰。是甚麼。山曰。何不早恁麼道。今日因子得見海兄。師於言下頓省。(CBETA, X80, no. 1565, p. 114, b12-《投子義青禪師語錄》嵓云。有時道三句外省去。六句外會取。(CBETA, X71,《(重編)曹洞五位顯訣》晟云三句外省去。六句外會取。(CBETA, X63, no.夫れ參禪學道、本より心を明らめ、旨を悟るを以て、其指要とす。故に雲巖和尚も百丈に在て參じ來ること二十年。然れども因縁契はず。後に藥山に參ず。然れば必ずしも久習修學も善みすべからず。只心を明らむるを以て本とす。又因縁契當すること初心に依らず、後心に依らず。宿縁然らしめて是の如し。百丈是れ其人ならざるに非ず。自ら因縁契はざるのみなり。
夫れ善知識として徒に衆を集め、人をはごくむに非ず。只人をして直に根源に透り、速かに本分に承當せしめんとす。故に古人必ず何れの處よりか來ると云ふ。夫れ徧參は知識を試みんとし、來處を辨へんとす。又來りて、何事の爲にかせんと問ふ。其志の淺深を明らめ、其縁の遠近を知らん故に今も何れの處よりか來ると問ふ。彼に參じ、此に參じて、徒に山水に經歴せざることを露はさん爲に、乃ち曰く、百丈より來れりと。藥山百丈同く出世して、青原南嶽角立せり。因に百丈何の言句ありて衆に示すと問ふ。
此に於て、雲巖若し其人ならば、自ら聞き得る底の事を擧説すべきに、只聞く底の事を説て曰く、尋常道く、我に一句子あり、百味具足すと。那一句子具足せずといふことなく、圓滿せずといふことなし。然りと雖も、人の那一著を聞得すや否や。子細に知見せん爲に、鹹は則ち鹹味、淡は則ち淡味、不鹹不淡、是れ常味。作麼生か是れ百味具足底の句と問ふ。果して聞得底の事に非ず。父母所生の耳を以て、徒に蝦蟆の口説を聞くに依て、茫然として答處を知ることなし。
是れ藥山行脚より以來、修道すること幾年ぞと問ふに、答て云く、二十年と。實に是れ古人、道の爲に修錬せし、十二時中徒らなる時節なしと雖も、
今の如きは二十年、徒に差過するに似たり。之に依て藥山曰く、目前の生死を奈何せんと。實に是れ初心晩學一大事とすべき所なり。無常迅速、生死事大なり。設ひ發心行脚して、方袍圓頂の形を具すと雖も、若し生死の事を明めず、解脱の道に達せずんば、衲衣下密密の事あることを知らず。
故に三界の攀籠、出ることなく、生死の窠臼免かれ難し。實に是れ衲衣徒らに掛たるが如し、應器徒らに持せるに似たり。故に古人、人をして閑工夫の時節なからしむ。
手脚穩かならしめんとして恁麼に問ふに、口に任せて乃ち曰く、目前に生死なしと。唯是れ自己安樂の處を參得し、子細に行脚の本志に達せば、恁麼の見處あるべからず。山曰く、百丈に在ること多少の時ぞ。行脚より以來、修道すること幾年ぞと問ふ。乃ち曰く二十年。實に是れ古人、道の爲に修練せし十二時中、徒らなる時節なしと雖も、今此の如きは二十年、徒らに蹉過せるに似たり。故に示して曰く、二十年百丈に在て、俗氣だも也た除かずと。
設ひ無生死なりと會し、自他なしと見來るとも、恁麼の見處、自己本來の頭を識得せず。正に手を斷崖に撒する分なし。速かに身を空劫に回さずんば、尚ほ是れ俗氣未だ除かず。識情未だ破せず、牢獄未だ破せず。豈悲まざるべけんや。
生死なし).《宏智禪師廣錄》但知識自本來頭。(T 2001.48.17c11).《宏智禪師廣錄》若識得本來頭。一切心皆是箇心。一切法皆是箇法。(T《宏智禪師廣錄》但莫推賢讓聖。如著衣喫飯。念念無異思惟。心心不容染汚。脱身空劫。撒手斷崖。透根塵窮頂底。孤明獨照。廓徹妙存。(T故に子細に打著せしめん爲に、問ふこと再三す。然れども、猶ほ覺知する分なし。設ひ六句の外に承當すとも、尚ほ無孔の鐵鎚軌則をなさず。設ひ千差の岐路を截斷する分ありとも、尚ほ自己の本明に暗し。三千里外、且喜すらくは沒交渉、來て相見する、是れ恰か用なきに似たりと重ねて指説此に到て、百丈下堂の句を擧似すと雖も、尚ほ是れ他の舌頭に渉る、自の證處に達せず、然れども恁麼に擧著して、早く一段の宗風、異路底の事なく擧説し來る。故に曰く、何ぞ早く恁麼に道はざる。今日、子に因て海兄を見るを得たりと。
是れ大衆立定、拄杖を以て一時に趂散せし意、實に獨脱無依にして來れり。重ねて調打に煩らふべきに非ず。然れども唯是の如く擧せば、設ひ塵劫を經るとも、卒に所得の分なきに似たり。因て渠をして驚かさしめん爲に、乃ち高聲に大衆と召す。南邊打著すれば北邊動し來る。故に覺へず、首を回して悟處、終に思量に渉らず、點頭し來ること是の如し。之に依て曰く、是れ甚麼ぞと。恨むらくは、百丈の會下一箇も會せざりけるか。此處に道取なしと雖も、藥山遥に曰く、子に因て海兄を見ることを得たりと。實に古人、恁麼の田地に一句道著する時、乃ち曰く、相見了也と。又千里同風に似たり、又一絲も隔てなきに似たり。故に始め百丈に參し、藥山に登ることを得て、終に師資隔てなく、彼此參得す。
此田地に承當せば、唯自己曠劫已來の事を疑はざるのみに非ず、三世諸佛、六代祖師、有鼻孔底の衲僧、一覰に覰破し、一剳に剳破して、早く藥山百丈に相見し、直に雲巖、道吾に眸を合することを得ん。
且らく如何が這箇の道理を通じ得てん。大衆聞かんと要や。
孤舟不棹月明進。回頭古岸蘋未搖。
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