Xuefeng Yicun
Présentation
Xuefeng (822-908), disciple de Deshan, passa quarante ans dans une cabane au sommet du mont Xuefeng sans jamais descendre.
Il fut le maitre des fondateurs des ecoles Yunmen et Fayan. Sa patience etait sa marque.
Keizan : un flocon ne pese rien, mais des milliards de flocons plient les branches.
Le trente-neuvième patriarche, le grand maître Hongjue de Yunju, rendit visite à Dongshan.
Dongshan demanda : « Vénérable, quel est votre nom ? » Le maître dit : « Dao Ying. » Dongshan dit : « Au-delà, dites encore. » Le maître dit : « Au-delà, dire, ce n’est plus nommer Dao Ying. » Dongshan dit : « Cela ne diffère en rien de ma réponse du temps où j’étais auprès de Yunyan. »
Il était originaire de Yutian dans la préfecture de Youzhou. Son nom de famille était Wang. Enfant, il quitta le monde séculier au temple Yanshou de Fanyang.
À vingt-cinq ans, il devint moine pleinement ordonné. Son maître lui fit étudier les textes des śrāvaka. Cela ne correspondait pas à ses aspirations, il les abandonna et voyagea. Il se rendit auprès de Cuiwei pour s’enquérir du dharma. Il advint qu’un moine arriva de Yuzhang et fit grand éloge de l’assemblage du dharma de Dongshan. Le maître s’y rendit alors. Dongshan demanda : « D’où venez-vous ? » Le maître dit : « De Cuiwei. » Dongshan dit : « Quelles paroles Cuiwei montre-t-il à ses disciples ? » Le maître dit : « Cuiwei fait des offrandes aux arhats. Je demandai : “En faisant des offrandes aux arhats, les arhats viennent-ils ?” Cuiwei dit : “Et toi, que manges-tu chaque jour ?”
Dongshan dit : « A-t-il vraiment prononcé ces paroles ? » Le maître dit : « Oui. » Dongshan dit : « Tu n’as pas rendu visite en vain à un véritable maître. »
Le maître, faisant des offrandes aux arhats, un moine demanda : « Danxia brûla le Bouddha de bois. Vénérable, pourquoi faites-vous des offrandes aux arhats ? » Le maître dit : « Brûler, ce n’est pas brûler. Faire des offrandes, c’est aussi simplement faire des offrandes. » Le moine demanda encore : « En faisant des offrandes aux arhats, les arhats viennent-ils ? » Le maître dit : « Et toi, manges-tu chaque jour ? » Le moine resta sans parole. Le maître dit : « Il est rare de trouver quelqu’un de vif. » Dongshan demanda : « Vénérable, quel est votre nom ? » ... jusqu’à : « Cela ne diffère en rien de ma réponse. »
Le maître, voyant l'eau de la grotte, réalisa la Voie, et aussitôt exposa sa compréhension à Dongshan. Dongshan dit : « Ma Voie, grâce à toi, se transmettra sans fin. Non seulement cela, mais... »
Une fois, il dit au maître : « J'ai entendu que le grand moine Si serait né au pays de Wa et y serait devenu roi. Est-ce vrai ou non ? » Le maître dit : « S'il s'agit du grand Si, il ne deviendrait même pas bouddha, à plus forte raison roi d'un pays. » Dongshan approuva cela. Un jour, Dongshan demanda : « D'où viens-tu ? » Le maître dit : « De parcourir la montagne. » Dongshan dit : « Quelle montagne est digne d'être habitée ? » Le maître dit : « Quelle montagne n'est pas digne d'être habitée ? » Dongshan dit : « Dans ce cas, tout le pays est occupé par toi, âcârya. » Le maître dit : « Non. » Dongshan dit : « Dans ce cas, as-tu trouvé une voie d'entrée ? » Le maître dit : « Il n'y a pas de voie. » Dongshan dit : « S'il n'y a pas de voie, comment peux-tu rencontrer ce vieux moine ? » Le maître dit : « S'il y avait une voie, je serais séparé du vénérable par une vie. »
Dongshan dit : « Ce disciple, par la suite, même mille ou dix mille personnes ne pourront le retenir. »
Le maître, suivant Dongshan pour traverser l'eau, Dongshan demanda : « L'eau est-elle profonde ou peu profonde ? » Le maître dit : « Elle n'est pas mouillée. » Dongshan dit : « Homme grossier. » Le maître dit : « Je vous en prie, maître, dites-le. » Dongshan dit : « Elle n'est pas sèche. »
Nanquan demanda à un moine : « Quel sûtra enseignes-tu ? » Il dit : « Le Sûtra de la descente de Maitreya. » Nanquan dit : « Quand Maitreya descendra-t-il ? » Il dit : « Actuellement au ciel, il descendra dans le futur. » Nanquan dit : « Il n'y a pas de Maitreya dans le ciel, il n'y a pas de Maitreya sur terre. » Le maître demanda à Dongshan : « S'il n'y a pas de Maitreya dans le ciel ni sur terre, je ne sais qui lui a donné ce nom. » Dongshan, interrogé, parvint directement à faire trembler le siège de méditation, et dit alors : « Âcârya Ying, lorsque j'étais chez Yunyan, j'ai autrefois posé une question au vieil homme, et parvins directement à faire trembler le foyer. Aujourd'hui, interrogé par toi, je parviens directement à faire couler la sueur de tout mon corps. »
Nanquan demanda à un moine : 'Quel sūtra enseignes-tu ?'Il répondit : 'Le Sūtra de la descente de Maitreya.'Nanquan dit : 'Quand Maitreya descendra-t-il ?'Il dit : 'Actuellement, il est au ciel ; dans le futur, il descendra.'Nanquan dit : 'Il n'y a pas de Maitreya dans le ciel, ni de Maitreya sur terre.'Le Maître demanda à Dongshan : 'S'il n'y a pas de Maitreya dans le ciel ni sur terre, je ne sais pas qui lui a donné ce nom.'Dongshan, interrogé, parvint directement à faire trembler le siège de méditation, puis dit : 'Moine Ying, lorsque j'étais chez Yunyan, j'ai autrefois posé une question au vieil homme, et j'ai directement fait trembler le brasero. Aujourd'hui, par une seule question de ta part, j'ai directement fait couler la sueur sur tout mon corps.'
Le Nanquan demanda à un moine : 'Quel sutra enseignes-tu ?'Il répondit : 'Le Sutra de la Descente de Maitreya.'Nanquan dit : 'Quand Maitreya descendra-t-il ?'
Il dit : 'Il est actuellement au palais céleste, il descendra dans le futur.'Nanquan dit : 'Il n'y a pas de Maitreya dans le ciel, il n'y a pas de Maitreya sur terre.'Le maître demanda à Dongshan : 'Il n'y a pas de Maitreya dans le ciel, il n'y a pas de Maitreya sur terre. Je ne sais pas qui lui a donné ce nom.'Dongshan, interrogé ainsi, en fut tellement ébranlé que son siège de méditation trembla. Il dit alors : 'Moine Yàn, lorsque j'étais auprès du vieil homme de Yunyan, je lui ai posé une question qui fit trembler le brasero. Aujourd'hui, par ta question, je suis couvert de sueur.'
Plus tard, le maître construisit un ermitage sur le mont Sanfeng et, après plusieurs décades, ne se rendait plus au réfectoire. Dongshan demanda : 'Pourquoi ne viens-tu plus prendre les repas ces derniers temps ?'Le maître dit : 'Chaque jour, des divinités célestes m'apportent de la nourriture.'Dongshan dit : 'Je pensais que tu étais quelqu'un, mais tu as encore cette vision. Viens ce soir.'Le maître vint le soir. Dongshan l'appela : 'Ermite Yàn !'Le maître répondit. Dongshan dit :
'Ne pas penser au bien, ne pas penser au mal, qu'est-ce ?'Le maître retourna à son ermitage et s'assit paisiblement en méditation. Les divinités célestes le cherchèrent dès lors mais ne purent le trouver. Cela dura trois jours, puis cessa.
Dongshan demanda au maître : 'Que fais-tu ?'Le maître dit : 'Je prépare de la sauce.'Dongshan dit : 'Combien de sel utilises-tu ?'Le maître dit : 'J'en ajoute progressivement.'Dongshan dit : 'Quel goût cela a-t-il ?'Le maître dit : 'Juste.'Dongshan demanda : 'L'homme icchantika qui commet les cinq crimes impardonnables, où est la piété filiale ?'Le maître dit : 'C'est alors qu'elle s'accomplit.'Dès lors, Dongshan le reconnut comme le chef de file dans sa chambre. Le maître demeura d'abord au mont Sanfeng, son influence n'était pas encore étendue. Plus tard, il ouvrit la voie au mont Yunju, et les quatre assemblées affluèrent.
Le maître apparut d'abord auprès de Cuìwei, puis participa à l'assemblée de Dongshan, où il fut comme un frère avec Caoshan. Les questions et réponses précédentes, les résolutions des doutes entre maître et disciple, atteignirent toutes leur sommet. Dongshan avait déjà fait cette prédiction : 'Ma voie, grâce à toi, se transmettra sans fin.'Ses paroles ne furent pas vaines, la transmission se poursuivit jusqu'à aujourd'hui. En vérité, le courant de la grotte s'est transmis. Sa voie est aujourd'hui sèche et brûlante, transmise dans la maison de la pureté. Sa source aujourd'hui ne tarit pas, froide et profonde.
Le Recueil du Maître Hongzhi dit : 'Là où il fait froid et humide, il faut de la chaleur. Lorsque tout est sec et brûlé, il faut encore de l'humidité. Si l'on peut ainsi, alors on peut être carré ou rond, courbe ou droit.'Dès qu'une question est posée, il met en œuvre le grand mécanisme. Non seulement le siège de méditation en tremble, mais tout le corps ruisselle de sueur. C'est là un événement rare à travers les âges. Pourtant, demeurant encore au sanctuaire de Sanfeng, quand les offrandes célestes furent apportées, la montagne dit : 'Je pensais que tu étais cette personne. Il semble qu'il subsiste encore cette manière de voir.'Le soir, il l'appela et le nomma Maître Ying. Celui-ci répondit aussitôt. Celui qui répond ainsi est celui qui ne peut recevoir les offrandes célestes. L'appelant pour l'examiner, il demanda : 'Ne pensant ni au bien ni au mal, qu'est-ce donc ?'
Le Recueil du Maître Hongzhi dit : 'La Voie ne choisit pas, l'essence ne presse ni ne retarde. Au-delà de la vie et de la mort, transmise dans la famille de la pureté. Cherchant la nature du péché, vide, vaste et identique. Le merveilleux épuisé, le domaine des capacités disparu, le mécanisme tournant emprunte encore l'effort. La clarté vide s'illumine d'elle-même, sans esprit ni conscience. La lune sur la mer, la licorne spirituelle, l'âme de la nuit communique.'Lorsqu'on atteint et voit clairement ce terrain, les dieux soudain n'ont pas de chemin pour offrir des fleurs, les démons et les hérétiques ne peuvent épier ni chercher. En un tel moment, même les bouddhas et les patriarches sont encore des ennemis, l'œil du Bouddha finalement ne peut discerner. Lorsqu'on assume ainsi, on emporte la sauce et on revient en tournant. Obtenant sans dépendre d'autrui. Ainsi, la personne du grand icchantika tue le père, tue la mère, tue le Bouddha, tue le patriarche, commet les cinq transgressions graves. En ce moment, la piété filiale n'existe pas dans l'intention. C'est ainsi qu'il faut examiner intimement cette manière de voir. Où est l'affection entre père et fils ? Il dit : 'Cela commence à former l'affection entre père et fils.'La parole de Caoshan est de même nature.
Ainsi, en tant que chef dans la salle, recevant la transmission intime, la montagne demanda particulièrement : 'Ô Shramana,'
'quel est ton nom ?'Voir une personne dans la relation maître-disciple ne se fait pas par ancienne affection. C'est pourquoi il demande : 'Quel est ton nom ?'Sachez que Dongshan ne connaissait-il pas le nom du maître ? Pourtant, il demande ainsi. Ce n'est pas sans raison. Le maître répondit : 'Dao Ying.'
Même si mille changements, dix mille retours, questions allant et venant, cela devrait encore être ainsi. Il ne devrait jamais y avoir de raison. Bien que cette manière de voir ne soit pas refusée, pour demander s'il possède encore ou non le mécanisme transcendant et extraordinaire, il dit : 'Au-delà, dis encore.'Le maître, déjà dépourvu des six racines, incomplet des sept consciences, semblable à un lépreux, encore semblable à un chien de paille. S'il parle au-delà, alors il ne nomme pas Dao Ying.
Le Recueil des Lampes Jointes dit : Un moine demanda : 'Le fils retourne vers le père. Pourquoi le père ne le regarde-t-il pas du tout ?'Le maître dit : 'Il est juste qu'il en soit ainsi.'Il dit : 'Où est l'affection entre père et fils ?'Le maître dit : 'Cela commence à former l'affection entre père et fils.'Il dit : 'Qu'est-ce que l'affection entre père et fils ?'Le maître dit : 'La hache et le couteau ne peuvent entailler.'Atteindre ce terrain est extrêmement difficile. Si l'étude n'atteint pas encore cela, ce n'est pas la semence d'un maître. On peut encore être troublé par les lianes des explications. Parce qu'on maintient et vient à ce terrain avec subtilité, il y a à la fin les questions-réponses de la personne du grand icchantika. Il n'y a pas d'endroit où s'opposer.
Ô nobles, si vous percevez à travers, vous serez alors un moine authentique qui a réalisé l'affaire. Aujourd'hui, quelles paroles pourraient permettre de perceper à travers cette cause et condition ? Voulez-vous encore entendre ? Après un long silence, il dit :
Après un long silence, il dit :
Le nom et la forme n'ont jamais été apportés. Que dire de ce qui est au-dessus et de ce qui est en-dessous ?
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第三十九祖、雲居弘覺大師、參洞山。
山問曰、闍黎、名什麼。師曰、道膺。山曰、向上更道。師曰、向上道卽不名道膺。山曰、與吾在雲巖時祇對無異也。
幽州玉田の人なり。姓は王氏、童丱にして范陽延壽寺に出家し、
二十五にして大僧と成る。其師、聲聞の篇聚を習はしむ。其好に非ずして之を棄て遊方す。翠微に至り道を問ふ。會ま僧の豫章より《五燈會元》幽州玉田王氏子。童丱出家於范陽延壽寺。二十五成大僧。其師令習聲聞。篇聚非其好。棄之。遊方至翠微問道。會有僧自豫章來。盛稱洞山法席。師遂造焉。山問。甚處來。師曰。翠微來。山曰。翠微有何言句示徒。師曰。翠微供養羅漢。某甲問。供養羅漢。羅漢還來否。微曰。你每日噇箇甚麼。
山曰。實有此語否。師曰。有。山曰。不虗參見作家來。(CBETA, X80, no. 1565,來るあり、盛に洞山の法席を稱す。師遂に造る。山問ふ、甚の處より來る。師曰く、翠微より來る。山曰、翠微何の言句ありてか徒に示す。師曰く、翠微、羅漢を供養す。某甲問ふ、羅漢を供養するに羅漢還て來るや否や。微曰く、你毎日箇の甚麼をか噇ふ。山曰く、實に此語ありや否や。師曰く、有り。山曰く、虛く作家に參見し來らず。
《景德傳燈錄》師因供養羅漢。有僧問曰。丹霞燒木佛。和尚爲什麼供養羅漢。師曰。燒也不燒著。供養亦一任供養。又問。供養羅漢羅漢還來也無。師曰。汝每日還喫麼。僧無語。師曰。少有靈利底。(T 2076.51.313c18-21).山問ふ、闍黎、名は什麼ぞ。乃至、祇對と異なることなし。
師洞水を見て悟道し、卽ち悟旨を洞山に白す。山曰く、吾道、汝に依て流傳無窮ならん。爾るのみならず、
有時、師に謂て曰く、吾れ聞く、思大和尚、倭國に生れて王と作ると、是なりや否や。師曰く、若し是れ思大ならば佛とも亦た作らず、况や國王をや。山之を然りとす。一日山問ふ、甚麼の處か去來す。師曰く、蹋山し來る。山曰く、那箇の山か住するに堪たる。師曰く、那箇の山か住するに堪へざらん。山曰く、恁麼んらば則ち國内總に闍黎に占却せらる。師曰く、然らず。山曰く、恁麼ならば則ち子箇の入路を得たりや。師曰、路なし。山曰く、若し路なくんば爭でか老僧と相見することを得んや。師曰く、若し路あらば卽ち和《瑞州洞山良价禪師語錄》龍牙問。如何是祖師西來意。師云。待洞水逆流。
即向汝道。龍牙始悟厥旨。(T 1986b.47.522c19-20).尚と隔生し去らん。山曰く、此子、以後千人萬人も把不住ならん。
師洞山に隨て水を渡る次で、山問て曰く、水深きか淺きか。師曰く、濕はず。山曰く、麤人。師曰く、請ふ、師道へ。山曰く、乾かず。
《景德傳燈錄》洞山有時謂師曰。吾聞思大和尚生倭國作王虛實。曰若是思大佛亦不作。況乎國王。洞山然之。一日洞山問。什麼處去來。師曰。蹋山來。洞山曰。阿那箇山堪住。曰阿那箇山不堪住。洞山曰。恁麼即國内總被闍梨占却也。曰不然。洞山曰。恁麼即子得箇入路。曰無路。洞山曰。若無路爭得與老僧相見。曰若有路即與和尚隔生去也。洞山曰。此子已後千人萬人把不住。師隨洞山渡水。洞山問水深淺。曰不濕。洞山曰。麁人。曰請師道。洞山曰。不師に謂て曰く、
南泉僧に問ふ、甚麼の經をか講ず。曰く、彌勒下生經。泉曰、彌勒幾時か下生す。曰、見在には天宮、當來は下生。泉曰、天上に彌勒なく地下に彌勒なし。師洞山に問ふ、天上に彌勒なく地下に彌勒なくんば、未審、誰が與めに名を安ず。山問はれて直に禪牀震動することを得て、乃ち曰く、膺闍黎、吾れ雲巖に在て曾て老人に問ふ、直に火爐震動することを得たり。今日、子に一問せられて直に通身汗流るることを得たり、
《五燈會元》南泉問僧。講甚麼經。曰。彌勒下生經。泉曰。彌勒幾時下生。
曰。見在天宮。當來下生。泉曰。天上無彌勒。地下無彌勒。師問洞山。天上無彌勒。地下無彌勒。未審誰與安名。山被問直得禪牀震動。乃曰。膺闍黎。吾在雲巖曾問老人。直得火爐震動。今日被子一問。直得通身汗流。(CBETA,師資問答異事なし。一會齊肩の者なし。
師後に庵を三峰に結て旬を經て堂に赴かず。山問ふ、子近日何ぞ齋せざる。師曰く、毎日自ら天神の供を送るあり。山曰く、我將に謂へり、汝は是れ箇の人と、猶ほ這箇の見解を作すこと在り。汝晩間に來れ。師晩に至る。山、膺庵主と召す。師應諾す。山曰く、
不思善不思惡、是れ甚麼ぞ。師、庵に回て寂然として宴坐す。天神此れより竟に尋ぬれども見へず。是の如きこと三日乃ち絶す。
山師に問ふ、甚麼をか作す。師曰く、醤を合せ去る。山曰く、多少の鹽をか用ゐる。師曰く、旋入。山曰く、何の滋味をか作す。師曰、得たり。山問ふ、大闡提の人、五逆の罪を作る、孝養何か在る。師曰く、始て孝養を成すと。爾しより洞山許して室中の領袖と爲す。師始め三峰に止りて其化未だ廣まらず、後に法を雲居に開き四衆臻萃す。
《五燈會元》師後結庵于三峯。經旬不赴堂。山問。子近日何不赴齋。師曰。每日自有天神送食。山曰。我將謂汝是箇人。猶作這箇見解在。汝晚間來。師晚至。山召。膺庵主。師應諾。山曰。不思善。不思惡。是甚麼。師回庵。寂然宴坐。天神自此竟尋不見。如是三日乃絶。山問師。作甚麼。師曰。合醬。山曰。用多少鹽。師曰。旋入。山曰。作何滋味。師曰。得。山問。大闡提人作五逆罪。孝養何在。師曰。始成孝養。自爾洞山許爲室中領袖。初止三峯。其化未廣。後開師初め翠微に見へてより、洞山の會に參じて曹山と兄弟たり。適來の問答、師資の決疑、悉く以て至れり。既に洞山の懸記あり、吾道、汝に依て流傳無窮ならんと。其言虛しからず、展轉囑累して今日に及べり。實に洞水流傳し來る。其道今に乾爆爆たり、清白家に傳へ來る。其源今に乾かず、冷湫湫たり。
《宏智禪師廣錄》冷湫湫處却要溫和。乾爆爆時還須津潤。若能如是。便乃能方能圓。能曲能直。(T 2001.48.12c3-5).既に一問を出す時、其大機を運ぶ。因て禪牀震動するのみならず、通身汗流る。是れ古今稀れなる所なり。然れども尚ほ三峰庵に住して天の食を送りしに、山曰く、我れ將に謂へり、汝は是れ箇の人と。尚ほ這箇の見解を作すことありと言て、晩間呼來して膺庵主と召す。卽ち應諾す。是の如く應諾する者、是れ天食を受くべからざる者なり。喚で決擇するに、不思善不思惡、是れ甚麼ぞと。
《宏智禪師廣錄》道無揀擇、宗非促延。死生外著、清白家傳。覓罪性空、廓然大同。妙盡亡能境、機回却借功。虛明自照、靡心識。海月靈犀、夜魄通。(T這箇の田地、子細に透到し、恁麼に見得するとき、諸天卒に華を捧ぐるに路なく、魔外竊かに伺ひ求むるに見へず。恁麼の時節、佛祖も尚ほ是れ怨家、佛眼も竟に覰不見なり。恁麼に承當するとき、合醤しもてゆき旋入し來る。得得として他に依らず。故に大闡提の人、父を殺し母を殺し、佛を殺し祖を殺す、五逆重ねて作る。此時孝養、意に存する所なし。恁麼の見處を親切に試みんとするに此の如し。父子の恩何くんか在る。曰く、始て父子の恩を成す。曹山の道取と是れ一般なり。
故に室中の領袖として入室瀉瓶を蒙ぶる因縁、殊更に山問て曰く、闍黎、
名は什麼ぞと。師資相見の人を見ること、舊情を以てせず。因て名は什麼ぞと問ふ。知るべし、洞山、師の名を知らざらんや。然れども是の如く問ふ。是れ來由なきに非ず。師答るに道膺と。
設ひ千變萬回、問來問去すとも、尚ほ是の如くなるべし。曾て來由すべからず。恁麼の見得不肯に非ずと雖も、更に他の透關逸格の機を具すや否や、と言はん爲に問ふ、向上更に道へと。師既に六根不具、七識不全、唯破癩の如く、又芻狗に似たり。因て向上に道はば、卽ち道膺と名けず。
《聯燈會要》僧問。子歸就父。為甚麼。父全不顧。師云。理合如是。云父子之恩何在。師云。始成父子之恩。云如何是父子之恩。師云。刀斧斫不這箇の田地に到ること大に難し。夫れ參學未だ此に到らざれば、作家の種草に非ず。尚ほ解路葛藤に亂さるることあらん。此田地を保任し來ること細やかなるに依て、末後一大闡提人の問答あり。違背の處なし。
諸仁者識破せば、卽ち本色了事の衲僧ならん。今日又如何なる言ありてか、此因縁を識破し得たりとせん。又聞かんと思ふや。良久して曰く、
良久して曰く、
名狀從來不帶來。説何向上及向下。
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