Caoshan Benji
Présentation
Caoshan Benji (840-901) fut le disciple principal de Dongshan et co-fondateur de lecole Caodong.
Il est connu pour sa profonde contemplation et ses vers sur la pratique du zazen silencieux.
Keizan le tenait en haute estime comme modele de la pratique de limpudicite (shikantaza).
Le quarante-deuxième patriarche, le vénérable Liangshan, après avoir servi et étudié auprès de Tong'an, fut interrogé par celui-ci : « Qu'est-ce que l'affaire sous la robe du moine ? » Le maître ne sut répondre.
Tong'an dit : « Celui qui étudie le bouddhisme mais n'atteint pas cette terre est le plus souffrant. Interroge-moi, et je te répondrai. » Le maître demanda : « Qu'est-ce que l'affaire sous la robe du moine ? » Tong'an répondit :
« Secret. » Le maître connut alors une grande illumination.
« Qu'est-ce que l'affaire sous la robe du moine ? » On ignore de quel endroit le maître était originaire. Son nom posthume était Yuanguan. Il servit et étudia auprès de Tong'an pendant quatre ans, devenant son assistant pour la robe et le bol. Un jour, alors que Tong'an montait en chaire pour la première assemblée du matin, il fallait suspendre la robe du dharma.
Quand vint le moment, le maître présenta la robe du dharma. Tong'an, en la prenant, demanda : « Qu'est-ce que l'affaire sous la robe du moine ? » Le maître ne sut répondre. Finalement, le maître connut une grande illumination. Il se prosterna, ses larmes de gratitude mouillant sa robe. Tong'an dit :
« Puisque tu as connu une grande illumination, peux-tu maintenant l'exprimer ? » Le maître dit : « Yuanguan peut l'exprimer. » Tong'an demanda : « Qu'est-ce que l'affaire sous la robe du moine ? » Le maître dit : « Secret. » Tong'an, l'instruisant, déclara : « Il y a secret, il y a secret. »
Dans le "Règlement pur du jardin du chan", lorsqu'on monte en salle pour une assemblée publique, après le gruau du matin, on ne libère pas l'assemblée. Le maître, à partir de cela, a de nombreuses occasions d'adaptation et possède des paroles secrètes. Après son installation, des étudiants vinrent souvent l'interroger sur l'affaire sous la robe de moine. Parfois, un étudiant demanda : "Qu'est-ce que l'affaire sous la robe de moine ?" Le maître dit : "Même les saints multiples ne la révèlent pas."
Il demanda : "Qu'est-ce que l'affaire sous la robe de moine ?" Le maître dit : "Même les saints multiples ne la révèlent pas."
Une autre fois, un étudiant demanda : "Quand le voleur domestique est difficile à garder, comment faire ?" Le maître dit : "Si tu le reconnais, il ne devient pas une injustice." Il dit : "Après l'avoir reconnu, que faire ?" Le maître dit : "Je le reléguerai dans le pays du non-né." Il dit : "N'est-ce pas là son lieu d'établissement du corps et de la vie ?" Le maître dit : "Dans l'eau morte, on ne cache pas le dragon." Il dit :
"Qu'est-ce que le dragon d'eau vive ?" Le maître dit : "Il soulève des vagues sans créer de flots." Il dit : "Soudain, quand les torrents se renversent et les montagnes s'effondrent, comment faire ?" Le maître descendit de son siège, le saisit et dit : "Ne laisse pas la corne de la robe de ce vieux moine se mouiller."
Dans le "Recueil de la transmission de la lampe de l'ère Jingde, le maître chan Liangshan Yuanguan de Langzhou", on demanda : "Qu'est-ce que l'affaire sous la robe de moine ?" Le maître dit : "Il y a un principe secret." Dans le "Recueil des cinq lampes", on demanda : "Quand le voleur domestique est difficile à garder, comment faire ?" Le maître dit : "Si tu le reconnais, il ne devient pas une injustice." Il dit : "Après l'avoir reconnu, que faire ?" Le maître dit : "Relégué dans le pays du non-né." Il dit : "N'est-ce pas là son lieu d'établissement du corps et de la vie ?" Le maître dit : "L'eau morte ne cache pas le dragon." Il dit : "Qu'est-ce que le dragon d'eau vive ?" Le maître dit : "Il soulève des vagues sans créer de flots." Il dit : "Soudain, quand les torrents se renversent et les montagnes s'effondrent, comment faire ?" Le maître descendit de son siège, le saisit et dit : "Ne laisse pas la corne de la robe de ce vieux moine se mouiller." On demanda : "Qu'est-ce que le soi de l'étudiant ?" Le maître dit : "Au centre du monde, le fils du ciel ; au-delà des frontières, le général."
Ainsi, tout ce qu'il fit pour les autres fut entièrement une présentation du secret.
Dans l'occasion précédente, il fut dit : 'Pour celui qui étudie le Bouddha, ne pas atteindre cette terre est la plus grande souffrance.'Véridiques, ces paroles ! Même si l'on brise son siège de méditation, oublie la fatigue dans l'effort, et devient un homme aux pratiques élevées et pures, si l'on n'atteint pas encore cette terre, on demeure difficile à extraire de la prison des Trois Mondes. Même si l'on possède les quatre discriminations et les huit voix, que l'on parle avec habileté comme la brume qui s'élève, que l'activité de la parole se déploie comme l'océan, que l'enseignement du Dharma émeut ciel et terre, faisant pleuvoir des fleurs et bouger les pierres, si l'on n'atteint pas encore cette terre, le vieux juge Yama ne craint pas les paroles nombreuses. Même si l'on pratique longtemps, jour après jour, mois après mois, que les pensées s'épuisent et les émotions s'apaisent, que le corps soit comme du bois sec et le cœur comme des cendres froides, que dans tous les moments, face aux objets, le cœur ne s'élève pas, qu'au contact des événements, les pensées ne s'agitent pas, que finalement on semble se libérer assis, mourir debout, obtenir liberté et maîtrise dans la vie et la mort, si l'on n'atteint pas encore cette terre, on reste inutile dans la maison des Bouddhas et des Ancêtres.
C'est pourquoi les anciens disaient : 'Tous les prédécesseurs considèrent cette affaire comme la Grande Affaire.'
Ainsi, l'Ancêtre vénérable Dongshan
demanda à un moine : 'Dans le monde, quelle chose est la plus souffrante ?'Le moine répondit : 'L'enfer est le plus souffrant.'La montagne dit : 'Non. Celui qui, sous ce fil de vêtement, n'éclaire pas la Grande Affaire, celui-là est nommé le plus souffrant.'Ce disciple Yunju s'éveilla. Puis il évoqua cette occasion en disant :
Le Maître précédent disait : 'L'enfer n'est pas encore souffrance. Mais face à ce fil de vêtement, ne pas éclairer la Grande Affaire, voilà qui est vraiment la plus grande souffrance.'Vous tous... si vous ajoutez encore un peu d'éclat, ce sera juste. L'ancien n'a pas fléchi dans sa vie de pèlerinage. Il n'a pas trahi la forêt monastique. Les anciens disaient : 'Si vous voulez pouvoir préserver cette affaire, il vous faut vous tenir au sommet de la haute montagne, marcher au fond de la mer profonde. Alors seulement il y aura un peu de souffle vital.'Si vous n'avez pas encore discerné la Grande Affaire, il vous faut pour un temps marcher sur la voie mystérieuse.
Le maître demanda à un moine : « Dans le monde, quelle chose est la plus amère ? » Le moine répondit : « Les enfers sont les plus amers. » Le maître dit : « Non. » Le moine demanda : « Quelle est l’intention du maître ? » Le maître dit : « Ne pas comprendre la grande affaire sous cette robe, cela s’appelle le plus amer. » Dans le Wudeng Huiyuan, il est dit : « Le maître précédent affirmait : “Les enfers ne sont pas encore l’amertume. Ne pas comprendre la grande affaire sous cette robe, voilà qui est vraiment le plus amer.” » Le maître dit : « Puisque vous êtes déjà dans ce courant, à neuf dixièmes du chemin, il ne s’en faut guère ; ajoutez encore un peu d’éclat, et vous serez, vénérable, sans avoir passé votre vie en vain à voyager, sans avoir trahi la forêt monastique. Les anciens disaient : “Pour vouloir préserver et assumer cette affaire, il faut se tenir au sommet des plus hautes montagnes et marcher au plus profond des océans.” »
Il y a encore un peu d'énergie vitale. Si ta grande affaire n'est pas encore réglée, tu dois parcourir la voie mystérieuse. Non seulement cela, mais le Bouddha Shakyamuni aussi, dans le chapitre des cinq bouddhas, déclare que tous les bouddhas, les honorés du monde, apparaissent dans le monde pour une seule et grande raison. C'est-à-dire pour ouvrir, montrer, faire réaliser et pénétrer la vision et la sagesse du Bouddha. C'est précisément clarifier cette unique grande raison qui constitue la grande affaire.
Puisque vous êtes déjà engagés dans ce courant de pratique, à neuf dixièmes du chemin, ce n'est pas beaucoup. Ajoutez encore un peu d'éclat.
Ne vous réjouissez pas seulement d'avoir l'apparence d'un disciple du Bouddha. Si vous n'éclairez pas cette affaire, en fin de compte, en quoi seriez-vous différent d'un laïc ordinaire ? Pourquoi ? Parce que voir les formes avec les yeux n'est pas différent, entendre les sons avec les oreilles ne change pas, ce n'est pas seulement face aux circonstances extérieures, mais à l'intérieur on ne peut oublier les pensées conditionnées. Seul le corps change, finalement il n'y a pas de différence.
En fin de compte, quand le dernier souffle se rompt et que les deux yeux se ferment, votre âme essentielle, en vain, suit les objets et tourne, s'écoulant dans les trois mondes. Même si vous naissez parmi les hommes ou au ciel, cela ressemble à des catégories, semblable à une roue qui tourne sans fin.
Le 'Shugo Kokkai Shō'contient le chapitre des cinq bouddhas. Premièrement, les bouddhas des dix directions. Deuxièmement, les bouddhas du passé. Troisièmement, les bouddhas du futur. Quatrièmement, les bouddhas du présent. Cinquièmement, le bouddha Shakyamuni. Le 'Sūtra du Lotus de la Loi Merveilleuse'dit : 'Tous les bouddhas, les honorés du monde, n'apparaissent dans le monde que pour une seule et grande raison.'À l'origine, quelle intention y a-t-il à faire quitter la vie laïque aux gens et les faire sortir des troubles mondains ? Uniquement pour leur faire atteindre la vision et la sagesse du Bouddha. Créer laborieusement des monastères et rassembler les quatre assemblées, c'est uniquement pour éclaircir cette affaire. C'est pourquoi la salle des moines est appelée le champ de sélection des bouddhas. On appelle l'ancien le maître qui guide la pratique. Ce n'est pas pour rassembler la foule à tort et faire du bruit. Uniquement pour faire que tous les gens s'éclairent eux-mêmes.
Ainsi, même si on prend la forme d'un moine et qu'on fréquente négligemment les monastères, si on n'éclaire pas cette affaire, c'est seulement peine perdue et sans mérite. À plus forte raison, dans ces derniers temps mauvais, les débutants et ceux qui étudient plus tard, même s'ils souhaitent apprendre les attitudes corporelles et les disciplines mentales selon les anciennes règles des bouddhas, leur nature innée est tordue et ils ne peuvent les acquérir. Les moines récents ne règlent pas leurs mains ni ne posent leurs pieds avec stabilité. Ils n'apprennent pas du tout les grandes et petites dignités, ni les dispositions intérieures et extérieures de l'esprit. Ainsi, ils semblent sans dignité monastique. Même si leurs attitudes corporelles et leurs disciplines mentales étaient comme autrefois, s'ils n'éclairent pas l'esprit fondamental, les causes conditionnées impures des fruits supérieurs des hommes et des dieux, à plus forte raison s'ils n'éclairent pas l'esprit fondamental et ne règlent pas leurs attitudes corporelles, recevant en vain les offrandes de foi, tous ceux-là sont du genre à tomber en enfer.
Cependant, les anciens sages ont dit :
Bien que l'époque soit déclinante et les hommes distants, même si la conduite corporelle et l'état d'esprit ne sont pas comme ceux des saints anciens, si l'on parvient à éclaircir la grande affaire avec précision et minutie, on ne différera probablement en rien des bouddhas des trois temps. Les six patriarches et les saints anciens de toutes les générations seraient tous des frères. Originellement, il n'y a rien à sortir des trois mondes. Comment pourrait-on tourner dans les six voies ?
Ainsi, il faut pratiquer avec précision, étudier avec minutie, et éclaircir l'affaire sous la robe du moine. Cette grande affaire de cause et condition n'est pas séparée par les époques de l'enseignement correct, de l'image et de la fin ; elle ne diffère pas selon les pays indien, chinois ou japonais. C'est pourquoi il ne faut pas se lamenter sur l'âge dégénéré et le monde mauvais. Il ne faut pas mépriser les gens des régions lointaines et frontalières.
Cette affaire, même si mille bouddhas venaient rivaliser pour la donner, leur puissance de bouddha ne pourrait finalement y parvenir. Ainsi, ce n'est pas une voie que le maître transmet, ni une voie que le disciple reçoit ; il faut seulement se pratiquer soi-même, s'éveiller soi-même, le corps lui-même l'obtient. Même s'il s'agit de pratiques sur d'innombrables kalpas de poussière, pour s'éveiller et réaliser par soi-même, il suffit d'un instant, d'une seule fois où l'on déploie une énergie intense : on obtient alors l'infinité de l'univers sans en manquer un atome. Une fois arrivé en cet endroit, depuis les vastes kalpas passés, rien n'est obscurci. Comment y aurait-il une transmission des bouddhas ?
C'est pourquoi, si l'on souhaite arriver en cet endroit avec attention, il faut d'abord abandonner toutes les affaires. Il ne faut même pas rechercher le domaine des bouddhas et patriarches. À plus forte raison, comment pourrait-il y avoir haine ou attachement envers soi ou autrui ? Simplement, sans élever la moindre compréhension intellectuelle, regardez directement ici et maintenant. Il y a nécessairement une chose sans peau ni chair. Son essence est comme le vide, sans couleur distincte. Exactement comme l'eau pure, transparente jusqu'au fond. Vaste et clair, simplement connaissant lucidement.
Maintenant, dites : comment cette vérité pourrait-elle être exposée ?
L'eau limpide, au plus profond de son abîme, sans qu'on la polit, brille d'elle-même.
Traduit du kanbun d’après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十二祖、梁山和尚、參侍後同安。安問曰、如何是衲衣下事。師無對。
安曰、學佛、未到這箇田地最苦、汝問我道。師問、如何是衲衣下事。安曰、
密。師乃大悟。
是衲衣下事; J. 如何なるか是れ衲衣下の事). The phrase師は何れの許の人と云ことを知らず。諱は縁觀。後の同安に參じ執侍すること四歳、衣鉢侍者に充つ。同安、有時、上堂、早參、衲法衣を掛くべし。
時到て師衲法衣を捧ぐ。同安、法衣を取る次で問て曰く、如何が是れ衲衣下の事。師無對。乃至、師乃ち大悟す。禮拜して感涙に衣を濕ほす。安曰く、
汝既に大悟す。又道ひ得るや。師曰く、縁觀、便ち道ひ得ん。安曰く、如何が是れ衲衣下の事。師曰く、密。安、示して曰く、密有密有。
《禪苑清規》如遇公界上堂。早參粥罷不放參。(CBETA, X63, no. 1245, p.師これより逗機多く密有の言あり。住後に學人ありて衲衣下の事を問ふこと多し。有時、學人問ふ、如何が是れ衲衣下の事。師曰く、衆聖も顯はすこと莫し。
問ふ、如何が是れ衲衣下の事。師曰く、衆聖も顯はすこと莫し。
又有時、學人問ふ、家賊防ぎ難き時如何。師曰く、識得すれば寃を爲さず。曰く、識得して後如何。師曰く、無生國裏に貶向せん。曰く、是他の安身立命の處なること莫しや。師曰く、死水に龍を藏さず。曰く、
如何が是れ活水龍。師曰く、波を興して浪を作さず。曰く、忽然として傾湫倒嶽の時如何。師、下座把住して曰く、老僧が袈裟角を濕却せしむること勿れ。
《景德傳燈錄、 朗州梁山緣觀禪師 》問如何是衲衣下事。師曰。密有端。(T《五燈會元》問。如何是衲衣下事。師曰。衆聖莫顯。(CBETA, X80, no. 1565,《五燈會元》問。家賊難防時如何。師曰。識得不爲冤。曰。識得後如何。師曰。貶向無生國裏。曰。莫是他安身立命處也無。師曰。死水不藏龍。曰。如何是活水龍。師曰。興波不作浪。曰。忽然傾湫倒嶽時如何。師下座把住曰。莫教問ふ、如何が是れ學人の自己。師曰く、寰中は天子、塞外は將軍。
是の如く他の爲にせる、悉く是れ密有を呈似す。
適來の因縁に曰く、學佛未だ這箇の田地に到らざる、最も苦なりと。實なる哉、此言。設ひ定坐牀を破り精進疲を忘れ、高行梵行の人なりとも、若し未だ這箇の田地に到らざれば、尚ほ三界牢獄出で難し。四辨を具し八音を具して、巧説霧の如く起り、口業海の如飜へり、説法天地を驚して、華を雨らし石を動すとも、若し末だ這の田地に到らずんば、閻羅老子言多きことを恐れず。設ひ日久しく月深く修行して、念盡き情鎭まりて、形枯木の如く心死灰の如くにして、一切時に於て境に逢ても心起らず、事に觸るるとも《五燈會元》問。如何是學人自己。師曰。寰中天子。塞外將軍。(CBETA, X80,念亂れず、遂に坐しながら脱し、立ながら死し、生死に於て自在自由を得るに似たりとも、尚ほ末だ這の田地に到らざれば、佛祖屋裏用不着なり。
故に古人曰く、先達悉く此事を以て一大事とすと。
是を以て曩祖洞山和尚、
僧に問ふ、世間何物か最も苦なる。曰く、地獄最も苦なり。山曰く、然らず。此衣線下に在て大事を明めざる、是れ最苦と名く此門人雲居角立す。乃ち此因縁を擧して曰く、
先師道く、地獄未だ是れ苦ならず。此衣線下に向て大事を明めざる、却て是れ最苦なりと。汝等、乃至、更に些子の精彩を著けば便ち是ならん。上座平生の行脚に屈せず。叢林に辜負せず。古人曰く、此事を保任することを得んと欲せば、須らく高高たる山頂に立ち、深深たる海底に行て、方に些子の氣息あるべし。汝、若し大事未だ辨ぜずんば、且つ須らく玄途に履踐すべし。
《景德傳燈錄》師問僧。世間何物最苦。僧曰。地獄最苦。師曰。不然。曰師意如何。師曰。在此衣線下不明大事。是名最苦。(T 2076.51.323a19-21).《五燈會元》先師道。地獄未是苦。向此衣線下不明大事。却是最苦。師曰。汝等既在這箇行流。十分去九。不較多也更著些子精彩。便是上座不屈平生行脚。不孤負叢林。古人道。欲得保任此事。須向高高山頂立。深深海底行。
方有些子氣息。汝若大事未辦。且須履踐玄途。(CBETA, X80, no. 1565, p.然のみならず、釋迦牟尼佛も亦た五佛の開章に、諸佛世尊は唯一大事因縁を以ての故に世に出現すと。謂ゆる佛智見を開示悟入せしむるなり。方に此一段の大事因縁を明らむるを大事とす。
汝等既在這箇行流。十分去九。不較多也更著些子精彩。
徒に佛弟子に似たることをば喜ばず。若し這箇の事を明らめずんば、畢竟して在家の俗人と何の異なることあらん。故如何となれば、眼に色を見ることも異ならず、耳に聲を聞くことも變らず、外に境縁に對するのみに非ず、内に縁慮も忘ずることを得ず。唯是れ形の代るのみなり、卒に別なし。
畢竟して一息斷じ兩眼閉る時、汝が精魂徒らに物に隨て轉ぜられて三界に流注し、僅に人中に生じ、天上に生ずること品あるに似たるとも、車の廻り廻りて限なきに似たり。
《守護國界章》有五佛章故。一者十方佛。二者過去佛。三者未來佛。四者現在佛。五者釋迦佛。(T 2362.74.203c14–16).《妙法蓮華經》諸佛世尊唯以一大事因緣故出現於世。(T 262.9.7a21-22).本より人をして在家を離れ塵勞を出さしむる心、何事にか有る。唯是れ佛智見に達せしめんが爲なり。煩はしく叢林を設け四衆を集むる、唯此事を開明せしめんが爲なり。故に僧堂を名て選佛場といふ。長老を呼で唱導の師とす。妄りに衆を集め喧しくせんとするに非ず。唯人をして悉く自己を開明せしめんが爲なり。
故に設ひ出家の形と爲て、なまじゐに叢林に交はるといふとも、若し此事を明らめずんば、徒に勞して功なきのみなり。何に況や末代惡世の初機後學、設ひ身儀心操、先佛の方規の如く學ばんとすとも、天性迂曲にして學得すること能はず。近來の僧、手を定め足を下すこと穩かならず。大小威儀、内外心術、悉く學ばんとせず。故に僧儀なきが如し。設ひ身儀心操、昔しの如くなりとも、若し心地を明らめずんば、人天の勝果にて有漏の因縁、何に況や心地明らめず身儀調はず、徒に信施を受け來る。皆是れ墮獄の類なり。
然れども先德曰く、
世下り人疎にして、設ひ身儀心操古聖の如くなくとも、精細綿密にして一大事を明らめ得ば、恐らくは三世諸佛と差ふこと無からん。六代祖宗、歴代古聖、悉く兄弟ならん。本より三界の出づべきなし。豈六道の廻るべきあらんやと。
然れば精細に功夫し綿密に參學して、衲衣下の事を明らむべし。此一大事因縁、正像末の時隔てなく、梵漢和、國異ならず。故に末法惡世と悲むこと勿れ。遠方邊地の人と嫌ふこと勿れ。
此事本より千佛競ひ來りて與へんとすといふとも、佛力も終に及び難からん。然れば子に授る道に非ず、父に受る道に非ず、但自修自悟、自身自得すべし。無量塵劫の修行なりとも、自證自悟せんことは一刹那の間、一度憤發の勢を爲さば盡乾坤一毫も得來らず。一度此處に到りなば、曠大劫來昧からず。豈諸佛の授る在る有らんや。
故に子細に此處に到らんと思はば、先づ須らく萬事を捨つべし。尚ほ佛祖の境界をも求むること勿れ。何に況や自他憎愛あらんや。唯毫髪の知解を起さずして卽ち直下を見よ。必ず皮肉なき物あり。體、虛空の如くにして別色なし。恰かも清水の徹底明らかなるが如し。廓然明白にして唯了了として知るのみなり。
且く道へ、這箇の道理、如何が露はし得んや。
水清徹底深沈處。不待琢磨自瑩明。
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