Touzi Datong
Présentation
Disciple de Caoshan, il fonda sa communaute sur le mont Touzi.
Il refusait toute imitation. Chaque geste devait etre original, vivant.
Keizan le loue comme modele de la creativite du Dharma.
Quarante-troisième ancêtre, le grand maître Ming'an de Dayang, demanda au moine Liangshan : 'Qu'est-ce que le lieu d'éveil sans caractéristiques ?'Liangshan désigna une statue de Guanyin et dit : 'Ceci est peint par le lettré Wu.'
Le maître s'apprêta à répondre. Liangshan demanda précipitamment : 'Ceci est avec caractéristiques, alors lequel est sans caractéristiques ?'Le maître, à ces mots, eut une illumination. Son nom posthume est Jingxuan. Dans les chroniques comme le Chuandeng lu, à cause du nom de l'empereur de l'époque, on dit Jingyan. Cependant, son vrai nom posthume est bien Jingxuan.
Arrivant pour la première fois chez Liangshan, il demanda : 'Qu'est-ce que le lieu d'éveil sans caractéristiques ?'Liangshan désigna Guanyin et dit : 'Ceci est peint par le lettré Wu.'Le maître s'apprêta à répondre. Liangshan demanda précipitamment : 'Ceci est avec caractéristiques, alors lequel est sans caractéristiques ?'Le maître eut alors une illumination. Il s'inclina aussitôt et se tint debout, appuyé à sa place. Liangshan dit : 'Pourquoi ne dis-tu pas une phrase ?'Le maître dit : 'Le dire n'est pas un refus, mais je crains que cela ne soit mis sur papier.'Liangshan rit et dit : 'Cette phrase mérite d'être gravée sur une stèle.'Le maître offrit un gatha, disant :
Fils de la famille Zhang de Jiangxia, il fut ordonné moine sous le maître Zhitong. À dix-neuf ans, il devint moine pleinement ordonné. Écoutant les enseignements sur le sens ultime du Sutra de l'Éveil Parfait, personne dans l'assemblée ne pouvait l'égaler. Il voyagea alors. Arrivant pour la première fois chez Liangshan, il demanda : 'Qu'est-ce que le lieu d'éveil sans caractéristiques ?'Liangshan désigna Guanyin et dit : 'Ceci est peint par le lettré Wu.'Le maître s'apprêta à répondre. Liangshan demanda précipitamment : 'Ceci est avec caractéristiques, alors lequel est sans caractéristiques ?'Le maître eut alors une illumination. Il s'inclina aussitôt. Liangshan dit : 'Pourquoi ne dis-tu pas une phrase ?'Le maître dit : 'Le dire n'est pas un refus, mais je crains que cela ne soit mis sur papier.'Liangshan rit et dit : 'Cette phrase mérite d'être gravée sur une stèle.'Le maître offrit un gatha, disant : 'Autrefois, dans mes débuts, je m'égarais à étudier la voie, parcourant mille monts et dix mille fleuves à la recherche d'un maître éclairé. Discerner le présent et le passé restait finalement difficile à saisir, parler directement du non-mental ne faisait qu'augmenter les doutes. Grâce au maître qui a dévoilé le miroir de l'époque Qin, j'ai vu clairement le temps avant la naissance de mes parents. Maintenant que je suis éveillé, qu'ai-je obtenu ? La nuit, un coq noir s'envole portant la neige.'Liangshan dit que l'école de Dongshan pouvait s'appuyer sur lui. Sa renommée se répandit aussitôt. Après la mort de Liangshan, il quitta la pagode et se rendit à Dayang, rendant visite au maître Jian... Autrefois, dans mes débuts, je m'égarais à étudier la voie, parcourant mille monts et dix mille fleuves à la recherche d'un maître éclairé.
Discerner le présent et le passé restait finalement difficile à saisir, parler directement du non-mental ne faisait qu'augmenter les doutes.
Grâce au maître qui a dévoilé le miroir de l'époque Qin, j'ai vu clairement le temps avant la naissance de mes parents.
Maintenant que vous avez étudié, qu'avez-vous obtenu ? La nuit, les poules noires s'envolent portant la neige.
Dans le « Chuanlin Sengbao Zhuan », il écouta le Sutra de la parfaite illumination. Il demanda au conférencier : « Qu'est-ce que la parfaite illumination ? » Le conférencier répondit : « Parfaite signifie la perfection qui intègre les fuites. Illumination signifie l'éveil qui épuise tout sans reste. » Yan rit et dit : « Vider toutes les existences et non-existences, comment cela peut-il s'appeler parfaite illumination ? » Le conférencier s'exclama : « Cet enfant est jeune mais ses paroles sont profondes, il pourra s'appuyer sur l'école de Dongshan. » Sa réputation se répandit instantanément. Après la mort de la montagne, il quitta la pagode et se rendit à Taiyang, où il rendit visite au maître Jian. Jian lui céda sa place pour qu'il devienne l'abbé. Dès lors, l'école de Dongshan prospéra grandement dans le monde. Tous les gens accoururent vers son influence.
Le maître avait une apparence spirituelle extraordinairement majestueuse, empreinte de dignité et de gravité. Depuis l'enfance, il ne prenait qu'un seul repas par jour. Considérant le lourd héritage transmis par les vertueux ancêtres, il ne dépassait jamais les limites, n'atteignant même pas le coussin latéral.
Le maître avait une apparence spirituelle extraordinairement majestueuse. Il possédait dignité et gravité. Depuis la petite enfance, il ne prenait qu'un seul repas par jour. Considérant par lui-même le lourd héritage transmis par les vertueux ancêtres.
À l'âge de quatre-vingt-deux ans, il était encore ainsi. Finalement, il monta sur l'estrade pour prendre congé de l'assemblée, puis atteignit sa fin.
En vérité, pour la pratique de l'étude, ce qui est le plus essentiel et urgent est précisément ce lieu de pratique sans caractéristiques. Sans porter de forme, sans recevoir de nom. Ainsi, bien que cela ne concerne pas les paroles, il y a nécessairement un lieu qui est clair et évident. C'est ce qu'on appelle l'apparence avant la naissance des parents.
Le maître, âgé de quatre-vingts ans, ne franchissait jamais le seuil, ne s'allongeait jamais sur sa couche. Il désigna le portrait de Guanyin peint par Wu Chushi, comme pour montrer un miroir. On dit : avoir des yeux mais ne pas voir, des oreilles mais ne pas entendre, des mains mais ne rien saisir, un esprit mais ne rien mesurer, un nez mais ne pas sentir, une langue mais ne pas goûter, des pieds mais ne pas marcher. Les six racines sont comme inutiles, le corps entier n'est qu'un meuble oisif. Tel un homme de bois, un homme de fer. À ce moment, voir les formes et entendre les sons est déjà évité. Voulant avancer dans le discours, pour ne pas rester sur un bâtonnet, il demanda soudain : 'Celui-ci est-il avec forme, celui-là sans forme ?'Par ce qui n'est pas utilisé, on connaît le sans-visage. Comme se voir dans un miroir clair.
Autrefois, à l'époque des Qin, il y avait un miroir. Face à ce miroir, les cinq organes et six entrailles, les quatre-vingt-quatre mille pores, les trois cent soixante os, tout apparaissait clairement. Là où les yeux et les oreilles ne sont pas utilisés, on voit ce qui ne porte ni corps ni esprit. Non seulement les mille montagnes et dix mille rivières avec forme sont brisées, mais l'obscurité sans pensée ni discrimination est rapidement rompue, ne se séparant pas du ciel et de la terre, toutes les formes ne germant pas, clairement et parfaitement accomplies.
Vraiment, c'est ainsi pour l'école de Dongshan, la réputation d'une époque. Non seulement cela, mais tous les ancêtres qui ont réalisé sont ainsi.
Après avoir compris cette intention, à Dayang, un moine demanda : 'Quel est le style familial du vénérable ?'
Le maître dit : 'Une bouteille pleine ne se vide pas, sur la grande terre il n'y a pas d'affamés.'Vraiment, c'est ce terrain : même si on l'incline, il ne se vide pas ; même si on le pousse, il ne s'ouvre pas ; même si on le soulève, il ne se lève pas.
Quelle est la manière de faire du vénérable ? Le maître dit : 'Ne pas vider entièrement la bouteille, sur la grande terre il y a des gens affamés. C'est vraiment ce champ. On l'incline mais rien ne sort, on le pousse mais il ne s'ouvre pas, on le soulève mais il ne se dresse pas.'
Rien n'est touché. Ainsi, ce n'est pas là où les oreilles et les yeux atteignent. Bien que cela accompagne parole, silence, mouvement et immobilité, jamais il n'est entravé par mouvement ou immobilité. Cette affaire n'est pas seulement possédée par le patriarche seul ; parmi tous les êtres de la grande terre, il n'en est pas un qui ne la possède. C'est pourquoi il est dit : Il n'y a personne affamé.
Comment est le style familial du vénérable ? Le maître dit : Une bouteille pleine ne se vide pas. La grande terre n'a personne affamé.
Ainsi, ô vertueux du chan, heureusement devenus descendants de la maison de Dongshan, vous avez déjà rencontré le style familial des anciens bouddhas. En investiguant avec précision et minutie, parvenez à assumer le soi de l'époque avant la naissance des parents, avant l'émergence de la forme et du vide. Ayant atteint l'endroit sans la moindre apparence, ayant vu le lieu sans le moindre grain de poussière d'objet extérieur, même en cherchant pendant mille vies et dix mille kalpas, les quatre grands éléments et les cinq agrégats ne peuvent être obtenus. Si vous illuminez clairement le lieu qui ne manque pas un seul instant dans les douze heures, alors vous êtes véritablement descendants de la maison de Dongshan, branche de Qingyuan.
Et comment pourrait-on pénétrer ce principe ? Voulez-vous entendre ?
Le miroir rond suspendu haut brille avec une clarté pénétrante. Le rouge cinabre, bien que parfaitement beau, ne peut être peint.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十三祖、大陽明安大師、因問梁山和尚、如何是無相道場。山、指觀音像曰、這箇是呉處士畫。
師擬進語。山急索曰、這箇是有相底、那箇是無相底。師於言下有師諱は警玄。傳燈等に載る處、時の皇帝の名に依て警延と云ふ。然れども實の諱は是れ警玄なり。
《五燈會元》初到梁山。問。如何是無相道場。山指觀音。曰。這箇是呉處士畫。師擬進語。山急索曰。這箇是有相底。那箇是無相底。師遂有江夏張氏の子。智通禪師に依て出家す。十九にして大僧と爲り圓覺了義を聞く。講席に能く及ぶ者なし。遂に遊方して初め梁山に到て問ふ、如何が是れ無相の道場。乃至、師遂に省あり。便ち禮拜し本位に倚て立つ。山曰く、何ぞ一句を道取せざる。師曰く、道ふことは卽ち辭せず、恐くは紙筆に上らん。山笑て曰く、此語碑に上せ去ること在らん。師偈を獻じて曰く、
《五燈會元》江夏張氏子。依智通禪師出家。十九爲大僧。聽圓覺了義講席。無能及者。遂遊方。初到梁山。問。如何是無相道場。山指觀音。曰。這箇是呉處士畫。師擬進語。山急索曰。這箇是有相底。那箇是無相底。師遂有省。便禮拜。山曰。何不道取一句。師曰。道即不辭。恐上紙筆。山笑曰。此語上碑去在。師獻偈曰。我昔初機學道迷。萬水千山覓見知。明今辨古終難會。直説無心轉更疑。蒙師點出秦時鏡。照見父母未生時。如今覺了何所得。夜放烏雞帶雪飛。山謂洞上之宗可倚。一時聲價籍籍。山歿。辭塔至大陽。謁堅禪我昔初機迷學道、萬水千山覓見知。
明今辨古終難會、直説無心轉更疑。
蒙師點出秦時鏡、照見父母未生時。
如今學了何所得、夜放烏鷄帶雪飛。
《禪林僧寶傳》聽圓覺了義經。問講者。何名圓覺。講者曰。圓以圓融有漏爲義。覺以覺盡無餘爲義。延笑曰。空諸有無。何名圓覺。講者嘆曰。是兒齒少而山謂く、洞山の宗倚るべしと。一時に聲價籍籍たり。山沒して、塔を辭して大陽に至り、堅禪師に謁す。堅、席を讓て之に主たらし其れより洞山一宗盛に世に興る。人悉く風に走る。
師、神觀奇偉、威重あり。兒稚の時より日に祇だ一食し、自ら先德附授の重きを以て、足限を越ゑず、脇席に至らず。
《五燈會元》師神觀奇偉。有威重。從兒稚中。日祇一食。自以先德付授之重。
年八十二に至て猶ほ是の如し。終に終に陞座して衆を辭し終焉す。
實に夫れ參學、尤も切要とすべきは便ち是れ無相道場なり。形を帶びず名を受けず。故に言に關からずと雖も、必ず果然として明らかなる所あり。謂ゆる父母未生の時の形貌なり。
《五燈會元》足不越限。脇不至席。年八十。[ ] 師天聖五年七月十九故に此田地を示さんとするに、呉處士が畫く所の觀音の像を指す。恰かも鏡を示すが如し。謂ゆる眼あれども見ず、耳あれども聞かず、手あれども執らず、心あれども量らず、鼻あれども嚊がず、舌あれども味ひず、足あれども踏まず、六根悉く用なきが如く、全體都て閑家具なり。恰かも木人の如く、鐵漢の如し。此時、見色聞聲早く免かれ畢りぬ。此に進語せんとせしに、木橛に住まらざらしめんとして、急に索て曰く、這箇は是れ有相底、
那箇か是れ無相底と。此不用底を以て無面目を知らしむ。明鏡を見て己れを知るが如し。
昔し秦時に鏡ありき。彼鏡に向へば身中の五臟六腑、八萬四千の毛孔、三百六十の骨頭、皆悉く見るが如し。耳目あれども用ゐざる所に、身心を帶せざる所を看見す。有相の千山萬水、悉く破れ來るのみに非ず、無心無分別の暗昏速かに破れ、天地と分れず、萬像都て萌さず、了然として圓具す。
實に是れ洞上の一宗、一時の聲價、是の如くなるのみに非ず、累祖見得する皆以て是の如し。
此旨を會せしより後、大陽にして僧あり、問て曰く、
如何が是れ和尚の家風。師曰く、滿瓶傾け出さず、大地に饑人な實に是れ此田地、傾くれども出さず、推せども闡かず、挑ぐれども起さず、
觸るれどもなし。故に耳目の至る處に非ず。語默動靜に伴ひ來れども曽て動靜に礙ゑられず。此事、唯祖師獨り具足するのみに非ず、盡大地の人、
一箇も具せざるなし。故に謂ふ、飢たる人なしと。
《五燈會元》如何是和尚家風。師曰。滿瓶傾不出。大地沒饑人。(CBETA,然れば諸禪德、幸ひに洞家の兒孫と爲りて、既に古佛の家風に遭へり。精細綿密に參到して父母未生、色空未起の時の自己に承當し、已に一毫ばかりも相狀なき所に到り、既に微塵ばかりも外物なき所を見得し、千生萬劫模索すれども、四大五蘊得來らず。十二時中一時も欠少なき所を明らめ得ば、正に是れ洞家の兒孫、青原の枝派ならん。
且く如何が此這箇の道理を通ずることを得ん。聞かんと要すや。
圓鑑高懸明映徹。丹艧盡美畫不成。
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