Deshan Xuanjian
Présentation
Deshan Xuanjian (782-865) etait un grand erudit du Sutra du Diamant avant sa conversion par Longtan.
Un soir, en soufflant une chandelle, Longtan lui montra que la connaissance des mots ne vaut pas le silence. Deshan seveilla et brula tous ses commentaires.
Il devint le patriarche au baton, frappant les visiteurs pour briser leurs attachements conceptuels.
Le trente-huitième ancêtre, le grand maître Dongshan Wuben, rendit visite à Yunyan.
Il demanda : 'L'enseignement du dharma par les non-sensibles, qui peut l'entendre ?'Yan dit : 'L'enseignement du dharma par les non-sensibles, les non-sensibles l'entendent.'Le maître dit :
'Vénérable, l'entendez-vous ?'Yan dit : 'Si je l'entendais, toi, tu ne pourrais pas entendre mon enseignement du dharma.'Le maître dit : 'Si c'est ainsi,
alors Liangjie n'entend pas l'enseignement du dharma du vénérable.'Yan dit : 'Mon enseignement du dharma, tu ne l'entends même pas, à plus forte raison l'enseignement du dharma par les non-sensibles.'Le maître en cela eut une grande illumination. Il composa alors un vers et le présenta à Yunyan, disant : 'Grand prodige, grand prodige, l'enseignement du dharma par les non-sensibles est inconcevable. Si on l'écoute avec l'oreille, on ne le comprendra jamais ; c'est quand l'œil entend le son qu'on peut le savoir.'Yan l'approuva.
Si c'est ainsi, alors Liangjie n'entend pas l'enseignement du dharma du vénérable). Le nom posthume du maître est Liangjie,
il était de Huiji. Son nom de famille était Yu. Dans sa petite enfance, il suivit un maître et récita le Sutra du Cœur de la Prajnaparamita.
Lorsqu'il parvint au lieu sans yeux, ni oreilles, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental, soudain il porta la main à son visage et demanda à son maître : 'Moi, untel, j'ai des yeux, des oreilles, un nez, une langue, etc. Pourquoi donc les sutras disent-ils qu'il n'y en a pas ?'Son maître, stupéfait et étonné, déclara : 'Je ne suis pas ton maître.'Il l'envoya aussitôt au Mont Wuxie auprès du maître chan Limo pour qu'il soit ordonné moine. À vingt et un ans, il se rendit au Mont Song pour recevoir les préceptes complets.
Je prêche le dharma, et pourtant tu ne l'entends pas. Originaire de Huiji, de nom de famille Yu. Dans sa jeunesse, il suivit un maître et récita le Sutra du Cœur de la Prajnaparamita. Il interrogea son maître sur le sens de l'absence de facultés et d'objets sensoriels. Son maître, stupéfait et étonné, déclara : 'Je ne suis pas ton maître.'Il l'envoya aussitôt au Mont Wuxie auprès du maître chan Limo pour qu'il soit ordonné moine. À vingt et un ans, il reçut les préceptes complets au Mont Song. Par amour pour sa mère, en tant que fils unique, son frère étant mort et son autre frère étant pauvre, son père étant également décédé auparavant. Une fois, aspirant à la voie du vide, il quitta définitivement sa vieille mère, faisant le vœu : 'Si je n'obtiens pas la voie, je ne retournerai jamais dans mon ancien pays, et je ne reverrai plus mes parents.'Ayant ainsi fait vœu, il quitta sa région natale. Finalement, après avoir achevé ses études, il résida à Dongshan. Sa mère, séparée de son fils unique, fut comme sans autre soutien. Chaque jour, elle cherchait son maître, finissant par se mêler aux mendiants, marchant et allant et venant. Ayant entendu que son fils résidait à Dongshan, désirant s'y rendre pour le voir,
Dongshan refusa fermement et verrouilla la salle de l'abbé, ne la laissant pas entrer. Parce qu'il ne permit pas la rencontre. Ainsi, sa mère, pleine de ressentiment, finit par mourir de chagrin à l'extérieur de la pièce. Après sa mort, Dongshan alla lui-même là où cette mendiante avait trois poignées de grains de riz. Il les prit, les mélangea à la bouillie du matin de la communauté, et les offrit à toute l'assemblée pour honorer son long voyage. Peu après, sa mère apparut en rêve à Dongshan et lui dit : 'Parce que tu as gardé ta résolution avec fermeté et que tu ne m'as pas vue, l'attachement affectif illusoire a été tranché à sa racine. Grâce à la force de tes racines de bien, je suis née dans le ciel Trayastrimsha.'
Bien que chaque patriarche n'ait ni vertu supérieure ni inférieure, Dongshan, en tant qu'ancêtre éminent de cette lignée, a particulièrement établi le style de l'école de cette manière, grâce à la force de sa résolution fermement gardée après avoir quitté ses parents. À l'époque de ses études, il se rendit d'abord à l'assemblée de Nanquan.
Il arriva à l'anniversaire de la mort de Mazu. Alors qu'ils préparaient l'offrande, Quan demanda à l'assemblée : 'Demain, nous offrons le repas commémoratif pour Mazu. Je ne sais pas si Mazu reviendra ou non.'L'assemblée entière resta sans réponse. Le maître sortit et répondit : 'Il viendra quand il aura un compagnon.'Quan dit : 'Ce jeune homme, bien que très jeune, est tout à fait apte à être poli.'Le maître dit : 'Vénérable, ne méprisez pas l'excellent en le traitant de vil.'
Ensuite, il se rendit auprès de Guishan. Il demanda : 'J'ai récemment entendu parler du récit où le Maître national Zhong de Nanyang enseigna le dharma aux non-sensibles. Moi, untel, je n'en ai pas encore sondé la subtilité.'Gui dit : 'Écoutez, vous ne vous en souvenez pas ?'
Le maître dit : Je m'en souviens. Guishan dit : Essaie donc de le citer une fois, voyons. Le maître cita alors : "À l'occasion de l'anniversaire de la mort de Maître Mazu, un banquet fut préparé. Nanquan demanda à l'assemblée : 'Demain, nous offrons le banquet pour Maître Mazu. Je ne sais pas, Maître Mazu viendra-t-il ?'L'assemblée ne sut répondre. Le maître sortit et répondit : 'Il attendra d'avoir un compagnon pour venir.'Nanquan dit : 'Ce garçon, bien que jeune, est très apte à être taillé.'Le maître dit : 'Vénérable, ne prenez pas le bon pour le mauvais.'Ensuite, il rendit visite à Guishan. Il demanda : 'J'ai entendu dire que le Maître National Zhong de Nanyang avait un discours sur l'absence de sentiment. Je n'en ai pas saisi la subtilité.'Guishan dit : 'Ne vous en souvenez-vous pas, Vénérable ?'Le maître dit : 'Je m'en souviens.'Guishan dit : 'Essaie donc de le citer une fois, voyons.'Le maître cita alors : Un moine demanda : 'Quel est le cœur de l'ancien Bouddha ?'Le Maître National dit : 'Les murs et les tuiles le sont.'Le moine dit : 'Les murs et les tuiles...
...ne sont-ils pas dépourvus de sentiment ?'Le Maître National dit : 'Ils le sont.'Le moine dit : 'Peuvent-ils alors expliquer le dharma ?'Le Maître National dit : 'Ils le proclament constamment, avec ardeur, sans interruption.'
Le moine dit : 'Pourquoi moi, je ne l'entends pas ?'Le Maître National dit : 'Toi-même, tu ne l'entends pas. Cela ne doit pas empêcher les autres de l'entendre.'Le moine dit : 'Je ne sais pas, qui peut l'entendre ?'Le Maître National dit : 'Les saints peuvent l'entendre.'Le moine dit : 'Vénérable, l'entendez-vous ?'Le Maître National dit : 'Moi, je ne l'entends pas.'Le moine dit : 'Puisque le Vénérable ne l'entend pas, comment sait-il que ce qui est dépourvu de sentiment explique le dharma ?'Le Maître National dit : 'Heureusement que je ne l'entends pas. Si je l'entendais, je serais égal aux saints. Alors, toi, tu n'entendrais pas mon explication du dharma.'Le moine dit : 'Dans ce cas, les êtres sensibles n'en ont donc pas part ?'Le Maître National dit : 'C'est pour les êtres sensibles que je parle, pas pour les saints.'Le moine dit : 'Une fois que les êtres sensibles l'ont entendu, que se passe-t-il ?'Le Maître National dit : 'Ils ne sont plus des êtres sensibles.'Le moine dit : 'L'explication du dharma par ce qui est dépourvu de sentiment, sur quel canon s'appuie-t-elle ?'Le Maître National dit : 'De toute évidence, les paroles ne s'appuient pas sur les canons. Ce n'est pas un sujet dont les nobles discutent. Ne vois-tu pas dans le Sūtra de la Guirlande qu'il est dit : "Les terres parlent, les êtres sensibles parlent, tout dans les trois temps parle" ?'Le maître ayant cité cela, Guishan dit : 'Ici aussi, il y a cela. Seulement, il est rare de rencontrer la personne adéquate.'Le maître dit : 'Je ne comprends pas, je prie le Maître de m'instruire.'Guishan leva son chasse-mouches et dit : 'Comprends-tu ?'Le maître dit : 'Je ne comprends pas. Je demande au Vénérable de parler.'Guishan dit : 'La bouche donnée par les parents...
...ne parlera finalement pas pour toi.'Le maître dit : 'Y a-t-il quelqu'un qui, en même temps que le Maître, aspire à la Voie ?'Guishan dit : 'D'ici à Liling, dans le district de You, il y a des grottes de pierre contiguës. Il y a un homme du Dharma nommé Yunyan. Si tu peux écarter les herbes et affronter le vent, il sera certainement digne de ton estime.'Le maître dit : 'Je ne sais pas, quel genre de personne est-ce ?'Guishan dit : 'Il m'a demandé un jour : "Quand un étudiant désire suivre le Maître, que faire ?" Je lui ai répondu : "Il faut simplement couper toute fuite." Il a dit...
Le moine demanda : 'Quel est le cœur de l'ancien Bouddha ?'Le Maître National dit : 'Les murs et les tuiles le sont.'Le moine dit : 'Les murs et les tuiles, ne sont-ils pas dépourvus de sentiment ?'Le Maître National dit : 'Ils le sont.'Le moine dit : 'Peuvent-ils alors expliquer le dharma ?'Le Maître National dit : 'Ils le proclament constamment, avec ardeur, sans interruption.'Le moine dit : 'Pourquoi moi, je ne l'entends pas ?'Le Maître National dit : 'Toi-même, tu ne l'entends pas. Tu ne dois pas empêcher les autres de l'entendre.'Le moine dit : 'Je ne sais pas, qui peut l'entendre ?'Le Maître National dit : 'Les saints peuvent l'entendre.'Le moine dit : 'Vénérable, l'entendez-vous ?'Le Maître National dit : 'Moi, je ne l'entends pas.'Le moine dit : 'Puisque le Vénérable ne l'entend pas, comment sait-il que ce qui est dépourvu de sentiment explique le dharma ?'Le Maître National dit : 'Heureusement que je ne l'entends pas. Si je l'entendais, je serais égal aux saints. Alors, toi, tu n'entendrais pas mon explication du dharma.'Le moine dit : 'Dans ce cas, les êtres sensibles n'en ont donc pas part ?'Le Maître National dit : 'C'est pour les êtres sensibles que je parle, pas pour les saints.'Le moine dit : 'Une fois que les êtres sensibles l'ont entendu, que se passe-t-il ?'Le Maître National dit : 'Ils ne sont plus des êtres sensibles.'Le moine dit :...
...L'explication du dharma par ce qui est dépourvu de sentiment, sur quel canon s'appuie-t-elle ?'Le Maître National dit : 'De toute évidence, les paroles ne s'appuient pas sur les canons. Ce n'est pas un sujet dont les nobles discutent. Ne vois-tu pas dans le Sūtra de la Guirlande qu'il est dit :...
Les terres pures parlent, les êtres sensibles parlent, les trois temps et tous les phénomènes parlent.
Aurais-tu encore pu ne pas transgresser l'intention du maître ? Le vieux moine dit : 'Surtout, ne dis pas que le vieux moine est ici.'Le maître prit alors congé du mont Wei et se rendit directement auprès de Yunyan. Après avoir exposé les circonstances précédentes, il demanda aussitôt : 'L'enseignement du non-sensible, qui peut l'entendre ?'Yunyan dit : 'Le non-sensible peut l'entendre.'Le maître dit : 'Et vous, vénérable, l'entendez-vous ?'Yunyan dit : 'Si je l'entendais, toi, tu n'entendrais pas mon enseignement.'Le maître dit : 'Pourquoi donc ne l'entendrais-je pas ?'Yunyan dressa son chasse-mouches et dit : 'L'entends-tu encore ?'Le maître dit : 'Je ne l'entends pas.'Yunyan dit : 'Mon enseignement, tu ne l'entends même pas, à plus forte raison l'enseignement du non-sensible.'
Le maître dit : 'L'enseignement du non-sensible, sur quel canon s'appuie-t-il ?'Yunyan dit : 'Ne vois-tu pas ce que dit le Sutra d'Amitabha : "Les oiseaux d'eau et les forêts d'arbres, tous psalmodient le bouddha et psalmodient le dharma."'Le maître, à cet instant, eut une illumination. (T 1986B.47.519b23-520a1). Comprend-il encore le dharma ? (Comment pourrait-il comprendre l'enseignement du non-sensible ?) Comment pourrait-il comprendre le dharma du non-sensible ? Le maître exposa cela et acheva. Wei dit : 'Ici aussi, il y en a. Seulement, il est rare de rencontrer une telle personne.'Le maître dit : 'Je ne comprends pas encore, je vous prie, maître, de m'indiquer.'Wei dressa son chasse-mouches et dit : 'Comprends-tu ?'Le maître dit : 'Je ne comprends pas, je vous en prie, vénérable, expliquez.'Wei dit : 'La bouche donnée par les parents, finalement, ne parle pas pour toi.'Le maître dit : 'Y a-t-il encore quelqu'un qui, en même temps que le maître, aspire à la voie ?'Wei dit : 'En partant d'ici, dans le district de You, à Liling, il y a des salles de pierre reliées entre elles, il y a un homme appelé le taoïste Yunyan. Si tu peux écarter les herbes et affronter le vent, il sera certainement celui que tu honoreras.'Le maître dit : 'Je ne sais pas encore, quelle est cette personne ?'Wei dit : 'Il m'a autrefois demandé : "Quand le disciple désire quitter le maître pour le servir, comment faire ?" Le vieux moine lui ai répondu : "Il faut directement couper toute fuite, alors seulement c'est possible." Il a dit : "Aurais-tu encore pu ne pas transgresser l'intention du maître ?" Le vieux moine dit : "Surtout, ne dis pas que le vieux moine est ici."'Le maître prit alors congé du mont Wei et se rendit directement auprès de Yunyan. Après avoir exposé les circonstances précédentes, il demanda aussitôt :
'L'enseignement du non-sensible, qui peut l'entendre ?'Yan dit : 'Le non-sensible peut l'entendre.'Le maître dit : 'Et vous, vénérable, l'entendez-vous ?'Yan dit : 'Si je l'entendais, toi, tu n'entendrais pas mon enseignement.'Le maître dit : 'Pourquoi donc ne l'entendrais-je pas ?'Yan dressa son chasse-mouches et dit : 'L'entends-tu encore ?'Le maître dit : 'Je ne l'entends pas.'Yan dit : 'Mon enseignement, tu ne l'entends même pas, à plus forte raison l'enseignement du non-sensible.'Le maître dit : 'L'enseignement du non-sensible, sur quel canon s'appuie-t-il ?'Yan dit : 'Ne vois-tu pas ce que dit le Sutra d'Amitabha : "Les oiseaux d'eau et les forêts d'arbres,'
tous psalmodient le bouddha et psalmodient le dharma."'Le maître, à cet instant, eut une illumination.
Le Sutra Avatamsaka dit : 'Le bouddha parle, les bodhisattvas parlent, les terres pures parlent, les êtres sensibles parlent, les trois temps et tous les phénomènes parlent.'(T 278.9.611a24-25). Cette circonstance, apparue dans l'assemblée du maître national, trouve finalement son accomplissement véritable auprès de Yunyan.
Alors il déclama un vers : 'Ô merveille, ô merveille ! [...] C'est seulement quand l'œil entend qu'on peut le savoir.'Le maître demanda à Yunyan : 'J'ai encore des habitudes karmiques non épuisées.'Yunyan dit : 'Qu'as-tu donc fait auparavant ?'Le maître dit : 'Je n'ai même pas pratiqué les vérités sacrées.'Yunyan dit : 'En éprouves-tu encore de la joie ?'Le maître dit : 'De la joie, il n'y en a pas absence, comme si j'avais trouvé une perle brillante sur un tas d'ordures.'Le maître demanda à Yunyan : 'Que faire quand on désire se rencontrer ?'Yunyan dit : 'Demande au secrétaire interprète.'Le maître dit : 'Je te le demande maintenant.'Yunyan dit : 'Que pourrais-je bien te dire ?'
Les Annales du maître chan Liangjie de Dongshan dans le Ruizhou rapportent qu'il déclama un vers : 'Ô merveille, ô merveille ! L'enseignement du dharma par l'insentient est inconcevable. Si on l'écoute avec l'oreille, on ne le comprendra jamais. C'est seulement quand l'œil entend qu'on peut le savoir.'Le maître demanda à Yunyan : 'J'ai encore des habitudes karmiques non épuisées.'Yunyan dit : 'Qu'as-tu donc fait auparavant ?'Le maître dit : 'Je n'ai même pas pratiqué les vérités sacrées.'Yunyan dit : 'En éprouves-tu encore de la joie ?'Le maître dit : 'De la joie, il n'y en a pas absence, comme si j'avais trouvé une perle brillante sur un tas d'ordures.'Le maître demanda à Yunyan : 'Que faire quand on désire se rencontrer ?'Yunyan dit : 'Demande au secrétaire interprète.'Le maître dit : 'Je te le demande maintenant.'Yunyan dit : 'Que pourrais-je bien te dire ?'
Quand le maître prit congé de Yunyan pour partir, il demanda : 'Cent ans plus tard, si quelqu'un demande s'il est possible de représenter fidèlement le vrai visage du maître, comment répondre ?'Yunyan, après un long silence, dit : 'C'est simplement ceci.'Le maître resta pensif. Yunyan dit : 'Âcârya Jie, pour assumer cette affaire, il faut être extrêmement attentif et précis.'Le maître demeurait encore dans le doute. Plus tard, en traversant une rivière, il vit son reflet et réalisa pleinement le sens précédent. Il y eut un vers : 'Surtout, ne le cherchez pas chez autrui, / Cela vous en éloignerait toujours davantage. / Aujourd'hui je vais seul, / Et partout je le rencontre. / Lui est maintenant moi, / Moi je ne suis maintenant pas lui. / C'est seulement ainsi qu'il faut le comprendre, / Pour réaliser l'ainsité.'
Les Annales du maître chan Liangjie de Dongshan dans le Ruizhou rapportent : 'Cent ans plus tard, si quelqu'un demande s'il est possible de représenter fidèlement le vrai visage du maître, comment répondre ?'Yunyan, après un long silence, dit : 'C'est simplement ceci.'Le maître resta pensif. Yunyan dit : 'Âcârya Jie, pour assumer cette affaire, il faut être extrêmement attentif et précis.'Le maître demeurait encore dans le doute. Plus tard, en traversant une rivière, il vit son reflet et réalisa pleinement le sens précédent. Il y eut un vers : 'Surtout, ne le cherchez pas chez autrui, / Cela vous en éloignerait toujours davantage. / Aujourd'hui je vais seul, / Et partout je le rencontre. / Lui est maintenant moi, / Moi je ne suis maintenant pas lui. / C'est seulement ainsi qu'il faut le comprendre, / Pour réaliser l'ainsité.'
Dongshan, ayant mené à terme toute sa vie d'étude et de pratique, quitta rapidement les doutes et les obstacles. Les causes et conditions étaient précisément ainsi.
De plus, cette affaire de l'enseignement du dharma par l'insentient,
Il y avait un pratiquant nommé Zhang Fan de Nanyang. Il demanda au Maître national : 'J'ai humblement entendu dire que le Vénérable parle du dharma enseigné par l'insentient, mais je n'en ai pas encore fait l'expérience. Je supplie le Vénérable de bien vouloir m'éclairer.'
Le Maître dit : 'Si tu interroges sur le dharma enseigné par l'insentient, c'est en comprenant cet insentient que tu pourras entendre mon enseignement du dharma. Contente-toi d'écouter et de saisir le dharma enseigné par l'insentient.'Fan dit : 'En nous limitant aux moyens habiles du sentient actuel, quelle est la condition causale de l'insentient ?'Le Maître dit : 'Dans tous les mouvements et fonctions actuels, tant dans le courant des êtres ordinaires que dans celui des sages, il n'y a absolument aucune naissance ni extinction, même infime. C'est précisément une conscience subtile qui n'appartient ni à l'existence ni à la non-existence. Elle brille et perçoit clairement. On entend seulement qu'il n'y a pas d'attachement aux sentiments et à la conscience discriminante. C'est pourquoi le Sixième Patriarche a dit : 'La discrimination des six facultés face aux objets n'est pas la conscience discriminante.'
C'est ainsi que Nanyang a exposé le dharma enseigné par l'insentient. Il dit : 'Dans tous les mouvements et fonctions, tant dans le courant des êtres ordinaires que dans celui des sages, il n'y a absolument aucune naissance ni extinction, même infime. C'est précisément une conscience subtile qui n'appartient ni à l'existence ni à la non-existence. Elle brille et perçoit clairement.'Cependant, les gens ordinaires pensent que l'insentient désigne les murs, les tuiles, les lanternes ou les poteaux. L'exposé du Maître national n'est pas ainsi. Les vues des êtres ordinaires et des sages ne sont pas encore séparées. Les attachements sentimentaux de l'illusion et de l'éveil ne sont pas encore apparus. À plus forte raison, ce n'est pas le calcul de la discrimination par les sentiments et les mesures. Ce n'est pas le mouvement de la naissance et de la mort, de l'aller et du venir. Il y a une conscience subtile. Réellement, cette conscience subtile brille et perçoit clairement. Ce n'est pas l'attachement aux sentiments et à la conscience discriminante.
C'est pourquoi Dongshan a dit qu'il faut justement comprendre ainsi pour pouvoir s'harmoniser parfaitement avec l'ainsité.
Si vous savez que partout où vous allez, vous marchez seul par vous-même, il n'y a aucun moment où vous ne vous harmonisez parfaitement avec l'ainsité. C'est pourquoi les anciens ont dit : 'Jamais la sagesse en dehors de l'ainsité n'est attestée par l'ainsité, et l'ainsité en dehors de la sagesse n'est pas cultivée par la sagesse.'L'ainsité est immuable et la claire connaissance est constante. C'est pourquoi on dit : 'La connaissance parfaite et lumineuse ne dépend pas des pensées du mental. La perception brillante n'est précisément pas un attachement.'Guishan dit : 'La bouche donnée par les parents ne parle finalement pas pour toi.'Il dit aussi : 'Si les êtres sensibles parviennent à entendre, ils ne sont plus des êtres sensibles.'Ayant reçu de tels enseignements des divers maîtres et ayant ainsi compris le véritable insentient, en tant qu'ancêtre d'une lignée, il a brillamment fait prospérer le style de l'école. C'est pourquoi, après avoir compris ainsi, on peut s'harmoniser parfaitement avec l'ainsité. Ainsi, vous tous, examinez attentivement et mûrement : cette conscience subtile qui brille et perçoit clairement, on l'appelle 'insentient'. Parce qu'il n'y a pas de poursuite des sons et des formes, pas d'entraves des sentiments et de la conscience discriminante, on l'appelle donc 'insentient'. Réellement, c'est en expliquant ainsi la vérité avec précision.
C'est pourquoi, en entendant parler de l'insentient, ne fabriquez pas à tort une interprétation concernant les murs. Seulement lorsque vous, vous tous, n'êtes pas troublés par les pensées sentimentales et les attachements, et que vos perceptions et entendements ne se distribuent pas à tort, cette conscience subtile est claire et lumineuse, sans obscurité, parfaitement évidente. Bien qu'on veuille la saisir, on ne peut l'obtenir, car elle n'est pas entachée de caractéristiques ; donc elle n'est pas existence. Bien qu'on veuille l'abandonner, on ne peut s'en séparer, car elle vous accompagne depuis des kalpas lointains ; donc elle n'est pas non-existence. Elle n'est même pas les sentiments de la connaissance discriminante et des mesures, à plus forte raison n'est-elle pas entachée des quatre grands éléments et des cinq agrégats. C'est pourquoi Hongzhi a dit : 'En se détachant de la discrimination par les sentiments et les mesures, il y a sagesse ; sans être les quatre grands éléments et les cinq agrégats, il y a corps.'C'est précisément cette conscience subtile. On parle constamment de 'briller', ce qui signifie qu'il n'y a pas de moment où elle ne se manifeste.
Cela est appelé l'enseignement. Le faire hausser les sourcils et cligner des yeux, le faire marcher, se tenir debout, s'asseoir et se coucher, dans la précipitation et les épreuves, mourir ici et naître là-bas, manger quand la faim vient, dormir quand la fatigue survient. Tout cela est entièrement l'enseignement.
Les paroles et les actions, les mouvements et les attitudes, tout cela est également l'enseignement. Ce n'est pas seulement l'enseignement par la parole ou le silence. Tout arrive majestueusement, clairement, sans rien cacher. Jusqu'au coassement des grenouilles et au chant des vers de terre, tout se manifeste, c'est pourquoi l'enseignement est constant et ardent, sans interruption. Si vous le voyez en détail, vous pourrez certainement, à l'avenir, comme le grand ancêtre Dongshan, devenir un modèle pour les autres.
Naissances et morts. La trace du cycle des renaissances est infinie. Silencieux et éveillé. Le mécanisme de la vraie illumination ne s'obscurcit pas. Le nuage s'appuie sur la montagne et c'est le père. En cela, l'accomplissement réside dans l'accomplissement même. La lune est dans l'eau et c'est la maison. Directement, demeurer sans demeurer. Au-delà de la vue, de l'ouïe, de la sensation et de la connaissance, il y a la sagesse.
Ce n'est pas l'esprit discriminatoire. Au-delà de la terre, de l'eau, du feu et du vent, il y a le corps. Ce n'est pas une forme composée. Comment alors exprimer ce principe ?
Le moine monte en chaire. Pluie torrentielle persistante. Grand soleil éclatant. Les grenouilles coassent, les vers de terre chantent. L'ancien Bouddha n'est jamais passé.
Déployant les yeux de diamant. Ho ! Lianes, lianes. La subtile conscience obscure n'est pas un attachement délibéré. En temps ordinaire, faites-lui exprimer l'ardeur.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十八祖、洞山悟本大師、參雲巖。
問云、無情説法、什麼人得聞。巖曰、無情説法、無情得聞。師曰、
和尚聞否。巖曰、我若得聞、汝卽不得聞吾説法也。師曰、若恁麼、
卽良价、不聞和尚説法也。巖曰、我説法汝尚不聞、何況無情説法也。師於此大悟。乃述偈呈雲巖曰。也大奇也大奇、無情説法不思議。若將耳聽終難會、眼處聞聲方得知。巖許可。
恁麼ならば、即ち良价、和尚の説法を聞かざらん). 師諱は良价、
會稽の人なり。姓は兪氏。幼歳にして師に從て般若心經を念ず。
無眼耳鼻舌身意の處に至て、忽ち手を以て面を捫て師に問て曰く、某甲眼耳鼻舌等あり、何か故に經に無と言ふや。其師駭然、之を異みて曰く、吾れ汝が師に非ず。卽ち指して五洩山の禮默禪師に往しめて披剃す。年二十一、嵩山に詣して具戒す。
我説法汝尚不聞; J. waga seppō 我が説法すら汝尚お聞か《景德傳燈錄》會稽人也。姓兪氏。幼歳從師因念般若心經。以無根塵義問其師。其師駭異曰。吾非汝師。即指往五洩山禮默禪師披剃。年二十一嵩山具母の爲に愛子として、兄亡じ弟貧し、父亦先だちて亡じき。一度空門を慕て永く老母を辭し、誓て曰く、我れ道を得ずんば、再び古郷に還らじ、又親を拜せじと。是の如く誓ひて郷里を辭す。卒に參學事了て後に洞山に住《景德傳燈錄》指往五洩山禮默禪師披剃。(T 2076.51.321b22-23).母一子に離れて他の覆育なきに似たり。日日師を尋ねて卒に乞丐の中に交はりて經行往來す。我子洞山に住すと聞て、慕て此に往き見んとするに、
洞山固く辭して方丈室を鎖して入れず。相見を許さざるが爲なり。是に依て母恨みて終に室外にして愁死す。死して後に洞山自ら往て彼乞丐し持る所の米粒三合あり。之を取て常住の朝粥に和して、一衆に供養せしめて以て雲程を弔ふ。久しからずして其母洞山の爲に夢に告て曰く、汝志を守ること堅くして、我を見ざるに依て愛執の妄情立處に斷へ、彼の善根力に依て我れ忉利天に生じたりと。
祖師何れも其德勝劣なしと雖も、洞山は此門の曩祖として、殊に宗風を興せしこと是の如く、親を辭し深く志を守りし力なり。參學の當時、最初に南泉の會に參じ、
馬祖の諱辰に値ふ。齋を修する次で、泉、衆に問て曰く、來日馬祖の齋を設く、未審、馬祖還て來るや否や。衆皆無對。師出て對て曰く、伴あるを待て卽ち來らん。泉曰く、此子後生なりと雖も甚だ雕琢するに堪たり。師曰く、和尚良を壓して賤と爲すこと莫れ。
次に潙山に參ず。問て曰く、頃聞く南陽の忠國師、無情説法の話ありと。某甲未だ其微を究めず。潙曰く、闍黎記得すること莫しや。
師曰く、記得す。潙曰く、汝試に擧すること一徧せよ看ん。師遂に《瑞州洞山良价禪師語錄》値馬祖諱辰修齋。南泉問衆云。來日設馬祖齋。未審。馬祖還來否。衆皆無對。師出對云。待有伴即來。南泉云。此子雖後生。甚堪雕琢。師云。和尚莫壓良爲賤。次參潙山。問云。頃聞南陽忠國師有無情説話。某甲未究其微。潙山云。闍黎莫記得麼。師云。記得。潙山云。汝試舉一遍看。師遂舉。僧問。如何是古佛心。國師云。牆壁瓦礫是。僧云。牆壁瓦礫。
豈不是無情。國師云。是。僧云。還解説法否。國師云。常説熾然説無間歇。
僧云。某甲爲甚麼不聞。國師云。汝自不聞。不可妨他聞者也。僧云。未審甚麼人得聞。國師云。諸聖得聞。僧云。和尚還聞否。國師云。我不聞。僧云。和尚既不聞。爭知無情解説法。國師云。賴我不聞。我若聞。即齊於諸聖。汝即不聞我説法也。僧云。恁麼則衆生無分去也。國師云。我爲衆生説。不爲諸聖説。僧云。衆生聞後如何。國師云。即非衆生。僧云。無情説法。據何典教。國師云。灼然言不該典。非君于之所談。汝豈不見。華嚴經云。刹説衆生説三世一切説。師舉了。潙山云。我這裏亦有。祇是罕遇其人。師云。某甲未明。乞師指示。潙山竪起拂子云。會麼。師云。不會。請和尚説。潙山云。父母所生口。
終不爲子説。師云。還有與師同時慕道者否。潙山云。此去澧陵攸縣。石室相連。有雲巖道人。若能撥草贍風。必爲子之所重。師云。未審此人如何。潙山云他會問老僧。學人欲奉師去時如何。老僧對他道直須絶滲漏始得。他道。
僧問ふ、如何が是れ古佛心。國師曰く、墻壁瓦礫是。僧曰く、墻壁瓦礫、豈是れ無情にあらずや。國師曰く、是。僧曰く、還て説法を解すや否や。國師曰く、常説熾然、説無間歇。僧曰く、某甲甚麼としてか聞かざる。國師曰く、汝自ら聞かず。他の聞者を妨ぐべからず。僧曰く、未審、甚人か聞くを得ん。國師曰く、諸聖聞くことを得。僧曰く、和尚還て聞くや否や。國師曰く、我れ聞かず。僧曰く、和尚既に聞かずんば、爭でか無情の説法を解するを知らん。國師曰く、頼に我れ聞かず。我れ若し聞かば卽ち諸聖に齊し。汝卽ち我が説法を聞かざらん。僧曰く、恁麼ならば則ち衆生無分にし去るや。國師曰く、我れ衆生の爲に説く、諸聖の爲に説かず。僧曰く、衆生聞て後如何。國師曰く、卽ち衆生に非ず。僧曰く、
無情の説法何の典教にか據る。國師曰く、灼然、言の典を該ねざるは君子の所談に非ず。汝豈見ずや、華嚴經に云く、
刹説衆生説、三世一切説と。
還得不違師旨也無。老僧道。第一不得道老僧在這裏。師遂辭潙山。徑造雲巖。舉前因緣了。便問。無情説法。甚麼人得聞。雲巖云。無情得聞。師云。和尚聞否。雲巖云。我若聞。汝即不聞吾説法也。師云。某甲爲甚麼不聞。雲巖竪起拂子云。還聞麼。師云不聞。雲巖云。我説法。汝尚不聞。豈況無情説法乎。
師云。無情説法。該何典教。雲巖云。豈不見。彌陀經云。水鳥樹林悉皆念佛念法。師於此有省。(T 1986B.47.519b23-520a1). 還て法を解説すや否や.( 爭でか無情の説法を解するを知らん). 爭でか無情の法を解説するを知らん.師擧し了て、潙曰く、我這裏にも亦た有り。祇だ是れ其人に遇ふこと罕れなり。師曰く、某甲未だ明らめず、乞、師指示せよ。潙拂子を竪起して曰く、會すや。師曰く、某甲不會、請、和尚説け。潙曰く、父母所生の口、終に子が爲に説かず。師曰く、還て師と同時に慕道の者ありや否や、潙曰く、此去て澧陵攸縣、石室相連る、雲巖道人と云ふあり、若し能く撥草膽風せば、必ず子が重する所たらん。師曰く、未審、此人如何。潙曰く、他曾て老僧に問ふ、學人師に奉せんと欲し去る時如何。老僧他に對して道く、直に須らく滲漏を絶して始て得べし。他道く還て師の旨に違はざること得んや無や。老僧道ふ、第一老僧這裏に在りと道ふこと得ざれ。師、遂に潙山を辭して徑に雲巖に造る。前の因縁を擧し了て便ち問ふ、
無情説法、甚麼人か聞くことを得る。巖曰く、無情聞くことを得る。師曰く、和尚聞くや否や。巖曰く、我若し聞かば、汝卽ち我が説法を聞かざらん。師曰く、某甲甚麼としてか聞かざる。巖、拂子を竪起して曰く、還て聞くや。師曰く、聞かず。巖曰く、我が説法すら汝尚ほ聞かず、豈況んや無情の説法をや。師曰く、無情の説法何の典教をか該ぬ。巖曰く、豈見ずや。彌陀經に曰く、水鳥樹林、
悉皆念佛念法と。師此に於て省あり。
《華嚴經》佛説菩薩説、刹説衆生説、三世一切説。(T 278.9.611a24-25).此因縁、國師の會に興り來て、終に雲巖の處に著實す。
乃ち偈を述て曰く、也大奇也大奇、乃至、眼處に聞く時方に知ることを得ん。師、雲巖に問ふ、某甲餘習未だ盡きざることあり。巖曰く、汝曾て甚麼をか作し來る。師曰く、聖諦も亦た爲さず。巖曰く、還て歡喜すや未しや。師曰く、歡喜は則ち無にしもあらず、糞掃堆頭に一顆の明珠を拾ひ得たるが如し。師、雲巖に問ふ、相見せんと擬欲する時如何。曰く、通事舎人に問取せよ。師曰く、見に問次す。曰く、汝に向て甚麼とか道はん。
《瑞州洞山良价禪師語錄》乃述偈云。也大奇也大奇。無情説法不思議。若將耳聽終難曾。眼處聞聲方得知。師問雲巖。某甲有餘習未盡。雲巖云。汝曾作甚麼來。師云。聖諦亦不爲。雲巖云。還歡喜也未。師云。歡喜則不無。如糞掃堆頭。拾得一顆明珠。師問雲巖擬欲相見時如何。雲巖云。問取通事舍人。師云。見問次。雲巖云。向汝道甚麼。(T 1986B.47.520a1-8).師、雲巖を辭し去る時、問て曰く、
百年後、忽ち人あり還て師の眞を貌せしや否と問はば如何が祇對せん。巖良久して曰く、祇だ這れ是れ。師沈吟す。巖曰く、价闍黎、箇事を承當することは大に須らく審細にすべし。師猶ほ疑に渉る。後に水を過て影を覩るに因て前旨を大悟す。偈あり曰く、切忌從他覓。迢迢與我疎。我今獨自往、處處得逢渠、渠今正是我、
我今不是渠。應須恁麼會、方得契如如。
《瑞州洞山良价禪師語錄》百年後。忽有人問還邈得師眞否。如何祇對。雲巖良久云。祇這是。師沈吟。雲巖云。价闍黎。承當箇事。大須審細。師猶涉疑。後因過水睹影。大悟前旨。有偈云。切忌從他覓。迢迢與我疎。我今獨自往。處處得逢渠。渠今正是我。我今不是渠。應須恁麼會。方得契如如。(T洞山、一生參學の事了て、疑滯速に離る。因縁正に是なり。
抑も此無情説法の因縁、
南陽の張濆行者と云あり。國師に問て曰く、伏して承はる、和尚無情説法と道ふ、某甲未だ其事を體せず。乞、和尚垂示したまへ。
師曰く、汝若し無情の説法を問はば、他の無情を解して方に我が説法を聞くを得ん。汝但無情の説法を聞取し去れ。濆曰く、只如今有情方便の中に約す。如何が是れ無情の因縁。師曰く、如今一切動用の中、但凡聖兩流、都て少分の起滅なし。便ち是れ幽識にして有無に屬せず。熾然として見覺す。只其情識と繫執と無きことを聞く。所以に六祖曰く、六根對境の分別は識に非ずと。
《景德傳燈錄》南陽張濆行者問。伏承和尚説無情説法。某甲未體其事。乞和尚垂示。師曰。汝若問無情説法。解他無情方得聞我説法。汝但聞取無情説法去。濆曰。只約如今有情方便之中。如何是無情因緣。師曰。如今一切動用之中。但凡聖兩流都無少分起滅。便是出識不屬有無。熾然見覺。只聞無其情識繫執。所以六祖云。六根對境分別非識。(T 2076.51.244b26-c4).jizhi 只聞無其情識繫執).是れ卽ち南陽の無情説法を談ぜし樣子なり。卽ち曰く、一切動用の中、但凡聖兩流、都て少分の起滅なし。便ち是れ幽識有無に屬せず、熾然として見覺す。然るを尋常に人思はく、無情と云は、墻壁瓦礫燈籠露柱ならんと。今國師の道取の如きは然らず。凡聖の所見未だ分たず。迷悟の情執未だ發せず。況や情量分別の計度に非ず。生死去來の動相に非ず。幽識あり。實に此の幽識熾然として見覺す。情識の繫執に非ず。
故に洞山も應に須らく恁麼に會して方に如如に契ふことを得んと云へり。
到る處獨り自から行くと知らば、一切如如に契はざるときなし。故に古人曰く、曾て如の外の智の如の爲に證せらるるなり、智の外の如の智の爲に修せらるるなし。如如不動にして了了常知なり。故に謂ふ、圓明の了知心念に依らず。熾然の見覺卽ち繫執に非ず。潙山曰く、父母所生の口、終に子が爲に説かず。又曰く、衆生聞くことを得ば、衆生に非ずと。是の如く諸師の提訓を受て、眞箇の無情を會せし故に、一門の曩祖として恢に宗風を興く恁麼に會して方に如如に契ふことを得ん). (yomi-above: 應須恁麼會、方得契如如. 曾て如の外の智の如の爲に證せらるるなり、智の外の如の智の爲に 曾て如の外の智の如の爲に證せらるるなく、智の外の如の智の爲に修せらるるなし). 然れば諸仁者、子細に熟看して、此幽識熾然に見覺し來る、之を無情と謂ふ。聲色の馳走なく、情識の繫縛なき故に因て無情と謂ふ。實に是れ子細に彼道理を説取せるなるべし。
故に無情と説くを聞て、妄りに墻壁の解を作すこと勿れ。唯汝等、情念惑執せず、見聞妄りに分布せざるとき、彼幽識明明として暗からず、了了として明らかなり。此處取らんとすれども得ることなし。色相を帶びざる故に、是れ有に非ず。捨てんとすれども離るることなし、遠劫より伴ひ來る《圓悟佛果禪師語錄》頂門上如如不動。脚眼下了了常知。(T 1997.47.故に、是れ無に非ず。尚ほ識知念度の情に非ず。何に況や四大五蘊を帶び故に宏智曰く、情量分別を離て智あり、四大五蘊に非ずして身ありと。卽ち恁麼の幽識なり。常説熾然と云は、謂ゆる時として顯はれずと云ことなき、
之を説と謂ふ。彼をして揚眉瞬目せしめ、彼をして行住坐臥せしむ、造次顚沛、死此生彼、飢え來れば喫飯し、困じ來れば打眠す。皆な悉く説なり。
言語事業、動止威儀、重ねて是れ説なり。有言無言の説のみに非ず。都て堂堂として來り、明明として覆藏せざる者あり。蝦䗫鳴き蚯蚓鳴くに到るまで、一切顯はれ來る故に、常説熾然、説無間歇なり。子細に見得せば、必ず後日洞山高祖の如く、他の爲に模範となることを得ん。
《宏智禪師廣錄》生生死死。輪迴之跡無窮。寂寂惺惺。眞照之機不昧。雲倚山而是父。箇中功就於功。月在水而爲家。直下住無所住。離見聞覺知有智。
非分別心。離地水火風有身。非和合相。(T 2001.48.9b25-c1).且く如何が此道理を説取せん。
《如淨和尚語錄》上堂。霖霪大雨。豁遠大晴。蝦蟆啼蚯蚓鳴。古佛不曾過去。
發揮金剛眼睛。咄。葛藤葛藤。(T 1997.47.787b3-5).微微幽識非情執。平日令伊説熾然。
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