Datong Danjing
Présentation
Disciple de Longya, il perpetua la lignee Caodong avec humilite. Peu d’informations nous sont parvenues sur sa vie, ce qui temoigne de sa discretion.
Keizan le presente comme un exemple de transmission silencieuse — celle qui ne cherche pas la gloire mais la continuite.
Le quarante-cinquième ancêtre, le maître chan Daokai du mont Furong, rendit visite au vénérable Touzi Qing.
Il demanda alors : « Les paroles et phrases des bouddhas et des ancêtres sont comme le thé et le riz du quotidien. En dehors de cela, y a-t-il un autre lieu pour aider les êtres ? » Qing dit : « Dis-le toi-même :
L’édit de l’empereur sous le ciel, doit-il encore emprunter à Yao, Shun, Yu ou Tang ? » Le maître s’apprêtait à répondre. Qing, avec son chasse-mouches, frappa la bouche du maître en disant :
« Depuis que tu as conçu cette intention, tu mérites déjà trente coups de bâton. » Le maître atteignit aussitôt l’éveil.
Le chasse-mouches frappa la bouche du maître. Le maître, dont le nom religieux était Daokai,
dès sa jeunesse, aimait la tranquillité et se retira dans la montagne Yiyang. Plus tard, il voyagea à la capitale et s’inscrivit au temple Taimu. Il étudia le Sutra du Lotus et reçut l’ordination. Il rendit visite à Touzi au monastère Haihui et demanda : « Les paroles et phrases des bouddhas et des ancêtres... » Le maître atteignit aussitôt l’éveil, se prosterna à deux reprises et s’apprêta à partir. Le maître dit : « Attends un peu, âcârya. » Le maître ne se retourna pas. Le maître dit : « Es-tu parvenu au lieu du non-doute ? » Le maître se couvrit aussitôt les oreilles avec les mains. Plus tard, il devint tenzo. Le maître dit : « S’occuper des affaires de la cuisine n’est pas facile. » Le maître dit : « Je n’ose pas. »
Le maître dit : "Faut-il cuire la bouillie ou cuire le riz ?" Le maître dit : "L'homme s'occupe de laver le riz et d'allumer le feu, le pratiquant cuit la bouillie et le riz." Le maître dit : "Que fais-tu donc ?" Le maître dit : "Le vénérable est compatissant, laisse-le aller se reposer." Un jour, il accompagna Tou-tseu dans le jardin potager. Tou-tseu lui tendit son bâton. Le maître le prit et le suivit. Tou-tseu dit : "La raison devrait être ainsi." Le maître dit : "Porter les chaussures et le bâton pour le vénérable, ce n'est pas non plus déplacé."
Tou-tseu dit : "Il y a quelqu'un qui marche avec toi." Le maître dit : "Cette personne-là n'a pas reçu l'enseignement." Tou-tseu s'arrêta et partit. Le soir venu, il demanda au maître : "Ce dont nous avons parlé ce matin n'est pas complet." Le maître dit : "Je vous prie, vénérable, de poursuivre." Tou-tseu dit : "À l'heure du lièvre naît le soleil, à l'heure du chien naît la lune." Le maître alluma aussitôt une lampe et vint. Tou-tseu dit : "Que tu montes ou que tu descendes, rien n'est jamais vain." Le maître dit : "Puisque je suis aux côtés du vénérable, la raison est naturellement ainsi." Tou-tseu dit : "Esclaves et servantes,
Dans quelle maison n'y en a-t-il pas ?" Le maître dit : "Le vénérable est âgé, on ne peut s'en passer." Tou-tseu dit : "Comment as-tu obtenu une telle diligence ?" Le maître dit : "Il y a une part dans la récompense de la grâce."
Dès son plus jeune âge, il étudia pour se passer de nourriture. Il se retira dans les monts Yi-yang. Plus tard, il voyagea jusqu'à la capitale et s'inscrivit au temple Chou-t'ai. Il fut ordonné moine après avoir réussi l'examen du Sutra du Lotus.
Il rendit visite à Tou-tseu au monastère Hai-hui et demanda : "Les paroles des bouddhas et des patriarches sont comme le thé et le riz quotidiens. En dehors de cela, y a-t-il un autre moyen de guider les êtres ?" Tou-tseu dit : "Tu parles de l'édit de l'empereur sous le ciel, a-t-il encore besoin de Yao, Shun, Yu ou Tang ?" Le maître voulut répondre. Tou-tseu lui frappa la bouche avec son chasse-mouches en disant : "Depuis que tu as formé cette intention, tu mérites déjà trente coups de bâton." Le maître atteignit aussitôt l'éveil. Il s'inclina deux fois et partit. Tou-tseu dit : "Attends un peu, âcârya." Le maître ne se retourna pas. Tou-tseu dit : "Es-tu parvenu à l'état du non-doute ?" Le maître se boucha alors les oreilles. Plus tard, il devint cuisinier en chef. Tou-tseu dit : "La gestion des cuisines n'est pas facile." Le maître dit :
"Je n'ose pas." Tou-tseu dit : "Cuire la bouillie ou cuire le riz ?" Le maître dit : "L'homme s'occupe de laver le riz et d'allumer le feu, le pratiquant cuit la bouillie et le riz." Tou-tseu dit : "Que fais-tu donc ?" Le maître dit : "Le vénérable est compatissant, laisse-le aller se reposer." Un jour, il accompagna Tou-tseu dans le jardin potager. Tou-tseu lui tendit son bâton. Le maître le prit et le suivit. Tou-tseu dit : "La raison devrait être ainsi." Le maître dit : "Porter les chaussures et le bâton pour le vénérable, ce n'est pas non plus déplacé." Tou-tseu dit : "Il y a quelqu'un qui marche avec toi." Le maître dit : "Cette personne-là n'a pas reçu l'enseignement." Tou-tseu s'arrêta et partit. Le soir venu, il demanda au maître : "Ce dont nous avons parlé ce matin n'est pas complet." Le maître dit : "Je vous prie, vénérable, de poursuivre." Tou-tseu dit : "À l'heure du lièvre naît le soleil, à l'heure du chien naît la lune." Le maître alluma aussitôt une lampe et vint. Tou-tseu dit : "Que tu montes ou que tu descendes, rien n'est jamais vain." Le maître dit :
Être aux côtés du maître, c'est ainsi que la raison s'accorde. Le maître dit : 'Esclaves et servantes, dans quelle maison n'en trouve-t-on pas ?'Le disciple dit : 'Le maître est âgé, on ne peut se passer de lui.'Le maître dit : 'Tu es si empressé.'Le disciple dit : 'J'ai ma part de gratitude à rendre.'
Le maître dit alors : 'Dis-moi, quand l'empereur sous le ciel promulgue un décret, a-t-il besoin d'emprunter l'autorité des anciens souverains Yao, Shun, Yu et Tang ? En vérité, lorsqu'on promulgue l'ordre actuel, on n'emprunte soudainement pas le prestige des anciens rois Yao et Shun. Quand un seul est dans la joie, les dix mille êtres en bénéficient naturellement. Ainsi, même si le vieux maître Shakyamuni apparaissait dans le monde et que le grand maître Bodhidharma était présent, chacun ne devrait pas emprunter la force d'autrui. Seulement en s'acceptant soi-même et en réalisant par soi-même, correspondant ainsi à la moindre parcelle, on parle du principe et on revêt la saveur. Il y a encore là une part qui regarde autrui. On n'échappe pas à l'intention. C'est pourquoi, alors qu'il s'apprêtait à avancer des paroles, il secoua la bouche du disciple avec son chasse-mouches. Ici, montrant que depuis l'origine tout est complet et qu'il ne manque rien, il dit : 'Tu as émis une intention, tu mérites déjà trente coups de bâton.'Ce n'est pas une confirmation. Qu'est-ce donc que cette 'intention émise une fois'? Depuis qu'on cherche à savoir ce qu'est l'esprit, ce qu'est le bouddha, on s'est déjà tourné vers autrui en se tournant le dos à soi-même.
Même si on dit qu'on l'exprime par soi-même et que la totalité apparaît, qu'on dit que c'est naturellement clair, qu'on parle d'esprit et de nature, qu'on parle de zen et de voie, on n'échappe entièrement pas à l'intention. S'il y a un lieu d'intention, c'est déjà dix mille li de nuages blancs. On s'est déjà égaré depuis longtemps. Serait-ce seulement trente coups ? Même si on te donnait mille naissances et dix mille kalpas de coups, la faute serait difficile à expier.
C'est pourquoi, sur-le-champ des paroles, il s'éveilla soudainement, se prosterna à nouveau et partit aussitôt. Il n'osa pas tourner la tête. Quand on demande s'il atteignit le lieu sans doute, comment pourrait-il y avoir un lieu sans doute à atteindre ? Il avait déjà franchi dix mille li de montagnes frontières. Ainsi, quand les paroles des bouddhas et patriarches touchent l'oreille, elles ont déjà souillé mon oreille. Même si on lavait pendant mille naissances et dix mille kalpas, ce serait difficile à purifier. C'est pourquoi il se couvrit les oreilles avec les mains, ne laissant entrer aucune parole.
Comment pourrait-il y avoir un lieu sans doute à atteindre ? C'est parce qu'il vit minutieusement cet endroit que, même lorsqu'il était tenancier, il dit : 'Laissez-le oisif.'Il n'était pas celui qui cuisine le riz, ni celui qui saisit les légumes. Ainsi, transporter le bois et l'eau, ce sont tous des mouvements d'action des pratiquants et des travailleurs. Ce n'est finalement pas l'affaire du tenancier. Bien que celui qui accroche l'entrave et nettoie le chaudron semble ne pas avoir d'interruption vingt-quatre heures sur vingt-quatre, finalement il n'y a pas de part où mettre la main, pas de raison de toucher aux choses. C'est pourquoi il dit : 'Laissez-le oisif et allez.'
'Laissez-le oisif.'Bien qu'il soit venu à une telle vision, pour le rendre parfaitement accompli, il entra dans le jardin potager. Le maître lui tendit son bâton de marche. Le disciple le reçut et suivit aussitôt. Le maître dit : 'La raison devrait être ainsi. Ce n'est pas quelque chose que le maître devrait tenir de ses propres mains. Cela montre qu'il y a quelqu'un qui ne porte pas les choses.'Il l'observa donc attentivement. C'est pourquoi il dit : 'Porter les chaussures et tenir le bâton pour le maître, ce n'est pas non plus extraordinaire.'Ici, bien qu'on sache que le maître a bougé les doigts dans ses chaussures et porté le bâton de marche, on comprit encore que lever la main et bouger le pied n'est pas extraordinaire. Il y avait là un peu d'étrangeté.
C'est pourquoi il tenta de dire : 'Il y a un compagnon de route. Non seulement nous avons toujours vécu ensemble sans connaître son nom, mais c'est un vieil homme dont je ne connais pas le visage. C'est précisément cela, un compagnon de route. Il y a longtemps que je l'ai vu venir.'C'est pourquoi le maître dit : 'Cet homme-là n'a reçu aucun enseignement.'
Cependant, il y a encore un endroit où il n'est pas parvenu. Pourquoi cela ? Même s'il sait qu'il y a cet homme-là qui ne lève pas la main et ne bouge pas le pied, s'il ne sait que cela, il subsiste encore un doute. C'est pourquoi Touzi, à ce moment-là, n'ayant pas épuisé la vérité, partit se reposer. Ce n'est que plus tard, le soir, qu'il vint interroger le maître en disant : 'L'explication de ce matin n'est pas complète.'À ce moment, le maître, sachant déjà qu'il y avait quelque chose, ne devait pas douter. Pourquoi dire qu'il y avait un endroit où il n'était pas parvenu ? Il dit : 'Je vous en prie, vénérable, montrez-le-moi.'
À ce moment, Touzi montra et dit : 'À l'heure du lièvre, le soleil naît ; à l'heure du chien, la lune naît.'En particulier, lorsque l'air de la nuit passe et que les étoiles bougent, que la lune s'assombrit, que la neige blanche s'étend sur les montagnes vertes sans encore se révéler, il y a cependant encore un soleil qui naît sans se mêler à la foule. La force du soleil décline à l'ouest des montagnes, les dix mille phénomènes ne montrent plus d'ombre. Même s'il n'y a personne qui va et vient, et que le chemin n'est pas discernable, il y a encore une chose qui n'est pas vide. C'est pourquoi la lune naît.
Dans ce champ, même si on l'a forgé en une seule pièce sans mélanger d'autres choses, et même si personne d'autre ne le voit, il y a par soi-même un lieu lumineux et éclatant. Il perce rapidement l'obscurité. C'est pourquoi le maître vint aussitôt allumer la lampe. En vérité, il parvint à voir avec finesse et clarté.
C'est pourquoi il montra et dit : 'Monter et descendre, tout n'est pas vain. Lorsqu'on est intimement en ce lieu, en vérité, dans les douze heures du jour, il n'y a pas de moment de loisir.'C'est pourquoi il dit : 'Être à la droite et à la gauche du vénérable, la vérité doit être ainsi.'Bien que vu avec finesse, cela semble avoir rencontré le fond de la merveilleuse fonction. C'est pourquoi, pour le tester à nouveau, il dit : 'Les serviteurs et servantes, dans quelle maison n'en trouverait-on pas ?'
Ce serviteur qui vient en mission et repart, dans quelle maison n'en trouverait-on pas ? Le maître dit : 'Le vénérable est âgé, il ne faut pas lui manquer.'Il y a déjà un être vieux et grand qui ne se mêle pas à la poussière mondaine. Son essence est merveilleusement claire et ne se sépare jamais. C'est pourquoi il dit : 'Le vénérable est âgé, il ne faut pas lui manquer.'Voir ainsi, en vérité, on ne peut dire que ce n'est pas précis et abouti. C'est pourquoi il dit : 'Comment obtenir une telle diligence ?'
Arrivé en la terre du non-doute, depuis d'innombrables kalpas, porté et emmené, jamais séparé un instant. Recevoir cette grâce depuis si longtemps. Comparer cette faveur, même les monts de fer et le grand Sumeru ne le peuvent. Mesurer cette vertu, même les quatre mers et les neuf provinces ne le peuvent. Pourquoi ? Les pensées égarées, le soleil et la lune, les grands océans et les fleuves, tous passent avec le temps. La grâce de ce vieux moine n'est jamais anéantie. Ainsi, il n'est pas de moment où
on ne bénéficie de sa bienveillance.
Naître en vain, mourir en vain, sans jamais une fois rendre hommage au visage vénérable, éternellement comme un être sans piété filiale,
longtemps sombrant dans l'océan de la vie et de la mort. Si l'on examine avec précision et que l'on perçoit à peine, la vaste grâce de mille vies et de myriades de kalpas est soudain entièrement récompensée. Ainsi est-il dit : récompenser la grâce a ses degrés. Parce que voir ainsi est précis,
plus tard, un moine demanda : 'La mélodie du cor barbare ne suit pas les cinq tons, sa résonance sort du ciel bleu. Je prie le maître de la jouer et chanter.'Le maître dit : 'Le coq de bois chante à minuit, le phénix de fer crie à l'aube.'Il dit : 'Ainsi donc, une seule phrase contient la résonance de mille automnes, tous les nuages et eaux dans la salle sont des connaisseurs.'Le maître dit : 'L'enfant sans langue peut harmoniser.'
Ainsi, pleinement mûri, il n'y a pas de montagne verte pour couvrir les yeux, pas de source claire pour laver les oreilles. Ainsi, voir le profit, voir la renommée, c'est comme avoir de la poussière dans l'œil. Voir les formes, entendre les sons, c'est comme tailler des fleurs sur la pierre. Ainsi, les pieds finalement ne franchissent pas le seuil de la porte. Il jure de ne pas aller aux repas. Il ne dédaigne pas les autres qui viennent, ni ne dédaigne ceux qui partent. Sa communauté, selon le temps, n'a pas de nombre fixe. Il mange par jour un bol de bouillie.
Lorsque la bouillie est préparée et qu'elle ne suffit pas, alors il n'y a que de l'eau de riz.
Après son installation, un moine demanda : 'La mélodie de la maison barbare ne tombe pas dans les cinq notes, sa résonance s'élève au-delà du ciel bleu. Je prie le maître de la jouer et de la chanter.'Le maître dit : 'Le coq de bois chante à minuit, le phénix de fer crie à l'aube.'Le moine dit : 'Ainsi, une seule phrase contient la résonance de mille automnes, tous les nuages et eaux dans la salle connaissent la mélodie.'Le maître dit :
Le cheval de bois hennit longuement, le bœuf de pierre marche avec aisance. Les montagnes vertes au-delà du ciel sont sans couleur, les sources murmurantes à l'oreille sont sans son.
Voir le profit et voir la renommée, c'est comme mettre de la poussière dans les yeux. Rencontrer les sons et rencontrer les formes, c'est comme planter des fleurs sur la pierre. L'essence de l'école du Dongshan arrive ici et prospère abondamment. Parce que sa vision vient directement et que son maintien ne se trompe pas, on n'oublie pas les instructions des anciens sages. C'est ainsi qu'on a appris les enseignements familiaux des anciens bouddhas.
Il dit encore :
Ce moine de la montagne n'a rien accompli d'extraordinaire, il est honteux de présider à la porte de la montagne. Comment pourrait-il, assis tranquillement, gaspiller les ressources permanentes et oublier soudainement les instructions des anciens sages ? Maintenant, j'ose suivre l'exemple des anciens dans leur manière de maintenir et de soutenir. Jusqu'à ce que, chaque fois que ce moine de la montagne parle des actions des anciens sages, il réalise immédiatement qu'il n'y a pas de place pour son corps. Il a honte de la faiblesse des générations futures.
D'après le Wudeng Huiyuan, il ne descendit plus de la montagne. Il ne se rendit plus aux repas monastiques. Il ne dépêcha plus de collecteurs d'aumônes. Il répartit simplement les revenus annuels de la ferme du monastère en trois cent soixante parts. Chaque jour, il en prenait une pour les dépenses. Il n'ajoutait ni ne retranchait en fonction des personnes. S'il était possible de préparer du riz, il faisait du riz. Si le riz ne suffisait pas, il faisait de la bouillie. Si la bouillie ne suffisait pas, il faisait de l'eau de riz. Pour les nouveaux arrivants, lors de la rencontre, c'était simplement du thé et de l'eau chaude. Il ne préparait plus de collations.
Bien que je sois indigne d'être un descendant du dharma de la neuvième génération, je chante à la légère le style de l'école. Ma conduite durant les douze heures du jour et de la nuit ne suffit pas à être un modèle pour les générations futures. Dans les quatre attitudes majestueuses, toute mon attention est détournée et indirecte. De quel visage pourrais-je faire face à trois ou cinq moines errants, et leur présenter une phrase ou une demi-phrase ? Honte à moi, honte à moi, je devrais craindre, je devrais redouter. Bien que les ancêtres illuminés et les sages anciens voient cela ainsi, vous tous, étudiants, indignement lointains descendants du maître Chan Furong Kai, déjà membres de la lignée de Yongping... D'après le Wudeng Huiyuan : Le moine de la montagne n'a rien acquis dans sa pratique. Indignement maître de la porte de la montagne, comment pourrait-il simplement s'asseoir et gaspiller les biens permanents, oubliant soudainement les instructions des sages anciens ? Maintenant, j'ose imiter les anciens, établir les règles pour le résident, et discuter avec vous tous pour décider : ne plus descendre de la montagne, ne plus se rendre aux repas monastiques, ne plus dépêcher de collecteurs d'aumônes. Répartir simplement les revenus annuels de la ferme du monastère en trois cent soixante parts. Chaque jour, en prendre une pour les dépenses. Ne plus ajouter ni retrancher en fonction des personnes. S'il est possible de préparer du riz, faire du riz. Si le riz ne suffit pas, faire de la bouillie. Si la bouillie ne suffit pas, faire de l'eau de riz. Pour les nouveaux arrivants, lors de la rencontre, simplement du thé et de l'eau chaude. Ne plus préparer de collations. Simplement installer une salle de thé, où chacun peut se servir. L'essentiel est de réduire les causes, de se consacrer uniquement à la pratique de la voie. De plus, les moyens de subsistance sont complets, le paysage n'est pas négligé. Les fleurs savent rire, les oiseaux savent chanter. Le cheval de bois hennit longuement, le bœuf de pierre marche habilement. Les montagnes vertes au-delà du ciel sont sans couleur, la source murmurante à l'oreille est sans son. Les singes crient sur la crête, la lune de minuit est humide de rosée. Les grues appellent dans la forêt, le vent retourne les pins de l'aube claire. Quand le vent de printemps se lève, l'arbre sec rugit comme un dragon. Les feuilles d'automne tombent et la forêt froride disperse ses fleurs. Les marches de jade sont couvertes de motifs de mousse, les visages humains portent la couleur des brumes et des lueurs. Le bruit et la poussière sont silencieux, les nouvelles sont claires. Un seul goût de désolation, rien vers quoi se tourner. Aujourd'hui, devant vous tous, le moine de la montagne parler de la porte de sa famille est déjà inapproprié. Comment pourrait-il encore monter dans la salle, entrer dans la chambre, brandir le bâton, dresser le chasse-mouches, crier à l'est, frapper à l'ouest, froncer les sourcils, ouvrir grand les yeux, comme lors d'une crise d'épilepsie ? Non seulement cela rabaisserait les supérieurs, mais en plus cela trahirait les sages anciens. Ne voyez-vous pas ? Quand Bodhidharma vint de l'ouest, au pied du mont Shaoshi, il fit face au mur pendant neuf ans. Le deuxième patriarche arriva jusqu'à rester debout dans la neige et se couper le bras.
On peut dire qu'ils endurèrent toutes les difficultés. Pourtant, Bodhidharma ne prononça pas un mot. Le deuxième patriarche ne posa pas une question. Appellerait-on alors Bodhidharma 'celui qui n'agit pas pour les autres'? Le deuxième patriarche serait-il 'celui qui ne cherche pas de maître'? Chaque fois que le moine de la montagne parle des actions des anciens sages, il sent qu'il n'y a pas de place où son corps puisse se cacher.
Il faut examiner attentivement l'esprit-essence, être attentif avec humilité, sans la moindre pensée de renommée ou de profit, sans le plus infime grain de cœur arrogant, déterminer personnellement l'art du cœur, régler minutieusement la posture du corps, atteindre ce qui doit être atteint, approfondir ce qui doit être approfondi, accomplir l'affaire de l'étude de toute une vie, ne pas oublier les instructions confiées par les anciens ancêtres, suivre les pas des sages anciens, croiser le regard des bouddhas anciens. Même si c'est une époque finale de déclin, il devrait y avoir une part pour voir le tigre dans la ville. Il devrait y avoir des gens qui trouvent de l'or sous leur chapeau de bambou. Prière suprême, prière suprême.
Et maintenant, dites-moi : comment présenter la cause et les conditions d'auparavant ?
Sans fard rouge, la laideur est difficile à révéler. Elle aime elle-même son maquillage d'os de jade clair et lumineux.
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十五祖、芙蓉山道楷禪師、參投子青和尚、
乃問、佛祖言句如家常茶飯、離之外別有爲人處也無。青曰、汝道、
寰中天子勅、還假堯舜禹湯也無。師欲進語。青以拂子、撼師口曰、
汝發意來、早有三十棒分。師卽開悟。
拂子、撼師口; J. 青拂子を以て、師の口を撼師諱は道楷。
幼より閑靜を喜で伊陽山に隱る。後に京師に遊で台術寺に籍名す。法華を試みて得度す。投子に海會に謁し、乃ち問ふ、佛祖の言句、乃至、師卽開悟し再拜して便ち行く。子曰く、且來、闍黎。師顧りみず。子曰く、汝不疑の地に到るや。師、卽ち手を以て耳を掩ふ。後に典座と爲る。子曰く、厨務勾當易すからず。師曰く、不敢。
子曰く、粥を煮るか飯を蒸すか。師曰く、人工は淘米著火、行者は煮粥蒸飯。子曰く、汝甚麼をか作す。師曰く、和尚慈悲、他を放閑し去らしめよ。一日、投子に待して菜園に遊ぶ。子、拄杖を度して師に與ふ。師、接得して便ち隨行す。子曰く、理まさに恁麼なるべし。師曰く、和尚のために鞋を提げ杖を挈ぐ、也た分外と爲さず。
子曰く、同行の在る有り。師曰く、那一人は教を受けず。子、休し去る。晩に至て師に問ふ、早來の説話、未だ盡さず。師曰く、請ふ和尚擧せよ。子曰く、卯には日を生じ、戌には月を生ず。師、卽ち點燈し來る。子曰く、汝上來下去、總に徒然ならず。師曰く、和尚の左右に在れば理まさに此の如くなるべし。子曰く、奴兒婢子、
誰家の屋裏にか無らん。師曰く、和尚年尊なり、他を闕かば不可なり。子曰く、恁麼に慇懃なることを得たり。師曰く、恩を報ずるに分ありと。
《五燈會元》自幼學辟穀。隱伊陽山。後遊京師。籍名術台寺。試法華得度。
謁投子於海會。乃問。佛祖言句。如家常茶飯。離此之外。別有爲人處也無。子曰。汝道寰中天子敕。還假堯舜禹湯也無。師欲進語。子以拂子摵師口曰。汝發意來。早有三十棒也。師即開悟。再拜便行。子曰。且來。闍黎。師不顧。子曰。汝到不疑之地邪。師即以手掩耳。後作典座。子曰。廚務勾當不易。師曰。
不敢。子曰。煑粥邪。蒸飯邪。師曰。人工淘米著火。行者煑粥蒸飯。子曰。汝作甚麼。師曰。和尚慈悲。放他閑去。一日侍投子遊菜園。子度拄杖與師。師接得便隨行。子曰。理合恁麼。師曰。與和尚提鞋挈杖。也不爲分外。子曰。有同行在。師曰。那一人不受教。子休去。至晚問師。早來説話未盡。師曰。請和尚舉。子曰。卯生日。戌生月。師即點燈來。子曰。汝上來下去。總不徒然。師曰。
在和尚左右。理合如此。子曰。奴兒婢子。誰家屋裏無。師曰。和尚年尊。闕他不可。子曰。得恁麼殷勤。師曰。報恩有分。(CBETA, X80, no. 1565, p. 291,是の如く低細綿密に那一著子を明らめ來る。初め佛祖の言句は家常の茶飯の如し。此を離れて外に別に爲人の處ありや也た無やと問ふ意、今尋常行履の外に更に別に佛祖の示す所ありや否やと。頗ぶる所解を呈するに似たり。
然るに子曰く、汝道へ、寰中は天子の勅、還て堯舜禹湯を假るや也た無やと。實に是れ當今の令を下すに、卒に昔の堯王舜王の威を假らず。唯一人慶あるときは萬民自から蒙るのみなり。然の如く設ひ釋迦老師出世し、達磨大師現在すとも、人人他の力を假るべからず。唯自肯自證して少分相應故に道理を説き滋味を着けん。尚ほ是れ他を見る分あり。趣向を免がれず。故に進語せんとせしに拂子を以て師の口を撼つ。此に本より以來具足して、欠たることなきことを示すに曰く、汝意を發し來る、早く三十棒の分ありと云ふ。是れ證明には非ず。一度發意とは夫れ心とは如何なるものぞ、佛とは何物ぞと求め來りしより、早く己に背て他に向ひ來る。
設ひ自ら説き得て全體現はれたり、自然に明らかなりと言ひ、心と説き性と説き、禪と説き道と説かん。悉く趣向を免かれず。若し是れ趣向の處あらば、早く白雲萬里なり。己に迷ふこと久しし。豈三十捧のみならんや。千生萬劫、汝を捧すとも罪過免れ難し。
故に言下に卽ち開悟し再拜して便ち行く。敢て頭を回らさず。疑はざる所に到るやと問ふに、更に何ぞ疑はざる所に到るべきかあらん。早く關山萬里を隔て來る。故に佛祖の言句、若し耳に觸るる時、早く我耳を汚し畢りぬ。千生萬劫、洗ひ淨むとも淨まり難し。故に手を以て耳を掩ふて一言を容れず。
更に何ぞ疑はざる所に到るべきかあらん).此處を子細に見得せし故に、典座の時も乃ち曰く、放閑他ならしむと。煮飯する者に非ず、把菜する者に非ず。故に柴を運び水を運ぶ、皆行者人工の動著なり。卒に典座分上に非ず。絆を掛け釜を淨よむる底、十二時中、間斷なきに似たりと雖も、卒に手を下す分なく物に觸るる理なし。故に他を放閑し去れと言ふ。
放二閑他ヲ一ナラシムト。(Busshū 1857, fasc. 2, leaf 126b).放閑ならしむ.”是の如く見得し來ると雖も、精熟せしめんとして菜園に入るに、子、拄杖を度して師に與ふ。師、接得して便ち隨行す。子曰く、理まさに恁麼なるべし。是れ和尚手づから持すべき物に非ず。物を提げざる者あることを知らしむ。乃ち熟見し來る。故に曰ふ、和尚のために鞋を提げ杖を挈ぐ、也た分外と爲さずと。此に和尚鞋履に指を動じ、拄杖を提げたる所を知れりと雖も、尚ほ擧手動足分外とせずと會得せし、少しき其怪みあり。
故に試みて乃ち曰く、同行の在るあり。從來共に住して名を知らざるのみに非ず、面を知らざる老漢なり。卽ち是れ同行なり。早く見得し來ること久しし。故に師曰く、那一人は教を受けずと。
然れども尚ほ到らざる所あり。故如何となれば既に那一人ありて擧手に伴はず、動足に觸れざることを知るとも、唯是の如くあることをのみ知らば、尚ほ疑はしきことあり。故に投子、其時、理未だ盡さず休し去る。乃ち晩に至て師に問て曰く、早來の説話、未だ盡さず。時に師、既に有ることを知て疑ふべきに非ず。何ぞ到らざる所かあらんと謂ふに曰く、請ふ和尚擧し來れと。
時に投子示して曰く、卯には日を生じ戌には月を生ずと。殊に夜氣過ぎ去て星移り月暗く、白雪青山に横はりて未だ露はれず。然れども更に群せずして生ずる底の日あり。日勢、西山に沒して、萬像、影現はれず。往來、人なくして、路頭、辨まへずとも、又更に空ぜざる底の事あり。故に月を生ず。
此田地、設ひ一片に打成して餘物をも交えず、他見るなしと雖も、自から靈靈赫赫の處あり。早く暗昧を照破す。故に師、卽ち點燈し來る。實に到ること細かに見ること明らかなり。
故に示して曰く、上來下去、總に徒然ならず。既に此處に親しき時、實に十二時中、閑功夫の時節なし。故に曰く、和尚の左右に在ては理まさに此の如くなるべしと。見來ること細やかなりと雖も、妙用底に會しけるに似たり。故に重ねて試みんとて曰く、奴兒婢子、誰家の屋裏にか無からんと。
使ひ來り使ひ去るやつこ、誰家にか無からんと。師曰く、和尚年尊、他を闕かば不可なりと。既に老老大大として俗塵に混ぜざる者あり。其體妙明にして卒に相離れず。故に曰ふ、和尚年尊、他を闕かば不可なりと。恁麼に見來ること、實に精到ならずといふことなし。故に曰く、恁麼に慇懃なることを得ると。
不疑の地に到るや).廣大劫より以來、擔來しもてゆき暫らくも相離れず。恩力を受け來ること多時なり。此恩を比せんとする、鐵圍大須彌も比すること能はず。此德を抗らぶるに、四海九州も比すること能はず。其故は何ぞ。迷慮日月、大海江河、悉く時移りもてゆく。此老和尚の恩は卒に成敗に非ず。故に時として、
其惠を蒙らざる時なし。
徒に生じ徒に死して一度尊顔を拜したてまつらざる、永く不孝の者として、
久く生死海に沈淪す。若し精細にして、僅に見得せば、千生萬劫の洪恩、一時に報じ盡し畢りぬ。故に曰く、恩を報ずるに分ありと。是の如く見來ること精細なるに依りて、
往後に僧問ふ、胡茄の曲子は五音に隨せず、韻青宵を出づ、請ふ師吹唱せよ。師曰く、木鷄夜半に啼き、鐵鳳天明に叫ぶ。曰く、恁麼ならば則ち一句の曲に千古の韻を含む、滿堂の雲水盡く知音なり。師曰く、無舌の童兒能く繼和すと。
是の如く純熟して眼を掩ふ青山なく、耳を洗ふ清泉なし。故に利を見、名を見ること、眼中に屑を著るに似たり。色を見、聲を聞くこと、石上に華を裁るに似たり。故に足、遂に門閫を踰へず。誓て赴齋せず。他の來るをも厭はず、去るをも厭はず。其衆、時に隨て多少定まらず。日食粥一盂なり。
粥と作して足らざるときは則ち只米湯のみなり。
《五燈會元》住後。僧問。胡家曲子不墮五音。韻出青霄。請師吹唱。師曰。木雞啼夜半。鐵鳳叫天明。曰。恁麼則一句曲含千古韻。滿堂雲水盡知音。師曰。
《五燈會元》木馬長鳴。石牛善走。天外之青山寡色。耳畔之鳴泉無聲。
《五燈會元》見利見名。似眼中著屑。(CBETA, X80, no. 1565, p. 292, b10 // Z《五燈會元》遇聲遇色。如石上栽花。(CBETA, X80, no. 1565, p. 292, b9-10洞家の宗旨、此に到りて繁興す。其見來ること親く、保持錯まらざるに依て、先聖の付囑を忘れず。古佛の家訓を學し來ること是の如くなりしに、
猶ほ道ふ、
山僧、行業取ること無く、山門に主たることを忝ふす。豈坐ながら常住を費やして頓に先聖の付囑を忘るべけんや。今者、輒ち古人の住持たる體例に傚ふて、乃至、山僧、古聖の做處を説著するに至る毎に、便ち覺ふ、身を容るに地なきことを。慚愧す、後人の軟弱なることをと。
《五燈會元》更不下山。不赴齋。(CBETA, X80, no. 1565, p. 292, b23 // Z《五燈會元》不赴齋。不發化主。唯將本院莊課一歳所得。均作三百六十分。
日取一分用之。更不隨人添減。可以備飯則作飯。作飯不足則作粥。作粥不足則作米湯。新到相見。茶湯而已。更不煎點。(CBETA, X80, no. 1565, p. 292,抑も忝く九代の法孫としてなまじゐに宗風を唱へ、二六時中の行履、後人の表榜とするに足らず。四威儀の中、用心悉く以て迂曲なり。何の面目ありてか三箇五箇の雲衲に對し、一句半句を施設することあらん。慚づべし愧づべし、恐るべし懼るべし。曩祖の照覽、先聖の冥見、然も是の如くなりと雖も、諸參學人、忝なく芙蓉楷禪師の遠孫として、既に永平門下の一族《五燈會元》山僧行業無取。忝主山門。豈可坐費常住。頓忘先聖付囑。今者輒斆古人。爲住持體例。與諸人議定。更不下山。不赴齋。不發化主。唯將本院莊課一歳所得。均作三百六十分。日取一分用之。更不隨人添減。可以備飯則作飯。作飯不足則作粥。作粥不足則作米湯。新到相見。茶湯而已。更不煎點。唯置一茶堂。自去取用。務要省緣。專一辦道。又況活計具足。風景不疎。華解笑。鳥解啼。木馬長鳴。石牛善走。天外之青山寡色。耳畔之鳴泉無聲。嶺上猿啼。露濕中宵之月。林間鶴唳。風回清曉之松。春風起時。枯木龍吟。秋葉凋而寒林華散。玉堦鋪苔蘚之紋。人面帶烟霞之色。音塵寂爾。消息宛然。一味蕭條。無可趣向。山僧今日向諸人面前。説家門已是不著便。豈可更去陞堂入室。拈槌豎拂。東喝西棒。張眉努目。如癇病發相似。不唯屈沈上座。況亦辜負先聖。你不見達磨西來少室山下。面壁九年。二祖至於立雪斷臂。
可謂受盡艱辛。然而達磨不曾措了一詞。二祖不曾問著一句。還喚達磨作不爲人。得麼。二祖做不求師。得麼。山僧每至説著古聖做處。便覺無地容身。
須からく子細に心地を明辨して低細に用心し、一毫髪の名利の思なく、一微塵の憍慢の心なくして、親く心術を定め細やかに身儀を調へて、到るべきに到り、究むべきを究めて、一生參學の事を辨じ、曩祖囑累の事を忘るることなくして、歩を先聖に繼ぎ、眸を古佛に交えて、設ひ末世澆運なりと雖も、市中に虎を見る分あるべし。若しは笠下に金を得る人あるべし。至禱至禱。
且く道へ、如何が適來の因縁を擧著せん。
紅粉不施醜難露。自愛瑩明玉骨粧。
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