Furong Daokai
Présentation
Furong Daokai (1043-1118) poursuivit loeuvre de restauration du Caodong commencée par Touzi Yiqing.
Il forma des centaines de moines et etablit des regles monastiques strictes.
Keizan le respecte comme un organisateur et un purificateur de la tradition.
Le quarante-neuvième patriarche, le maître Chan Xue Dou Jian. Alors que Zong Jue dirigeait le monastère Tiantong, un jour en montant dans la salle, il évoqua : 'Le Bouddha a des paroles secrètes, Mahakashyapa ne les cache pas.'En entendant cela, le maître saisit immédiatement le sens profond. Se tenant parmi les rangs, des larmes coulèrent, et sans s'en rendre compte, il laissa échapper ces mots : 'Pourquoi ne l'avons-nous pas toujours su ?'Après la fin de la montée en salle, Jue appela le maître et demanda : 'Dans la salle du Dharma, pourquoi as-tu versé des larmes ?'Le maître répondit : 'Le Bouddha a des paroles secrètes, Mahakashyapa ne les cache pas.'Jue approuva et dit : 'Pourquoi ne pas évoquer la prédiction de Yun Ju ?'
Le 'Jia Tai Pu Deng Lu'rapporte sa montée en salle : 'Le Bouddha a des paroles secrètes, Mahakashyapa ne les cache pas. Une nuit de pluie de fleurs, toute la ville ruisselle.'Le 'Wu Deng Hui Yuan, volume 14'rapporte sa montée en salle : 'Le Bouddha a des paroles secrètes, Mahakashyapa ne les cache pas. Une nuit de pluie de fleurs, toute la ville ruisselle.'Son nom posthume est Zhi Jian.
Il était le fils de la famille Wu de Chuzhou. Enfant, alors qu'il lavait pour sa mère l'abcès sur la main du maître, elle demanda : 'Qu'est-ce que c'est ?'Il répondit : 'Ma main ressemble à la main du Bouddha.'Devenu adulte, il perdit ses parents. Il se réfugia auprès de Zhen Xie à Changlu. À cette époque, Zong Jue était le chef de l'assemblée. Il le considéra immédiatement comme un vase précieux.
Plus tard, il se retira au Mont Xiang, et les cent prodiges ne purent le troubler. Au plus profond de la nuit, il s'éveilla et chercha la confirmation auprès de Yan Shou.
Le 'Wu Deng Hui Yuan': Fils de la famille Wu de Chuzhou. Enfant, sa mère lui lava l'abcès de la main et demanda : 'Qu'est-ce que c'est ?'Il répondit : 'Ma main ressemble à la main du Bouddha.'Devenu adulte, il perdit ses parents. Il se réfugia auprès de Zhen Xie à Changlu. Da Xiu, chef de l'assemblée, le considéra comme un vase précieux. Plus tard, il se retira au Mont Xiang. Les cent prodiges ne purent le troubler.
Puis il rendit visite de nouveau au vénérable Jue. Zong Jue résidait alors à Tiantong. Il nomma le maître comme secrétaire. Un jour, Jue évoqua l'ancienne cause. En vérité, cette cause provient du Sutra du Nirvana (Chapitre sur la Nature du Tathagata, quatrième partie, deuxième section). Il est dit : À ce moment, le bodhisattva Mahakashyapa s'adressa au Bouddha en disant : 'Honoré du monde, comme vous le dites, les bouddhas, honorés du monde, ont des paroles secrètes.'Cette signification n'est pas ainsi, pourquoi ? Parce que les bouddhas, honorés du monde, ont seulement des paroles secrètes, mais pas de trésor secret. C'est comme le mécanisme d'un illusionniste, semblable à un homme de bois. L'homme...
Bien que l'on observe les flexions et les inclinaisons, on ne connaît rien à l'intérieur qui les provoque. Le Dharma du Bouddha n'est pas ainsi : il permet à tous les êtres sensibles d'atteindre la connaissance et la vision. Comment pourrait-on dire que les bouddhas et les honorés du monde possèdent un trésor secret ?
Le Sutra du Mahaparinirvana : À ce moment, le bodhisattva Kasyapa s'adressa au Bouddha : Honoré du monde, comme vous le dites, les bouddhas et les honorés du monde possèdent un trésor secret.
Cette affirmation est incorrecte. Pourquoi ? Les bouddhas et les honorés du monde n'ont que des paroles secrètes, pas de trésor secret. Par exemple, un illusionniste et ses marionnettes mécaniques en bois : bien que les gens voient leurs flexions et leurs inclinaisons, nul ne sait ce qui, à l'intérieur, les fait ainsi. Le Dharma du Bouddha n'est pas ainsi : il permet à tous les êtres sensibles de connaître et de voir. Comment pourrait-on dire que les bouddhas et les honorés du monde possèdent un trésor secret ? Le Bouddha loua Kasyapa : Excellent, excellent, noble fils ! Comme tu l'as dit, le Tathagata n'a réellement aucun trésor secret. Pourquoi ? Comme la pleine lune d'automne, placée dans le ciel, clairement visible, pure et sans voile, que tous peuvent contempler, les paroles du Tathagata sont également ainsi : ouvertes, révélées, pures et sans voile. Les ignorants, ne comprenant pas, les appellent un trésor secret. Les sages, les ayant pleinement réalisées, ne les nomment pas un trésor.
Puisque cette parole a été utilisée depuis longtemps sous la porte des patriarches, aujourd'hui encore, en la citant, la sagesse-discernement s'ouvre à l'éveil. En vérité, elle n'est pas cachée.
Lorsqu'on entend toute parole, il faut nécessairement rencontrer l'esprit. Ne sois pas obstrué par les mots. Dire 'feu'n'est pas le feu, dire 'eau'n'est pas l'eau. Ainsi, parler de feu ne brûle pas la bouche, parler d'eau ne mouille pas la bouche. Sachez-le : le feu et l'eau ne sont réellement pas dans les mots.
Pour entendre toutes les paroles, il faut nécessairement rencontrer l'esprit. Ne sois pas obstrué par les paroles. Dire 'feu'n'est pas le feu, dire 'eau'n'est pas l'eau. Ainsi, en parlant du feu, la bouche ne brûle pas ; en parlant de l'eau, la bouche ne s'humidifie pas. Sache-le : le feu et l'eau ne sont réellement pas dans les paroles.
Le vénérable Shitou dit :
Quand tu reçois des paroles, tu dois nécessairement en saisir l'essence. Ne t'établis pas toi-même dans des règles arbitraires.
Le vénérable Yaoshan dit aussi :
Le feu du dharma ne peut brûler la bouche. Il convient en outre de regarder par soi-même, sans pour autant rejeter le langage. Je vous parle maintenant ainsi pour révéler ce qui est au-delà des mots. Cela, originellement, n'a ni oreilles ni yeux, ni apparence. Et le vénérable Changqing dit aussi :
Les vingt-huit patriarches ont tous transmis l'esprit, on ne dit pas qu'ils ont transmis des paroles.
Le grand maître Yunmen dit aussi :
Le Shimen Linjianlu rapporte que Changqing dit : 'Les vingt-huit ancêtres patriarches ont tous enseigné la transmission de l'esprit, et non la transmission des mots.'Cette affaire même, si elle résidait dans les mots, les trois véhicules et les douze divisions des enseignements ne manqueraient-ils pas de paroles ? Pourquoi alors parle-t-on d'une transmission en dehors des enseignements ? Si l'on s'appuie sur l'intelligence acquise par l'étude, même les saints des dix terres, dont les discours sont comme nuages et pluie, sont encore réprimandés, car voir la nature est comme séparé par un voile de gaze. Ainsi sait-on que tout ce qui est intentionné est aussi distant que le ciel et la terre. Bien que ce soit ainsi, si l'on est celui qui a réalisé, parler de feu brûle-t-il jamais la bouche ? Parler toute la journée sans jamais accrocher les lèvres ni les dents, sans jamais prononcer un seul mot.
Le Sutra du Lotus de la Loi Merveilleuse dit : 'Il fait pleuvoir la grande pluie du dharma, souffle la grande conque du dharma, frappe le grand tambour du dharma, expose la grande signification du dharma.'Ainsi, non seulement les gens n'ont pas de parole, mais il faut savoir qu'il y a aussi ceux qui n'ont pas de bouche. Et pas seulement sans bouche, mais aussi sans yeux, sans le moindre atome provenant des quatre grands éléments et des six racines. Bien que ce soit ainsi,
ce n'est pas vide, ce n'est pas sans chose. On dit que vous, voyant les choses, entendant les sons, ce n'est pas l'œil qui voit ni l'oreille qui entend, c'est ce gars sans visage qui est ainsi. Ce que vous apportez avec votre corps et esprit, c'est ce que ce gars a créé. Ainsi, ce corps et esprit ne sont en rien des dharmas fabriqués.
Sans atteindre cela, on pense peut-être que le corps provient des parents et des causes, ou qu'il est né du karma et des rétributions. Ainsi, on pense que le corps est fait des deux gouttes rouge et blanche, qu'il est un corps revêtu de peau et de chair. Tout cela parce qu'on ne s'éclaire pas soi-même.
Ainsi, pour faire connaître cet endroit, le maître utilise d'innombrables moyens habiles, faisant disparaître entièrement les six racines, arrêtant tout. À ce moment, il y a encore quelque chose qui ne peut être effacé, quelque chose qui ne peut être brisé.
Il faut absolument le reconnaître : il ne tombe ni dans le vide ni dans l'existence, il n'est ni clair ni obscur. Ainsi, il est difficile de dire qu'il est égaré.
Il est difficile de dire qu'il s'agit d'un être éveillé. Ainsi, cette terre n'est appelée ni bouddha ni dharma, ni esprit ni nature.
Il n'y a que lumière éclatante et clarté pure. Ainsi, ce n'est ni lumière de feu ni lumière d'eau. Il n'y a qu'immensité et clarté pure. Ainsi, si on tente de l'observer, on ne peut l'observer ; si on tente de l'obtenir, on ne peut l'obtenir. Il n'y a que vigilance.
Ainsi, lorsque les trois calamités de l'eau, du feu et du vent surviennent et que le monde est détruit, cette chose n'est pas détruite. Lorsque les trois mondes et les six voies apparaissent et que les dix mille phénomènes s'étendent majestueusement, cette chose ne change pas. Ainsi, le bouddha ne peut rien y faire, le patriarche non plus. Ô vous, personnes vertueuses, si vous souhaitez d'abord atteindre intimement cet endroit, fermez temporairement vos deux yeux, coupez un souffle, laissez ce corps s'achever, sans maison où vous abriter, sans aucun usage à considérer comme essentiel. Exactement comme un ciel bleu sans nuages, comme une grande mer sans vagues, alors une correspondance apparaît légèrement.
À ce moment, bien qu'il n'y ait rien à faire de vous, il y a encore une lumière supplémentaire. Ce n'est pas comme s'il y avait une lune ou un soleil dans le ciel bleu. Le ciel entier est lune, mais il n'éclaire rien du tout.
L'univers entier est soleil, mais il n'ose briller nulle part. Examinez soigneusement et réalisez-le. Si vous ne percevez pas cet endroit, non seulement vous vous égarez vainement parmi moines, laïcs, hommes et femmes, mais vous tournerez en rond dans les trois mondes et les six voies. En tant que disciple du bouddha, bien que vous ayez revêtu la forme monastique, vous tomberez encore entre les mains du vieux Yama, n'est-ce pas une honte ?
Le dharma du Bouddha Shakyamuni remplit les mondes comme le sable, il n'y a aucun endroit où il n'atteint pas. Si vous parvenez à y participer, comment ne l'atteindriez-vous pas ? Ce corps humain n'est pas facilement obtenu, il est reçu grâce au pouvoir des racines de bien du passé. Si une fois vous atteignez cet endroit, vous serez entièrement libérés. Ni homme ni femme, ni dieu ni démon, ni profane ni saint, ni moine ni laïc, il n'y a nulle part où le saisir, aucun œil ne peut le voir.
Si tu atteins cette terre, bien que moine, tu n'es pas moine ; bien que laïc, tu n'es pas laïc. Tu n'es pas trompé par les six racines, ni mené par les six consciences. Si tu n'atteins pas, tu seras entièrement trompé et lié par de telles choses. Comment cela ne serait-il pas mauvais ? Originellement, tu es pleinement doté ; pourtant, si tu t'efforces encore d'atteindre, tu gaspilleras tes forces. À plus forte raison, bien que chacun ne manque de rien, depuis qu'il fut une fois trompé par la vision, combien de transmigrations a-t-il subies ? C'est lamentable.
Seulement, anéantis les objets des sens et ne t'appuie pas sur l'esprit et la conscience ; regarde avec humilité et subtilité. Tu atteindras nécessairement. Ce n'est pas que tu doives arriver graduellement. Lève une fois l'élan d'une détermination ardente et pénètre. Même pour un instant, ne produis pas une demi-compréhension, reconnais directement la source et atteins. Une fois atteint, tu marches sur la terre aux quatre angles, et les huit vents soufflent sans t'émouvoir. Les anciens dirent :
Étudier la voie est comme percer le feu. Lorsque tu rencontres la fumée, ne t'arrête surtout pas.
Au moment où tu épuises tes forces, tu obtiens le feu. Où est-ce qu'on appelle la fumée ? Si tu rencontres un bon maître, l'endroit où ne surgit aucune pensée, c'est le moment où tu rencontres la fumée. Si tu t'y attardes et t'arrêtes soudain, c'est comme s'arrêter quand c'est tiède. Alors, avance et tu verras le feu. C'est connaître véritablement ce qu'est 'ne pas faire surgir une pensée'.
Si tu ne te reconnais pas toi-même, même si maintenant tu sembles t'arrêter, et que tu deviens comme un arbre sec, tu es un mort dont l'âme ne se disperse pas. Donc, si tu souhaites assumer intimement cet endroit, tu dois le pénétrer par l'étude et l'obtenir. Ne t'appuie pas sur une assise figée, ne fais pas le discours de la grenouille.
Comment cela ? C'est cette raison pour laquelle les paroles secrètes ne sont pas cachées.
On peut dire que c'est le corps de diamant, ferme et dense. Son corps est vaste comme le vide, lumineux, lumineux !
Traduit du kanbun d'après le texte fourni par CBETA (Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA)), T2585. Composé en 1309.
Texte source (伝光録 / Denkōroku)
第四十九祖、雪竇鑑禪師。宗珏主天童時、一日上堂、擧、世尊有密語、迦葉不覆藏。師聞頓悟玄旨、在列流涙、不覺失言曰。吾輩爲什麼不從來。珏上堂罷、呼師問曰、汝在法堂、何爲流涙。師曰、世尊有密語、迦葉不覆藏。珏許可曰、何非雲居懸記。
《嘉泰普燈錄》上堂曰。世尊有密語。迦葉不覆藏。一夜落華雨。滿城流水《五燈會元、卷14》上堂。世尊有密語。迦葉不覆藏。一夜落花雨。滿城流水師諱は智鑑。
滁州呉氏の子なり。兒たり時、母ために師の手の瘍を洗て問て曰く、是れ甚麼ぞと。対て曰く、我手は佛手に似たり。長じて恃怙を失ふ。眞歇に 長蘆に依る。時に宗珏、首衆たり。卽ち之を器とす。
後に象山に遯れて百怪惑はすこと能はず。深夜に開悟し證を延壽に求む。
《五燈會元》滁州吳氏子。兒時母與洗手瘍。因曰。是甚麼。對曰。我手似佛手。長失恃怙。依真歇於長蘆。大休首眾即器之。後遯象山。百怪不能惑。
然して復珏和尚に參ず。宗珏、時に天童に住しき。師をして書記に充てしむ。珏、一日、前の因縁を擧す。夫れ此因縁は涅槃經より出たり(如來性品第四の二)。 謂ゆる爾時に迦葉菩薩、佛に白して言く、世尊、佛所説の如き、諸佛世尊に祕密語ありと。是の義然らず、何を以ての故に。諸佛世尊、唯密語ありて密藏あることなし。譬ば幻主の機關、木人の如し。人、
屈伸俯仰するを覩見すと雖も、内に之をして然らしむるものあるを知ること莫し。佛法は爾らず。咸く衆生をして悉く知見することを得せしめ、云何ぞ當に諸佛世尊に祕密藏ありと言ふべき。佛、
《大般涅槃經》爾時迦葉菩薩白佛言。世尊。如佛所説諸佛世尊有祕密藏。
是義不然。何以故。諸佛世尊唯有密語無有密藏。譬如幻主機關木人。人雖覩見屈伸俯仰。莫知其内而使之然。佛法不爾咸令衆生悉得知見。云何當言諸佛世尊有祕密藏。佛讚迦葉。善哉善哉。善男子。如汝所言。如來實無祕密之藏。何以故。如秋滿月處空顯露。清淨無翳人皆覩見。如來之言亦復如是。開發顯露清淨無翳。愚人不解謂之祕藏。智者了達則不名藏。(T迦葉を讃して、善哉善哉、善男子、汝が所言の如し。如來に實に祕密の藏なし。何を以ての故に、秋の滿月の空に處して顕露に、
清淨にして翳なきが如く、人皆覩見す。如來の言も亦復是の如し。開發顯露にして清淨無翳なり。愚人解せずして之を祕藏と謂ふ。智者は了達して則ち藏と名けず。
然しより此語、祖師門下に用ゐ來ること久し。故に今も擧するに智鑑開悟す。實に覆藏せず。
夫れ一切の言を聞かんに必ず心を會すべし。言に滞ること勿れ。火と謂ふ是れ火に非ず、水と謂ふ是れ水に非ず。故に火を語るに口を焼かず、水を語るに口を湿ほさず。知りぬ、水火實に言に非ず。
石頭和尚曰く、
言を承ては須らく宗を會すべし。自ら規矩を立すること勿れと。
又薬山曰く、
《雲門匡真禪師廣錄》道火不能燒口。(T 1988.47.545c28-29).《景德傳燈錄》承言須會宗。勿自立規矩。(T 2076.51.459b18-19).《景德傳燈錄》更宜自看不得絶却言語。我今爲汝説遮箇語顯無語底。他那箇本來無耳目等貌。(T 2076.51.440b23-25).更に宜しく自ら看るべし。言語を絶することを得ず。我今汝が爲に這箇の語を説て、無語底を顕はす。他、那箇か本來耳目等の貌な又長慶曰く、
二十八代、皆傳心と説て傳語と説かず。
又雲門大師曰く、
《石門林間錄》長慶曰。二十八代祖師皆説傳心。且不説傳語。(CBETA,《雲門匡真禪師廣錄》秖此箇事。若在言。語上。三乘十二分教豈是無言語。因什麼道教外別傳。若從學解機智。秖如十地聖人説法如雲如雨。猶被訶責見性如隔羅縠。以此故知。一切有心天地懸殊。雖然如此若是得底人。道火何曾燒口。終日説事。未嘗挂著脣齒。未曾道著一祇だ此れ箇の事、若し言語上に在ては三乘十二分教、豈是れ言語なからんや。什麼に因て教外別傳と道ふや。若し學解機智よりせば、祇だ十地聖人の如し。説法雲の如く雨の如きも、猶ほ見性羅穀を隔つが如しと訶責せらる。此を以ての故に知りぬ、一切の有心は天地懸かに殊なり。然も是の如くなりと雖も、若し是れ得底の人ならば、火と道ふて何ぞ曽て口を燒かんや。終日説て、事未だ嘗て唇齒に挂着せず、未だ曽て一字を道著せず。
《妙法蓮華經》雨大法雨、吹大法螺、擊大法鼓、演大法義。(T 262.9.3c13-14).故に諸人言なきのみに非ず、又口なき者あることを知るべし。豈口なきのみならんや、眼もなく四大六根本より一毫もなし。是の如くなりと雖も、
是れ空なるに非ず、物なきに非ず。謂ゆる汝等、物を見るも聲を聞くも、此眼の見に非ず耳の聞に非ず、是れ箇の無面目の漢の如是なるなり。汝等の身心と具へ來る所、是れ箇の漢の作し來る所なり。故に此身心、悉く是れ造作の法に非ず。
此に到らずして乃ち思はく、或は父母縁起の身と、又業報所生の身と。故に赤白二滴の身なりと思ひ、皮肉を帶せる身なりと思ふ。悉く自己を明らめざるに依りて是の如し。
故に此處を知らしめんとして、知識無量の方便手段を以て、六根悉く亡ぜしめ、一切皆止ましむ。此時、更に亡じ得ざる物あり、破れ得ざる物あり。
必ず識得し來るに空有に落ちず明暗に非ず。故に迷へる者とも謂ひ難し、
悟れる者とも謂ひ難し。故に此田地を佛とも謂はず法とも謂はず、心とも謂はず性とも謂はず。
唯赫赫たる光り明明と有るばかりなり。故に火光水光にも非ず。唯廓然として明明たるのみなり。故に窺はんとすれども窺はれず、得んとすれども得られず。惺惺たるのみなり。
故に水火風の三災起りて世界壞する時、此物壊れず。三界六道起りて萬像森羅儼然たる時、此物変ぜず。故に佛も如何ともせず、祖師も如何とも諸仁者、先づ此處に親く到らんと思はば、且らく兩眼を閉ぢ、一息断て此身終て、掩ふべき家なくして、一切の用處悉く以て要とせず。恰かも青天に雲なきが如く、大海に波浪なきが如くにして少分相應あり。
此時、又汝をして如何ともするなしと雖も、更に一段の光明あり。是れ青天に月あり日あるが如きに非ず。漫天是れ月なり、都て物を照すことなし。
盡界是れ日なり。敢て輝く所なし。子細にして承當すべし。若し此處を見得せずんば、徒に僧俗男女に迷へるのみに非ず、三界六道に輪回す。佛弟子として形を僧形に具へながら、尚ほ閻羅老子の手に掛らん、豈耻辱に非ざらんや。
釋尊の佛法、沙界に充ち満ちて、到らざる所なし。參到せんに何ぞ到らざらん。此人身、容易く受る所に非ず、昔の善根力に依て受け來る所なり。若し一度此處に到らば悉く解脱せん。男女に非ず神鬼に非ず、凡聖に非ず僧俗に非ず、収めんとするに處なし、見んとするに眼到らず。
若し此田地に到り得ば、僧なりと雖も僧に非ず、俗なりと雖も俗に非ず。六根に惑はされず六識に使はれず。若し到らずんば、是の如き事に悉く惑ひ縛られもてゆかん。豈悪しからざらんや。元來具足す、尚ほ営みて到るべくは力を費すべし。何に況や、人人に欠たる所なしと雖も、一度眼見に惑ひしより、幾許流轉を受ること悲むべし。
唯根境を亡じ心識に依らず、低細にして見よ。必ず到るべし。唯漸漸に到るべきに非ず。一度憤發の勢を起して契ふべし。暫時なりと雖も一知半解を起すことなく、直に根源を識得して到るべし。一度到りなば、四稜蹈地にして八風吹けども動せず。古人曰く、
學道は火を鑽るが如し。煙に逢て且くも休すること莫れと。
一度力を盡す時、火を得るなり。謂ゆる煙と云は是れ何れの處ぞ。若し知識の好手に逢ふ時、一念不起の處、是れ煙に逢ふ時節なり。此に滞りて頓て休むは、是れ暖かなるに休むるが如し。然れば進で火を見るべし。謂ゆる不起一念なる者を能く知るなり。
若し自己を識得せずんば、今は休するに似たりとも、之を以て枯木の如くなりとも、魂不散底の死人なり。故に此處に親く承當せんと思はば參徹して得べし。坐定に依らず蝦蟆の語を爲さず。
如何ならんか、是れ此密語覆藏せざる道理。
可謂金剛堅密身。其身空廓明々哉。
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