Longya Shun
Présentation
Longya Shun fut disciple de Touzi et transmit la lignee de Caodong.
Il est celebre pour son koan : "Quelle est la parole ultime ?" — "Cest la."
Keizan medite ce "cest la" comme la reponse parfaite.
Quarante-quatrième patriarche, le vénérable Tōsu, rendit visite à Enkan. Enkan
lui ordonna d'étudier le kōan où un non-bouddhiste interroge le Bouddha, sans demander avec des mots, sans demander sans mots. Après trois années, un jour il demanda : Te souviens-tu de la phrase ? Essaie de la citer. Le maître s'apprêta à répondre, Enkan lui couvrit la bouche. Le maître s'éveilla soudainement en compréhension claire.
Le nom posthume du maître est Gisei.
Il était le fils de la famille Li de la région de Seisha. À sept ans, d'une intelligence remarquable, il se rendit au temple Myōsō-ji pour devenir moine. Après avoir passé l'examen des sutras, il reçut l'ordination à quinze ans. Il étudia le Traité des Cent Dharmas. Peu de temps après, il soupira et dit :
La voie des trois kalpas est longue, à quoi bon s'épuiser soi-même ? Il entra alors à Rakuyō pour écouter l'Avatamsaka.
Le sens, comme un fil traversant des perles. Un jour, lisant les versets du bodhisattva Fusō, arrivant à « l'esprit même est nature propre », il eut une soudaine illumination et dit : Le dharma est au-delà des mots, comment pourrait-on l'expliquer ? Il abandonna aussitôt et voyagea vers les assemblées chan. À cette époque, le maître chan Enkan résidait au mont Kaishō. Une nuit, il rêva qu'il élevait un faucon bleu, présage de bon augure. Au matin, le maître arriva. Enkan l'accueillit avec les honneurs. Il lui fit étudier le kōan du non-bouddhiste interrogeant le Bouddha. Jusqu'à ce que le maître s'éveille en compréhension claire, et finalement se prosterne. Enkan dit : As-tu merveilleusement réalisé le mystérieux mécanisme ? Le maître dit : Même s'il y en avait, il faudrait encore le recracher. À ce moment, le serviteur Shi, présent à côté, dit : Gike, aujourd'hui, c'est comme si tu avais transpiré ta maladie. Le maître, se retournant, dit : Ferme ta gueule de chien. Si tu continues à bavarder, je vais immédiatement vomir. Après cela, trois années passèrent encore, puis Enkan exposa alors les principes essentiels de l'école Tōka et les lui montra. Tout correspondait merveilleusement. Il lui confia le portrait de Daiyō, avec des sandales de cuir et une robe simple, en lui enjoignant : Remplace-moi pour perpétuer le style de cette école, ne reste pas longtemps ici. Prends-en bien soin. Finalement, il écrivit un verset pour l'accompagner : Le Mont Sumeru se dresse dans le grand vide, le soleil et la lune tournent en l'assistant. Les pics s'appuient progressivement sur lui, les nuages blancs commencent à se transformer. Le vent se lève dans la forêt de Shōrin,
À Caoxi, le rideau de la grotte se soulève. Le phénix doré niche dans le repaire du dragon, la mousse impériale ne peut être écrasée par les chars.
Le Livre des Cinq Lampes : fils de la famille Li de Qingshe. À sept ans, il montra une intelligence exceptionnelle. Il se rendit au temple Miaoxiang pour devenir moine. Il passa l'examen des soutras et fut ordonné. Il étudia le Traité des Cent Dharmas.
Peu après, il soupira : « Les trois kalpas sont un chemin lointain. À quoi bon s'épuiser soi-même ? » Il entra alors à Luoyang pour écouter le Soutra de la Guirlande. La signification s'enchaîna comme des perles. En lisant la stance du bodhisattva des forêts, arrivant à « la nature propre de l'esprit », il fut soudain illuminé et dit : « Le dharma est au-delà des mots, comment pourrait-on l'expliquer ? » Il abandonna alors ses études et parcourut les assemblées chan. À cette époque, le maître Chan Yuanjian résidait à Huisheng Yan. Une nuit, il rêva d'un faucon bleu, présage favorable. Au matin, le maître arriva. Yuanjian l'accueillit avec respect et lui demanda d'étudier le kôan : « Un hérétique demande au Bouddha : sans parole, sans silence. » Trois ans passèrent. Un jour, il demanda : « Te souviens-tu de la phrase ? Essaie de la citer. » Le maître s'apprêta à répondre.
Jian lui couvrit la bouche. Le maître s'éveilla pleinement. Il s'inclina alors. Jian dit : « As-tu merveilleusement compris le mystère ? » Le maître dit : « Même si c'était le cas, il faudrait le recracher. »
À ce moment, le novice Zishi était à côté et dit : « Qing Huayan aujourd'hui est comme un malade qui sue. » Le maître se retourna et dit : « Ferme ta gueule de chien. Si tu continues à bavarder, je vais vomir. » Après cela, trois autres années passèrent. Jian lui montra parfois les principes essentiels de l'école Caodong. Tous correspondaient merveilleusement. Il lui transmit le portrait, les chaussures de cuir et la robe de Dayang, et lui confia : « Continue à perpétuer le style de notre école à ma place. Ne reste pas longtemps ici. Prends-en bien soin. » Puis il écrivit une stance pour le voir partir : « Le Mont Sumeru se dresse dans le grand vide.
Le soleil et la lune tournent autour. Les pics s'appuient progressivement sur lui. Les nuages blancs commencent à changer. Le vent de Shaolin se lève dans la forêt. À Caoxi, le rideau de la grotte se soulève. Le phénix doré niche dans le repaire du dragon. Le Soutra de la Guirlande : « En réfléchissant aux dharmas, sans repos, pratiquant l'activité suprême, sans rechercher de rétribution. Comprenant clairement que les royaumes sont comme des illusions, des rêves, des ombres, des échos, aussi comme des transformations. Si les bodhisattvas peuvent correspondre à une telle contemplation, ne produisant pas de double compréhension dans les dharmas, tous les dharmas du Bouddha apparaissent rapidement. Dès l'aspiration initiale, ils obtiennent l'anuttara-samyak-sambodhi, connaissant que tous les dharmas sont la nature propre de l'esprit, accomplissant le corps de sagesse, sans éveil par autrui. » La roue du vrai dharma du Tathagata se transmettait secrètement d'est en ouest, les cinq écoles foisonnantes et bruyantes. Le mécanisme subtil, le style familial légèrement différent. Il y a des phénix, des dragons-éléphants, ils ne se mêlent pas, aucun n'est inférieur. Qing Huayan, ses réponses correspondaient à celles de Dayang. On peut dire qu'il est véritablement un descendant de l'école Caodong. Le Vénérable Yuanlu hérita de l'essentiel à Yexian. C'est précisément la lignée de l'école Linji. On peut arrêter le jeune phénix dans le nid du dragon et le faire suivre le maître Chan Yuantong Xiu. Là-bas, il n'avait rien à demander, il aimait seulement dormir. L'intendant informa Tong : « Il y a un moine dans la salle qui dort toute la journée. On devrait appliquer la règle. » Tong dit : « Qui est-ce ? » L'intendant dit : « Le Vénérable Qing. » Tong dit : « Pas encore. Attends, je vais aller vérifier. » Tong prit alors son bâton et entra dans la salle. Il vit le maître en train de dormir. Il frappa alors le lit et le réprimanda : « Ici, je ne donne pas de la nourriture gratuite aux vénérables pour qu'ils mangent et dorment ensuite. » Le maître dit : « Vénérable, que voulez-vous que je fasse ? » Tong dit : « Pourquoi ne vas-tu pas méditer ? » Le maître dit : « Une nourriture délicate ne convient pas à un homme repu. » Tong dit : « Que faire ? Il y a des gens qui ne t'approuvent pas. » Le maître dit : « En attendant leur approbation, que pourrais-je bien faire ? »
Tong demanda : « Vénérable, auprès de qui avez-vous déjà rendu visite ? » Le maître répondit : « Montagne Flottante. » Tong dit : « Il n’est pas étonnant que vous soyez si obstiné et paresseux. » Alors, ils se prirent la main en riant et retournèrent à l’abbatiale. Dès lors, sa renommée dans la Voie devint considérable. Il résida d’abord au Mont Nuage Blanc, puis fut transféré au Couvent du Maître Tōji.
Le « Recueil des Cinq Lampes » rapporte qu’il fut confié au maître chan Yuan-tong Xiu. Arrivé là, il ne s’engagea dans aucune consultation, se contentant de dormir toute la journée. L’intendant en informa Tong.
« Dans le dortoir, il y a un moine qui dort toute la journée. Il convient d’appliquer la règle. » Tong demanda : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Le vénérable Qing. » Tong dit : « Pas encore. Attends que je l’examine. » Tong prit alors son bâton et entra dans le dortoir. Voyant le maître en train de dormir, il frappa le lit et le réprimanda : « Ici, nous n’avons pas de riz à gaspiller pour que le vénérable mange puis dorme. » Le maître dit :
« Vénérable, que voulez-vous que je fasse ? » Tong dit : « Pourquoi ne pas méditer ? » Le maître dit : « Une nourriture délicate ne rassasie pas celui qui est déjà plein. » Tong dit : « Mais nombreux sont ceux qui ne vous approuvent pas, vénérable. » Le maître dit : « Si l’on attend l’approbation, à quoi cela sert-il ? » Tong dit : « Vénérable, auprès de qui avez-vous déjà rendu visite ? » Le maître dit : « Montagne Flottante. » Tong dit : « Il n’est pas étonnant que vous soyez si obstiné et paresseux. » Alors, ils se prirent la main en riant et retournèrent à l’abbatiale. Dès lors, sa renommée dans la Voie devint considérable. Il résida d’abord au Mont Nuage Blanc, puis fut transféré au Couvent du Maître Tōji. C’est ce que rapporte le « Recueil des Cinq Lampes ».
Le « Recueil Continu des Anciens Vénérables » rapporte également :
Le maître reçut le dharma du maître chan Jian. Yuan-jian avait auparavant rendu visite au grand maître Tai-yang Ming-an, et leurs échanges s’accordèrent parfaitement. Finalement, Ming-an voulut lui transmettre l’essence de l’enseignement et lui confier la robe, les sandales et le kesa. Yuan-jian déclina en disant : « J’ai déjà obtenu l’essentiel ailleurs. » An soupira et dit : « Ma lignée n’a personne pour la transmettre. » Alors Yuan-jan déclara : « Le style de l’école du Mont Dong est difficile à exprimer entièrement. Vous, vénérable, êtes d’un âge avancé. S’il n’y a personne pour transmettre, je prendrai personnellement les objets de la transmission et, pour vous, vénérable, je les confierai perpétuellement à quelqu’un d’autre. » An approuva et dit : « Je vais écrire un gāthā et le laisser. »
Qu'il en soit témoigné. Alors il écrivit et dit : Herbe sur le sommet du Yangguang, appuie-toi sur toi-même pour attendre le prix de l'éclat. Là où les pousses différentes prospèrent et s'épanouissent, profond et secret, solidement enraciné est l'esprit. À la fin, il est dit : Celui qui obtient le Dharma, qu'il se cache parmi la foule pendant dix ans avant de pouvoir le propager.
Dans le Xugu zunsu yuyao, plus tard, il obtint le Dharma du maître Chan Yuanyuan de Fushan. Auparavant, Yuanyuan avait rendu visite au maître Chan Ming'an du mont Dayang à Yingzhou. Leurs affinités karmiques et opportunités s'accordèrent, et ainsi il transmit l'essentiel de l'enseignement. Ming'an lui offrit des chaussures en cuir et une robe en tissu. Yuanyuan déclina en disant : J'ai déjà obtenu quelque chose auparavant.
An poussa un soupir et dit : 'Une branche de moi, il n'y aura donc personne.'Yuan dit : 'Le style de l'école de Dongshan est vraiment difficile à perpétuer et à élever. Vénérable Maître, en raison de votre grand âge, peut-être personne ne succédera. Alors, je vais moi-même prendre les vêtements et le sceau, et chercher quelqu'un pour le Vénérable Maître, pour transmettre et confier mutuellement.'An l'approuva et dit : 'Quand plus tard vous aurez trouvé quelqu'un, laissez mon écrit et mon gâthâ comme témoignage.'Puis il écrivit : 'L'herbe sur la montagne Yangguang, / Comptez sur vous pour attendre le prix à chauffer. / Là où pousse une plante différente et prospère, / Profonde et secrète, elle affermit la racine spirituelle.'A la fin, il dit.
Plus tard, Yuan et le Maître se rencontrèrent. Le principe de l'école de Dongshan, la vraie image de Dayang, les vêtements et le sceau, avec le gâthâ, furent transmis en disant : 'À ma place, succédez au style de l'école de Dayang.'Ensuite, effectivement, après dix ans, il apparut dans le monde. Ce qu'on appelle Yangguangshan dans la succession de Dayang, c'est la montagne Dayang. 'Là où pousse une plante différente et prospère'désigne maintenant le maître Chan Qing. 'Prix à chauffer'se réfère à Yuanjian.
La transmission ne fut pas interrompue, finalement il apparut dans le monde,
prit de l'encens et dit : 'Ce brin d'encens, l'assemblée connaît-elle encore son origine ? Il n'est pas produit par le ciel et la terre, il n'est pas formé par le yin et le yang. Avant le roi Bhīṣmagarjitasvararāja, il ne tomba dans aucune catégorie. Après Dīpaṃkara, transmis par les sept bouddhas, il parvint directement à Caoxi, et se divisa en branches dans le grand Xia. Ce moine de la montagne,
À l'époque de l'ère Zhiping, j'étais auprès du maître chan Yuanshan Yuanjian, qui me transmit personnellement ses versets du dharma et me confia la charge de les authentifier. Ses instructions bienveillantes disaient : « Prends ma place pour perpétuer le vent ancestral du grand Yang. » Bien que ce moine de la montagne n'ait pas connu personnellement le maître chan Dayang, la méthode du lignage de Fushan reconnaît ainsi les personnes dignes d'assurer la succession. Je n'oserais donc désobéir à la grâce du vénérable Fushan qui m'a confié le mandat du dharma. Je le fais respectueusement pour le grand maître Ming'an du mont Dayang dans la préfecture de Ying. Pourquoi ? Parce que ni les parents ni les bouddhas ne sont la vraie parenté ; c'est le dharma qui constitue la vraie parenté.
Dans le Recueil des paroles des anciens maîtres (suite) : Lorsque le maître entra dans le temple, il prit de l'encens pour honorer les saints, puis en prit une autre baguette en disant : « Cette baguette d'encens, l'assemblée sait-elle d'où elle vient ? Elle n'est pas produite par le ciel et la terre, ni formée par le yin et le yang. Avant le son primordial, elle ne relève d'aucune catégorie. Après l'illumination de Dipankara, elle fut transmise par les sept bouddhas jusqu'à Caoqi, puis se diffusa dans le grand édifice. À l'époque de l'ère Zhiping, j'étais auprès du vénérable Yuanshan Yuanjian de Fushan, qui me la transmit personnellement et me confia ses versets du lignage.
Il m'en confia l'authentification avec ces instructions bienveillantes : « Prends ma place pour perpétuer le vent ancestral du grand Yang. » Bien que ce moine de la montagne n'ait pas connu personnellement le maître Dayang, je m'appuie sur la méthode du lignage de Fushan pour reconnaître une personne digne d'assurer la succession. Ainsi, je n'oserais désobéir à la grâce du vénérable Fushan qui m'a confié le mandat du dharma. Je le fais respectueusement pour le grand maître Ming'an du mont Dayang dans la préfecture de Ying. Pourquoi ? Parce que ni les parents ni les bouddhas ne sont la vraie parenté ; c'est le dharma qui constitue la vraie parenté. À partir de là, il exposa le vent ancestral du grand Yang et obtint ainsi le maître chan Furong Kai pour assurer la succession.
Le maître chan Yuanshan Yuanjian de Fushan était le septième descendant du vénérable Linji, et l'héritier direct du maître chan Guisheng de Yexian. Autrefois, il se joignit au maître chan Sansong Jiao pour quitter le monde et devint novice dans sa jeunesse. Voyant un moine interroger Jiao sur l'affaire du cyprès dans la cour de Zhaozhou, il comprit depuis le côté. Il visita divers maîtres et s'accorda avec chacun. Il rendit visite à Yexian chez Fenyang et reçut l'approbation de tous. Finalement, il devint l'héritier direct de Yexian.
Cependant, il rendit aussi visite à Dayang. Dayang et lui s'accordèrent également par leurs opportunités karmiques. C'est pourquoi [Dayang] voulut lui transmettre l'essentiel de l'enseignement.
Fayuan déclina en disant : « J'ai déjà obtenu [la réalisation] auparavant. » Bien qu'il n'accepta pas personnellement la transmission, Dayang, faute de personne [d'autre], lui confia [l'enseignement] pour éviter l'extinction. Plus tard, saisissant l'opportunité, il lui transmit secrètement [la transmission].
Arrivé à ce point, il faut savoir que Qingyuan et Nanyue n'ont jamais été séparés. En vérité, lorsque la lignée de Dayang fut sur le point de s'éteindre, Yuanjian, affligé, transmit à sa place l'enseignement de Dayang. Pourtant, certains disciples de notre propre école disent : 'Les héritiers de Nanyue sont inférieurs, le style de Qingyuan est supérieur.'D'autres, de la lignée de Linji, affirment : 'L'enseignement de Dongshan était défaillant, c'est la lignée de Linji qui l'a soutenu.'Ces propos semblent tous ignorer la véritable essence de l'enseignement. Si les pratiquants, qu'ils soient de notre école ou d'une autre, sont authentiques, ils ne devraient nourrir aucun doute. Pourquoi ? Parce que Qingyuan et Nanyue sont tous deux disciples de Caoxi, comme les deux cornes d'un bœuf. Ainsi, Yaoshan s'éveilla sous Mazu mais succéda à Shitou. Danxia aussi s'éveilla sous Mazu mais succéda ensuite à Shitou. En vérité, entre frères de chair et d'os, il n'y a ni supérieur ni inférieur. Pourtant, certains ne reconnaissent que notre propre lignée comme héritière légitime et relèguent les autres à des branches latérales. Il faut savoir que la lignée de Linji est vénérable, et notre propre lignée est transcendante. Si Linji avait des faiblesses ou des aspects inférieurs, Yuanjian n'aurait jamais succédé à Dayang. Si Dayang avait des défauts ou des erreurs, pourquoi Yuan se serait-il tourné vers Touzi ?
Cependant, ô vous tous, ne vous perdez pas en débats sur les cinq maisons et les sept écoles. Il vous faut uniquement clarifier votre propre esprit. C'est là le vrai Dharma des bouddhas. Comment pourrait-on se quereller en termes de personnes et de moi ? On ne doit pas discerner par la victoire ou la défaite.
Cependant, Hong Juefan, dans son 'Recueil de la Forêt de la Porte de Pierre', écrit :
L'ancien Maître de la Pagode prétendit être le successeur de Yunmen, bien qu'il fût séparé de son époque par près d'un siècle.
Qing Huayan ne connaissait pas Dayang depuis le début. C'est uniquement sur la base des paroles du Vénérable Yuanshan de Fushan qu'il le reconnut comme maître sans doute. Ces deux anciens agirent tous deux sur la foi de transmissions orales, restant imperturbables. Ils accordaient beaucoup de poids à leur propre personne, mais peu au Dharma. Parmi les anciens qui accordaient du poids au Dharma,
on trouve Yongjia et Huangbo. Yongjia s'éveilla à l'école de l'Esprit du Bouddha en lisant le Sūtra de Vimalakīrti.
Il se rendit auprès du Sixième Patriarche et déclara : 'Je souhaite établir l'essentiel de notre école.'Huangbo comprit l'intention de Mazu et transmit ainsi à Baizhang.
Le Shimen Linjian Lu rapporte : 'L'ancien maître de la pagode vécut près d'un siècle après Yunmen, et pourtant on le considère comme son successeur. Qing Huayan n'avait jamais rencontré Taiyang, mais sur la seule parole du vénérable Yuanshan de Fushan, il accepta la transmission sans hésiter. Ces deux anciens agirent avec une parfaite assurance en se fondant sur la transmission orale, accordant peu d'importance au Dharma mais beaucoup à leur propre personne.'
Les anciens qui accordaient de l'importance au Dharma étaient Yongjia et Huangbo. Yongjia, après avoir étudié le Vimalakirti, comprit l'esprit du Bouddha et se rendit voir le Sixième Patriarche en disant : 'Je souhaite établir l'essentiel de notre école.'Huangbo comprit l'intention de Mazu et transmit à Baizhang. En examinant les théories actuelles, il semble que Hong Jiaofan ignorait encore certaines choses. Pourquoi donc ?
Le Dharma de Taiyang fut confié à Yuanjian - comment en douter ? De plus, lorsqu'on trouve la bonne personne, on lui laisse une preuve. Cela ne diffère pas des transmissions ultérieures. Si l'on doute de la rencontre avec Yuanjian, on doit aussi douter de la transmission de Taiyang. Les instructions transmises par les patriarches ne peuvent être comparées aux opinions confuses du monde. Même les gens ordinaires prennent souvent les paroles des personnes authentiques comme preuve. À plus forte raison Yuanjian, qui connaissait le Dharma, reçut l'enseignement direct de Taiyang et leurs échanges furent en parfaite harmonie. Jiaofan critique que Touzi ne doutait pas des paroles de Yuanjian.
Yuanjian, en tant que successeur légitime de Yexian, représentait le courant authentique de Linji. Les anciens n'en doutaient pas. Les Bouddhas et les patriarches pourraient-ils faire des affirmations erronées ? C'est parce qu'il reçut le sceau de transmission des patriarches successifs qu'il fut respecté. Pourquoi Touzi douterait-il de Yuanjian ? C'est comme si Taiyang était encore présent aujourd'hui.
La lignée vitale des Bouddhas et des patriarches s'étend sans commencement ni fin. Transcendant largement les trois temps, maître et disciple se rencontrent directement sans écart. Tout est forgé en un seul bloc. Comme la vigne de calebasse s'enroule autour de la calebasse, on peut dire qu'il n'y a finalement rien de distinct.
Kakuhan critique le fait que Tōsu ne doute pas des paroles d'Engen. Dans le Shimon Monjū Zen, il est dit : 'La voie de Daruma fut transmise sur six générations jusqu'à Sōkei. Depuis Sōkei, elle se divisa en deux écoles : Kōshū et Sekitō. Les étudiants du monde entier les suivirent avec ferveur. De ces deux écoles naquirent cinq maisons. Aujourd'hui, seules les écoles Rinzai et Unmon sont particulièrement florissantes. Le maître zen Tōzan Gohon fit jaillir son esprit tranchant comme une lame. Mais avec le temps, il est regrettable que sa transmission se soit perdue. Durant l'ère Genhō, le grand ancien Dōkai fut très renommé entre Kyō et Raku. Interrogé sur sa lignée, il était le successeur légitime de Tōsu Seigan. Le vénérable Sei était le véritable fils de Daiyō. Ainsi, depuis Daiyō Engen jusqu'à Tōsu, il n'y eut qu'une seule personne venue de Daiyō. Et ainsi de suite, depuis Shakyamuni seul, la transmission s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui. Les affaires intimes des patriarches bouddhistes sont ainsi. Comment pourrait-on douter d'Engen ?'
Si l'on devait douter d'Engen, pourquoi Kāshyapa ne douta-t-il pas de Shakyamuni ? Pourquoi le deuxième patriarche ne douta-t-il pas de Daruma ? Les patriarches ne trompent pas. Dans le dharma bouddhique, on honore l'absence de partialité. C'est pourquoi la transmission s'est perpétuée.
Daiyō s'appuya sur Engen. Tōsu respecta Engen sans douter de son enseignement et vénéra le dharma. Ces trois maîtres n'ont pas laissé se perdre l'intention des anciens patriarches. Ils ont transmis à la postérité le style familial de Tōzan pour longtemps. C'est véritablement la singularité de notre maison, le trésor secret du dharma bouddhique. Même aujourd'hui, si l'on ne trouve pas le récipient adéquat, il faut parfois le confier à une personne accomplie.
Kakuhan, sans comprendre pleinement, compare Seigan au vieux gardien de stūpa. Quelle erreur ! On appelle Kaifuku Shōko le vieux gardien de stūpa. Il résidait devant la stūpa du maître zen Ungo Kaku. Il apparut cent ans après Unmon. Se fondant sur une certaine compréhension des paroles d'Unmon, il déclara : 'La vision de Ōbaku n'est pas parfaite. Comment le passé et le présent pourraient-ils être séparés ?'Bien qu'il clarifia les paroles de Baso, il ne se réclama pas de sa lignée. Il dit : 'Puisque je clarifie les paroles d'Unmon, je dois me réclamer de la lignée d'Unmon.'Et il finit par se déclarer successeur d'Unmon. Tous les recueils le mentionnent comme successeur d'Unmon. C'est une erreur des compilateurs, c'est risible. Kyōgen s'éveilla en frappant le bambou, pourquoi ne se réclama-t-il pas de la lignée du bambou vert ? Reiun s'éveilla à la vue des fleurs de pêcher, pourquoi ne se réclama-t-il pas de la lignée des fleurs de pêcher ? Il est pitoyable que Shōko n'ait pas su qu'au sein de la maison des bouddhas et patriarches, il y a une transmission. Si Kakuhan doute aussi du vénérable maître Gisei, c'est comme s'il ne connaissait pas la transmission interne. On peut donc dire qu'il est léger envers lui-même et n'a pas atteint le dharma. Ainsi, les notes du Rinkanroku ne doivent pas être utilisées.
L'événement qui vient d'être évoqué concerne un non-bouddhiste qui interrogea le Bouddha, ne demandant ni avec des mots ni sans mots.
Parce que c'est une voie qui ne tombe ni dans l'expression ni dans le silence, le Bouddha resta un moment en silence. Il manifesta ainsi que ce n'est ni caché ni apparent, ni soi ni autrui, sans intérieur ni extérieur, sans correct ni partial. Exactement comme l'espace vide, comme l'eau de mer. Soudain, le non-bouddhiste comprit, se prosterna et dit : 'Ô Bouddha, dans votre grande compassion, vous avez dissipé mes nuages d'illusion et m'avez permis d'entrer.'Puis il partit.
Il parvint à l'état où un unique nuage se dissipe, laissant le ciel vide purifié, où vagues et tourbillons s'apaisent, l'océan immense retrouvant le calme. Pourtant, Ananda, ignorant cela, interrogea le Bouddha : "Les hérétiques, sur quelle réalisation s'appuient-ils pour prétendre entrer ?" Le Bouddha dit : "Comme les bons chevaux du monde qui avancent à la seule vue de l'ombre du fouet." Voilà véritablement le mécanisme ancestral : ouvrir directement le trésor sans retourner un seul engrenage, sans émettre une seule parole, on y parvient par l'éveil et l'accomplissement, on y chemine par la clarté pénétrante. Comme voir l'ombre du fouet et atteindre la voie droite, cela ne réside pas dans le domaine du non-pensée. Fixez encore votre regard et voyez. Cela ne stagne pas dans le domaine du non-discours, éclairez davantage votre esprit. En cet instant de silence prolongé, beaucoup s'égarent dans leur compréhension. Certains disent qu'à l'absence d'une seule pensée, la totalité se manifeste. Quittant les apparences nominales, cela se révèle dans sa singularité. Comme les nuages dissipés laissant les montagnes exposées, abrupt, sans s'appuyer sur rien, c'est précisément ainsi.
Comparé à autrefois où, émettant connaissances et interprétations, on se lançait à la poursuite vers l'extérieur, on ressemble maintenant à quelqu'un ayant un peu trouvé le repos. Pourtant, peau et chair ne sont pas encore anéanties, la conscience subtile n'est pas encore éliminée. Si vous souhaitez correspondre à cet état, il vous faut précisément couper le souffle, trancher la racine vitale, et aller voir. Quoi donc se révèlerait ? Comment cela pourrait-il être le non-pensée ? Puisqu'on ne peut rien en faire, comment pourrait-on le qualifier de silencieux ? Ce n'est pas seulement une respiration coupée et deux yeux fermés, allez voir vers l'endroit où les cent os se dispersent, où peau et chair ne laissent aucune trace. Il y a une chose qui n'appartient ni à la clarté ni à l'obscurité, qui n'est ni masculine ni féminine.
Comment pénétrer ce principe ?
Monts escarpés de dix mille brasses, même les oiseaux ne passent pas. Sur la lame de l'épée, la glace mince, qui donc y marchera ?
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十四祖、投子和尚、參圓鑑。鑑、
令看外道問佛、不問有言、不問無言因縁。經三載、一日問曰、汝記得話頭麼、試擧看。師擬對、鑑掩其口。師了然開悟。
師諱は義青。
青社李氏の子なり。七齢にして穎累、妙相寺に往て出家す。經を試て十五にして得度す。百法論を習ふ。未だ幾ならず歎じて曰く、
三祇塗遠し、自ら困ずとも何の益ぞ。乃ち洛に入て華嚴を聽く。
義、珠を貫くが如し。嘗て諸林菩薩の偈を讀み、卽心自性と云ふに至て、猛省して曰く、法は文字を離る、寧ろ講ずべけんや。卽ち棄てて宗席に游ぶ。時に圓鑑禪師、會聖巖に居す。一夕青色の鷹を畜ふと夢み吉徴と爲す。旦に届て師來る。鑑、禮を以て之を延く。外道問佛の話を看せしむ。乃至、師了然として開悟し、遂に禮拜す。鑑曰く、汝、玄機を妙悟するや。師曰く、設ひ有りとも也た須らく吐却すべし。時に資侍者、傍に在て曰く、青華嚴、今日病に汗を得るが如し。師、回顧して曰く、狗口を合取せよ。若し更に忉忉せば、我卽便ち嘔せん。此れより復た三年を經て、鑑、時に洞下の宗旨を出して之を示す。悉く皆妙契す。附するに大陽の頂相、皮履布直裰を以てし、囑して曰く、吾に代て其宗風を續ぎ、久く此に滯ること無れ。善く宜く護持すべし。遂に偈を書して送て曰く、須彌立大虛、日月輔而轉。群峰漸倚他、白雲方改變。少林風起叢、
曹溪洞簾卷。金鳳宿龍巢、宸苔豈車碾。
《五燈會元》青社李氏子。七齡頴異。往妙相寺出家。試經得度。習百法論。
未幾歎曰。三祇塗遠。自困何益。乃入洛聽華嚴。義若貫珠。甞讀諸林菩薩偈。至即心自性。猛省曰。法離文字。寧可講乎。即棄游宗席。時圓鑑禪師居會聖巖。一夕。夢畜青色鷹。爲吉徵。屆旦師來。鑑禮延之。令看外道問佛不問有言.不問無言因緣。經三載。一日問曰。汝記得話頭麼。試舉看。師擬對。
鑑掩其口。師了然開悟。遂禮拜。鑑曰。汝妙悟玄機邪。師曰。設有也須吐却。
時資侍者在旁。曰。青華嚴今日如病得汗。師回顧曰。合取狗口。若更忉忉。我即便嘔。自此復經三年。鑑時出洞下宗旨示之。悉皆妙契。付以大陽頂相皮履直裰。囑曰。代吾續其宗風。無久滯此。善宜護持。遂書偈送曰。須彌立太虗。
日月輔而轉。羣峰漸倚他。白雲方改變。少林風起叢。曹溪洞簾卷。金鳳宿龍《華嚴經》思惟諸法、無有休息、行無上業、不求果報。了知境界如幻如夢、如影如響、亦如變化。若諸菩薩能與如是觀行相應、於諸法中不生二解、一切佛法疾得現前、初發心時即得阿耨多羅三藐三菩提、知一切法即心自性、成就慧身、不由他悟。(T 279.10.88c27-89a3).如來の正法輪、東西密密として傳來し、五家森森として唱へ喧しし。關棙区区にして家風聊か異なり。鳳凰あり龍象あり、共に群せず何れも劣ならず。青華嚴、機語大陽に契ふ。正に是れ洞家の兒孫と謂つべし。遠錄公は宗旨を葉縣に嗣げり。是れ正に臨濟下の流なり。龍巢に鳳子を止むべか送りて圓通秀禪師に依らしむ。彼に至て參問する所なし、唯睡を嗜むのみ。執事、通に白して曰く、堂中に僧あり日に睡るのみ。當に規法を行ふべし。通曰く、是れ誰そ。執事曰く、青上座なり。通曰く、未可なり。待て、與に按過せん。通、卽ち杖を曳て堂に入り、師の正に睡るを見る。乃ち牀を撃て呵して曰く、我這裏、閑飯の上座に與て喫し了て打眠せしむる無し。師曰く、和尚、某をして何をか爲さしめんとす。通曰く、何ぞ參禪し去らざる。師曰く、美食飽人の喫に中らず。通曰く、爭奈せん、大に人あり、上座を肯はざることを。師曰く、肯ふことを待て、甚麼を作すにか堪へん。
通曰く、上座曾て甚麼人にか見へ來る。師曰く、浮山。通曰く、恁麼に頑懶なることを怪み得たり。遂に手を握て相笑て方丈に歸る。是れより道聲籍甚たり。初め白雲に住す、次に投子に遷る。
《五燈會元》令依圓通秀禪師。師至彼無所參問。唯嗜睡而已。執事白通曰。
堂中有僧日睡。當行規法。通曰。是誰。曰。青上座。通曰。未可。待與按過。通即曳杖入堂。見師正睡。乃擊牀呵曰。我這裏無閑飯與上座。喫了打眠。師曰。
和尚教某何爲。通曰。何不參禪去。師曰。美食不中飽人喫。通曰。爭奈大有人不肯上座。師曰。待肯。堪作甚麼。通曰。上座曾見甚麼人來。師曰。浮山。通曰。怪得恁麼頑賴。遂握手相笑。歸方丈。由是道聲籍甚。初住白雲。次遷投是れ五燈會元に誌す所なり。
又續古尊宿錄に曰く、
師は鑑禪師に得法す。圓鑑は嚮きに大陽明安大師に參ず、機語相契ふ。卒に宗旨を傳へ、皮履布直綴を附せんとす。圓鑑辭して曰く、既に先に得處あり。安歎じて曰く、我一枝、人の傳るなし。時に圓鑑白して曰く、洞上の宗風盡て擧し難し。和尚尊年にまします。若し人の傳ふるなくば、某甲正に衣信を持して、和尚の爲に永く人に轉じて相附囑せん。安、許して曰く、我れ偈を書して留む、
證明とせよ。乃ち書して曰く、陽廣山頭草、憑君待價燉。異苗繁茂處、深密固靈根。其末に曰く、得法の者、衆に潛る十年にして方に闡揚すべしと。
《續古尊宿語要》後得法於浮山圓鑒遠禪師。先是圓鑒。參見郢州大陽山明安禪師。機緣相契。遂傳宗旨。明安以皮履布裰付之。遠辭曰。某甲已先有得處。
安歎曰。吾一枝。遂無人也。遠曰。洞下宗風。實難紹舉。和尚尊年。或無人承嗣。即某當持衣信。爲和尚求人。轉相付囑。安許之曰。他時得人。留吾書偈證明。乃書曰。楊廣山頭草。憑君待價焞。異苗飜茂處。深密固靈根。其末云。
後に遠と師と相逢ふ。洞下の宗旨、大陽の眞像衣信、偈を以て付嘱して曰く、吾に代て大陽の宗風を嗣げと。後果して十年に方に出世し、大陽に嗣上に陽廣山と曰ふは大陽山なり。異苗繁茂處とは今の青禪師なり。價燉と曰ふは圓鑑を謂ふなり。
來記違はず、終に出世し、
拈香して曰く、此一瓣香、大衆還て來處を知るや。天地の産する所に非ず、陰陽の成ずる所に非ず。威音王以前、諸位に落ちず。然燈より後、七佛傳來して直に曹溪に至り、派を大夏に分つ。山僧、
向きに治平の初め、浮山圓鑑禪師に在て、親く手づから其宗頌を傳得寄附して委く證明す。慈旨に曰く、吾に代て大陽の宗風を續げと。山僧、大陽禪師を識らずと雖も、浮山の宗法、人を識て以て嗣續を爲すこと是の如し。更に敢て浮山和尚、法命付囑の恩に違せず。恭しく郢州の大陽山明安大和尚の爲にす。何が故ぞ、父母諸佛は親に非ず、法を以て親と爲すと。
《續古尊宿語要》師入院。拈香祝聖罷。次拈香云。此一瓣香。大衆還知來處麼。非天地所産。非陰陽所成。威音已前。不落諸位。燃燈之後。七佛傳來。直至曹溪。分流大廈。山僧向治平初。在浮山圓鑒和尚。親手傳得。寄付其宗頌。
委證明慈旨云。代吾續大陽宗風。山僧雖不識大陽和尚憑浮山宗法識人。以爲嗣續。如此。更不敢違浮山和尚。法命付囑之恩。恭爲郢州大陽明安大師和尚。何故。父母諸佛非親。以法爲親。(CBETA, X68, no. 1318, p. 378, a23-b8爾しより大陽の宗風を開演し、卽ち芙蓉楷禪師を得て嗣續す。
夫れ浮山圓鑑禪師は、臨濟和尚より七代、謂ゆる葉縣歸省和尚の嫡嗣なり。昔日、三嵩交和尚に投じて出家し、幼にして沙彌と爲る。僧の入室して趙州庭柏の因縁を請問し、嵩、其僧を詰るを見て傍より明らむ。諸師に參じて皆相契ふ。汾陽葉縣に謁して皆印可を蒙る。卒に葉縣の嫡嗣たり。
然して又大陽に參す。大陽、亦機縁相契ふ。故に宗旨を傳へんとせしに、
法遠辭して曰く、先きに得處ありと。因て自ら傳取せずと雖も、大陽、卒に人なき故に寄附して斷絶せず。後に其機を得て密に付す。
此に到りて知るべし、青原南嶽、本より隔てなしといふことを。實に大陽の一宗、地に落なんとせしを悲で、圓鑑、代て大陽の宗旨を傳ふ。然るを自家の門人は曰く、南嶽の門下は劣なり、青原の宗風は勝れりと。又臨濟門下は曰く、洞山の宗旨は廢れたりき、臨濟門下に扶けらると。何れも宗旨暗きが如し。自家他家、若し實人ならば共に疑ふべからず。故如何となれば、青原南嶽、共に曹溪の門人、牛頭の兩角の如し。故に藥山は馬祖に明らめて石頭に嗣ぐ。丹霞も馬祖に明めて却て石頭に嗣ぎき。實に兄弟骨肉共に勝劣なし。然るに唯我祖師を稱して嫡嗣とし餘を旁出とす。知るべし臨濟門下も尊貴なり、自家門下も超邁なり。若し臨濟に到らざる所あり、劣なる所あらば、圓鑑、既に以て大陽に嗣ぐべし。若し大陽劣なる所あり、錯まる所あらば、圓、何ぞ投子に付せん。
然も諸仁者、五家七宗と對論することなく、唯當に心を明らむべし。是れ卽ち諸佛の正法なり。豈人我を以て爭はんや。勝負を以て辨ずべからず。
然るに洪覺範、作せる石門林間錄に曰く、
古塔主は雲門の世を去ること無慮百年にして而して其嗣と稱す。
青華嚴、未だ始より大陽を識らず。特に浮山遠公の語を以ての故に之を嗣で疑はず。二老皆傳言を以て之を行て自若たり。其己に於て甚だ重く、法に於て甚だ輕し。古の人の法に於て重き者は、
永嘉黄檗、是なり。永嘉は維摩經を閲するに因て佛心宗を悟る。
而も徃て六祖に見へて曰く、吾れ宗旨を定めんと欲すと。黄檗は馬祖の意を悟て而して百丈に嗣ぐ。
《石門林間錄》古塔主去雲門之世。無慮百年。而稱其嗣。青華嚴未始識大陽。特以浮山遠公之語故。嗣之不疑。二老皆以傳言行之自若。其於己甚重。
於法甚輕。古之人。於法重者。永嘉.黃檗是也。永嘉因閲維摩。悟佛心宗而往見六祖。曰。吾欲定宗旨也。黃檗悟馬祖之意而嗣百丈。(CBETA, X87, no.今の説を考るに、洪覺範、尚ほ知らざる所あるに似り。故如何となれば、
大陽の佛法、圓鑑に寄附す、豈疑ふべけんや。況や人を得ん、其證據を遺す。末後來記に及ぶことも違はず。若し圓鑑に遭へるを疑ふべくんば、大陽傳へけるとも、疑ふべし。祖師訓訣し來る所、胡亂の世情に比すべからず。世人すら實ある人の言を證據とすること多し。況や圓鑑、知法の人として大陽面授あり、機語相契ふ。覺範は投子、圓鑑の言を疑はざると誹る。
圓鑑、既に葉縣の嫡嗣として臨濟の正流なり。古人之を疑はず。佛祖、豈妄稱あるべけんや。累祖の印記を受るに依て尊重し來る。何を以てか投子、圓鑑を疑ふべきや。大陽、今に存せるが如し。
佛祖の命脈通じて始なく終なし。遥に三世を超越し、まのあたり師資違はず。悉く是れ打成一片なり。葫蘆藤種の葫蘆を纏ふが如し。遂に別物なしと謂ふべし。
覺範は投子、圓鑑の言を疑はざると誹る). In《石門文字禪》達磨之道六傳而至曹谿。自曹谿派而爲江西石頭二宗。既昭天下學者。翕然從之。由二宗以列爲五家。于今。唯臨濟雲門爲特盛。洞山悟本禪師機鋒豎亞而出。年代寢遠。惜其無傳。元豐中有大長老道楷者。赫然有聲于京洛間。問其師承。乃投子青華嚴嫡嗣。青公爲大陽眞子。蓋洞山七世玄孫是れ大陽圓鑑及び投子に到るまで大陽一人にし來る。乃至、釋迦一人連綿として今日に及べり。佛祖堂奥の事、是の如し。豈圓鑑を疑ふべけんや。
若し圓鑑を疑ふべくば、迦葉何ぞ釋迦を疑はざる。二祖何ぞ達磨を疑はざる。祖師、欺くべからず。佛法に私なきことを貴ぶ。故に嗣續し來り。
大陽も圓鑑を憑む。投子も圓鑑を敬ふて命を疑はず法を重くす。三師共に曩祖の宗旨を遺落せず。後代に久く洞山の家風を囑累し來る。實に是れ我家の奇特、佛法の祕藏なり。今も現前其器を得ざらん時、達人に附け置くこともあるべきなり。
洪覺範、委悉にせず、青華嚴を古塔主に例す、幾許の錯りぞ。夫れ薦福承古を古塔主と曰ふ。雲居弘覺禪師の塔前に棲止す。雲門より後百年に一出たり。僅に雲門の言に解する所あるを以て、乃ち曰く、黄檗の見處圓ならず、古今、豈隔つべけんや。馬祖の言を明らめながら馬祖に嗣がず。我れ雲門の言を明らむ、須らく雲門に嗣ぐべしとい云て、終に雲門に嗣ぐと稱す。諸錄、悉く雲門の嗣に載す。是れ錄者の錯りなり、笑ひぬべし。香嚴撃竹に明らむ、何ぞ翠竹に嗣がざる。靈雲桃花に明らむ、何ぞ桃華に嗣がざる。憐むべし、承古は佛祖屋裏嗣承あることを知らず。若し覺範も義青和尚を疑はば、屋裏の相承を知らざるが如し。故に汝、己に於て輕く、法に於て到らずと謂ふべし。然れば林間錄の記、用ゐるべからず。
適來の因縁は、外道、佛に問ひたてまつる、有言を問はず無言を問はず。
尋常説默に落ちざる道なるが故に、世尊良久しまします。是れ穩顯に非ず自他に非ず、内外なく正偏なし。恰かも虛空の如く、海水の如くなることを顯はし示されしに、外道忽ちに會し、禮拜して曰く、世尊大慈大悲、我が迷雲を開て我をして得入せしむと云て去りぬ。
實に片雲盡て虛天潔く、風波消して巨海靜かなりしが如くなることを得たりき。然るを阿難知らずして佛に問ひたてまつりて曰く、外道、何の所證ありて而も得入すと言ふや。佛曰く、世の良馬の鞭影を見て而して行くが如し。實に是れ祖師の機關、親く庫藏を打開せしむるに一機をかへさず、一言を出さざる所に覺了し來り、明徹にもてゆく。鞭影を見て正路に到が如然れば非思量の處に留まらず。尚ほ眼を着けて見よ。無言説の處に滯らず、更に心を明らめよ。此良久の處、人多く錯りて會す。或るは一念不生にして全體現ず。離名字相にして獨露し來る。雲盡き山露はるるが如く、突兀として物に倚らず、正當恁麼なりと。
從前知解を發して外に向て馳求せしに比すれば、少しき休歇せるに似たれども、皮肉未だ亡ぜず、識陰尚ほ去らず。此處に相應せんと思はば、正に氣息を絶し命根を斷じ去て見よ。何物か露はるるとかせん。豈非思量なりとせんや。既に何ともすべからず。如何ぞ默默然なりとせん。唯一息斷じ兩眼閉るのみに非ず、百骸潰散して皮肉跡を留めざる所に向て見よ。明暗に屬せず男女に非ざる一物あり。
如何が此道理を通ぜん。
嵯峨萬仞鳥難通。劍刄輕氷誰履踐。
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