Yunmen Wenyan
Présentation
Yunmen (864-949) est connu pour ses reponses laconiques — parfois un seul mot suffisait.
Fondateur de lecole Yunmen, lune des cinq maisons du Chan.
Sa reponse celebre : "Qu’est-ce que le Bouddha ?" — "Un baton de bois sec."
Quarantième ancêtre, le maître Chan Tongan Pi. Yunju, parfois il enseignait ainsi : Pour obtenir une telle affaire, il faut être une telle personne. Puisqu'on est une telle personne, pourquoi s'inquiéter d'une telle affaire. En entendant cela, le maître s'éveilla de lui-même.
On ne sait de quelle région était le maître. Il se rendit auprès de Yunju et devint son assistant pendant des années. Un jour, Yunju monta en chaire et dit :
Dans le Recueil des Cinq Lampes, montant en chaire. Quand les moines émettent une parole ou un souffle, cela doit avoir une origine. Ne prenez pas cela à la légère. Quel est cet endroit ? Comment pourrait-on y être facilement admis ? En général, lorsqu'on pose une question, il faut aussi discerner un peu le bien et le mal. Si l'on ne distingue pas le noble du vil, le bon du mauvais, on ne sait pas ce qui offense.
Parler à tort et à travers n'apporte aucun bénéfice. Errant de maison en maison, cherchant partout des phrases similaires. C'est pourquoi habituellement je dis aux frères : Ne vous étonnez pas de ne pas être semblables. Je crains que trop de compagnons d'étude ne s'en aillent. Premièrement, ne l'apportez pas. Si vous l'apportez, ce ne sera pas semblable. Les paroles aussi doivent regarder devant. Un vieillard de quatre-vingts ans entrant dans la salle d'examen, ce n'est pas un jeu d'enfant. Ce n'est pas une affaire de routine. Une seule parole discordante et c'est mille, dix mille lieues d'écart. Difficile de la saisir. Car pour celui qui étudie, un moine, émettre une parole, expirer un souffle, cela doit avoir une origine. Ne prenez pas cela à la légère. Quel est cet endroit ? Comment pourrait-on y être facilement admis ? En général, lorsqu'on pose une question, il faut aussi discerner un peu le bien et le mal. Jusqu'à : Premièrement, ne l'apportez pas. Si vous l'apportez, ce ne sera pas semblable. Jusqu'à : Si c'est une personne qui sait qu'il y a cela, elle doit comprendre se préserver elle-même. Finalement, il n'y a pas d'intermédiaire.
Dix fois émettre une parole, neuf fois la laisser s'éteindre. Pourquoi en est-il ainsi ? Je crains qu'il n'y ait aucun bénéfice. Celui qui a réalisé le corps, son esprit est comme un éventail au douzième mois. Directement obtenu, cela surgit au bord des lèvres. Ce n'est pas fait par force, laisser faire est ainsi.
Si vous désirez obtenir une telle affaire, il faut être une telle personne. Puisqu'on est une telle personne, pourquoi s'inquiéter d'une telle affaire. Une telle affaire est précisément difficile à obtenir.
Ne pas s'appuyer sur la force. Briser les os et frapper la moelle. Il faut avoir une origine. Les paroles sont comme des pinces, des tenailles, comme des crochets, des chaînes. Il faut enseigner la continuité ininterrompue. Alors seulement chaque tête sera équipée, chaque chose sera claire. N'est-ce pas obtenir l'affaire merveilleuse ? Un type d'étude exige une investigation minutieuse et approfondie. Il faut directement être exact, précis, sans erreur. Arrivé ici, où y a-t-il place pour trépigner ? Où y a-t-il place pour délibérer ? Celui qui s'en va doit constamment être grave et recueilli, ailes repliées. Si c'est quelqu'un qui connaît l'essentiel, il sait naturellement protéger et chérir. Jamais il n'agira à la légère. Dix fois parler, neuf fois s'arrêter. Pourquoi ainsi ? De peur qu'il n'y ait aucun bénéfice. Celui qui réalise l'essence a un cœur comme un éventail en décembre. La bouche laisse directement sortir la moisissure. Ce n'est pas un effort forcé. C'est ainsi spontanément. Pour obtenir une telle affaire, il faut être une telle personne. Étant une telle personne, ne vous inquiétez pas d'une telle affaire. Ainsi, le Wudeng Huiyuan aussi doit reconnaître un peu le bien et le mal. Si on ne distingue pas le noble du vil, le bon du mauvais, si on ne connaît pas l'offense, parler au hasard, c'est aussi comme cela. Ayant entendu cette démonstration, le maître comprit clairement, finalement régla l'affaire de toute une vie, et plus tard résida au temple Tong'an du mont Fengqi à Hongzhou. C'est le maître Chan Daopi. Il ouvrit et exposa abondamment le style ancestral de Yunju.
Wudeng Huiyuan : Marcher en mendiant près des maisons. Partout chercher des paroles similaires. C'est pourquoi habituellement je dis aux frères : Ne vous étonnez pas de ne pas être similaires. De peur que les compagnons d'étude ne soient trop nombreux. Premièrement, ne l'apportez pas. Si vous l'apportez, ce ne sera pas similaire. (CBETA, X80, no. 1565, p. 267, c19- Wudeng Huiyuan : Où y a-t-il place pour délibérer ? Celui qui s'en va doit constamment être grave et recueilli, ailes repliées. Si c'est quelqu'un qui connaît l'essentiel, il a naturellement un moment, un étudiant demande,
La tête confuse reconnaît l'ombre, comment arrêter ? Le maître dit : À qui le dire ? L'autre dit :
Comment alors être cela ? Le maître dit : Si vous cherchez en suivant les autres, alors vous tournez au loin.
Il dit encore : Quand on ne cherche pas en suivant les autres, comment ? Le maître dit : La tête, où est-elle ? Un moine demande :
Comment est le style familial du vénérable ? Le maître dit : Le coq doré porte ses petits retourne aux cieux éthérés, le lapis jade porte en son sein entre dans les pourpres subtils. L'autre dit : Si soudain un hôte arrive, que présenter pour le recevoir ? Le maître dit : Le fruit d'or tôt le matin le singe cueille et emporte, la fleur de jade tard le soir le phénix porte dans son bec et apporte.
Le « Jingde Chuandeng Lu » demande : « Comment arrêter la confusion de chercher sa tête dans son reflet ? » Le maître dit : « À qui le dire ? » Il demande : « Comment alors ? » Le maître dit : « Chercher auprès d'autrui vous éloigne davantage. » Il demande : « Et si on ne cherche pas auprès d'autrui ? » Le maître dit : « Où est la tête ? » (T 2076.51.362b15-17). Le « Jingde Chuandeng Lu » demande : « Quel est le style familial du vénérable ? » Le maître dit : « Le coq d'or porte ses petits vers les cieux éthérés, le lapis de jade porte ses petits vers l'étoile pourpre. » Il dit : « Si soudain un visiteur arrive, comment le recevoir ? » Le maître dit : « Le fruit d'or, le matin les singes vont le cueillir, la fleur de jade, le soir les phénix la rapportent. » Au début, selon les indications du premier maître, pour clarifier le véritable terrain et exposer le style familial, il est dit : « Le coq d'or porte ses petits vers les cieux éthérés, le lapis de jade porte ses petits dans l'étoile pourpre. »
De plus, lorsqu'il guide les gens, il dit : « Le fruit d'or est cueilli chaque jour, la fleur de jade est rapportée chaque nuit. »
Bien qu'il n'y ait ni supérieur ni inférieur dans les causes et conditions de l'étude, il faut examiner attentivement les causes et conditions présentes. Car si l'on veut obtenir une telle chose, on est précisément une telle personne. Même si l'on vient chercher, confus au sujet de sa tête, c'est précisément la tête. Comme le dit le fondateur de Eihei : « Moi, qui est-ce ? »
« Qui est-ce ? C'est moi. »
« Moi, qui est-ce ? Qui est-ce ? C'est moi. » Le maître laïc Ryosui rend visite à Magu. Magu, le voyant venir, ferme la porte. Ryosui frappe à la porte. Magu demande alors : « Qui est là ? » Ryosui répond : « Ryosui. » À peine a-t-il prononcé son nom qu'il réalise soudainement, et dit : « Vénérable, ne trompez pas Ryosui. Si Ryosui n'était pas venu rendre hommage au vénérable, il aurait passé toute sa vie à être dupé par les douze catégories de sutras et traités. » Magu ouvre alors la porte, lui laisse exposer sa réalisation, et la certifie. De retour à sa chaire d'enseignement, il disperse l'assemblée et déclare à ses disciples : « Ce que vous savez, Ryosui le sait entièrement ; ce que Ryosui sait, vous ne le savez pas. »
Vraiment, ce lieu de connaissance ne laisse pas passer le vent. Ainsi, honorables, lorsque vous examinez attentivement et percevez à fond, cela est complet depuis des temps sans commencement, sans le moindre manque. Même si vous cherchez à mesurer par la pensée, c'est précisément moi, et non autrui. Même si vous illuminez seul, ce n'est pas une discrimination, c'est encore moi.
Ce n'est pas nouveau aujourd'hui. Utiliser les yeux, utiliser les oreilles, utiliser la bouche, ouvrir les mains, bouger les pieds, tout cela est moi. Originellement, ce n'est pas saisi par les mains, ce n'est pas vu par les yeux. Ainsi, ce n'est pas l'objet des sons et des formes, ce n'est pas ce que les oreilles et les yeux atteignent. Lorsque chacun examine avec soin, il doit nécessairement savoir qu'il y a un moi, savoir qu'il y a un soi.
« Recueil étendu de Yongping » : Qui est celui-ci ? Qui suis-je ? Cela semble venir, semble partir, comme des bulles dans l'eau. Le maître des champs depuis huit cents ou mille ans, l'essence du cœur entre maître et disciple. « Anthologie classée des forêts chan » : Le maître de conférence Liang Sui rendit visite pour la première fois à Magu. Voyant arriver, Magu prit sa houe et partit sarcler. Le maître arriva à l'endroit du sarclage. Magu ne lui prêta aucune attention. Puis il retourna dans sa chambre abbatiale et ferma la porte. Le lendemain, le maître y retourna. Magu ferma à nouveau la porte. Le maître frappa alors à la porte. Magu demanda : « Qui est là ? »
Le maître dit : « Liang Sui. » À peine eut-il prononcé son nom qu'il réalisa soudainement. Il dit alors : « Vénérable, ne trompez pas Liang Sui. Si Liang Sui n'était pas venu rendre hommage au vénérable, il aurait été dupé toute sa vie par les douze catégories de sutras et traités. » Magu ouvrit alors la porte et lui demanda d'exposer sa réalisation. Il la confirma. Lorsque Liang Sui retourna à sa chaire de conférences, il congédia l'assemblée et dit à ses disciples : « Les lieux que vous connaissez, Liang Sui les connaît tous. Les lieux que Liang Sui connaît, vous ne les connaissez pas. » Pour connaître cet endroit, il faut d'abord abandonner toutes les distinctions de juste et faux, ne s'appuyer sur rien, ne s'impliquer dans rien d'autre. Alors, ce cœur, seul, est plus clair que le soleil et la lune. Ce cœur, pur et blanc, est plus pur que le givre et la neige. Ainsi, ce n'est pas être obscurément inconscient des distinctions ; c'est être clairement pur, où le soi-même se manifeste de lui-même.
Ainsi, ô nobles, ne pensez pas qu'il y ait quelqu'un qui soit au-delà des paroles, du silence, des mouvements et des repos, qui ne porte pas la peau, la chair, les os et la moelle. Ne pensez pas non plus être simplement dressé tout seul, sans penser à moi, sans parler d'autrui, sans esprit de « comment ». Comme un tronc debout, le tout ne s'appuie sur rien, être sans esprit comme l'herbe et les arbres. L'étude du chemin du Bouddha pourrait-elle être identique à celle des herbes et des arbres ? Originellement, la vue selon laquelle il n'y a ni soi ni autre, qu'il n'y a absolument aucune chose, est identique à la vue nihiliste des hérétiques et à la vue de vacuité des deux véhicules. Le principe ultime du Grand Véhicule pourrait-il être identique à celui des deux véhicules ou des hérétiques ? Lorsque vous examinez avec soin et atteignez précisément le juste point de chute, ce n'est pas qu'on puisse dire « il y a », car c'est clair et vide. Ce n'est pas qu'on puisse dire « il n'y a pas », car c'est lumineux et clair. Ce n'est pas ce que le corps, la parole et l'esprit peuvent séparer, ce n'est pas ce que la conscience mentale peut discerner.
Comment pourrait-il y avoir un moyen de pénétrer ce principe ?
Mains vides, de soi-même cherchant, mains vides viennent. Originellement sans lieu d'obtention, effectivement obtenu.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十祖、同安丕禪師。雲居、有時示曰、欲得恁麼事、須是恁麼人。既是恁麼人、何愁恁麼事。師聞自悟。
師は何れの許の人と云ことを知らず。卽ち雲居に參じて侍者と爲て年を經る。有時、雲居上堂して曰く、
《五燈會元》上堂。僧家發言吐氣。須有來由。莫將等閑。這裏是甚麼所在。爭受容易。凡問箇事。也須識些子好惡。若不識尊卑良賤。不知觸犯。
信口亂道。也無利益。傍家行脚。到處覓相似語。所以尋常向兄弟道。莫怪不相似。恐同學太多去。第一莫將來。將來不相似。言語也須看前頭。八十老人入場屋。不是小兒嬉。不是因循事。一言參差即千里萬里。難爲取攝。蓋爲學處僧家、言を發し氣を吐く、須らく來由あるべし。等閑を將てすること莫れ。這裏是れ甚麼の所在ぞ、爭でか容易なることを得ん。凡そ箇事を問ふ、也た須らく些子好惡を識るべし。乃至、第一將來すること莫れ。將來すれば相似ず。乃至、若し是れ有ることを知る底の人ならば、自ら護惜することを解すべし。終に取次ならず。
十度言を發し九度休し去る。甚麼としてか此の如くなる。恐怕くは利益なからん。體得底の人は、心、臘月の扇子の如し。直に得たり、口邊醭出ることを。是れ強て爲すにあらず、任運是の如し。
恁麼の事を得んと欲せば、乃至、何ぞ恁麼の事を愁へん。恁麼事卽ち得難きこと、
不著力。敲骨打髓。須有來由。言語如鉗如夾。如鉤如鎻。須教相續不斷。始得頭頭上具。物物上明。豈不是得妙底事。一種學大須子細研窮。直須諦當的的無差。到這裏有甚麼[跳-兆+典]跣處。有甚麼擬議處。向去底人常須慘悚戢翼始得。若是知有底人自解護惜。終不取次。十度發言。九度休去。爲甚麼如此。恐怕無利益。體得底人。心如臘月扇子。直得口邊醭出。不是強爲。任運如此。欲得恁麼事。須是恁麼人。既是恁麼人。不愁恁麼事。恁麼《五燈會元》也須識些子好惡。若不識尊卑良賤。不知觸犯。信口亂道。也無此の如く示すを聞て、師乃ち明らめ、終に一生の事を辨じて、後に洪州の鳳棲山同安寺に住す。道丕禪師なり。盛んに雲居の宗風を開演す。
《五燈會元》傍家行脚。到處覓相似語。所以尋常向兄弟道。莫怪不相似。恐同學太多去。第一莫將來。將來不相似。(CBETA, X80, no. 1565, p. 267, c19-《五燈會元》有甚麼擬議處。向去底人常須慘悚戢翼始得。若是知有底人自有時、學者問ふ、
頭に迷て影を認む、如何が止まん。師曰く、阿誰にか告ぐ。曰く、
如何して卽ち是ならん。師曰く、人に從て覓めば卽ち轉た遠し。
又曰く、人に從て覓めざる時如何。師曰く、頭甚麼の處にか在僧問ふ、
如何が是れ和尚の家風。師曰く、金鷄抱子歸霄漢、玉兎懷胎入紫微。曰く、忽ち客の來るに遇はば、何を將て祇待せん。師曰く、金菓早朝猿摘去、玉華晩後鳳銜來。
《景德傳燈錄》問迷頭認影如何止。師曰。告阿誰曰如何即是。師曰。從人覓即轉遠也。曰不從人覓時如何。師曰。頭在什麼處。(T 2076.51.362b15-17).《景德傳燈錄》如何是和尚家風。師曰。金鷄抱子歸霄漢。玉兔懷兒向紫微。云忽遇客來將何秖待。師曰。金果朝來猿去摘。玉花晚後鳳銜歸。(T初め先師の示す所に依て眞箇の田地を明らめ得て、家風を説くに、金鷄抱子歸霄漢、玉兎懷胎入紫微と曰ふ。
又爲人する時、金菓日日摘將去、玉華夜夜銜持來と。
參學の因縁いづれ勝劣なしと雖も、適來の因縁能く子細にすべし。故如何となれば、恁麼の事を得んと思はば、卽ち是れ恁麼の人なり。設ひ頭に迷て求め來りしも、卽ち是れ頭なり。謂ゆる永平開山曰く、我といふは誰そ。
誰そといふは我なる故に。
我といふは誰そ。誰そといふは我なる故に). 良遂座主、麻谷に參ず。谷、來を見て便ち門を閉づ。良遂、門を敲く。谷乃ち問ふ、阿誰ぞ。良遂、答て曰く、良遂。纔に名を稱て忽爾として契悟して、乃ち云く、和尚、良遂を瞞ずること莫れ。良遂、若し來て和尚を禮拜せずんば、洎ど合に十二部の經論に一生を賺過せらるべし。谷、乃ち門を開て悟由を通ぜしめ、遂に之を印可す。講肆に歸るに及で席を散じ、徒衆に告て云く、諸人の知處、良遂總に知る、良遂知處、諸人知らずと。
實に此知處、風を通ぜず。然れば諸仁者、子細に參徹せん時、無始劫より以來具足し來る。一時も欠たることなし。設ひ思量を以て量り求むるとも、卽ち是れ我なり、又他に非ず。獨照すとも分別に非ず、又是れ我なり。
今新たなるに非ず。謂ゆる眼を使ひ耳を使ひ口を使ひ、手を開き足を動かす、盡く是れ我なり。元來手に執るに非ず、眼に見るに非ず。故に聲色の所論に非ず、耳目の所到に非ず。人人子細にせん時、必ず我あることを知るべし、己あることを知るべし。
《永平廣錄》這箇是誰誰是我、似來似去水中泡。千年八百田將主、師資心要《禪林類聚》良遂座主初參麻谷。谷見來便將鋤頭去鋤草。主到鋤草處。谷殊不顧。便歸方丈閉却門。主次日復去。谷又閉門。主遂敲門。谷乃問阿誰。
主云良遂。纔稱名忽爾契悟。乃云和尚莫瞞良遂。良遂若不來禮拜和尚。洎合被十二部經論賺過一生。谷乃開門令通悟由。遂印可之。及歸講肆。散席告諸徒云。諸人知處良遂總知。良遂知處諸人不知。(CBETA, X67, no. 1299, p. 20,此處を知らんとするに、先づ一切是非を措きて、物に倚らず、他に渉らざる時、此心、獨り明なること日月よりも明なり。この心、清白なること霜雪よりも清し。然れば暗昏昏にして是非を覺へざるに非ず、淨明明にして自己自づから顯はるるなり。
故に諸仁者、語默動靜を離れ、皮肉骨髓を帶せずといふ者なしと思ふこと勿れ。又兀然獨立して、我とも思はず、他とも言はず、如何にといふ心なし。株の立るが如く、全体物に倚らず、無心なること草木の如しと思ふこと勿れ。佛道の參學、豈草木と同じかるべきや。元來自なく他なし、都て一物なしといふ所見は、外道の斷見、二乘の空見に同じし。大乘極則、豈二乘外道に同くすべけんや。子細に精到して正に落着せん時、有といふべきに非ず、空朗朗なる故に。無といふべきに非ず、明了了なる故に。是れ身口意の分つ所に非ず、是れ心意識の辨ふべきに非ず。
如何が此道理を通じ得ることあらん。
空手自求空手來。本無得處果然得。
CC BY-NC-SA 4.0 — Sauf indication contraire, les contenus de ce site sont distribués sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.