Touzi Yiqing
Présentation
Touzi Yiqing (1032-1083) est le grand restaurateur de lecole Caodong (Soto) en Chine.
Il recut la transmission de Dayang Daoxuan et devint un maitre celebre, attirant des centaines de disciples.
Keizan le revere comme celui qui sauva la lignee de lextinction.
Le quarante-huitième ancêtre, le maître chan Tian Tong Jue, fut longtemps l’assistant de Wu Kong. Un jour, Wu Kong lui demanda : « Quelle est ta vision récente ? »
Le maître dit : « Je veux encore dire cela. » Wu Kong dit : « Ce n’est pas encore là, dis encore. » Le maître dit : « Pourquoi pas encore ? » Wu Kong dit : « Tu ne dis pas ce qui vient, tu n’as pas encore pénétré l’affaire d’au-delà. » Le maître dit : « L’affaire d’au-delà, on peut la dire. » Wu Kong dit : « Qu’est-ce que l’affaire d’au-delà ? » Le maître dit : « Même si on peut dire l’affaire d’au-delà, pour le vénérable, on ne peut la montrer. » Wu Kong dit : « En vérité, tu ne l’as pas encore dite. » Le maître dit : « Je souhaite humblement que le vénérable la dise. » Wu Kong dit :
« Tu me demandes de la dire. » Le maître dit : « Qu’est-ce que l’affaire d’au-delà ? » Wu Kong dit : « Je veux encore dire que ce n’est pas cela. » En entendant cela, le maître s’éveilla. Wu Kong le certifia. Le nom de famille du maître était Zong Jue. Il fut longtemps l’assistant de Wu Kong, pratiquant jour et nuit, dans toutes les dimensions. Pourtant, il restait quelque chose d’inaccompli. Wu Kong demanda : « Quelle est ta vision récente ? » Le maître dit : « Je veux encore dire que c’est ainsi. » Wu Kong dit : « Ce n’est pas encore là, dis encore. »
En vérité, dire maintenant que c’est ainsi, il y a encore quelque chose d’inaccompli. Bien qu’on comprenne ce qui vient ainsi, on ne connaît pas celui qui vient non ainsi. Pourtant, le corps entier se manifeste, rien n’est caché. Où pourrait-il y avoir un manque ? C’est pourquoi il dit : « Pourquoi pas encore ? » Une telle compréhension, même si on obtient que les nuages blancs se dispersent entièrement et que la montagne bleue reste seule et haute, on ne connaît pas encore qu’il y a une montagne plus haute que la montagne. C’est pourquoi il dit : « Tu ne dis pas ce qui vient, tu n’as pas encore pénétré l’affaire d’au-delà. » Une telle pratique, bien que tout soit l’affaire d’au-delà, comporte encore la faute de ne pas connaître ce qui est. C’est pourquoi il dit : « En vérité, tu ne l’as pas encore dite. »
Encore émettre un mot, tourner l’esprit et dire ainsi, cela tombe dans le deux ou le trois ; il y a un endroit où même un point ne s’attache pas. C’est pourquoi il dit : « Même si on peut dire l’affaire d’au-delà, pour le vénérable, on ne peut la montrer. » Soi-même ne le connaît pas encore, encore contraint par les nœuds. C’est pourquoi Wu Kong dit : « En vérité, tu ne l’as pas encore dite. » À ce moment, le souffle déjà épuisé, la force à bout, il demanda humblement : « Qu’est-ce que l’affaire d’au-delà ? » Wu Kong dit : « Je veux encore dire que ce n’est pas ainsi. » La parole précédente et la parole présente ne peuvent être comparées au ciel et à la terre, elles sont plus distantes que l’analogie de l’eau et du feu. Zong Jue pensa : « Le corps entier est manifesté. » Wu Kong n’était pas d’accord. Dire que c’est ainsi, ce n’est que solitude claire et distincte. Il y a un endroit où l’on connaît la négation, et l’on reçoit la certification.
Dès lors, apparaissant dans le monde, lorsqu’il parlait pour guider les êtres,
Un moine demanda : « Qu'est-ce que la Voie ? » Le maître dit : « Au carrefour des dix directions, cesse de te frapper le front. »
En montant dans la salle, il dit : « Avant le kalpa, déplacer le pas. En dehors du monde, étendre le corps. La merveilleuse coïncidence ne peut être atteinte par l'intention. La véritable réalisation ne peut être transmise par les mots. Directement obtenu, le vide tranquille rassemble l'énergie : vers les rochers froids, les nuages blancs se rompent. La lumière spirituelle brise l'obscurité : suivant le bateau nocturne, la lune claire arrive. »
À ce moment précis, comment pratiquer ? Partiel et juste n'ont jamais quitté leur position originelle. Vertical et horizontal, pourquoi s'engager dans le discours des causes et conditions ?
En montant dans la salle : « Avant le kalpa, déplacer le pas. En dehors du monde, étendre le corps. La merveilleuse coïncidence ne peut être atteinte par l'intention. La véritable réalisation ne peut être transmise par les mots. »
Directement obtenu, le vide tranquille rassemble l'énergie : vers les rochers froids, les nuages blancs se rompent. La lumière spirituelle brise l'obscurité : suivant le bateau nocturne, la lune claire arrive. À ce moment précis, comment pratiquer ? Partiel et juste n'ont jamais quitté leur position originelle. Vertical et horizontal, pourquoi s'engager dans le discours des causes et conditions ? En vérité, le vide tranquille est sans limite ; bien que la langue parle, il n'y a pas de séparation. Reconnaître l'affaire de l'éveil doit être ainsi. Encore, parler de l'esprit et parler de la nature, tout cela n'est pas l'affaire de l'éveil. Seulement, encore, la montagne est la montagne, l'eau est l'eau, penser cela comme l'affaire de l'éveil. Directement, c'est une erreur.
Dongshan dit :
Lorsqu'on réalise la chose au-delà du Bouddha, alors seulement il y a une part de parole. Le moine demanda aussitôt : « Qu'est-ce que la parole ? » La montagne dit : « Quand il y a parole, l'Âcârya n'entend pas. »
Le maître dit à l'assemblée : « Lorsqu'on réalise la chose au-delà du Bouddha, alors seulement il y a une part de parole. » Le moine demanda aussitôt : « Qu'est-ce que la parole ? » Le maître dit : « Quand il y a parole, l'Âcârya n'entend pas. » De plus, la montagne Pan dit : « La voie au-delà, mille saints ne la transmettent pas. » En vérité, ce n'est pas celui qui, suivant la nature dont on parle ordinairement, erre librement.
De plus, un moine demanda au maître Wukong : « Comment est la chose au-delà ? » Wukong dit : « Le merveilleux réside devant une seule bulle ; comment pourrait-il contenir l'œil de mille saints ? »
Le moine dit : « Comment est la chose au-delà ? » Le maître dit : « Le merveilleux réside devant une seule bulle ; comment pourrait-il contenir l'œil de mille saints ? » Le moine salua. Maintenant, ce qu'on appelle « une seule bulle », c'est depuis que le corps propre a germé. Avant la non-germination, on l'appelle la chose au-delà. C'est pourquoi le vrai fils du lotus, le maître zen Koboku Hōjō,
monta en chaire et dit : « Connaître qu'il y a la chose au-delà des Bouddhas et des patriarches, alors seulement il y a une part de parole. Ô vertueux du zen, »
En montant en chaire, il y a des affaires au-delà des bouddhas et des patriarches, et c'est seulement en les connaissant qu'il y a une part pour les paroles et les discours. Ô vous, vertueux du Chan !
On dit : quelle est donc l'affaire ultime des bouddhas et des patriarches ? Il y a un fils de famille dont les six racines sont incomplètes et les sept consciences imparfaites. C'est un icchantika sans nature de bouddha. Rencontrant un bouddha, il tue le bouddha ; rencontrant un patriarche, il tue le patriarche. Le paradis ne peut le contenir, l'enfer n'a pas de porte pour le saisir. Assemblée, reconnaissez-vous cette personne ? Après un long silence, il dit : Ce n'est pas le saint en face. Beaucoup de sommeil et abondance de paroles de rêve.
Le moine Hongzhi dit dans son Recueil : « Dans le dharma-dhātu sans poussière, le cœur-lune est rond. La lumière originelle illumine encore ce qui n'a pas germé. » Dans le Recueil des cinq lampes, il est dit en chaire : « Connaître l'affaire ultime des bouddhas et des patriarches, voilà qui donne droit à la parole. Ô vertueux du chan, dites donc : quelle est cette affaire ultime ? Il y a un fils de famille dont les six racines sont incomplètes et les sept consciences imparfaites. C'est un grand icchantika sans nature de bouddha. Rencontrant un bouddha, il tue le bouddha ; rencontrant un patriarche, il tue le patriarche. Le paradis ne peut le contenir, l'enfer n'a pas de porte pour le saisir. Assemblée, reconnaissez-vous encore cette personne ? » Après un long silence, il dit : « En face, ce n'est pas le saint. » En vérité, dans l'affaire ultime, quand un bouddha vient, instantanément on perd corps et vie ; quand un patriarche arrive, le corps entier se brise en mille morceaux. Si l'on va au paradis, le paradis s'effondre aussitôt ; si l'on se tourne vers l'enfer, l'enfer se fissure soudain. Quel lieu nommer paradis ? Quel lieu nommer enfer ? Qu'appeler les dix mille phénomènes ?
Dès l'origine, aucune trace, seulement comme l'affaire du moment du sommeil. Soi-même ne le sait même pas, comment autrui pourrait-il le discerner ? Sans origine, seulement clairement, il n'y a pas de dharma d'éveil. C'est précisément le discours du grand patriarche. Si l'on connaît l'affaire ultime, l'œil au sommet du crâne s'ouvre, et alors il y a un lieu de correspondance en petite partie.
On dit : quelle en serait la raison ?
Exactement comme un bâton enfoncé, semblable. On ne peut l'enfoncer ni le retirer.
Le Recueil de la transmission de la lampe de l'ère Jingde dit : « Clairement, il n'y a pas de dharma d'éveil, le dharma d'éveil égare les gens. Étendant longuement les deux pieds pour dormir, ni faux ni vrai. »
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十八祖、天童珏禪師、久爲悟空侍者。一日悟空問曰、汝近日見處如何。
師曰、吾又要道恁麼。空曰、未在更道。師曰、如何未。悟空曰、汝不道道來未、未通向上事。師曰、向上事道得。空曰、如何向上事。師曰、設雖向上事道得、爲和尚不能擧似。空曰、實汝未道得。師曰、伏願和尚道取。空曰、
汝問吾道。師曰、如何是向上事。空曰、吾又要道不恁麼。師聞開悟。空卽印《圓悟佛果禪師語錄》仰山問同參道。近日見處如何。對曰。實無一法可當師諱は宗珏。久く悟空の侍者と爲り、晝參夜參、横參竪參す。然れども猶ほ徒ならざる所あり。空問て曰く、汝近日見處如何。師曰く、吾又恁麼なりと道はんと要す。空曰く、未在、更に道へ。
實に今恁麼なりと言ふ。未だしき所あり、謂ゆる恁麼に來ることを會すと雖も、不恁麼に來る者あることを知らず。然るを全體露現して隱すことなし。何の不足の所かあらんと思ふ。故に曰く、如何が未だしきやと。是の如く解する底、白雲散じ盡て、青山獨り高きが如くなることを得れども、尚ほ更に山よりも高き山あることを未だ知らず。故に曰く、汝道ひ來ること未だ道はず、未だ向上の事に通ぜずと。是の如く參じ來る、悉く是れ向上の事なりと雖も、尚ほ有ることを知らざる過あり。故に曰く、實に汝未だ道ひ得ずと。
尚ほ一言を出し心慮を廻らして恁麼に道ふも、二に落ち三に落つ、一點をも着けざる所ありと。故に曰ふ、設ひ向上の事道ひ得ると雖ども、和尚の爲に擧し得ること能はずと。自己未だ知らず、尚ほ節目に拘はる。故に悟空曰く、實に汝未だ道ひ得ずと。時に息既に盡き、力方に窮りて、請問して曰く、如何が是れ向上の事。空曰く、吾又不恁麼なりと道はんと要す。先來の道と只今の道と、天地の論にも及ばず、水火の喩よりも隔れり。宗珏の思はくは全體現はれたりと。悟空は然らず。恁麼なりと道ふ、唯孤明歴然たるのみなり。非を知り得る處ありて印證を受く。
然しより出世して爲人説話するに、
《五燈會元》僧問。如何是道。師曰。十字街頭休斫額。(CBETA, X80, no.僧問ふ、如何なるか是れ道。師曰く、十字街頭、斫額することを休めよと。
上堂に曰く、劫前に歩を運び世外に身を横ふ。妙契は意を以て到るべからず、眞證は言を以て傳ふべからず。直に得たり、虛靜氣を歛て白雲寒巖に向て斷へ、靈光暗を破て明月夜船に隨て來る。
正與麼の時、作麼生か履踐せん。偏正曾て本位を離れず。縱横那ぞ因縁を語るに渉らん。
《五燈會元》上堂。劫前運步。世外橫身。妙契不可以意到。眞證不可以言傳。
直得虗靜斂氛。白雲向寒巖而斷。靈光破暗。明月隨夜船而來。正恁麼時作麼生履踐。偏正不曾離本位。縱橫那涉語因緣。(CBETA, X80, no. 1565, p. 300,實に虛靜に際なく、舌頭談ずれども隔たらず。向上の事を識得せんこと、是の如くなるべし。尚ほ心と説き性と説くこと、悉く是れ向上の事に非ず。唯又山は是れ山、水は是れ水、之を向上の事と思へり。直に是れ錯まりなり。
洞山曰く、
佛向上の事を體得して方に些子の語話の分あらんと。僧便ち問ふ、如何なるか是れ語話。山曰く、語話の時、闍黎聞かずと。
《筠州洞山悟本禪師語錄》師示衆曰。體得佛向上事。方有些子語話分。僧便問。如何是語話。師曰。語話時闍黎不聞。(T 1986A.47.510, a10-11).又盤山曰く、向上の一路、千聖不傳と。實に尋常に道ひ來る性に任せて、
逍遙する底に非ず。
又僧、悟空禪師に問て曰く、向上の事作麼生。空曰く、妙は一漚の前に在り、豈千聖の眼を容れんや。
《五燈會元》曰。向上事作麼生。師曰。妙在一漚前。豈容千聖眼。僧禮今謂ふ所の一漚とは、已身萌してより以來なり。不萠以前、之を名て向上の事と曰ふ。故に芙蓉の眞子、枯木法成禪師、
上堂に佛祖向上の事あることを知て方に語話の分あり。諸禪德、
且く道へ、那箇か是れ佛祖向上の事。箇の人家の兒子、六根不具、七識不全なるあり。是れ大闡提無佛種性なり。佛に逢ては佛を殺し、祖に逢ては祖を殺す。天堂に収め得ず、地獄に攝する門なし。大衆、還て此人を知るや。良久して曰く、對面仙陀にあらず。睡多くして寐語饒し。
《宏智禪師廣錄》法界無塵心月圓。本光還照未萠前。(T 2001.48.3c19).《五燈會元》上堂。知有佛祖向上事。方有説話分。諸禪德且道。那箇是佛祖向上事。有箇人家兒子。六根不具。七識不全。是大闡提無佛種性。逢佛殺佛。逢祖殺祖。天堂收不得。地獄攝無門。大衆還識此人麼。良久曰。對面不 佛祖向上の事あることを知て方に語話の分あり). 佛に逢ては佛を殺し、祖に逢ては祖を殺す). 天堂に収め得ず、地獄に攝する門なし). 實に向上の事は佛來るとも忽ち喪身失命し、祖到るとも全身百雜碎す。天堂に至らんとすれば天堂卽ち崩壞す、地獄に向へば地獄忽ち破裂す。何れの處をか天堂とし、何れの處をか地獄とせん。何を呼でか萬像とせん。
先より蹤跡なし、唯睡時の事の如し。自、尚ほ知らず、他、豈辨まふべけんや。來由なく、唯明明として無悟法なるのみなり。正に是れ高祖の語話なり。若し向上の事を知らば頂門の眼開けて、此時少分相應の處あり。
且く道へ、如何ならんか道理。
宛如上下橛相似。抑不入兮抜不出。
《景德傳燈錄》明明無悟法、悟法却迷人。長舒兩脚睡、無偽亦無眞。(T
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