Dayang Daoxuan
Présentation
Dayang Daoxuan vecut a une epoque ou lecole Caodong etait en declin en Chine.
Il recut la transmission de Liangshan et transmit a Touzi Yiqing, son seul disciple digne.
Keizan le presente comme un gardien fidele qui preserva le tresor dans une periode difficile.
Le quarante-septième ancêtre, le maître chan Kongu, rendit visite à Danxia.
Danxia demanda : 'Quel est le soi-même avant le kalpa de la vacuité ?'Le maître répondit par une réplique. Danxia dit : 'Tu es bruyant, va-t'en.'Un jour, en gravissant le pic du bol à aumônes, il s'éveilla soudainement et réalisa la compréhension.
Son nom posthume était Qingliao. Son nom de voie était Zhenxie.
Kongu était son titre de maître chan. Sa mère, le portant encore dans ses langes, entra dans un temple, vit le Bouddha et se réjouit, ses cils s'agitèrent. Tous trouvèrent cela extraordinaire. À dix-huit ans, il enseigna le Sutra du Lotus. Il reçut l'ordination et se rendit à Daci à Chengdu, où il étudia les sutras et les traités, saisissant leur sens essentiel. Quittant le Shu, il atteignit les rivières Jiang, Mian et Han, et frappa à la porte de Danxia. Danxia demanda : 'Quel est le soi-même avant le kalpa de la vacuité ?'Jusqu'à ce qu'il s'éveille soudainement et réalise la compréhension. Il retourna directement et se tint debout en attendant Danxia. Danxia, lui donnant une claque, dit : 'Je pensais que tu savais qu'il y a quelque chose.'Le maître, joyeux, s'inclina devant lui. Le lendemain, Danxia monta en chaire et dit : 'Le soleil illumine la solitude du pic vert, la lune approche l'eau froide du ruisseau. L'enseignement mystérieux et merveilleux des ancêtres, ne le place pas dans le cœur d'un pouce.'Puis il descendit immédiatement de la chaire. Le maître,
s'avança directement et dit : 'Aujourd'hui, en montant en chaire, vous ne pouvez plus me tromper.'Danxia dit :
'Toi, essaie de rappeler comment je suis monté en chaire aujourd'hui.'Le maître resta silencieux un long moment. Danxia dit : 'Je pensais que tu avais un aperçu.'Le maître sortit immédiatement. Plus tard, il voyagea au Wutai, se rendit à la capitale, flotta sur la Bian, et atteignit directement Changlu, où il rendit visite à Zuzhao. Une phrase correspondit, et il fut nommé assistant. Après une année, il partagea la chaire. Peu de temps après, Zuzhao, prétendant être malade, se retira pour le repos.
Le maître fut désigné pour lui succéder sur le siège. Les disciples affluèrent comme s'ils retournaient chez eux. À la fin de l'ère Jianyan, il voyagea à Siming, devint abbé du Putuo, du Tianfeng du Tai, et du Xuefeng du Min. Par décret impérial, il résida au Yuwang,
puis fut transféré au Longxiang de Wenzhou et au Jingshan de Hangzhou. L'impératrice douairière Cining lui ordonna d'ouvrir la montagne au Gaoning Chongxian.
« Recueil des paroles du maître Chan Zhenxie Qingliao » Le maître avait pour nom Qingliao. Son nom de voie était Zhenxie. Dès le berceau, entrant au temple et voyant le Bouddha, sa joie faisait frémir ses cils, ce que tous trouvèrent extraordinaire. À dix-huit ans, il passa l'examen du Sutra du Lotus et fut ordonné. Il se rendit au Daci de Chengdu pour étudier les sūtras et les traités, en saisissant l'essentiel. Quittant le Shu, il atteignit Mianhan et frappa à la porte de Danxia. Danxia demanda : « Quel est le soi d'avant l'ère du vide ? » Le maître s'apprêta à répondre. Danxia dit : « Tu es trop agité. Va-t'en pour l'instant. » Un jour, gravissant le pic du Bol d'aumônes, il s'éveilla soudainement en pleine compréhension. Il retourna directement et se tint en attendant. Danxia le frappa dans la paume et dit : « Je pensais que tu avais réalisé. » Le maître s'inclina avec joie. Le lendemain, Danxia monta en chaire et dit : « Le soleil illumine la solitude du pic vert, la lune sur l'eau fraîche du ruisseau. L'enseignement mystérieux des patriarches, ne le place pas dans le cœur d'un pouce. » Puis il descendit. Le maître s'avança droit et dit : « Aujourd'hui, en montant en chaire, vous ne pouvez plus me tromper. » Danxia dit :
« Essaie donc d'exposer mon élévation d'aujourd'hui en chaire. » Le maître resta silencieux un long moment. Danxia dit : « Je pensais que tu avais entrevu. » Le maître sortit. Plus tard, il voyagea au Wutai, puis à la capitale, descendit le Bian jusqu'à Changlu, et rendit visite à Zuzhao. Leurs paroles s'accordèrent, et il fut nommé assistant. Après un an, il partagea le siège. Peu après, Zuzhao, invoquant une maladie, se retira et désigna le maître pour lui succéder. Les disciples affluèrent comme s'ils retournaient chez eux. À la fin de l'ère Jianyan, il voyagea à Siming, devint abbé du Putuo, du Tianfeng du Tai, et du Xuefeng du Min. Par décret impérial, il résida au Yuwang, fut transféré au Longxiang de Wenzhou et au Jingshan de Hangzhou. L'impératrice douairière Cining lui ordonna d'ouvrir la montagne au Gaoning Chongxian. En vérité, dès le berceau, il fut hors du commun et différent des autres, mais en poursuivant sa résolution de pratiquer le Chan, son effort était encore affairé. C'est pourquoi, lorsqu'on lui demanda le soi d'avant l'ère du vide et qu'il s'apprêta à répondre, Danxia ne l'approuva pas et le renvoya pour l'instant.
Un jour, atteignant le sommet du pic du Bol d'aumônes, les dix directions sans murailles, les quatre côtés sans portes, il parvint au moment où les dix directions sont devant les yeux et le réalisa. C'est pourquoi, de retour, sans échanger une parole, il se tint simplement en attendant. Danxia, sachant qu'il avait réalisé ce qui est, dit alors : « Je pensais que tu avais réalisé. » À ce moment, joyeux, il s'inclina.
Danxia, finalement, monta en chaire pour en témoigner.
Par la suite, lorsqu'il apparut dans le monde,
il monta dans la salle et dit : 'Sous la paume de mon maître précédent, tous mes expédients furent épuisés. Je cherchai un endroit où ouvrir la bouche, mais ne pus le trouver. Maintenant, y a-t-il encore quelqu'un d'aussi joyeux et inachevé ? Si vous ne portez pas le mors de fer ni le bât du cheval, que chacun trouve sa propre convenance.'
Il est dit dans le Wudeng Huiyuan : 'Montant dans la salle, je dis : Sous la paume de mon maître précédent, tous mes expédients furent épuisés. Je cherchai un endroit où ouvrir la bouche, mais ne pus le trouver. Maintenant, y a-t-il encore quelqu'un d'aussi joyeux et inachevé ? S'il n'y en a pas, portez le mors de fer et le bât du cheval, que chacun trouve sa propre convenance.'
En vérité, là où le patriarche et lui se rencontrèrent, il avait marché avant le kalpa, révélant depuis longtemps le paysage originel. Si vous n'avez pas encore pu voir ce terrain, même assis en silence pendant dix mille années,
aussi immobile qu'un arbre sec, semblable à des cendres froides, à quoi cela servirait-il ?
Cependant, entendant parler d'avant le kalpa vide, beaucoup se trompent dans leurs pensées. Ils disent qu'il n'y a ni soi ni autre, ni avant ni après, ni naissance ni destruction, ni être vivant ni bouddha. On ne peut l'appeler un, ni deux. On ne peut le distinguer comme identique, ni l'exprimer comme différent. S'engager dans de telles spéculations et calculs,
Dès qu'un mot est prononcé, on pense qu'il s'écarte déjà de la voie ; dès qu'une pensée est retournée, on croit qu'elle trahit aussitôt. Ainsi, on garde vainement le fond mort de l'esprit desséché, comme un cadavre.
Certains disent : 'En quoi que ce soit, il n'y a pas de différence. On peut parler de montagne, on peut parler de rivière. On peut parler de soi, on peut parler d'autrui.'Et aussi : 'Parler de montagne n'est pas la montagne, parler de rivière n'est pas la rivière. Seulement cela est montagne, seulement cela est rivière.'Parler ainsi, à quoi cela sert-il ? Tout cela mène à des voies erronées. Certains s'attachent aux phénomènes, d'autres tombent dans le vide et l'oubli, arrivant à cet état. Comment pourrait-on tomber dans l'existence ou le néant ? C'est pourquoi tu n'as nulle part où planter ta langue, nulle part où tourner ta réflexion. De plus, ne t'appuie ni sur le ciel ni sur la terre, ni sur l'avant ni sur l'arrière, sans endroit où poser le pied, fixe les yeux et regarde. Il y aura certainement un point de correspondance.
Certains disent : 'Transcender les règles.'D'autres disent : 'Ne pas laisser passer le souffle.'Tout cela est affaire de tendance vers les extrêmes, aboutissant finalement à se trahir soi-même. À plus forte raison, parler de lune, de neige, d'eau, de vent. Tout cela est probablement dû à des cataractes dans ses propres yeux, faisant tomber en désordre des fleurs dans le ciel. Que pourrait-on appeler montagne ? Finalement, on ne voit pas un seul dharma. À quoi toucher pour dire chaud ou froid ? Finalement, aucun dharma ne te donne quoi que ce soit. C'est pourquoi on s'attache au bois, on s'attache à l'herbe.
Les lois mondaines et les lois du dharma, une fois balayées et abandonnées, si l'on regarde à nouveau, le doute s'évanouit enfin. Ne regarde pas vers l'intérieur, ne cherche pas vers l'extérieur, ne pense pas à calmer l'esprit,
ne pense pas à apaiser le corps. Seulement, connais intimement, comprends intimement, coupe net d'un seul coup et assieds-toi un instant pour voir. Même si l'on dit qu'il n'y a nulle part où lever un pas dans les quatre directions, même si l'on dit qu'il n'y a nulle part dans l'univers où insérer son corps, en fin de compte, toi, tu ne peux emprunter la force d'autrui. En voyant ainsi, chair, peau, moelle, os, rien n'est distribué pour toi ; naissance-mort, venue-allée, rien ne te modifie.
Le moine de la montagne n'a pas un seul dharma à donner aux gens. Il ne fait que guérir les maladies et dénouer les liens. Vous, pratiquants de la voie des divers lieux.
Essaie de sortir sans t'appuyer sur rien. Je veux discuter avec toi. En dix ou cinq ans, pas une seule personne. Tous ne sont qu'esprits attachés aux herbes et aux feuilles, esprits du bambou et du bois, démons renards sauvages. Ils mordent à l'aveugle sur tous les tas de fumier. La peau tombée entièrement, il ne reste que le seul vrai. Brillant dans l'antiquité, resplendissant aujourd'hui.
On ne peut distinguer les quantités ni les ères. Ce n'est pas seulement ce qu'on appelle avant l'ère du vide. En aucun cas on ne peut distinguer ici un avant ou un après. Pourquoi ? Cette terre n'est pas soumise aux cycles de formation, durée, destruction et vide.
Comment pourrait-on distinguer soi et autrui comme sans cause ? Oublie les objets extérieurs, abandonne les pensées intérieures. Le ciel bleu reçoit encore le coup de bâton, parfaitement nu, entièrement libre. Si tu le vois en détail, c'est vide et lumineux, spacieux et merveilleux. Si tu ne l'examines pas en détail, tu n'y arriveras jamais.
En vérité, éclairer les affaires des ères de poussière se fait en un instant. Même pour un moment bref,
Pas de sentiment de délibération, pas de germination de connaissance conceptuelle. Regarde directement, face à face, les yeux grands ouverts. Tu seras nécessairement seul, libéré, sans appui.
Le Recueil des Paroles du Maître Chan Zhenxie Qingliao dit : La peau tombée entièrement, il ne reste que le seul vrai. Brillant dans l'antiquité, s'élançant aujourd'hui, lumineux comme le soleil éclatant.
Maintenant, devant vous, cela est nu et limpide. Le voyez-vous encore ? Cela s'appelle l'esprit ordinaire. Dans le Wudeng Huiyuan, un moine demande : 'Lorsqu'il n'y a pas un nuage à dix mille lieues, comment est-ce ?'Le maître dit : 'Le ciel bleu lui aussi doit recevoir le bâton.'Cependant, les pratiquants qui étudient, tournant leur esprit, s'égarent déjà dans leur orientation. Même s'ils pensent que ce n'est qu'une différence infime, sachez que s'il en est ainsi, ils n'auront aucune part au repos pour mille vies et dix mille kalpas. Examinez minutieusement, avec précision et discernement. Sans s'appuyer sur autre chose, qu'ils s'éveillent soudainement et ouvertement, comme le vide.
Dites donc, comment peut-on pénétrer ne serait-ce qu'un peu de cette vérité ?
La source froide de l'antique ravin, nul ne la contemple. Sa profondeur, qu'elle soit faible ou grande, n'a pas encore entendu le passage d'un hôte.
Dans le Hongzhi Chanshi Guanglu, il est rapporté qu'un moine demanda à Xuefeng : 'L'antique ravin et la source froide, comment sont-ils ?'Xuefeng dit : 'Les yeux grands ouverts, on n'en voit pas le fond.'
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十七祖、悟空禪師、參丹霞。
霞問、如何是空劫已前自己。師撥對。霞曰、爾鬧在、且去。一日登鉢盂峰、豁然契悟。
師諱は清了。道號を眞歇と曰ふ。
悟空は禪師號なり。師の母、抱懷襁褓にして寺に入り、佛を見て喜び、眉睫を動ず。咸く之を異とす。年十八にして法華を講ず。得度して成都の大慈に往き、經論を習ひ大意を領す。蜀を出て江沔漢に至り丹霞の室を扣く。霞問ふ、如何なるか是れ空劫已前の自己。乃至、豁然として契悟す。徑に歸て霞に侍立す。霞、一掌して曰く、將に謂へり、爾有ることを知ると。師、欣然として之を拜す。翌日、霞上堂して曰く、日照孤峰翠、月臨溪水寒。祖師玄妙訣、莫向寸心安。と、便ち下座。師、
直に前で曰く、今日の陞座、更に某甲を瞞ずること得ず。霞曰く、
爾、試に我が今日の陞座を擧し來り看よ。師良久す。霞曰く、將に謂へり、爾、瞥地と。師便ち出づ。後に五台に遊び、京師に之き汴に浮び、直に長蘆に抵り祖照に謁す。一語契投して命じて侍者と爲す。年を踰て分座す。未だ幾ならず、照、疾と稱して退閑し、
師に命じて席を繼しむ。學者歸するが如し。建炎の末に四明に遊び、補陀と台の天封と、閩の雪峰とに主たり。詔して育王に住し、
溫州の龍翔と杭の徑山とに徙る。慈寧皇太后、命じて皐寧崇先に開山たらしむ。
《眞歇清了禪師語錄》師諱清了。道號真歇。(CBETA, X71, no. 1426, p. 777,《五燈會元》襁褓入寺見佛。喜動眉睫。咸異之。年十八。試法華得度。往成都大慈習經論。領大意。出蜀至沔漢。扣丹霞之室。霞問。如何是空劫已前自己。師擬對。霞曰。你閙在。且去。一日登鉢盂峰。豁然契悟。徑歸侍立。霞掌曰。將謂你知有。師欣然拜之。翌日。霞上堂曰。日照孤峰翠。月臨溪水寒。祖師玄妙訣。莫向寸心安。便下座。師直前曰。今日陞座。更瞞某不得也。霞曰。
你試舉我今日陞座看。師良久。霞曰。將謂你瞥地。師便出。後游五台。之京師。浮汴直抵長蘆。謁祖照。一語契投。命爲侍者。踰年分座。未幾照稱疾退閑。命師繼席。學者如歸。建炎末。游四明主補陀。台之天封。閩之雪峰。詔住育王。徙溫州龍翔。杭之徑山。慈寧皇太后命開山臯寧崇先。(CBETA, X80,實に襁褓の昔より不群にして他に異なり、然も尚ほ參禪の志を運ぶに、功夫尚ほ忙はしきことあり。故に空劫已前の自己を問し時、答へんと擬す。丹霞、肯ふことなし。且らく去らしむ。
一日、鉢盂峰頂に登て、十方壁落なく、四面また門なし。十方目前なる時に到て承當す。故に歸り來て一言を通ぜず且く侍立す。丹霞、彼が有ることを知りぬることを知て、將に謂へり、爾有ることを知ると。時に喜で禮拜す。
丹霞卒に上堂して證明す。
後に出世して、
上堂に曰く、我れ先師の一掌下に於て伎倆倶に盡て、箇の開口の處を覓むれども得べからず。如今還て恁麼の快活不徹底の漢ありや。若し鐵を銜み鞍を負ふことなくんば、各自に便を著けよ。
《五燈會元》上堂。我於先師一掌下。伎倆俱盡。覓箇開口處不可得。如今還有恁麼快活不徹底漢麼。若無。銜鐵負鞍。各自著便。(CBETA, X80, no. 1565,實に夫れ祖師の相見する所、劫前に歩を運び、早く本地の風光を顯はし來る。若し未だ此田地を看見し得ずんば、千萬年の間、坐して言ふことなく、
兀兀として枯木の如く死灰の如くなりとも、是れ何の用ぞ。
然も空劫已前と云を聞て人人錯りて思ふことあり。謂ゆる自もなく他もなく、前もなく後もなく、生滅もなく生佛もなし。呼で一とも謂ふべからず、
二とも謂ふべからず。同とも辨ぜじ異とも言はじ。是の如く商量計度して、
一言も道ひ得ば早く違ひぬと思ひ、一念も返せば卽ち背くべしと思ふて、
妄りに枯鬼死底を護り死人の如くなるあり。
或は何事としても相違ことなし。山と説くも得べし、河と説くも得べし。我と説くも得べし、他と説くも得べし。又曰く、山と道ふも山に非ず、河と道ふも河に非ず。唯是れ山なり、唯是れ河なり。是の如く言ふ、是れ何の所要ぞ。悉く皆邪路に趣く。或は有相に執著し、或は落空亡の見に同くし來る此田地、豈有無に落つべけんや。故に汝が舌を挿さむ所なく、汝が慮を廻らす所なし。且つ天に依らず地に依らず、前後に依らず、脚下蹈む所なくして眼を著て見よ。必ず少分相應の所あらん。
或は曰ふ、軌則を絶す。或は曰ふ、氣息を通ぜずと。悉皆趣向邊の事、遂に己に背き畢りぬ。何に況や月と説き雪と説き、水と説き風と説く。皆恐らくは自の目に瞖ありて空華亂れ墜つ。何を呼で山とすべき。卒に一法を見ず。何に觸れてか冷暖とせん。卒に一法の汝に與ふるなし。故に木に附き草に附く。
世法佛法、一時に拂ひ捨て畢りて、更に見來れば果して疑がはじ。内に向て見ること勿れ、外に向て求むること勿れ、念を靜めんと思ふこと勿れ、
形を安からしめんと思ふこと勿れ。唯親しく知り親く解し、一時に截斷して暫時座して見よ。四方に一歩を擧ぐべき所なしと謂ふとも、乾坤に身を挿さむ所なしと謂ふとも、果して汝、他の力を假るべからず。是の如くして見る時、皮肉骨髓、汝が爲に分布するなし、生死去來、汝を改變するな《鎮州臨濟慧照禪師語錄》山僧。無一法與人。秖是治病解縛。爾諸方道流。
試不依物出來。我要共爾商量。十年五歳並無一人。皆是依草附葉竹木精靈野狐精魅。向一切糞塊上亂咬。(T 1985.47.500, b28-c3).皮膚脱落し盡して唯一眞實のみあり。古に輝き今に耀て、
數量時劫を辨まへず。豈啻、空劫已前と謂ふのみならんや。都て此處前後を辨まふべき所あらず。故如何となれば、此田地、成住壞空に遷されず。
自他共に無因と辨まふべけんや。外に境界を忘れ、内に縁慮を捨て、青天、尚ほ棒を喫し淨躶躶なり、赤灑灑なり。子細に見得し來れば、虛にして靈に、空にして妙なり。未だ子細にせざれば終に此處に到ることなし。
實に塵劫の事を朗かにすること、一彈指の間に在り。暫時片時なりとも、
擬議の情なく知解を萌す。驀面に突眼して見よ。必ず獨脱無依ならん。
《眞歇清了禪師語錄》拈云。皮膚脱落盡。唯有一真實。輝古騰今。明如杲日。
現今面前赤洒洒地。還見麼。喚作平常心。(CBETA, X71, no. 1426, p. 781,するのみに非ず、内に縁慮も忘ずることを得ず).《五燈會元》僧問。萬里無雲時如何。師曰。青天也須喫棒。(CBETA, X80, no.然るを諸參學人、心頭を回して既に錯まりて趣向す。唯毫末の違ひと思ふとも、知るべし、恁麼なれば千生萬劫休歇の分なし。子細に思量し精到して見よ。他に依らず廓然として開悟せんこと虛空の如くならん。
且く道へ、如何が此道理を少分も通ずることを得ん。
古澗寒泉人不窺。淺深未聽客通來。
《宏智禪師廣錄》舉僧問雪峯。古澗寒泉時如何。峯云。瞪目不見底。(T淺深未だ客の通じ來ることを聽さず). “depth” (C. qianshen 淺
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