Liangshan Yuanguan
Présentation
Liangshan fut le disciple de Datong Danjing. Il maintint la lignee Caodong dans une periode difficile.
Son enseignement mettait laccent sur la continuite — non comme reproduction, mais comme transmission vivante.
Keizan voit en lui le pont qui relie les generations.
Le quarante-sixième ancêtre, le maître chan Danxia Chun, demanda à Furong : « Quelle est la phrase unique transmise par tous les saints depuis les temps anciens ? » Furong dit :
« Si on l'appelle une phrase, cela enterre presque le vent de notre école. » À ces mots, le maître connut une grande illumination.
Comment est la phrase transmise en dehors des enseignements ? Si on l'appelle une phrase, cela enterre déjà le vent de notre école.
Il était le fils de la famille Jia de Jianzhou. Il quitta la maison à vingt ans et réalisa l'éveil complet dans la chambre de Furong.
Il résida d'abord à Xuefeng, puis plus tard à Danxia.
Dans sa première consultation, il dit : « Quelle est la phrase unique transmise par tous les saints depuis les temps anciens ? » Bouddhas après bouddhas, ancêtres après ancêtres, bien qu'ils changent de visage et se retournent, il y a nécessairement une transmission sans dos ni face, sans haut ni bas, sans bord ni surface, sans soi ni autre. On l'appelle le vide non-vide. C'est précisément le lieu où tous les êtres retournent véritablement. Il n'y a personne qui ne soit pas entièrement et parfaitement doté. »
« Wudeng Huiyuan » : Fils de la famille Jia de Jianzhou. Il devint moine à vingt ans. Il atteignit la pureté dans la chambre de Furong. (CBETA, X80, no. 1565, p. 458, a7-8 // Z 2B:10, p. 387, d16-17 // R138, p. 774, b16-17) Cependant, de nombreux étudiants se trompent en pensant qu'il n'y a originellement rien, et qu'il n'y a rien à dire avec la bouche, rien à garder dans l'esprit. Ce qui est ainsi est nommé par les anciens une voie extérieure tombée dans le vide. Même après des kalpas aussi nombreux que les grains de sable, il n'y a aucune part de libération.
C'est pourquoi, avec précision et minutie, bien que tout soit épuisé et vide, il y a encore cette chose au fond qui ne peut être vidée. En scrutant soigneusement et en pénétrant, si une fois on perce à jour, on pourra certainement manier une phrase et la faire passer. C'est pourquoi on parle de la phrase transmise.
À ce moment, Furong montra et dit : 'Si l'on appelle cela venir faire une phrase, combien enterrera-t-on le vent ancestral ?'En vérité, en cet état, on ne devrait pas appeler cela une phrase. C'est une erreur de poser des termes et des noms. Cela ressemble à des traces d'oiseaux sur la neige. C'est pourquoi on dit : 'Là où le corps est caché, il n'y a pas de traces.'
En vérité, lorsque voir, entendre, percevoir et connaître sont tous apaisés, lorsque chair, peau, os et moelle sont tous épuisés, après cela, quelle trace pourrait-il encore y avoir ? Si l'on peut ne pas faire la moindre trace, alors cela apparaît clairement. Ce n'est pas connu par autrui. C'est pourquoi ce n'est pas un lieu de transmission. Cependant, lorsque cet état est réalisé, on appelle cela transmission de l'esprit à l'esprit. À ce moment, on dit que la voie du souverain et du ministre s'accorde. C'est la merveilleuse union et le port simultané.
Il faut directement que là où le corps est caché il n'y ait pas de traces, et que là où il n'y a pas de traces, il n'y ait pas de corps caché. Je fus trente ans chez Yaoshan, uniquement pour clarifier cette affaire. « Yulu du Maître Chan Yuanzheng de Caoshan, Fuzhou » : Le souverain est la position correcte. Le ministre est la position partielle. Le ministre tourné vers le souverain est le correct dans le partiel. Le souverain regardant le ministre est le partiel dans le correct. L'accord de la voie du souverain et du ministre est le langage du port simultané. (T 1987A.47.527a10-12). Et maintenant, dis : quelle forme a cet état ?
Une brise fraîche tourne plusieurs fois, libre de secouer la terre. Qui l'apportera pour te la montrer ?
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十六祖、丹霞淳禪師、問芙蓉曰、如何是、從上諸聖相授底一句。蓉曰、
喚作一句來、幾埋沒宗風。師於言下大悟。
《雲門匡眞禪師廣錄》如何是教外別傳一句。(T 1988.47.558a5-6).shūfū 喚んで一句と作し來れば、幾くか宗風を埋沒せん). This line《五燈會元》上堂。喚作一句。已是埋沒宗風。(CBETA, X80, no. 1565, p. 291,師諱は子淳。
劍州賈氏の子なり。弱冠にして出家し、芙蓉の室に徹證す。
初め雪峰に住し、後に丹霞に住す。
其最初の咨問に曰く、如何なるか是れ、從上諸聖の相授底の一句と。佛佛祖祖、換面回頭し來れども、必ず背面なく上下なく、邊表なく自他なく相授底あり。之を喚で不空の空と名く。卽ち是れ諸人實歸の處なり。箇箇悉く具足圓滿せずといふことなし。
《五燈會元》劒州賈氏子。弱冠爲僧。徹澄於芙蓉之室。(CBETA, X80, no.然るを學者多く錯りて本來無物と思ひ、更に口に言ふべきことなく、心に存すべきことなしと。夫れ是の如くなるを名て古人落空亡の外道とす。塵沙劫を經ると雖も、都て解脱の分なし。
故に精細綿密にして、須らく一切皆盡て空空なりと雖も、更に空ずること得ざる底の物あり。子細に參徹して、若し一度覰得破せば、必ず一句を弄し得て通じ來ることあらん。故に相授底の一句と謂ふ。
時に芙蓉示して曰く、喚で一句と作し來らば幾く宗風を埋沒せんと。實に是れ這箇の田地喚で一句とすべきに非ず。錯て名言を下す。雪上に鳥跡あるに似たり。故に謂ふ、藏身の處に跡なしと。
實に見聞覺知悉く息み、皮肉骨髓皆盡て後、更に何物の跡とすべきかあらん。若し能く一毫髪も跡を爲さざれば、果然として顯はれ來る。他の知る所に非ず。故に相授るの處に非ず。然れども此田地會得する時、喚で以心傳心と謂ふ。此時是れ君臣道合すと謂ふ。妙叶兼帶なり。
直に須らく身を藏す處蹤跡なく、蹤跡なき處、身を藏すことなかるべし。吾れ三十年藥山に在て祇だ斯事を明らむ.《撫州曹山元證禪師語錄》君爲正位。臣爲偏位。臣向君是偏中正。君視臣是正中偏。君臣道合是兼帶語。(T 1987A.47.527a10-12).且く道へ、此田地如何なる形段なりとかせん。
清風數匝縱搖地。誰把將來爲汝看。
CC BY-NC-SA 4.0 — Sauf indication contraire, les contenus de ce site sont distribués sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.